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Foi - Page 3

  • Fluctuat nec mergitur : les tribulations d’un collège jésuite au pays des grands lacs

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    Un regard africain sur une tranche d’histoire qui peut encore nous parler en tant que Belges nous le rappelle : le temps n’est pas partout le même ni l’évolution des mentalités linéaire. Les tribulations d’un collège jésuite au pays des grands lacs nous en apportent la preuve.

    Dédié à Notre-Dame de la Victoire, dont la statue surmonte l’entrée d’honneur de cet immense bâtiment achevé dans les années 1950, le Collège des Jésuites de Bukavu (RDC) déploie aujourd’hui encore ses ailes autrefois immaculées au sommet de la presqu’île de Nya-Lukemba, face au lac Kivu.

    Comme le montre ci-dessous le film commenté par le P. José Minaku, en trois quart de siècles et plus, il a certes vieilli et payé son tribut aux vicissitudes qui jalonnent l’histoire du Congo depuis l’indépendance mais, sous le nom d’Alfajiri hérité de l’ère mobutiste, c’est toujours bien lui avec sa grande croix dominant la tour de la chapelle et le monogramme du Christ : Iesus Hominum Salvator, qui est aussi celui de la Compagnie de Jésus, restée aux commandes du navire : « Stella Duce », sous la conduite de l’étoile.

    Le monde a certes changé et la population scolaire, encore plus nombreuse qu’autrefois, est bien différente de la jeunesse coloniale qui avait motivé la fondation de ce collège en 1938 mais, et c’est ce que donne à entendre le commentaire, l’esprit demeure, conservant même une pieuse mémoire des temps anciens.

    JPSC

  • 522 bienheureux martyrs de la Guerre d'Espagne (13 octobre)

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    BBx 522 martyrs de la guerre d’Espagne (Evangile au Quotidien)
    † entre 1936 et 1939

    Commémoration commune : le 13 octobre (jour de la béatification)
    Commémoration individuelle ou par groupe : jour du martyre (« dies natalis ») 

    Quand nous parlons des martyrs espagnols des années 1930 on les appelle erronément « les martyrs de la guerre civile ». Ce n’est pas le cas, car les premiers martyrs nous les trouvons en octobre 1934, au cours de la révolution des Asturies (neuf d'entre eux furent canonisés par St Jean-Paul II en 1999). Ils manquaient, alors, près de deux ans au début de la guerre civile, avec laquelle ces témoins n’avaient rien à voir.
    Dans ces années terribles beaucoup de membres du clergé et de consacrés furent assassinées simplement parce qu’ils appartenaient à l’Église ; et le martyre des hommes et des femmes de l’Action  Catholique et d’autres mouvements ecclésiaux était de même nature. Mais aucun d’eux ne fut impliqué dans des luttes politiques ou idéologiques.
    Il est bien documenté que la persécution a commencé bien avant la guerre civile et qu’elle n’était pas la conséquence d’une prise de position de l’Église qui, seulement à partir de juillet 1937, appuya ouvertement une des parties en conflit parce dans l’autre avait cessé d’exister et on continuait de tuer les ecclésiastiques et les catholiques pratiquants.

    Le dimanche 13 octobre 2013, le cardinal Angelo Amato s.d.b., préfet de la congrégation pour les causes des saints, a béatifié cinq cent vingt-deux nouveaux martyrs au cours d'une messe célébrée à Tarragone en Catalogne. Une cérémonie exceptionnelle à laquelle ont participé de très nombreux prêtres, religieux et religieuses, des familles des martyrs et près de 25.000 personnes.

    Parmi ces martyrs figurent trois évêques, 97 prêtres, 3 séminaristes, 412 consacrés et 7 laïcs provenant de différents diocèses espagnols. Ils ont été tués pour la plupart entre 1936 et 1939 par les forces républicaines. Sept d'entre eux étaient étrangers: trois Français, un Cubain, un Colombien, un Philippin et un Portugais... « Louons le Seigneur pour leurs courageux témoignages, et par leur intercession, supplions-le de libérer le monde de toute violence » a dit le pape François à l'issue de l'angélus; il a également enregistré un message vidéo qui a été retransmis au cours de la cérémonie espagnole dans lequel il demande aux nouveaux martyrs d’intercéder pour que nous ne soyons pas des chrétiens « sans substance », eux qui étaient des chrétiens « jusqu’au bout ».

    Liste des 522 martyrs selon les 33 causes di beatification et par nom ou groupe avec en tête (par ordre alphabétique) le premier membre du groupe.

