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Foi - Page 5

  • Traduction du "Notre Père" : quand Koz remet magistralement Raphaël Enthoven à sa place

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    D'Erwan le Morhedec sur son blog "Koz toujours" :

    Le Notre Père vaut mieux qu’une chronique grossière

    « C’est au sacré que l’on touche ici », vous êtes-vous écrié ce matin, M. Enthoven, sur Europe 1, et vous avez eu cent fois raison. C’est au sacré que vous avez touché. A la prière qu’un chrétien adresse à Son Père quand il est dans le désespoir, quand il le remercie, quand il le loue, quand il le chante. Ce sont ces mots qui nous viennent, les mains ouvertes vers le Ciel, en chœur ou en silence.

    C’est au sacré que vous avez touché et nous aurions aimé que vous ne le fassiez que d’une main tremblante. Nous aurions apprécié que, conscient de toucher à ce qui nous est intime, vous ne le fassiez qu’avec conscience, avec rigueur.

    Vous affirmez, et vous l’avez confirmé dans notre échange sur Twitter, que la nouvelle traduction du Notre Père aurait été adoptée par « marketing politique », par une « islamophobie » qui « crèverait l’oreille » – et peut-être êtes-vous sourd d’ailleurs. Les fidèles « ânonneront quotidiennement à mots couverts : chez nous, Dieu ne soumet pas, nous ne sommes pas du tout des musulmans, c’est librement qu’on croit ». Il n’y a pas d’islamophobie dans ce changement, M. Enthoven. En revanche, nous avons bien perçu votre mépris envers ces fidèles qui « ânonnent ». Ces ânes. Et vous concluez, satisfait, pensant peut-être nous apprendre la valeur de notre prière : « une prière vaut mieux qu’un message subliminal ».

    M. Enthoven, les chrétiens ne sont plus surpris depuis longtemps du mépris qu’on leur témoigne sur les ondes et canaux divers, ni de l’ignorance satisfaite et suffisante des commentateurs. Mais vous êtes allé au-delà, et votre chronique suscite en moi plus encore que de la colère et de l’indignation : de l’effroi, aussi. Cest au sacré que vous avez touché, c’est à la vérité que vous avez attenté, et c’est aussi au pays et à sa paix que vous préjudiciez.

    J’aimerais que vous compreniez, et avec vous ceux qui me liraient et ne sont pas croyants, pas chrétiens, que votre propos est grave en ce qu’il est tout à la fois faux, odieux et dangereux.

    Votre propos est faux : la discussion sur la traduction du Notre Père est antérieure à l’Islam.

    Nous ne sommes pas, M. Enthoven, dans un temps où l’on peut se permettre de mépriser la vérité, pour quelque souci de positionnement ou d’audiences de matinale. Chacun, dans sa profession, doit chercher la grandeur de sa vocation. C’est vrai en tout temps mais aujourd’hui plus encore, alors que les sables sont mouvants. Journalistes, chroniqueurs, vous avez un grand privilège et vous savez ce que l’on dit, à raison : les grands privilèges impliquent de grandes responsabilités.

    Vous auriez pu éviter l’indignité de votre chronique. Ce seul article, sur le site du diocèse de Paris, 3ème résultat de Google pour « traduction notre père », vous rappelait que la traduction actuelle n’a qu’une cinquantaine d’années, vous rappelait les termes de la controverse autour de cette traduction, vous rappelait les enjeux d’unité des chrétiens et de fidélité à Dieu. Non, nous ne voyons pas en Lui un Dieu qui soumettrait les Hommes à la tentation, par quelque caprice.

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  • Ignace de Loyola en DVD

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    visuels_boutique_Ignace.jpgIgnace de Loyola (DVD)

    19,50

    Mai 1521. Ignace de Loyola, assoiffé de gloire et d’exploits, combat avec courage les troupes françaises lors du siège de Pampelune en Espagne. Gravement blessé à la jambe et condamné à rester alité, Ignace va devoir remettre en question tous ses rêves de grandeur…

    Près de 20 ans plus tard, il fondera la Compagnie de Jésus – les Jésuites -, une congrégation qui bouleversera la face de la chrétienté. Découvrez l’homme derrière la légende.

