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Ethique - Page 5

  • L'université jésuite de Marquette aussi peu catholique que celle de Louvain ?

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    Ces faits qui se sont produits il y a un an en disent long sur l'orientation actuelle de certaines universités prétendument catholiques. Lu sur "reinformation.tv" :

    Un professeur licencié pour avoir pris la défense du mariage « hétéro » dans une université jésuite aux Etats-Unis

    La prestigieuse université catholique jésuite de Marquette a décidé de licencier un professeur, John Mc Adams, coupable selon elle d’avoir apporté son soutien à un élève « saqué » par une collègue « libérale » – c’est-à-dire « de gauche » selon les critères américains. Cheryl Abbate avait en effet sèchement rétorqué à un élève défendant le mariage homme/femme en cours d’éthique que sa position était raciste, ajoutant : « Vous pouvez avoir vos opinions, mais je vous préviens que dans ce cours les commentaires racistes, homophobes ou sexistes ne seront pas tolérés. » Puis elle l’avait incité à quitter le cours.

    Une université jésuite licencie un professeur « coupable » d’atteinte aux droits homos

    Pour avoir pris la défense de l’élève sur un blog, le professeur Adams a donc fait l’objet d’une procédure disciplinaire et se voit infliger une « punition » par une commission universitaire de sept professeurs qui a rendu à ce sujet un document de 123 pages (!). Il se voit ainsi privé de salaire d’avril à novembre 2016 et fait l’objet d’une procédure de licenciement. Seule possibilité pour lui de réintégrer sa fonction : faire officiellement acte d’obédience à la décision universitaire et demander platement pardon pour la « souffrance » qu’il a fait endurer à Mme Abbate en critiquant son attitude…

    Adams fait remarquer que cette tactique consistant à faire taire les personnes ayant une opinion différente, plutôt que de les confronter objectivement dans le cadre des cours, est une stratégie à présent couramment utilisée chez les libéraux : « Il n’y a pas de débat sur les idées elles-mêmes, car celles-ci sont jugées offensantes… Elles n’ont pas même le droit d’être exprimées. »

    La défense du mariage naturel est une cause de licenciement à Marquette, aux Etats-Unis

    L’exigence qui lui est faite de battre sa coulpe publiquement émane, selon lui, non de ses pairs mais du président de l’université qui veut se débarrasser de lui. Mc Adams compare cette demande à « l’Inquisition, dans laquelle les victimes qui confessaient avoir pactisé avec Satan et répandu une hérésie évitaient l’exécution, ou encore au stalinisme des années trente », ajoutant qu’il s’agit d’une « violation de la liberté académique gravée dans les statuts universitaires. » Des statuts en effet adossés au Premier Amendement de la Constitution américaine, qui concerne précisément la liberté d’expression, de religion ainsi que la liberté de la presse.

    Le professeur Adams n’envisage pas pour autant de traîner l’affaire devant les tribunaux, en raison de la lenteur de la justice et de son coût exorbitant. Mais il fait enfin remarquer, à fort juste titre, que le mot catholique figurant à côté de ceux d’Université Marquette n’est rien d’autre que du… marketing !

  • Quand Stéphane Mercier est longuement interviewé

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    De Jeanne Smits sur reinformation.tv :

    Interview de Stéphane Mercier, licencié par l’université catholique belge UCL pour son argumentation contre l’avortement

    Stéphane Mercier, le professeur de philosophie qui s’est retrouvé au centre d’une polémique à l’Université catholique de Louvain-la-Neuve (UCL) pour avoir invité ses étudiants à réfléchir sur un argumentaire philosophique contre l’avortement, est désormais sous le coup d’une sanction prononcée par la direction : licenciement pur et simple à effet immédiat au 1er avril. Stéphane Mercier avait bien voulu donner une longue interview à reinformation.tv quelques jours avant que tombe cette sanction, nous livrant dans le même temps le portrait d’un homme engagé et conscient des responsabilités propres à notre époque. La voici.

    RITV : Stéphane Mercier, vous vous êtes montré très clairement provie. Aujourd’hui, cela vous vaut accusation. Assumez-vous cette qualité ?

    Stéphane Mercier : A 100 %, et cela fait ma fierté : ma fierté à la fois comme être humain de prendre ainsi la défense, à ma modeste mesure, d’autres êtres humains, et ma fierté comme philosophe parce que j’ai l’impression que philosophiquement, le droit à la vie est indiscutable. Et plus profondément encore, comme catholique romain, parce que comme le disent les saints, la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant.

    RITV : Quel est votre âge ? Et quelle a été votre formation, puisque votre raisonnement ne ressemble pas beaucoup à celui de certains nouveaux philosophes ? Quels sont vos philosophes de prédilection ?