    (09) Alberto María Marco y Alemán et 8 compagnons o.carm. ; Agustín María García Tribaldos et 15 Frères des Écoles chrétiennes.
    (25) Andrés de Palazuelo (Miguel Francisco González González) et 31 compagnons o.f.m. cap..
    (05) Antonio (Miguel) Faúndez López, prêtre o.f.m. et 3 compagnons.
    (29) Aurelia (Clementina) Arambarri Fuente et 3 compagnes, religieuses.
    (02) Carmelo María (Críspulo Moyano Linares) et 9 compagnons o.c.d..
    (28) Crisanto (Casimiro González García) et 65 compagnons, Maristes ; deux laïcs : Ramón Emiliano Hortelano Gómez, Julián Aguilar Martín.
    (31) Fortunato Velasco Tobar et 13 compagnons, Lazaristes.

    (15) Hermenegildo de la Asunción (Hermenegildo Iza y Aregita) et 5 compagnons de l’Ordre de la très sainte Trinité.
    (13) Jaime Puig Mirosa et 18 compagnons de la Congrégation des fils de la Sainte famille et  Sebastián Lorens Telarroja, laïc.
    (24) Joaquín Jovaní Marín et 14 compagnons prêtres ouvriers diocésains.
    (33) José Guardiet Pujol, prêtre du diocèse de Barcelone.
    (18) José Javier Gorosterratzu et 5 compagnons, Rédemptoristes.
    (03) José María Ruiz Cano, prêtre et 15 compagnons de la Congrégation Fils du cœur Immaculé de la B.V.M..
    (23) José Máximo Moro Briz et 4 compagnons, prêtres du diocèse d’Ávila.
    (04) José Nadal Guiu et José Jordán Blecua, prêtres du diocèse de Lleida.
    (07) Josefa Martínez Pérez et 11 compagnes (Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul) et une laïque, Dolores Broseta Bonet.
    (27) Juan de Jesús (Juan Vilaregut Ferrer) et 3 compagnons de l’Ordre des Carmes déchaussés et Pablo Segalá Solé, prêtre du diocèse d’Urgell.
    (11) Juan Huguet Cardona, prêtre du diocèse de  Minorca.
    (22) Manuel Basulto Jimenez, évêque du diocèse de Jaén et 5 compagnons : Félix Pérez Portela, Francisco Solís Pedrajas, Francisco López Navarrete (sacerdoti), Manuel Aranda Espejo (seminariste) et José María Poyatos Ruiz, jeune laïc.
    (14) Manuel Borrás Ferré, évêque auxiliaire de Tarragona, Agapito Modesto (Modesto Pamplona Falguera), religieux lazariste, et 145 compagnons.
    (17) Manuel de la Sagrada Família (Manuel Sanz Domínguez), moine.
    (32) María Asumpta (Juliana González Trujillano) et 2 compagnes, religieuses.
    (20) María de Montserrat (Josefa Pilar García y Solanas) et 8 compagnes, religieuses et Lucrecia García y Solanas (laïque, sœur de María de Montserrat).
    (08) Mariano Alcalà Pérez et 18 compagnons, Mercédaires.
    (30) Mauricio (Alejandro Iñiguez de Heredia Alzola) et 23 compagnons de l’Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu.
    (26) Mauro (Abel Ángel Palazuelos Maruri) et 17 compagnons, bénédictins.
    (21) Melchora de la Adoración Cortés Bueno et 14 compagnes, Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul.
    (10) Orencio Luis (Antonio Solá Garringa) et 18 compagnons, Lasalliens ; José Gorostazu Labayen (laïc) e Antonio Mateo Salamero (prêtre diocésain).
    (12) Raimundo Joaquín Castaño et José María González Solís, prêtres o.p..
    (19) Ricardo Gil Barcelón (prêtre) et Antonio Arrué Peiró (postulant).
    (06) Salvio Huix Miralpeix, évêque de Lleida, Oratorien.
    (01) Teófilo Fernández de Legaria Goñi, SS.CC. et 4 compagnons.
    (16) Victoria de Jesús (Francisca Valverde Gonzalez), religieuse.

    Source principale: es.catholic.net/op/; www.tempi.it/la-persecuzione-anticattolica-in-spagna (“RIV./gpm”).

  • Evron : le plus grand séminaire de France

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    Le séminaire de la Communauté Saint-Martin est le premier de France, avec 102 jeunes. Les prêtres de la Communauté sont ensuite envoyés par trois dans les paroisses. La vie communautaire est le fondement de cette Communauté. Leur vie intérieur est intense, ils affectionnent le latin, portent la soutane et dépendent de Rome. La Communauté Saint-Martin est « classique » mais nullement « traditionaliste ». Pourquoi la Communauté Saint-Martin attire-t-elle autant de jeunes ? Quel est son fonctionnement ? Quelles en sont les limites ? Une coproduction KTO / IMAGINE 2016. Réalisé par Jean-Baptiste Farran.