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  • L'Eglise catholique clandestine dans l'Union soviétique ou le poids du silence

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    D'Alexandre Francheteau sur aleteia.org :

    L’Église clandestine de l’ex-URSS ou le poids du silence

    Il aura fallu attendre 100 ans après la révolution communiste en Russie pour que les témoignages affluent. Deux évêques catholiques l’ont fait à travers un livre paru en Italie, "La Chiesa cattolica in Unione Sovietica dalla Rivoluzione del 1917 alla Perestrojka".

    1917, début de la prise de pouvoir des soviets en Russie. Le pays compte près de deux millions de catholiques, dont 1000 prêtres, 6 400 églises, deux séminaires, et une faculté de théologie. Mais pour atteindre leur but affiché d’éradiquer totalement la religion, les communistes vont travailler avec une précision d’horloger pendant près de 70 ans.

    Les larmes aux yeux, Mgr Tadeusz Kondrusiewicz, archevêque métropolite de Minsk (Biélorussie), se rappelle de ce jour de 1961 où, alors qu’il n’est pas encore séminariste, les soviétiques font sauter l’église de son village. Il entend alors dans le bus : « Ça y est, c’est fini, l’Église n’existe plus ! ».

    Mais celui qui est aujourd’hui président de la conférence épiscopale de Russie se dit alors : « L’Église est fondée sur le roc, sur le sang des martyrs, et les enfers ne prévaudront pas contre elle ! ». Parole prophétique et remplie d’espérance, tandis qu’autour de lui, les églises de Biélorussie sont transformées en salle de sport ou en cinéma. À Moscou, on envisage même de transformer l’église de Saint-Louis-des-Français en magasin de pommes de terre…

    « Le but du régime, se souvient pour sa part Mgr Irynei Bilyk, évêque émérite ukrainien, était de former l’homme communiste ». À travers l’école notamment. Il revoit ainsi l’un de ses professeurs lui dire : « Tu es un bon étudiant Irynei, mais tu n’es pas un bon homme soviétique… Il va falloir que tu nous quittes ».

    Consécration au cimetière

    À cette époque où tout voisin peut être un dénonciateur, les postulants au sacerdoce se forment en secret. Même les parents ne savent pas que leurs enfants ont choisi la voie de la consécration à Dieu.

    Mgr Bilyk se rappelle de cette soirée où un évêque lui annonce : « Cette nuit, tu seras ordonné diacre ». Personne ne le sait. La liturgie se fait au cimetière, sans ornements ni livres. En 1984, sa mère mourra sans avoir jamais su que son fils était prêtre depuis six ans déjà…

    Quelques années plus tard, on lui demande d’accepter l’ordination épiscopale. Là encore, la cérémonie se déroule clandestinement, et le nouveau prélat doit jurer sur la Bible, sous peine de péché mortel, de ne jamais révéler le nom de l’évêque qui l’a consacré.

    Dans ces années de plomb, témoigne encore Mgr Tadeusz Kondrusiewicz, les personnes âgées ont eu un rôle héroïque dans la transmission de la foi aux nouvelles générations. Durant cette période où deux ou trois prêtres seulement sillonnent le territoire russe, un des premiers souvenirs de Mgr Irynei Bilyk, petit enfant, est que sa grand-mère lui raconte la vie de Jésus et lui explique la signification des fêtes et de la liturgie. Tous les soirs, on récite la prière devant les icônes, à la lueur des bougies.

    Dans ce pays dont la Sainte Vierge a demandé la consécration dès 1917, à Fatima, et après trois générations de persécutions, période la plus terrible de l’histoire de la Russie, l’Église renaît lentement de ses cendres. Grâce à cette Église cachée et au courage de ces prêtres, dont les familles même auront toujours ignoré l’existence…

  • Eglise du Saint-Sacrement à Liège, mardi 21 novembre 2017 de 17h00 à 20h00 : « Venite Adoremus »

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    Pour clôturer l'année liturgique, et en préparation de la célébration de la fête du Christ-Roi, les fidèles, enfants, jeunes et adultes sont invités à prier, à adorer.