    S.M. : J’ai 34 ans. Ma formation, je l’ai faite tout entière ici à Louvain-la-Neuve, puisque, contrairement à ce que certains médias avaient suggéré, je ne suis pas un nouveau dans la maison. J’ai commencé mes études ici, en philosophie, en 2000. Quand j’ai eu ma licence – le Master d’aujourd’hui – en 2004, j’ai été nommé assistant à la faculté de philosophie pendant 10 ans. J’ai eu mon doctorat en 2010 et je suis devenu chargé de recherche à l’équivalent belge du CNRS en France pendant quatre ans. Depuis 2014, je suis de nouveau chargé de cours dans le département de philosophie. Et ce jusqu’à cette année… et vraisemblablement, pas au-delà.

    Quant à mes philosophes de prédilection, j’ai travaillé sur saint Thomas qui est bien sûr un incontournable. J’ai essentiellement fait ma thèse et mes recherches sur la philosophie romaine, sur Cicéron, sur Sénèque, et je travaille aussi en philosophie comparée sur le stoïcisme et le confucianisme. Je ne suis pas très sensible aux choses contemporaines que je trouve souvent un peu verbeuses et jargonnantes, alors que les philosophes latins, antiques et médiévaux ont toujours un beau souci de clarté que j’apprécie beaucoup.

    Stéphane Mercier, ancien élève de l’université catholique belge UCL

    RITV : Vous êtes donc un ancien élève de Louvain-la-Neuve et vous y enseignez depuis de très nombreuses années : y a-t-il eu avant aujourd’hui d’autres incidents de ce type ? Que s’est-il passé de nouveau pour que l’on vous poursuive ainsi ?

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  • Débat sur l'avortement: poursuivre l’aventure de la vie (CHRONIQUE)

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    Delhez.jpgLa rédaction de «La Libre» n’apprécie sans doute que modérément l’article que le P. Charles Delhez publie dans son édition d’aujourd’hui. Son site web nous prévient en majuscules qu’il s’agit d’une « CHRONIQUE »: elle n’engage pas le journal qui sous-titre, deux précautions valent mieux qu’une,  avec une citation choisie de l’auteur : « Je me garderai de tout jugement à l’encontre de celles qui ont eu recours à l’avortement ». Sans doute, mais on aurait pu ajouter cette autre qui complète le reflet de la tonalité de l’article : « mettre fin à l’aventure d’un autre, c’est faire peu de cas de ce qu’il y a de sacré dans le commencement de la vie, celle d’un autre comme la mienne »:  

    « A la lueur d’une luciole.

    Certaines femmes n’envisageraient pas pour elles-mêmes l’avortement, malgré les pressions de l’opinion publique, même si un handicap profond est diagnostiqué pour leur enfant. Elles ne défilent pas nécessairement dans les rues ni ne s’expriment dans la presse, mais vont à contre-courant de notre société qui, sur ce point, semble ne vouloir faire entendre qu’un seul message. Il y a comme un tabou à propos de l’avortement, constatait un journaliste.

    Chaque société et toute culture a ses angles morts. Sous l’Empire romain, par exemple, on pouvait abandonner les nourrissons en les "exposant". Ceux qui échappaient à la mort tombaient souvent entre les mains de marchands d’esclaves ou de proxénètes. Certains ont eu plus de chance, ainsi Flavia Domitilla, la femme de l’empereur Vespasien. Par contre, à la mort de Germanicus, général adoré, des parents iront jusqu’à jeter leurs enfants en signe de colère contre l’injustice divine.

    On a manifestement fait des progrès dans le respect de chaque personne, y compris les enfants nés ou à naître…

    Ne revenons pas en arrière. L’embryon est un vivant, il "doit sa singularité à ce que, s’il se développe, ce sera un petit d’homme, une personne", écrit Axel Kahn. Cet éthicien français non suspect de catholicisme estime que, dès que nous savons qu’un amas de cellules deviendra un petit enfant, il acquiert une "singularité admirable". Il a déjà une certaine autonomie et un ADN unique au monde, fruit d’une rencontre.

    L’embryon est donc le "début possible d’une personne" et ne sera jamais un "objet banal". Mener une grossesse à terme demeure l’idéal et c’est au service de la vie que doit se mettre toute société.

    En Belgique, l’avortement n’est pas un droit. Rien n’oblige d’y collaborer, l’objection de conscience étant prévue (art. 350 § 6). Il demeure en effet un interdit relevant du droit pénal, mais qui, en 1990, a été partiellement dépénalisé. C’est après le rappel de cet interdit (art. 348 et 349), que la loi ajoute, depuis lors : "Toutefois, il n’y aura pas d’infraction lorsque…" (art. 350). Il s’agissait d’éviter les avortements clandestins, non pas d’en faire un droit ou de le banaliser.