    JPSC

  • La Russie n’a pas été consacrée « de la manière voulue par Notre Dame » de Fatima

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    De Jeanne Smits sur le site "Réinformation TV" :

    Cardinal Burke : la Russie n’a pas été consacrée « de la manière voulue par Notre Dame » de Fatima

    « Il est évident que la consécration n’a pas été réalisée de la manière voulue par Notre-Dame », a déclaré le cardinal Burke au cours d’une conférence qu’il a donnée au cours du Sommet pour le centenaire de Fatima (Fatima Centennial Summit) qui a attiré plus de 700 personnes à Irving au Texas samedi et dimanche, à l’occasion de la fête du Rosaire. Parce que la Russie, à l’évidence, ne s’est pas convertie…

    « Je ne doute pas un instant que l’intention du pape saint Jean-Paul II ait été de réaliser la consécration le 25 mars 1984 », a précisé le cardinal qui est convaincu de ce que « Notre Dame l’a agréée ».

    Mais il a ajouté : « Reconnaissant la nécessité d’une conversion totale de l’athéisme matérialiste et du communisme au Christ, l’appel de Notre-Dame de Fatima a consacrer la Russie à son Cœur immaculé en accord avec ses instructions explicites demeure urgent. »

    C’est la deuxième fois que le cardinal Burke appelle à consacrer la Russie

    C’est la deuxième fois que le cardinal Raymond Burke lance solennellement cet appel qu’il avait exprimé une première fois au Rome Life Forum au mois de mai, enjoignant aux fidèles de prier et de travailler à cette fin. Il a d’ailleurs ajouté ce que la Très Sainte Vierge a elle-même annoncé : « A la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, et elle se convertira, et un temps de paix sera accordé au monde. »

    On retiendra également ce commentaire que le cardinal a fait à propos du Troisième secret de Fatima :

    « L’enseignement, courageux, de la foi dans sa totalité, est au cœur de l’office des pasteurs de l’Eglise : le pontife romain, les évêques en communion avec le siège de Pierre et leur principaux collaborateurs, les prêtres. Pour cette raison, le Troisième secret s’adresse avec une force particulière à ceux qui exercent l’office pastoral au sein de l’Eglise. Leur défaillance par rapport à l’enseignement de la foi, dans la fidélité à l’enseignement et à la pratique constants de l’Eglise, que ce soit à travers une approche superficielle, confuse voire mondaine, ainsi que leur silence, mettent en danger mortel au sens spirituel le plus profond, les âmes mêmes dont le soin spirituel leur a été confié par leur consécration. »

    Notre Dame de Fatima a pu agréer la consécration de 1984 – mais toutes ses promesses ne se sont pas encore réalisées

    On sait à quel point le cardinal Burke a été malmené pour ses prises de position respectueuses, prudentes mais claires à propos de la confusion autour de la morale conjugale et de la discipline et de la doctrine eucharistiques. Il a appelé tous les participants à ne pas manquer « à embrasser quelque souffrance qui puisse résulter de notre témoignage fidèle à l’égard de celui qui est le véritable trésor de nos cœurs ».

    « Ne nous laissons pas gagner par le découragement ; rappelons-nous plutôt que le Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie, “assumé” dans la gloire, ne cesse jamais de battre avec amour pour nous, les enfants que son divin Fils lui a donnés alors qu’Il mourait sur la Croix », a-t-il conclu.

  • Un essaimage des Clarisses de Bujumbura à Liège

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    clarisses.jpgLa Communauté des Carmélites du Mont Cornillon à Liège (photo) disparaît, faute de vocations, mais le monastère subsistera  grâce à un essaimage des Clarisses de Bujumbura dont l’installation officielle a eu lieu le dimanche 8 octobre dernier. L’administrateur-délégué de l’asbl du Sanctuaire de Cornillon nous rappelle la genèse de cette  nouvelle fondation (extrait):

    "La genèse

    Voici l’arbre de fondation. En 1471, fondation du Monastère de Chambéry par la duchesse Yolande épouse du Bienheureux Amédée IX de Savoie.

    Rapidement :

    • En 1478: Chambery fonde Grenoble (anéanti par la Révolution française.)
    • En 1621 : Grenoble avait fondé Romans et 1878 : Romans revient fonder Grenoble.
    • En 1891, Grenoble fonde Bordeaux-Talence.
    • Le 7 août 1901, Bordeaux-Talence cherche refuge en Belgique et fonde Mons qui fut détruit en 1940.
    • C’est le 16 juillet 1930 que des sœurs de Mons fondent Hannut avec pour objectif de prier pour les prêtres et de fonder en Afrique.