    Plus d'informations : http://veniteadoremus.be/

    Le programme dans chaque diocèse : http://veniteadoremus.be/festival/programme/

    Si vous souhaitez communiquer votre programme dans le cadre du Festival Venite Adoremus, vous pouvez soit envoyer un email à info@veniteadoremus.be soit prendre contact par téléphone au +32 (0)476/70.90.12.

     JPSC

  • La messe de Paul VI ou l'hémorragie du sacré

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    Du site "Paix liturgique" :

    LA MESSE DE PAUL VI : UNE HÉMORRAGIE DU SACRÉ

    Après notre analyse du missel nouveau sous son aspect cérémonial (lire ici), nous allons consacrer la présente lettre et une lettre suivante au contenu même de ce missel promulgué le 3 avril 1969 et à ses déficiences du point de vue doctrinal et spirituel. Des déficiences qui ont conduit, depuis 50 ans, à une véritable hémorragie du sacré. 

    Communion à Manille en janvier 2015 lors d'une visite du Pape François : perte du sens du sacré, perte du sens eucharistique, le triste fruit d'une réforme liturgique qui prétendait rendre plus "compréhensible" les saints mystères.

    I – Un arrière-fond œcuménique, mais en direction du seul protestantisme

    L'œcuménisme, qui fut le mot-clé de Vatican II, n'a visé, en matière de liturgie, que le protestantisme. LeConsilium pour l'application de la réforme liturgique, dont Mgr Annibale Bugnini était le Secrétaire, a écarté immédiatement la velléité qu'il avait exprimée d'inviter des observateurs orthodoxes. En revanche, dès la session d'octobre 1966, cinq observateurs protestants assistèrent à ses assemblées : deux désignés par la Communion anglicane ; un par le Conseil œcuménique des Églises ; un par la Fédération luthérienne mondiale ; et un par la Communauté de Taizé (Max Thurian), qui assistèrent à toutes les réunions. Placer la révision totale de la liturgie romaine sous l'observation de représentants des communautés les plus critiques vis-à-vis du culte « papiste », était une révolution.

    Ils furent officiellement consultés en diverses occasions. Par exemple, ce qui dans l'instruction Eucharisticum mysterium, du 25 mai 1967, concerne l'eucharistie dans une perspective œcuménique, fut rédigé « en tenant compte des remarques de frères non catholiques » (Jean-Marie Roger Tillard, La Maison-Dieu, 3ème trimestre 1967, p. 55). Plus généralement, leur influence, par souci d'« aller dans leur sens », s'est manifestée comme dans la rédaction des nouvelles collectes du sanctoral, pour lesquelles on a veillé « à supprimer autant que possible toute allusion à l'intercession des saints » (Pierre Jounel, La Maison-Dieu, 1er trimestre 1971, p. 182).

    Mais le principal point de collaboration œcuménique fut la composition d'un nouveau lectionnaire dominical. Les observateurs protestants expliquèrent, par exemple, qu'ils étaient choqués que la liturgie traditionnelle utilisât des passages des Livres de la Sagesse pour les fêtes mariales (Pierre Jounel, "Le Culte de la Vierge Marie dans l'année liturgique", Paroisse et Liturgie 87, pp. 13-14), et on leur donna satisfaction. La question était : fallait-il enrichir le lectionnaire traditionnel ou en créer un complètement nouveau ? Un enrichissement dans la ligne de la tradition, par des systèmes de lectures complémentaires anciennement en usage dans certains lieux fut envisagé, mais le P. Cipriano Vagaggini parvint à convaincre ses confrères qu'une refonte totale était nécessaire. 

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  • La mission de Pierre et de son successeur

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    De Marina Droujnina sur zenit.org :

    La « mission de Pierre et de son successeur », par le card. Koch

    L’envoyé spécial du pape célèbre le sixième centenaire du concile de Constance

    En Pierre, tout chrétien trouve celui qui « professe la foi », qui « guide vers le Christ », « qui confirme dans l’eucharistie » les frères en se mettant « au service de l’unité » et qui « témoigne de manière visible l’amour de Jésus », a déclaré le cardinal Kurt Koch.