    Mais n’assiste-t-on pas à un changement de mentalité ? Une loi n’est jamais qu’un moment du consensus démocratique en vue de la paix sociale, elle peut toujours évoluer démocratiquement. Militer pour la sortie de l’avortement du code pénal est donc un choix possible, mais s’engager pour le respect littéral de la loi en son état actuel l’est tout autant. L’enjeu est de société. Si la décision de vie ou de mort est dans les mains des survivants, des repères essentiels s’estompent. La dignité humaine, et donc celle de notre société, serait fondée sur les qualités de la personne ou des circonstances et non plus sur le fait même qu’elle existe. Or, c’est son existence elle-même, et pas ses caractéristiques ou sa convenance, qui est le support de toute dignité. Le vivant défend la vie. Je garderai toujours un cœur accueillant et compatissant pour celles qui ont eu recours à l’avortement et me garderai de tout jugement à leur encontre, car je n’ai pas à m’immiscer dans leur conscience. Je me permets cependant de donner mon opinion quant aux valeurs qui me semblent compromises. L’avortement sera toujours, selon moi, un mal à éviter autant que possible, car il est question de cessation volontaire de la vie. Mettre fin à l’aventure d’un autre, c’est faire peu de cas de ce qu’il y a de sacré dans le commencement de la vie, celle d’un autre comme la mienne. Chacun de nous, en effet, peut se reconnaître dans l’embryon qu’il a été. La nature nous a donné de participer librement à la poursuite de la belle aventure de la vie. Soyons dignes de la confiance qui nous est faite. Dans cette optique, l’éducation à l’affectivité, à la sexualité et à la parentalité est un élément important qui nous permettra d’humaniser davantage notre société.

    Charles Delhez »

    Ref. Débat sur l'avortement: poursuivre l’aventure de la vie (CHRONIQUE)

    JPSC

  • Pourquoi vous n'emmènerez pas vos enfants voir la nouvelle mouture de la Belle et la Bête

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    De Pascal Ide sur aleteia.org :

    Le nouveau film la Belle et la Bête fait polémique

    La Belle et la Bête, actuellement dans les salles obscures françaises, est une comédie musicale fantastique américaine de Bill Condon, adapté du film d’animation des studios Disney de 1991 et, lui-même inspiré du conte éponyme de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, publié en 1757.

    Est-il besoin de rappeler cette histoire connue de tous ? Il était une fois, un jeune prince égoïste et indifférent (Dan Stevens), qui dans un somptueux château, identique à celui du logo Disney, multipliait des fêtes dispendieuses auxquelles il ne conviait que ses admirateurs. Jusqu’au jour où, ayant refusé, de plus avec mépris, d’héberger une vieille mendiante, celle-ci – qui était une fée déguisée – le punit en le transformant en une bête monstrueuse. Elle lui promet le pardon et la délivrance du sortilège qui frappe son château et ses habitants, s’il arrive à se faire aimer d’une femme – du moins avant qu’une rose magique ne perde son ultime pétale.

     

    Lire la suite sur aleteia.org

  • Stéphane Mercier sanctionné par l'Université prétendument catholique de Louvain

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    L'Université prétendument catholique de Louvain a décidé de sanctionner Stéphane Mercier. Il nous revient en réalité qu'il a bel et bien été licencié. Voici ce qu'en dit le site du Soir (C. Bq.) :

    Plaidoyer anti-avortement: Stéphane Mercier sanctionné par l’UCL

    La nature de la sanction disciplinaire n’est pas connue.

    La sentence est tombée vendredi soir. L’UCL a décidé de sanctionner Stéphane Mercier, le chargé de cours invité en philosophie auteur du plaidoyer anti-avortement qui avait provoqué un tollé il y a maintenant une dizaine de jours.

    La nature de la sanction disciplinaire n’a pas été rendue publique: « Cette procédure relève de la relation contractuelle entre un employeur et son employé », explique l’UCL dans un communiqué.

    Une procédure disciplinaire ouverte

    Une procédure disciplinaire avait été ouverte contre le chargé de cours invité en philosophie, suite aux propos qu’il avait tenus sur l’avortement dans le cadre de ses cours de bacheliers. Il avait notamment qualifié l’avortement de «meurtre», «plus grave que le viol».

    L’UCL s’était alors immédiatement démarquée de ces propos, rappelant «son profond attachement au rôle de l’université comme animatrice de débats et d’échanges, y compris sur des questions controversées».