    Fondation en Afrique

    C’est ainsi qu’en 1957, est entrée une certaine Murundikazi (*) qui se sent appelée à la vie des clarisses. A sa prise d’habit, le 27 août 1958, elle avait invité son cousin le Père Gabriel BARAKANA Jésuite qui est venu avec l’abbé Michel NTUYAHAGA alors étudiant à Lumen Vitae, à Bruxelles. En la fête de la Nativité de Marie le 8 septembre 1959, Sœur Claire Marie a fait sa profession et le 11 octobre, à l’époque, on fêtait la maternité de Marie, l’Abbé Michel NTUYAHAGA a été sacré premier Évêque au Burundi.

    Le 8 décembre 1962, fidèles à leur souhait de fonder en Afrique, les sœurs liégeoises Marie-Françoise, Marie-Agnès et la sœur d’origine burundaise Claire-Marie arrivent à l’aéroport de Bujumbura et furent accueillies avec grande joie par les sœurs blanches (Missionnaires de Notre Dame d’Afrique) et la famille de sœur Claire-Marie. Cette fondation au Burundi fut faite sur invitation de Mgr Michel NTUYAHAGA et correspondait au souhait de la communauté de Hannut en Belgique.

    Crainte des persécutions

    Par crainte des persécutions, en 1988, les clarisses fondent à Uvira, au Congo (Sud Kivu) à 30 km de Bujumbura. La fondation fut d’abord un refuge. Monseigneur Jérôme Gapangwa accueillit un petit groupe de sœurs dans une maison du Diocèse puis à l’ermitage Sainte-Claire. Les craintes étant passées, la jeune fondation continua pour répondre aux souhaits de la population locale mais, en 1995, Les troubles au Congo, obligèrent les Clarisses à quitter une maison pillée et en ruines.

    En 1993 : Implantation à Maramvya, dans les collines, à 150 km de Bujumbura. Le but était de procurer à la communauté de Bujumbura, un gîte de fraîcheur, avec une bonne terre à blé, bananes et légumes. Ce fut la Foresta, construction typique de bois et d’herbe, rappelant l’Ombrie franciscaine. Les premiers troubles d’octobre 1993 mirent fin au projet, tandis qu’un premier groupe de novices échappait miraculeusement au massacre.

    Entre 1993 et 2000, exil et fondation du Monastère de l’Annonciation à Ggaba, sur une colline de Kampala. A la suite des troubles ethniques de 1993, les Clarisses durent s’expatrier en Uganda, d’abord à Kisubi, chez les sœurs de Saint-Pierre-Claver, pendant un an, puis à Namagunga, grâce à Monseigneur Wamala, archevêque de Kampala qui bientôt, en 1998, les voulut aussi dans son diocèse. Ainsi débuta le 25 mars 2000, le monastère de l’Annonciation, tandis que la formation des aspirantes se poursuivait à Bujumbura et à Hannut, selon l’idéal de Sainte Claire.

    Retour en Belgique et à Cornillon

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    C’est en 2002 que plusieurs clarisses sont revenues sur le monastère fondateur de Hannut au numéro 23, rue de Villers-le-Peuplier pour plusieurs motivations : continuité de la vie contemplative, formation des jeunes sœurs, accueil des gens selon leurs besoins. Les premières occupantes sont : les sœurs Marie-Françoise, Marie-Agnès et Claire-Marie auxquelles s’ajoutent les jeune sœurs Claire-Agapè, Claire-Ancilla, Claire-Antonia, Claire-Assunta, Claire Isabelle, Claire-Pascal.

    Il y a actuellement 11 clarisses à Hannut et 41 au Burundi, pour une moyenne d’âge d’environ 35-40 ans. 6 Clarisses occuperont le monastère de Cornillon dès le 11 août 2017 et leur installation a lieu le dimanche 8 octobre 2017 en présence de Mgr Jean-Pierre Delville. »

    Spiritus ubi vult spirat. L’Esprit souffle d’où il veut parmi les tribulations de l’histoire : même à Liège, où les Religieuses venues du Burundi sont accueillies avec reconnaissance.

    (*) Petite précision linguistique: sauf erreur, murundikazi n’est pas un nom propre, il signifie simplement femme du Burundi. Bienvenue donc aux barundikazi (ou abarundikazi) amon nos’ôtes.

    JPSC

     

  • Quand les Polonais prient aux frontières de leur pays

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    Lu sur rt.com :

    Contre «l'islamisation de l'Europe», des milliers de catholiques polonais prient à leurs frontières

    Des Polonais participant à la prière du «rosaire aux frontières», suppliant Dieu de «sauver la Pologne et le monde», dans le sanctuaire du village de Koden, dans l'Est polonais.

    Des milliers de catholiques polonais ont formé le 7 septembre des chaînes humaines aux frontières de leur pays, récitant ensemble le chapelet et priant Dieu de «sauver la Pologne et le monde», à l'appel de la fondation Dios Solo Basta.