    C’est ainsi que le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens a décrit la « mission de Pierre et de son successeur » en célébrant la messe, le 12 novembre 2017, comme envoyé spécial du pape François, à l’occasion du sixième centenaire du concile de Constance (1417) dans la ville allemande de l’archidiocèse de Fribourg-en-Brisgau. Avec l’élection du pape Martin V, le concile a mis fin au grand schisme de l’Église d’Occident.

    Pour illustrer ses réflexions rapportées par l’édition italienne de L’Osservatore Romano du 14 novembre, le cardinal Koch a utilisé trois scènes de l’Évangile : les paroles du Christ à Pierre près de Césarée de Philippe, la Cène du Seigneur et la rencontre du Christ avec les apôtres sur le lac de Tibériade.

    Dans la première scène, décrite par saint Matthieu, le Christ promet à l’apôtre qu’il « sera la pierre sur laquelle il érigera son Église », mais à condition qu’il « professe totalement son Seigneur ». « La mission de Pierre, a expliqué le cardinal Koch, et donc celle aussi de son successeur aujourd’hui, consiste en premier lieu à nous précéder tous par sa profession de Jésus et à nous guider vers le Christ, en nous aidant à être unis entre nous » dans l’acte de foi.

    Dans le récit de l’évangéliste Luc, au cours de la Cène, le Christ donne aux apôtres la promesse de sa prière : « La mission de Pierre, donc, est liée à la prière de Jésus et accompagnée par cette prière », a souligné le cardinal. Le contexte de cette promesse explique bien, a-t-il ajouté, que « l’Église porte en elle la communion eucharistique, dans laquelle le Christ nous donne son amour, jusqu’à la mort. L’Église vit cet amour qui se répète toujours de manière intense dans l’eucharistie ; et en elle, elle trouve son unité la plus profonde. »

    Enfin, a conclu le cardinal Koch, dans la dernière scène où saint Jean décrit la rencontre au lac de Tibériade, la triple question du Christ à Pierre « M’aimes-tu ? » montre « sans équivoque » que « l’amour envers le Christ est la condition fondamentale » pour le successeur de Pierre.

  • Vigilance et parabole des talents, homélie du Père Simon Noël pour le 33e dimanche du temps ordinaire (A)

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    Du Père Simon Noël :

    Vigilance et parabole des talents, homélie 33e dimanche A

    Dans l'épître de ce dimanche, saint Paul nous fait cet avertissement :Vous savez très bien que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. Autrement dit le Seigneur peut venir à un moment où on ne l'attend pas. Nous devons être toujours prêts, gardés notre esprit éveillé, tourné vers le Seigneur. Le diable peut induire notre esprit à faire de faux raisonnements. Si quelqu'un se trouve dans une tentation grave, il peut faire le faux raisonnement suivant : Voilà, cette tentation est trop dure, je ne puis y résister, je vais donc céder et faire le mal.
     
    Mais le Bon Dieu est miséricordieux et ensuite je lui demanderai pardon et il me pardonnera. Insensé ! Qui te dit que tu auras le temps de demander pardon. Le Seigneur pourrait survenir alors que tu es dans le péché mortel et alors tu seras perdu pour l'éternité ! Ainsi donc nous devons être vigilants et prier sans cesse, selon la parole de Jésus au jardin des oliviers : Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation, car l'esprit est prompt, mais la chair est faible. Padre Pio aimait dire que celui qui prie beaucoup se sauve, celui qui prie peu est en danger, celui qui ne prie pas se damne. Pour lui, comme pour beaucoup d'autres saints, la prière la plus puissante, après la messe, est celle du rosaire. Si nous disons régulièrement le chapelet, nous entretenons en nous un esprit de prière qui nous conduira au salut.

    Saint Paul nous demande aussi de vivre dans la sobriété. Celui qui mange trop ou qui boit trop d'alcool épaissit son esprit et sa vigilance diminue. Il est alors en danger réel de tomber dans d'autres péchés, qui mettront en danger son salut éternel.

    Ce dimanche l'évangile est celui de la parabole des talents. Le cardinal Schönborn à ce sujet écrivait ceci : La parabole présuppose une chose : ce que nous sommes et ce que nous avons est un don de Dieu. Dieu a donné à chaque homme ses « talents »personnels. Ils nous ont été confiés comme à des « administrateurs ». Il est en notre pouvoir d'en tirer du bien.