    Il y a une semaine, l’université avait décidé de suspendre «les activités d’enseignement» de Stéphane Mercier, «la sérénité requise pour dispenser ses enseignements dans de bonnes conditions n’étant plus assurée».

    L’instruction de son dossier a donc été clôturée ce vendredi avec la proposition d’une sanction disciplinaire dont l’intéressé «a été immédiatement informé». «Des recours sont autorisés par la procédure et les enseignements de M.Mercier restent suspendus jusqu’à la décision finale», a indiqué l’université.

  • Défendons la liberté et le droit des professeurs à être contre l’avortement; signons la pétition

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    5.578 personnes ont signé. Aidez-nous à augmenter ce nombre 10.000 signatures.

    Le 26 mars, Stéphane Mercier a donné un speech à la Marche pour la Vie à Bruxelles. Et il a dit ceci : « Il est de ma tâche en tant que philosophe de méditer librement sur le sens et la dignité de la vie. Une université catholique devrait également, selon moi, défendre la dignité de la vie. »

    L’Université Catholique de Louvain  a signalé à Monsieur Stéphane Mercier que ses cours étaient suspendus et qu’une procédure disciplinaire avait été introduite contre lui. Un jour noir pour la liberté académique en Belgique.


    Stéphane Mercier, chargé de cours invité auprès de l’institut de philosophie, s’est exprimé contre l’avortement. Dans un texte de 15 pages, sous le titre « La philosophie pour la vie », il qualifie l’avortement de meurtre : « La vérité est que l’avortement est le meurtre d’une personne innocente. Et c’est même un meurtre particulièrement abject, parce que l’innocent en question est sans défense. »

    Par voie de communiqué, l’Université Catholique de Louvain a affirmé que les opinions de Monsieur Mercier étaient contraires aux valeurs de l’université (qui est pourtant une université catholique).

    L’université estime inacceptable que ces opinions soient exprimées dans le cadre des cours puisque le droit à l’avortement est établi dans la loi belge, selon l’université.

    C’est pourquoi le professeur Mercier a été convoqué par les autorités de l’université pour répondre de son texte et de son usage éventuel dans ses cours. Une procédure disciplinaire est lancée à son encontre. C’est en contradiction flagrante avec la liberté académique, la liberté d’expression, la liberté de conscience et la liberté d’enseignement. Une université, surtout si elle est catholique, doit permettre à ses professeurs et chargés de cours  de prendre position contre l’avortement dans le cadre d’une argumentation.

    Que reste-t-il du débat académique si, concernant chaque question morale, seul un avis peut être exprimé ?

    Au lieu de réagir avec des arguments dans le débat en question, l’Université Catholique de Louvain menace de faire taire ce chargé de cours qui a laissé parler sa conscience dans son travail. Cela dépasse les bornes. 

    Il est absurde que des enseignants catholiques ne puissent pas respecter le Magistère au sein même d’une université catholique.

    Cette pétition est adressée au recteur de l’Université, Monsieur Vincent Blondel.

    Demande de respect de la liberté académique

    Nous avons appris qu’un chargé de cours de votre université, Stéphane Mercier, s’est exprimé contre l’avortement dans un article. Il l’a fait dans le cadre d’un débat académique à propos de ce sujet, avec les arguments pour et contre. Nous sommes choqué d’un chargé de cours soit convoqué pour cela et que l’Université Catholique de Louvain déclare officiellement que son opinion est contraire aux valeurs de l’université. Votre université porte le nom « catholique », mais un enseignant catholique ne peut pas y transmettre les points de vue catholiques concernant l’avortement ?

    C’est non seulement indigne du nom « catholique, mais également de celui d’ « université ». A l’université, les différentes opinions doivent toujours pouvoir être confrontées les unes aux autres, dans le cadre du débat académique.

    Il est inadmissible que des contributions fondées soient exclues par avance du débat, parce que la conclusion ne plait un certain groupe de personnes.

    Pour ces motifs, nous vous demandons de réagir et de restaurer la liberté académique dans votre université.

    Bien respectueusement,

    Salutations,
    [Votre Nom]
  • Le Parlement européen met clairement à mal la clause de conscience du personnel soignant

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    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Le Parlement Européen désavoue l’objection de conscience des professionnels de la santé.

    Le rapport Ernest Urtasun sur « L’égalité entre les femmes et les hommes dans l’Union européenne » a été adopté mardi 14 mars 2017 par le Parlement Européen malgré un paragraphe 47 comportant une entrave évidente à l’objection de conscience.

    En appelant « les Etats membres à faire en sorte que les clauses d’objection de conscience n’empêchent pas les patients d’accéder à des soins médicaux licites », y compris la contraception et l’avortement mentionnés dans les paragraphes 46 et 48, le Parlement met clairement à mal la clause de conscience du personnel soignant et sa liberté de l’invoquer.