    «Le rosaire aux frontières» est une initiative de prière purement religieuse aux yeux de l'épiscopat, mais pour les milieux politiques catholiques et nombre de participants, la récitation du rosaire serait une arme spirituelle contre ce qu'ils considèrent comme l'islamisation de la Pologne et de l'Europe.

    L'objectif était d'avoir des points de prière aussi nombreux que possible sur les 3 511km des frontières polonaises avec l'Allemagne, la République tchèque, la Slovaquie, l'Ukraine, la Biélorussie, la Lituanie, la Russie et la mer Baltique.

    En mer, des marins sur des bateaux de pêche s'y sont joints. Sur des rivières, des kayaks et des voiliers ont aussi formé des chaînes, selon les médias publics qui ont largement suivi l'évènement.

    Prier pour les autres nations européennes, pour qu'elles comprennent qu'il faut retourner aux racines chrétiennes, pour que l'Europe reste l'Europe

    Lors d'une messe retransmise en direct par la chaîne catholique conservatrice Radio Maryja, l'archevêque de Cracovie Marek Jedraszewski a déclaré prier notamment «pour les autres nations européennes, pour qu'elles comprennent qu'il faut retourner aux racines chrétiennes, pour que l'Europe reste l'Europe».

    L'objectif principal de cette manifestation est de prier pour la paix

    Cependant, «l'objectif principal de cette manifestation est de prier pour la paix», a rappelé le président de la conférence épiscopale de Pologne, l'archevêque Stanislaw Gadecki, interviewé par la chaîne RMF FM.

    La date du 7 octobre n'a pas été choisie au hasard. C'est celle de la fête du Rosaire de la Vierge Marie, célébrant la victoire, en 1571, de la chrétienté sur les Turcs lors de la bataille navale de Lépante.

    Une victoire attribuée à l'époque par l'Eglise à la récitation du chapelet «qui a sauvé l'Europe de l'islamisation», rappellent les organisateurs – la fondation Solo Dios Basta créée par deux jeunes vidéastes – sur la page web de l'événement.  

    L'islam est perçu comme une menace par bon nombre de Polonais, tandis que le gouvernement de droite conservatrice, soutenu par une partie importante de l'opinion, refuse d'accueillir des migrants sur le sol national, où les musulmans sont extrêmement peu nombreux (quelque 20 000 individus, sur une population totale de près de 38 millions de personnes).

    Au total, 22 diocèses jouxtant les frontières participent à l'événement. Les fidèles se sont rassemblés dans quelque 200 églises pour assister d'abord à une conférence et à une messe, avant de se rendre à la frontière même pour y réciter leur chapelet.

    Des prières ont aussi été dites dans les chapelles de quelques aéroports internationaux. Des paroisses polonaises à l'étranger, jusqu'en Nouvelle-Zélande, ont annoncé leur participation à distance.

  • Le pape François ? Un conservateur selon le cardinal Tagle

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    D'Antoine-Marie Izoard sur le site de l'hebdomadaire "Famille chrétienne" :

    Cardinal Tagle : « Le pape François est un conservateur ! »

    EXCLUSIF MAG – L’archevêque de Manille, le cardinal Luis Antonio Tagle, est façonné par sa rencontre avec les pauvres. De passage en France, il nous a accordé un entretien exceptionnel.

    Pétri d’humilité et légèrement timide, le cardinal Luis Antonio Tagle ne court pas après les interviews. Celui que l’on surnomme Chito, un diminutif donné par sa mère, a pourtant accepté de nous recevoir à l’occasion d’un bref passage en France. C’est au sanctuaire de Lisieux, où il était venu célébrer les fêtes de sainte Thérèse les 30 septembre et 1er octobre derniers, que nous l’avons rencontré. Ce jour-là, il fêtait également dans la discrétion le 90e anniversaire de sa mère, avec quelques proches, à la veille de se rendre avec eux au Mont-Saint-Michel. Puis il a vite repris le rythme fou qu’impose la responsabilité d’un diocèse qui compte près de 3 millions de fidèles et la présidence de Caritas Internationalis, réseau qui rassemble 165 organisations catholiques sur tous les continents.

    Le parcours épiscopal de ce prélat de 60 ans, que certains voient un jour monter sur le trône de Pierre, est fortement marqué par les trois derniers pontificats. Nommé évêque d’Imus par Jean-Paul II alors qu’il n’a que 44 ans, c’est Benoît XVI qui fait de lui en 2011 l’archevêque de Manille, et qui l’élèvera au cardinalat un an plus tard. Il n’a alors que 55 ans. Aujourd’hui, il est l’un des confidents du pape François, qui voit en lui un allié dans le combat pour les plus faibles, les pauvres en premier lieu.

    Peu connu chez nous, le cardinal Tagle a accepté de se livrer, aidant aussi à mieux comprendre la figure du pape François. Comme à son habitude, au fil de l’entretien, il est passé du rire aux larmes. 