    Nous devons faire fructifier ce que nous avons reçu de Dieu. Il ne s'agit pas dans notre vie de se contenter de ne rien faire de mal, nous devons aussi faire du bien. Ce qui est révélateur chez celui qui a été enfouir son talent, c'est sa peur de Dieu : J'ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Dieu, contrairement à ce que pensait ce serviteur paresseux, n'est pas un maître durDieu est la bonté et la générosité-même. Le meilleur moyen pour nous de vivre une vie féconde et riche en bonnes œuvres, c'est d'avoir en Dieu une confiance inlassable et illimitée, voir en lui un Père plein de tendresse. C'est vivre dans la joie du salut et puisque nous sommes tellement aimés, aimer en retour. Si nous nous sentons profondément aimés par Dieu, tout naturellement nous serons portés à l'aimer et à répandre cet amour sur tous ceux qui se trouvent sur notre chemin. Dieu veut des collaborateurs joyeux et prêtes à s'engager.

    Ce que nous proposent les deux lectures de ce dimanche c'est bien cela : une vigilance mais une vigilance joyeuse, qui nous rendra attentifs à éviter le mal et à faire tout le bien qu'il nous est possible de faire.

  • Le grand séminaire Saint-Augustin compte 437 candidats au sacerdoce

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    De "Riposte catholique" :

    Ce n’est pas en France, mais au Nigéria, un pays où les chrétiens sont particulièrement éprouvés… Pour le seul diocèse de Jos (ville capitale de l’État de Plateau), le grand séminaire Saint-Augustin ne compte pas moins de 437 jeunes hommes qui se préparent au sacerdoce ! Ce séminaire s’est ouvert en 1967 : il comptait alors 3 séminaristes nigérians. Depuis en sont sortis 1 455 prêtres dont sont issus 20 évêques et 2 archevêques…

  • Faire payer l’entrée des cathédrales et autres églises classées toujours affectées au culte ?

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    cathedrale-notre-dame-paris-touristes-fideles-payer-entree.jpgCette pratique est en déjà en  vigueur dans plusieurs pays d’Europe comme…l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne ou les Pays-Bas.  Heureusement pas (encore ?) en Belgique ni en France où Stéphane Bern, chargé d’une mission sur le patrimoine, a suggéré de faire payer l’entrée des cathédrales pour entretenir ces monuments: une idée que l’épiscopat français  a rejetée lundi en soulignant que ceux-ci étaient « avant tout » des « lieux de prière et de culte dont l’accès doit être libre ».

    De Mahaut Hermann sur le site web de « La Vie » :

    « Une proposition se voulant audacieuse, le tollé général, un recul partiel : la mécanique est bien rodée et marche à tous les coups. La dernière idée de Stéphane Bern pour le patrimoine religieux (faire payer l’entrée des cathédrales) n’a pas fait exception à la règle.  « Je suggérais de faire payer l'entrée de Notre-Dame aux visiteurs touristiques - qui empêchent du reste les croyants de se recueillir - en dehors des heures où s'y rendent les fidèles »a précisé l’animateur de télévision sur Twitter. Celui-ci a aussi accusé ses détracteurs d’avoir « déformé cette suggestion qui émane de l’observatoire du patrimoine religieux ».