    Cette précision vise à contrer les « difficultés d’accès aux services de santé sexuelle et génésique » que semble causer le recours croissant au droit fondamental qu’est l’objection de conscience. De plus, en qualifiant le recours aux clauses d’objection de conscience d’« excessif », on sous-entend qu’il y aurait des limites dans l’application même de cette liberté.

    A ce stade, ce rapport n’a aucune valeur contraignante dans l’Union Européenne. Toutefois, la vigilance est de mise, surtout si le Parlement et la Commission décidaient de produire un rapport législatif qui pourrait alors déboucher sur un acte législatif contraignant.

    En Belgique : Brochure "Clauses de conscience au profit des professionnels de la santé"

    Pour nous demander la Brochure cliquer ICI

  • Avortement et miséricorde de l'Eglise

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    Du Père Simon Noël osb, sur son blog :

    On reparle à nouveau de la position de l'Eglise face au douloureux problème de l'avortement. En Belgique ces derniers jours, avec l'étrange position adoptée par les autorités de l'université catholique (?) de Louvain, la question refait surface. Aussi je vous propose les réflexions d'un prêtre de la base, qui entend rester fidèle à l'enseignement de Jésus et de son Eglise, et qui dans son ministère pastoral a été amené plusieurs fois à rencontrer des femmes qui ont pratiqué l'interruption volontaire de grossesse.

    On nous dit qu'à une Eglise du passé, marquée par la rigidité et le dogmatisme, doit succéder enfin une Eglise tolérante et pratiquant la miséricorde. Il y a en cela une grave erreur de perspective, qui consiste à mal situer ce qu'est la miséricorde dans la vue chrétienne des choses. 

    L'enseignement de l'Eglise maintient les deux bouts de la corde: vérité et justice, d'une part, miséricorde et compréhension, d'autre part.

    Qu'est-ce que l'avortement pour l'Eglise? Pour le concile Vatican II, l'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables! L'encyclique Evangelium Vitae de saint Jean-Paul II enseigne que l'avortement est le meurtre délibéré d'un être innocent! Ainsi le souverain pontife, dans son magistère, a tranché une question soulevée depuis un certain temps, dans le sens que l'avortement est une violation réelle du cinquième commandement. Il s'agit bel et bien d'un meurtre. Enfin, est-ce une coïncidence?, le pape François, le 27 mars dernier, au moment où la Belgique s'agitait autour de l'affaire Mercier, a écrit sur son compte twitter: Protéger le trésor sacré de toute vie humaine, de sa conception jusqu'à la fin, est la meilleure voie pour prévenir toute forme de violence.

    Adopter une attitude molle et libérale dans ce domaine n'est pas une attitude de miséricorde. Car il faut toujours tout faire pour dissuader une femme d'interrompre sa grossesse. Il suffit pour s'en convaincre de voir les blessures psychiques qu'une femme porte tout le reste de sa vie, lorsqu'elle a commis cette faute. Ayant détruit la vie en elle, un esprit de mort va s'installer dans son âme, et un malaise dépressif chronique et récurent risque de la torturer tout le reste de son existence. Dans tout avortement, il y a deux victimes: l'enfant et la mère.

     Heureusement des prêtres peuvent leur venir en aide, par des prières de délivrance et de guérison. Là entre en jeu la miséricorde. En effet Dieu aime le pécheur tel qu'il est et par le repentir et la confiance en la miséricorde, accompagnée d'une vraie vie de prière et de conversion, empreinte d'une totale confiance en Dieu, un véritable processus de guérison intérieure et de résurrection spirituelle est possible. De nombreux témoignages le confirment. Puisse toute femme qui a fauté trouver le guide spirituel qui l'accompagnera sur ce chemin de reconstruction, qui pourra même se terminer par cette louange de l'Exultet: heureuse la faute qui nous a valu une telle rédemption. Dieu dans sa miséricorde va jusqu'à transformer nos fautes du passé en bénédiction pour l'avenir.

    La miséricorde de l'Eglise, réclamée à cors et à cris par certains, c'est là qu'elle se situe et elle est inséparable d'un discours ferme et courageux sur les principes moraux intangibles de la morale catholique. »

     Ref. Avortement et miséricorde de l'Eglise 

    Sous peine de s’effondrer dans l’anarchie, toute société distingue l’objectivité des codes qui la structurent de la question de l’imputabilité de la faute commise par ceux qui les transgressent. L’Eglise n’échappe pas à la règle: l’objectivité du prescrit légal est une chose, la responsabilité du délinquant une autre. Les causes d’excuse et de justification, les circonstances atténuantes ou absolutoires peuvent, selon le cas, suspendre en tout ou partie l’effet de la loi, sans l’annuler. A fortiori si cette loi prend sa source dans les commandements de Dieu. La miséricorde du Seigneur qui nous juge n’annule pas ceux-ci, pas plus qu’elle ne justifie la soumission de la loi divine au relativisme des lois humaines.