    Éminence, parlons d’abord un peu de vous… Comment, alors que vous vouliez être médecin, êtes-vous finalement devenu prêtre ?

    Je participais à un groupe de jeunes insérés dans la vie paroissiale, comme une initiation, mais j’avais en tête mes futures études de médecine. Pourtant le témoignage d’un prêtre, l’aumônier de notre groupe, m’a impressionné. Puis le coup final a été porté par un autre prêtre qui m’a dit qu’il existait une très bonne université jésuite, cependant très coûteuse, pour effectuer mes études de médecine et m’a encouragé à passer un examen pour obtenir une bourse d’études. J’ai passé cette épreuve mais il s’agissait en fait, je ne le savais pas, d’un examen d’entrée au séminaire… et j’ai échoué !

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  • Un lycéen chrétien de 17 ans roué de coups et torturé à mort par des agents de police pakistanais

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    Une dépêche de l'agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Lycéen chrétien torturé et tué par la police

    Sheikhupura (Agence Fides) – Un lycéen chrétien de 17 ans a été roué de coups et torturé à mort par un groupe de six agents de police pakistanais dans le village de Jhubhran des environs de la ville de Sheikhupura au Pendjab pakistanais. Le jeune s’appelait Arslan Masih et fréquentait la huitième classe d’un établissement public.

    Ainsi que cela a été indiqué à Fides par Maître Sardar Mushtaq Gill, avocat chrétien qui suit le cas, « la famille du jeune a porté plainte suite à l’homicide mais la reconstruction des faits semble ô combien difficile en ce que la police est réticente à entreprendre des actions légales à l’encontre des agents qui ont frappé à mort Arslan Masih ».

    Selon une première reconstruction, un litige aurait eu lieu ces jours derniers entre Arslan Masih et les enfants d’un agent de police. Par vengeance, six agents sont arrivés au Lycée fréquenté par Arslan Masih et ont commencé à le rouer de coups jusqu’à ce qu’il meurt. Selon une autre version, Arslan Masih ne se serait pas arrêté à un barrage et la police l’aurait suivi puis brutalisé avant d’abandonner son cadavre devant le lycée. Pour salir le jeune, l’une des agents de police l’accuse par ailleurs d’avoir abusé sexuellement de son fils, accusation qualifiée de fausse et de totalement privée de fondements selon les membres de la familles d’Arslan Masih.

    Maître Gill déclare à Fides : « Nous condamnons fermement cette brutalité de la police du Pendjab qui tue les chrétiens innocents en comptant sur le fait que les chrétiens, les plus faibles de la société, ne pourront rien faire et que la violence en question demeurera impunie. Nous réclamons justice pour un pauvre lycéen chrétien assassiné par des agents de police ».

    L’épisode en question n’est pas isolé. Parmi les autres épisodes éclatants demeurant encore impunis, se trouve celui d’un jeune de 20 ans, Zubair Masih torturé à mort par la police en mars 2015. La mère du jeune avait été accusée précédemment d’avoir volé de l’or dans l’habitation de son employeur musulman dont elle était la domestique. La police l’avait alors brutalisé en cherchant à lui extorquer une confession. (PA) (Agence Fides 10/10/2017)

  • L'option bénédictine : la réponse face à un monde déchristianisé

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    XVM03473a88-aaa0-11e7-8269-811617cc40e3-200x300.jpgD'Eugénie Bastié sur "FigaroVox" (lefigaro.fr) :

    Est-il encore possible d'être chrétien dans un monde qui ne l'est plus ?

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Relativisme des valeurs, société de consommation, crise spirituelle...dans Le pari bénédictin, le journaliste américain Rod Dreher constate que les Chrétiens ont perdu la bataille culturelle. Il les invite à reformer des communautés vivantes, loin de la « société liquide ».

    Rod Dreher est un des rédacteurs principaux du The American Conservative. Il est l'auteur de quatre livres: The Little Way of Ruthie LemingCrunchy ConsHow Dante Can Save Your Life, etThe Benedict Option. Ce dernier vient d'être traduit chez Artège sous le titre «Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus- Le pari bénédictin».

    FIGAROVOX.- Dans votre livre, vous dites que les chrétiens ont perdu la bataille culturelle et vous plaidez pour une «retraite stratégique». Quand et pourquoi les Chrétiens ont-ils perdu la bataille?

    Rod DREHER.- Le récit classique dans la droite religieuse américaine est que c'est arrivé dans les années 1960, avec la révolution sexuelle. Je pense que ça remonte à bien plus loin.

    Dans mon livre, je remonte jusqu'au nominalisme dans le haut Moyen-âge mais je comprends bien que c'est très abstrait. Je crois que le point clé c'est les Lumières, qui nous ont coupé de nos racines chrétiennes.