    De fait, la cohabitation entre ceux qui prient et ceux qui visitent des lieux de culte hautement touristiques n’est pas toujours aisée, que ce soit à Paris avec Notre-Dame, à Reims, à Chartres, à Lyon avec Fourvière, à Vézelay, et dans bien d’autres villes. La proposition relayée par Stéphane Bern ne sort pas du néant. Elle sert à gérer les visites des édifices religieux de bien des pays européens en dehors des horaires de cultes et de prière. Cependant, même répandue, elle repose sur une distinction curieuse. Distinguer le fidèle du touriste revient à postuler que le touriste ne peut pas être touché par la dimension sacrée d’un lieu de culte et qu’il ne voit en lui que la « vieille pierre », et que, réciproquement, le fidèle ne voit ce lieu que comme un toit qui l’accueille pour prier, sans s’appuyer pour lui pour nourrir sa prière. De l’art sacré, l’un ne retiendrait en somme que l’art et l’autre que le sacré, sans comprendre les liens qui unissent l’un et l’autre. Or le fidèle entré dans Notre-Dame pour prier peut très bien avoir envie d'aller admirer les œuvres par lesquelles ses prédécesseurs ont chanté la gloire de Dieu avant de s'arrêter devant le Saint-Sacrement ou dans tout autre endroit de l’édifice réservé à la prière. Le lien étroit entre art et prière est d’ailleurs développé dans le texte le plus officiel qui soit, le Catéchisme de l’Église catholique : « ‘créé à l’image de Dieu’ (Gn 1, 26), l’homme exprime aussi la vérité de son rapport à Dieu Créateur par la beauté de ses œuvres artistiques » (§2501), « l’art sacré véritable porte l’homme à l’adoration, à la prière et à l’amour de Dieu Créateur et Sauveur, Saint et Sanctificateur » (§ 2502).

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  • Dans le désert de l’Eglise autrichienne : succès pour l’ « Université Benoît XVI » de Heiligenkreutz

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    Lu ce jour sur le site « Pro Liturgia » :


    Heiligenkreuz.jpg
    " L’université de Heiligenkreuz (Autriche) dépasse la barre des 300 étudiants.
    Pour la première fois au cours de sa longue histoire de presque 900 ans, l’université de Heiligenkreuz (A) compte plus de 300 étudiants. Sur son site propre, l’université cistercienne annonce que, dans une phase de progression régulière, le nombre d’inscrits à cette université est passé de 62 étudiants en 1999 à 301 étudiants aujourd’hui, dont 163 religieux ou séminaristes. Par ailleurs, 211 auditeurs sont de langue allemande (103 Autrichiens, 97 Allemands, 11 Suisses), mais 32 nationalités sont représentées par ailleurs. 246 étudiants sont des hommes, 55 des femmes. Voilà pour les statistiques.

    L’ “Université Benoît XVI” de Heiligenkreuz est spécialisée dans les domaines de la philosophie et de la théologie et existe sous sa forme actuelle depuis dix ans. Depuis 2007, elle est “université de droit pontifical”. La tradition d’un enseignement théologique de haut niveau à Heiligenkreuz remonte au XIIe siècle, à l’époque de sa création, en 1133, par des moines venus de Morimont (Bourgogne).
    En 1802 fut installé dans ses murs un institut de formation au sacerdoce reconnu à la fois par l’Eglise et par l’Etat - un “Institutum Theologicum” mis à la disposition des quatre monastères cisterciens de Basse-Autriche à savoir Zwettl, Wiener Neustadt-Neukloster, Heiligenkreuz et Lilienfeld. A l’instar des séminaires intégrés dans les couvents de Klosterneuburg, Melk, Lilienfeld, Göttweig et Sankt-Florian, le nombre d’auditeurs de ces séminaires étaient resté inférieur à 20 tout au long du XIXe siècle. Les professeurs étaient tous d’origine cistercienne.
    Avec le passage à un enseignement théologique en langue allemande à la fin du XIXe siècle, le professorat de Heiligenkreuz changea lentement de profil. Au lieu d’être assujettis à n’utiliser dans leurs cours que des ouvrages approuvés par l’autorité de l’Etat, les professeurs obtinrent peu à peu une réelle indépendance dans l’exercice de leur enseignement. Ils ont pu dès lors effectuer des recherches approfondies dans des domaines importants tels que l’histoire de leur ordre, l’exégèse biblique et la spiritualité.