    JPSC.

  • Autour de l’avortement, c’est la liberté d’expression qui est menacée

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    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Belgique : autour de l’avortement, c’est la liberté d’expression qui est menacée

    A l’heure où plusieurs lobbies ont entamé récemment une campagne visant à sortir l’avortement du code pénal, la conjonction de deux événements, à savoir un cours de philosophie dispensé à l’Université Catholique de Louvain par le professeur Stéphane Mercier - où ce dernier déployait un argumentaire qualifiant l’avortement de meurtre - et une interview radio de la porte-parole de la Marche pour la Vie, Constance du Bus, a permis de faire surgir, au-delà du débat souvent brimé sur l’avortement, celui relatif à la liberté d’expression.

    Dans le cas Mercier, l’on constate une atteinte à la liberté académique et une remise en cause de la faculté d’un enseignant à ouvrir une réflexion philosophique chez ses étudiants. Plusieurs professeurs, dont Jean Bricmont et Michel Ghins de l’UCL, ont exprimé leurs craintes par rapport à cette liberté académique menacée. En effet, l’UCL a décidé de suspendre les des cours de philosophie assurés par Stéphane Mercier et a entamé une procédure disciplinaire à son encontre.

    Ce premier événement a sans doute contribué au succès de la Marche pour la Vie, au cours de laquelle plus de 2.000 personnes ont défilé en silence ce dimanche 26 mars 2017.

    De son côté, Constance du Bus a évoqué la légalité du recours à l’avortement au-delà de la 12ème semaine de grossesse et même jusqu’au terme, puisqu’aucune limite n’est précisée pour les avortements dits thérapeutiques. Effectivement, le texte dépénalisant l’IVG stipule qu’au-delà du délai de douze semaines : « l’interruption volontaire de grossesse ne pourra être pratiquée que lorsque la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme ou lorsqu’il est certain que l’enfant à naître sera atteint d’une affection d’une particulière gravité et reconnue comme incurable au moment du diagnostic ».

    Provoquant des réactions virulentes, mademoiselle du Bus a dénoncé des motifs d’avortement tardif pouvant paraître abusifs tels que la surdité et la polydactylie. Bien que ces malformations soient handicapantes, constituent-elles une raison suffisante pour mettre fin à la vie de l’enfant à naître ? Or ces motifs sont explicitement évoqués dans des rapports officiels de la commission avortement mentionnant la surdité congénitale (2007, p.42) et la polydactylie (2011, p.50) parmi les motifs d’avortement tardif déclarés.

    Alors que d’aucuns s’efforcent d’étouffer toute voix discordante sur la question de l’avortement, et où un débat serein semble bien difficile, n’est-il pas temps de se poser des questions sur l’évolution de sa pratique, sur les mesures qui pourraient être mises en place pour le prévenir et sur ses conséquences ?

    Flash Expert : Faut-il sortir l’avortement du Code Pénal ?

    Le commentaire d'un visiteur de belgicatho :

    "Autour de "l'affaire Mercier", il est évident que, et le rectorat de l'UCL et les évêques francophones de Belgique sont passés à côté des questions centrales. Sur le fond: celle du statut de l'embryon humain. Car c'est de cette question que tout le reste découle... Ce n'est pas d'abord l'avortement qui est en question mais bien le statut de cet être en sa condition initiale. Ensuite, celle qui est soulignée ici: la liberté d'expression et même de pensée. Puisque le professeur a ensuite été attaqué sur le registre de l'homophobie etc, je me contente de citer M. Nabati, psychanalyste juif: "Qualifier ceux que le mariage homosexuel interpelle et inquiète d’homophobes, d’intégristes, de réactionnaires, de rétrogrades, de conservateurs, voire même de « fâchos », prouve, tout en ne démontrant rien, la pauvreté ainsi que la fragilité de l’argumentaire des homosexuels pour soutenir leur revendication. Au lieu de répondre sereinement à nombre de questions sérieuses, ces jugements insultants sont destinés, en réalité, à disqualifier et à écarter, dans un climat émotionnel et agressif, aussi bien les interrogations que ceux qui les formulent". Dans une déclaration fade et insipide, aussi terne que leur épiscopat, nos évêques ont d'entrée de jeu signifié qu'ils étaient prêts à sacrifier cette liberté d'expression et de pensée en déclarant "faire confiance" à une institution qui venait déjà de suspendre un homme précisément parce qu'il a osé une parole discordante..."