    Ensuite cela s'est aggravé avec société de consommation, les nouvelles technologies, le relativisme.Tout cela fait qu'il est de plus en plus difficile de vivre avec la vérité chrétienne dans le monde. Dans une société de plus en plus individualiste coupée de la tradition, la seule autorité qui apparaisse comme justifiée est le moi. C'est ce que le philosophe Zygmunt Bauman appelle la société liquide. Il n'y a plus de bien commun, ce qui gouverne la politique est désormais l'émotion. C'est ce que le philosophe MacIntyre appelait l'émotivisme, qui règne autant à droite qu'à gauche.

    Ne pensez-vous pas que l'évangélisme soit le comble de l'émotivisme individualiste?

    Je crois que beaucoup d'évangéliques aux Etats-Unis sont plus catholiques que les catholiques, dans le sens où ils croient davantage à ce que l'Eglise enseigne.

    J'ai été catholique avant de me convertir à l'orthodoxie. Je lisais Jean-Paul II et je trouvais cela formidablement nourrissant. Mais en entrant dans l'Eglise je me suis rendu compte que les catholiques américains pratiquaient en réalité une forme de protestantisme.

    La plupart des églises américaines prêchent ce que les sociologues Christian Smith et Melinda Lundquist Denton appellent le «déisme éthico-thérapeutique», une version molle et édulcorée du christianisme qui en gros affirme qu'il faut être gentil et que les bons iront au paradis.

    Une version totalement compatible avec le monde moderne et qui rejette la Tradition.

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  • Bâtir le Royaume ?

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    Une opinion de Jean-Pierre Snyers :

    Bâtir le Royaume?

    Une erreur très répandue consiste à dire que le Royaume (de Dieu, des cieux) doit être construit, édifié par les chrétiens. Que de fois hélas n'entendons-nous pas cette affirmation dans nos églises! Si, dans le Nouveau Testament, ce mot est associé avec les verbes "chercher", "annoncer", "être", "venir", "recevoir" ou "prêcher", jamais il ne l'est avec des verbes comme "bâtir", "travailler" "édifier", ou "construire". L'expression "Travailler à l'édification du Royaume" (qui relève plus de la politique que de l'Evangile) est inconnue des textes bibliques. Par contre, quand Jésus affirme clairement que celui-ci n'est pas de ce monde, quand il invite à prier son Père pour qu'il vienne, il signifie par là qu'il s'agit d'une réalité non pas matérielle mais spirituelle qui, loin de monter de la terre vers le ciel, descend du ciel vers la terre. Rien à voir donc avec une quelconque agitation qui inviterait les chrétiens à s'investir dans des projets qui, s'ils sont humainement valables, n'en restent pas moins étrangers au regard de la signification du mot "Royaume" que donnent les textes du Nouveau Testament.  

    Jean-Pierre Snyers, 4190 Ferrières, Belgique (jpsnyers.blogspot.com)

  • Pour résister à l’anesthésie et à l’avilissement de l’humanisme

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    D'Océane Le Gall sur zenit.org :

    Académie pour la vie: non à l’avilissement de l’humanisme

    Discours du pape François (Traduction intégrale)

    « Le témoignage de foi dans la miséricorde de Dieu, qui affine et accomplit toute justice, est une condition essentielle pour faire circuler la vraie compassion entre les différentes générations. Sans elle, la culture de la cité séculière n’a aucune possibilité de résister à l’anesthésie et à l’avilissement de l’humanisme. » C’est la recommandation du pape François aux participants à la XXIIIe Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie, qu’il a reçus le 5 octobre 2017, au Vatican.

    Discours du pape François

    Excellence,

    Mesdames et Messieurs,

    C’est une joie pour moi de vous rencontrer à l’occasion de votre assemblée plénière et je remercie Mgr Paglia pour ses salutations et son introduction. Je vous suis reconnaissant pour la contribution que vous apportez et qui, au fil du temps, révèle de plus en plus sa valeur tant dans l’approfondissement des connaissances scientifiques, anthropologiques et éthiques, que dans le service à la vie, avec une attention toute particulière pour la vie humaine et la création, notre maison commune.

    Le thème de votre session, « Accompagner la vie. Nouvelles responsabilités à l’ère de la technologie », est un thème à la fois exigeant et nécessaire. Il affronte cet enchevêtrement d’opportunités et de problèmes critiques qui interpelle l’humanisme planétaire, face aux récents développements technologiques des sciences de la vie. La puissance des biotechnologies, qui permet aujourd’hui déjà des manipulations de la vie jusqu’ici impensables, pose des questions redoutables.