    C’est dans les années 1960 qu’un évêque de Ratisbonne, Mgr Rudolf Graber, donna à l’université une impulsion nouvelle. Cet évêque envoya à Heiligenkreuz des personnes à vocation tardive venues de Bavière, afin de les préparer au sacerdoce dans le cadre d’une université interne à un ordre religieux, tout en les logeant dans un séminaire diocésain, le “Collegium Rudolphinum”. Ils furent bien vite rejoints par des séminaristes d’autres diocèses et d’autres ordres religieux. En 1976, l’université fut confirmée au rang d’ “Université philosophique et théologique”, et en 2007, le “Rudolphinum” fut mis sous la responsabilité commune du monastère cistercien et d’une commission d’évêques allemands, et rebaptisé “Leopoldinum”.
    Le 28 janvier 2007 l’université fut élevée par le pape Benoît XVI au rang d’université pontificale (Athenium). Le 9 septembre de la même année, Benoît XVI vint en visite au monastère et à l’université qui avait reçu son nom : il en fit l’éloge, en particulier pour le lien qu’on y faisait entre théologie et spiritualité, la qualifiant de “lieu d’étude à profil”.

    L’université de Heiligenkreuz est restée la seule université incluse à un ordre religieux en Autriche, et aussi la seule université dépendant de l’ordre cistercien. On peut y valider des études théologiques catholiques reconnues par l’Etat et par l’Eglise, et en même temps, pour des religieux, suivre le cursus d’un séminaire en vue du sacerdoce. Depuis 2002, elle accueille aussi des adultes, hors circuit universitaire, pour une formation théologique et apporte son soutien à l’Institut St Justinus pour la formation des catéchistes. On trouve aussi à Heiligenkreuz l’ “Institut Européen pour la philosophie et la religion” dirigé par le professeur Hanna-barbara Gerl-Falkovitz.
    Peut-on attribuer le succès des moines de Heiligenkreuz en partie au fait qu’ils respectent parfaitement les décisions de Vatican II et favorisent la liturgie et latin et grégorien ? La question mérite d’être posée."

    Source : Kathnet (Trd. MH/APL)

    Ref. site Pro Liturgia

    JPSC

  • Prier devant le Saint-Sacrement

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    adoration.jpgLu sur le blog du P. Simon Noël, osb (Chevetogne):

    "S'il y a une chose dans le catholicisme qui me tient particulièrement à cœur, au point que je n'envisagerai jamais de rejoindre une autre confession chrétienne, c'est la grâce qui nous est offerte de prier devant le Saint-Sacrement. Cela n'existe que dans le catholicisme. Les protestants et les orthodoxes ne connaissent nullement ce type de prière. Nous avons la tradition de l'adoration eucharistique ou celle de la visite au Saint-Sacrement et à nouveau, après une certaine éclipse, ce type de dévotion connaît un regain de faveur et je m'en réjouis. Cela peut être l'exposition du Saint-Sacrement ou tout simplement le tabernacle.

    On a dit que dans l’Église catholique, il y a le mystère des trois blancheurs : la papauté, la Vierge et l'eucharistie. Les protestants n'en ont rien, les orthodoxes ont quant à eux une brûlante dévotion à la Sainte Mère de Dieu. Les catholiques ont pour leur consolation les trois éléments.

    Dans l'eucharistie, il y a trois aspects. Le sacrifice de la messe : le Christ rend vraiment présents sur l'autel son corps et son sang et s'offre par amour du Père et pour le salut de nos âmes. La communion : il se livre à nous comme le pain qui nous donne la vie éternelle. La présence dans le tabernacle : il est avec nous perpétuellement et nous attend, nous attire et nous accueille les bras ouverts.

    Dans une communauté religieuse, le couvent est la maison de Dieu. Quel bonheur d'y vivre! Et la chapelle du Saint-Sacrement, c'est dans cette maison, la chambre où Jésus demeure perpétuellement et nous pouvons aller dans cette chambre pour nous y reposer et converser avec lui. Cette réalité est une grande source de joie et de paix pour celui qui a reçu la grâce de la vocation religieuse et elle est un facteur puissant de persévérance dans la vocation. Heureuse aussi est la personne vivant dans le monde qui a près de chez elle une chapelle ouverte où elle peut rendre visite au Saint-Sacrement. C'est souvent le cas en ville ou près d'une communauté religieuse ou d'un lieu de pèlerinage. Je dirai plus loin quelque chose pour les personnes qui sont privées de cette possibilité.