  • La porte-parole de la Marche pour la Vie n'a pas "raconté n'importe quoi" : une mise à jour éclairante de la RTBF

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    Il est intéressant de constater que la RTBF a publié une mise à jour pour rectifier les commentaires qui avaient été formulés suite aux propos tenus par Constance du Bus, la jeune et courageuse porte-parole de la Marche pour la Vie, que l'on avait accusé de "raconter n'importe quoi" :

    UPDATE: Deux cas en 20 ans d'IMG suites à des diagnostics de surdité et polydactilie

    Après vérification poussée auprès de la Commission Nationale d'évaluation des Interruptions de Grossesse, seuls deux cas peuvent se rapprocher depuis 1998 des propos tenus par Constance Du Bus: en 2008, une interruption suite à un diagnostic de surdité congénitale, et en 2012, un cas de polydactylie. Ce handicap, qui consiste en la présence d'un ou plusieurs doigts supplémentaires, est une caractéristique de plusieurs maladies chromosomiques ou génétiques.

    La période de la grossesse à laquelle ces interruptions ont été pratiquées n'a pas été communiquée.

    https://www.rtbf.be/info/societe/detail_en-belgique-on-avorte-meme-la-veille-de-l-accouchement-quand-la-porte-parole-de-la-marche-pour-la-vie-raconte-n-importe-quoi?id=9564854

    Voir également l'émission "Ah c'est vous?"(rtbf auvio) où Constance du Bus a été invitée à s'exprimer (à partir de la 2,45 minute) : https://www.rtbf.be/auvio/detail_ah-c-est-vous?id=2199611

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  • Mum, Dad & Kids : une initiative citoyenne européenne face à l'ingérence européenne sur les sujets de société

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    MUM, DAD & KIDS : UNE INITIATIVE CITOYENNE EUROPÉENNE POUR FAIRE FACE À L’INGÉRENCE EUROPÉENNE SUR LES SUJETS SOCIÉTAUX

     

    L’Union européenne réalise un « énorme travail quotidiennement à Bruxelles, dont l’impact est très important sur notre propre législation ». Ce travail concerne notamment « l’ensemble des sujets anthropologiques et sociétaux », bien qu’ils soient hors de la compétence européenne. En outre, ces textes sont « systématiquement oublieux des droits et besoins de l’enfant, et déconnectés de la réalité humaine ». Ce constat est fait par Ludovine de la Rochère, présidente de La Manif pour Tous et d’Europe for Family, et membre du comité citoyen Mum, Dad & Kids.

    Outre l’« idéologie du genre », l’Europe intervient également « de plus en plus fréquemment et fortement en faveur de ce qu’elle appelle ‘les droits reproductifs et génésiques’, expression ‘pudique’ regroupant en particulier l’identité de genre, la PMA sans père (pour les couples de femmes et les lesbiennes) et la GPA (gestation pour autrui, ou pratique des mères porteuses) ». Ce sont là des enjeux qui divisent l’Europe, car les « conceptions en matière anthropologique diffèrent radicalement » d’un pays à l’autre.

    L’initiative citoyenne européenne Mum, Dad&Kids a été créée dans ce contexte par des associations issues de nombreux pays membres de l’Union européenne. Elle propose « l’adoption par l’Europe d’une double définition du mariage et de la famille : ‘le mariage est l’union durable d’un homme et d’une femme, et la famille est fondée sur le mariage et/ou la descendance ». Cette définition est « le socle commun à tous les pays d’Europe ». Pour Ludovine de la Rochère, la France est « directement concernée par cette initiative citoyenne puisque l’Europe tente par tous les moyens de faire reconnaitre partout la PMA sans père et la GPA ». Plus de « 700 000 signatures ont été recensées », et l’initiative s’achève règlementairement le 3 avril prochain.

    Sources: Le Figaro, Ludovine de la Rochère (27/03/2017)

  • Quand l'embryon humain de moins de 14 semaines est photographié en trois dimensions

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    Vu sur "reinformation.tv" (Clémentine Jallais) :

    Des photos 3D jamais vues d’embryons à moins de 14 semaines

    photos 3D embryons semaines

    Pied reconstitué en 3D avec les innervations.

    On n’avait jamais été aussi loin dans la précision et la définition. La revue Cell vient de publier une série d’observations inédites de l’anatomie d’embryons humains âgés de 6 à 14 semaines. Des photos et films magnifiques, en trois dimensions, qui font admirer la vascularisation déjà complexe d’un pied minuscule, de petits poumons formés et de ce cœur qui, déjà, bat…

    Les chercheurs français peuvent être fiers du tel rendu de ce spectacle. Mais un spectacle qui fait craindre les réalités toujours plus prégnantes des manipulations sur des êtres humains. Et ces embryons, au fait, d’où venaient-ils ?!