    Face aux effets d’une telle évolution technologique sur la société, il est urgent d’intensifier les études et la confrontation, pour arriver à une synthèse anthropologique qui soit à la hauteur de ce défi historique. Vos conseils d’experts ne sauraient donc se limiter à la solution de questions qui, au plan éthique, social et juridique, ne concernent que certaines situations spécifiques de conflit. L’inspiration de conduites cohérentes avec la dignité de la personne humaine concerne la théorie et la pratique de la science et de la technique dans leur approche globale par rapport à la vie, à son sens et à sa valeur. C’est précisément dans cette perspective que je souhaite aujourd’hui vous offrir ma réflexion.

    1. La créature humaine semble aujourd’hui se trouver à un passage marquant de son histoire dans laquelle se croisent, dans un contexte inédit, les vieilles et sempiternelle questions sur le sens de la vie humaine, sur son origine et sur son destin.

    Le trait emblématique de ce passage peut se reconnaître brièvement dans la rapide diffusion d’une culture centrée obsessionnellement sur la souveraineté de l’homme — en tant qu’espèce et individu — par rapport à la réalité. Certaines personnes parlent même d’égolatrie, c’est-à-dire d’un véritable culte du moi, sur l’autel duquel toute chose est sacrifiée, y compris les personnes les plus chères. Cette perspective n’est pas anodine : elle façonne un sujet qui se regarde continuellement dans le miroir, jusqu’à devenir incapable de tourner son regard vers les autres et vers le monde. La diffusion d’une telle attitude a de très graves conséquences sur les proches et les liens de la vie (cf. Enc. Laudato si’, 48).

    Il ne s’agit pas, naturellement, de nier ou de réduire la légitimité de l’aspiration individuelle à la qualité de la vie et l’importance des ressources économiques et des moyens techniques qui peuvent la favoriser. Toutefois, on ne saurait passer sous silence le matérialisme sans scrupule qui caractérise cette alliance entre l’économie et la technique, qui traite la vie comme une ressource à exploiter ou à rejeter en fonction du pouvoir et du profit.

    Malheureusement, des hommes, des femmes et des enfants partout dans le monde expérimentent avec amertume et douleur les promesses illusoires de ce matérialisme technocratique. D’autant plus qu’en totale contradiction avec la propagande d’un bien-être qui se répandrait automatiquement avec l’élargissement du marché, les territoires de la pauvreté et du conflit, du rebut et de l’abandon, du ressentiment et du désespoir s’élargissent. Un authentique progrès scientifique et technologique devrait au contraire inspirer des politiques plus humaines.

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  • Nos ancêtres au confessionnal

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    De Paul Vaute sur son blog "Le Passé belge" :

    Nos ancêtres au confessionnal

    Selon les données recueillies dans les années 1840, à peine 1 % des habitants du diocèse de Bruges "ne faisaient pas leurs Pâques" et n'allaient donc pas se confesser au moins une fois sur l'année. Encore le précepte pascal ne constituait-il que le minimum minimorum. Une fréquence de quatre confessions par an semble avoir été courante. Elle était d'application dans beaucoup d'établissements scolaires. Après le recul sensible des premières années du régime révolutionnaire français, de nombreux prêtres s'étant trouvés alors dans l'impossibilité d'exercer leur ministère, la pratique était rapidement revenue à son niveau du XVIIIè siècle. Le sacrement aujourd'hui le plus en crise dans le monde occidental était fréquenté par presque toute la population des Pays-Bas méridionaux, où Elwin Hofman (FWO, KULeuven) voit "une des grandes success-stories de la Contre-Réforme[1].

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    Aux sources ecclésiales que constituent les manuels pour prêtres ou pour pénitents, les recueils de sermons, les procès-verbaux de visites pastorales (de doyens ou d'évêques)…, l'historien a ajouté des témoignages rencontrés au cours de ses recherches dans les dossiers judiciaires. Ces derniers risquent cependant de refléter des personnages plutôt atypiques. Mais sans surprise, l'étude conforte la représentation commune d'une religiosité très épaulée par le conformisme et le contrôle social – le fameux qu'en-dira-t-on –, sans qu'on puisse pour autant la réduire à un pur formalisme. Des indices probants à cet égard sont fournis par les comportements observés dans des contextes ou chez des individus hors d'atteinte de la pression collective en faveur de la norme. Ainsi voit-on, à Bruxelles en 1791, une foule en colère décidée à lyncher un partisan d'une faction ennemie permettre d'abord celui-ci d'aller se confesser auprès d'un moine. Même certains assassins se montrent soucieux du salut de l'âme de leurs victimes. En 1807, Pierre de Cuypere et sa maîtresse Godelieve de Ceuninck, jugés en cour d'assises de Flandre occidentale pour avoir empoisonné la femme de Pierre, ont d'abord demandé à celle-ci si elle s'était bien confessée: ils "avioent voulu s'assurer de mettre préalablement Eugénie Vantyghem en état de grace".

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