    Mon expérience personnelle m'a appris que la prière est partout bienfaisante et exaucée : dans une chapelle, dans sa chambre ou dans la nature. Mais la prière devant le Saint-Sacrement nous apporte davantage de grâces que la prière faite en un autre lieu. C'est un mystère mais c'est vrai, sans doute parce que le Seigneur veut que nous privilégions la prière en sa présence eucharistique. Alors si nous le pouvons, prions, méditons, lisons la Bible ou un livre spirituel, récitons le chapelet devant le tabernacle de préférence.

    Petit à petit la chapelle où réside le Seigneur de manière réelle, avec son humanité et sa divinité, deviendra pour nous le lieu que nous aimerons le mieux sur la terre et sera pour nous un avant-goût du paradis. C'est la chambre du Roi céleste, et nous y avons accès chaque fois que nous le voulons. Nous y avons un droit d'entrée permanent. Chaque fois que nous y entrons, il nous accueille les bras ouverts. Il nous écoute et nous pouvons lui parler aussi longtemps que nous le voulons.

    C'est là surtout que nous allons voir et goûter à quel point le Seigneur est bon. Nous sortirons chaque fois de ces audiences fortifiés, consolés et transformés.

    Essayez et vous verrez assez vite que ce que je vous dis est vrai : vous connaîtrez une vie de prière plus douce, plus lumineuse, plus féconde et vous ne pourrez plus vous en lasser.

    Je termine par un petit mot à l'adresse de ceux qui n'ont pas de chapelle à proximité. Hélas actuellement à la campagne, les églises sont fermées la plupart du temps. Alors que faire ? Je disais que la prière devant le Saint-Sacrement apporte plus de grâce que la prière faite en un autre lieu. Il va de soi que cela est vrai pour ceux qui ont la possibilité d'un choix. En négligeant de prier devant le tabernacle, ils se privent de nombreux bienfaits. Mais les autres ? Si l'église est fermée chez vous, vous pouvez quand même faire dans votre chambre un coin de prière, et prier devant une croix, ou une belle icône du Christ ou une belle représentation de la Sainte Vierge avec l'Enfant Jésus, et vous tourner en esprit vers le tabernacle le plus proche de votre domicile, un peu comme les juifs se tournaient en esprit vers la maison de Dieu, le Temple de Jérusalem. Les distances n'existent pas pour Jésus et depuis le tabernacle, il vous écoute et vous regarde avec amour. Contempler une image sainte vous donnera aussi la grâce de la prière et de la contemplation. C'est ce que vivent nos frères orthodoxes, eux qui ne connaissent pas la prière devant le Saint-Sacrement. Les icônes, images saintes, sont une présence du monde invisible parmi nous. Une icône n'est pas une décoration mais une médiation pour entrer en contact le Christ, la Vierge ou les saints. Ce n'est pas nous qui regardons les icônes, c'est elles qui nous regardent. Même si elles ne sont pas un sacrement comme l'est l'eucharistie, du moins elles peuvent nous aider à entrer en contact avec le Christ, présent au ciel, à la droite du Père, et présent sur terre invisiblement dans le tabernacle de nos églises.

    Ref. Prier devant le Saint-Sacrement

    JPSC

  • Un jour, nous nous retrouverons tous face à Dieu (32e dimanche du temps ordinaire)

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    Prédication pour le 32e dimanche du temps ordinaire (archive du 6 novembre 2011) par le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine (Mt 25, 1-13)

    http://www.delamoureneclats.fr

    Évangile : La venue du Fils de l’homme. « Voici l’époux, sortez à sa rencontre » (Matthieu 25, 1-13)

    Jésus parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Le Royaume des cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s’en allèrent à la rencontre de l’époux. Cinq d’entre elles étaient insensées, et cinq étaient prévoyantes : les insensées avaient pris leur lampe sans emporter d’huile, tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leur lampe, de l’huile en réserve. Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent. Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’ Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leur lampe. Les insensées demandèrent aux prévoyantes : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’ Les prévoyantes leur répondirent : ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous ; allez plutôt vous en procurer chez les marchands.’ Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et l’on ferma la porte. Plus tard, les autres jeunes filles arrivent à leur tour et disent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’ Il leur répondit : ‘Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.’ Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

    Références bibliques : http://aelf.org/