    Entre 6 et 14 semaines

    « Plonger au cœur du vivant », « passer du dessin à la réalité », c’était le but d’Alain Chédotal, directeur de recherche Inserm, au sein de l’Institut de la vision. En effet, les livres de médecine n’ont jamais pu s’appuyer, jusque-là, que sur des dessins, et les cours sur des moulages en cire, l’anatomie de l’embryon étant particulièrement difficile à explorer… ( et pour cause !)

    Les chercheurs ont mis en place une combinaison de trois techniques récentes d’immunofluorescence, de clarification des tissus et d’observation microscopique.

    On utilise des anticorps fluorescents qui se fixent spécifiquement sur des protéines exprimées par certaines cellules permettant ainsi de les localiser. On rend les tissus embryonnaires transparents grâce à des solvants qui débarrassent les cellules de leurs lipides membranaires pour ne conserver que leur architecture/squelette. Enfin, on utilise un microscope spécial à feuillet de lumière pour scanner les différents échantillons et on passe par l’informatique à la 3D.

    Des photos 3D stupéfiantes

    Le résultat est, certes, magique – et l’on ne peut qu’admirer la Création divine.

    « Ce que nous avons observé a confirmé les données connues en embryologie mais c’est la première fois que nous obtenons des images réelles de l’organisation des tissus avec autant de détails. Nous avons notamment découvert des choses qu’il n’était pas possible de voir sans marquage spécifique. Nous avons par exemple réussi à distinguer les nerfs sensitifs (qui transmettent des signaux sensoriels vers le cerveau) des nerfs moteurs (qui sont reliés aux muscles), ce qui était alors impossible », explique Alain Chédotal.

    Autre découverte, nous indique le dossier de presse : la variabilité de l’arborescence nerveuse au niveau des mains. « Le développement des nerfs principaux est conservé dans toutes les mains mais celui des petites innervations périphériques est beaucoup plus aléatoire entre les mains gauche et droite et entre les individus ».

    On peut même se faire « une idée du rythme de prolifération cellulaire pour chaque organe en comptant les cellules fluorescentes aux différents âges embryonnaires »…

    « Créer une banque d’images »… et après ?

    Certes, l’objectif des chercheurs est, ici, la pédagogie : « Créer une banque internationale d’images pour disposer d’un véritable atlas en 3D de l’embryon humain au cours du premier trimestre de développement, avec une recherche possible organe par organe ». Ce qui aidera les étudiants, mais peut aussi servir « les chirurgiens qui opèrent in utero ».

    Mais chaque avancée, chaque progrès font craindre l’usage qui en sera fait : le dépistage des embryons non conformes, la participation au formidable mouvement eugéniste qui grandit de jour en jour.

    Et quel paradoxe… plus la technique nous fait admirer la merveille de la création, de la réalité criante de ce vrai petit d’homme, plus on le manipule jusqu’à le tuer – ces images montrent des embryons pouvant presque tous être légalement avortés sur décision personnelle (stade fatidique des 12 semaines).

    Et puis, sur quels embryons ont travaillé ces chercheurs ? Il faut encore se poser la question.

    La Chine se met à créer des embryons humains viables pour des expériences

    La transgression est permanente. Il a une dizaine de jours, une équipe chinoise a annoncé avoir « guéri » un embryon en modifiant son génome au premier stade de son développement (dans la revue « Molecular Genetics and Genomics »).

    Utilisant des ovocytes issus de cycles de procréation assistée et des spermatozoïdes de deux donneurs porteurs de maladies génétiques, les chercheurs ont créé des embryons. Et ont utilisé la technique CRISPR-Cas9 pour tenter de « corriger » l’ADN de ces embryons, au stade zygote, en visant les gènes porteurs d’anomalies.

    Un acte grave, car non seulement, nous indique un communiqué d’« Alliance Vita », « l’efficacité et l’innocuité de cette technique sont loin d’être atteintes. Des effets « mosaïque » ont été rapportés ainsi que des mutations, c’est-à-dire des « erreurs » intégrées par CRISPR-Cas9 à d’autres endroits du génome ».

    Mais aussi et surtout, « c’est la première fois qu’une équipe dans le monde publie des travaux sur des embryons humains, cette fois considérés comme viables et fécondés dans un objectif de recherche ». On fabrique pour tuer et ça n’a l’air de gêner personne.

    Clémentine Jallais