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islamisme - Page 3

  • Cette foi qu'Asia Bibi n'a jamais perdue

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    Du site de "France Catholique" :

    « Asia Bibi n’a jamais perdu la foi »

    jeudi 9 mai 2019

    Accusée de blasphème, condamnée et mort et innocentée, Asia Bibi a trouvé asile au Canada au terme d’éprouvants rebondissements. Secrétaire générale du Comité International Asia Bibi et rédactrice en chef à CNews, la journaliste Anne-Isabelle Tollet revient sur l’événement et sur les perspectives qui s’offrent à la Pakistanaise.

    L’annonce de l’arrivée d’Asia Bibi sur le sol canadien a-t-elle été une surprise pour vous ?
    À vrai dire, j’étais pleine d’espoir depuis que le Premier ministre pakistanais Imran Khan avait annoncé dans une interview récente accordée à la BBC que plus rien ne s’opposait à son transfert et que celui-ci interviendrait bientôt. Je savais qu’il tiendrait parole à une réserve près : au Pakistan, l’adverbe « bientôt » peut signifier aussi bien quelques jours que quelques années !

    Imran Khan ne s’était pourtant pas opposé aux fondamentalistes lorsqu’ils avaient déposé en novembre dernier un recours après la reconnaissance de l’innocence d’Asia Bibi par les juges pakistanais…
    Je suis convaincue qu’Imran Kahn cherche très sincèrement à promouvoir la justice, la démocratie et l’ouverture au Pakistan, mais il devait faire en sorte que son pays ne sombre pas dans le chaos, ce dont menaçaient les islamistes. Je crois donc qu’il a fait preuve d’une grande habileté. Mais en définitive, il n’a pas cédé. Ce dernier épisode, au-delà du cas d’Asia Bibi, va créer une forme de jurisprudence. La justice a montré qu’elle pouvait aller à l’encontre de la foule, ce qui va atténuer la terreur que suscite la loi anti-blasphème au sein de la population, musulmane ou non.

    L’annonce de l’arrivée d’Asia Bibi au Canada n’a pas suscité les émeutes que l’on pouvait redouter. Pourquoi ?
    Le fait, précisément, qu’Imran Khan ait accepté le recours des islamistes, leur a montré qu’il était disposé à demeurer à leur écoute. Il ne faut pas oublier qu’il a été en partie élu grâce à leurs suffrages. Cette attitude a sans doute permis de calmer la situation. Par ailleurs, de manière plus circonstancielle, l’attention de l’opinion a été mobilisée par l’attentat-suicide commis à Lahore le 8 mai, au deuxième jour du ramadan, et qui a fait au moins de dix morts. On peut d’ailleurs s’interroger sur l’existence ou non d’un lien entre le départ d’Asia Bibi et cet attentat qui peut sonner comme un avertissement adressé au pouvoir.

    Il convient donc de demeurer prudent ?
    Les islamistes pakistanais n’oublient jamais rien. Ils ne lâchent rien. Et les plus radicaux d’entre eux ne renonceront jamais à la vengeance. Au cours des mois à venir, il n’est donc pas exclu de voir les chrétiens du pays subir des attaques ciblées. Quant à Asia Bibi, certes, elle est désormais protégée au Pakistan mais elle ne pourra sans doute jamais être totalement sereine : les fatwas se moquent des frontières…

    Que peut-on dire de ses nouvelles conditions de vie et des mesures de protection dont elle bénéficie ?
    On ne saura jamais où elle habite. Ce que je peux simplement dire, c’est qu’elle a rejoint ses enfants et sa famille élargie dans un appartement confortable au Canada. Désormais, elle devra faire attention à sa parole et se montrer loyale à l’égard du Pakistan. D’ailleurs, elle en est convaincue : ce n’est pas le Pakistan en tant que tel qui voulait sa mort, mais une faction fondamentaliste alliée aux Talibans. Il ne faut surtout pas qu’en se montrant imprudente, Asia Bibi n’importe le terrorisme sur le sol canadien : c’est un point dont elle est parfaitement consciente. Une fois l’effervescence retombée, je pense qu’Asia Bibi va rechercher de petits jobs – je rappelle qu’elle est analphabète – et que sa famille deviendra une famille pakistanaise parmi tant d’autres au Canada.

    Le 20 septembre, Asia Bibi va publier avec vous un livre témoignage déjà annoncé en six langues. Comment avez-vous travaillé avec elle ?
    Depuis l’automne dernier et sa mise au secret au Pakistan, nous avons pu nous parler au téléphone par l’intermédiaire d’un traducteur, à raison d’un entretien de dix minutes tous les deux jours environ. Elle se portait bien, se sentait en sécurité, et si elle était heureuse de se savoir innocentée, elle craignait encore de ne pas pouvoir rejoindre les siens. Ensemble, nous avons reparcouru tout son périple judiciaire depuis ses dix dernières années, avec le recul de sa libération.

    Vous a-t-elle parlé de ses dispositions religieuses au cours de sa captivité : son sort a-t-il bousculé sa foi ? 
    Asia Bibi n’a jamais perdu la foi. C’est même la foi qui l’a maintenue tout au long de ces années et qui lui a permis de garder espoir. Elle a beaucoup prié. Comme elle est catholique, elle s’est aussi beaucoup confiée à la Vierge Marie. Sa confiance en Jésus était totale : elle ne pouvait pas concevoir qu’Il l’abandonne un jour.
    Propos recueillis par Guillaume Bonnet

  • Asia Bibi a quitté le Pakistan pour le Canada

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    De Radio Canada :

    Six mois après avoir échappé à la peine de mort pour blasphème, la chrétienne Asia Bibi a pu quitter le Pakistan et se dirigerait vers le Canada, a fait savoir son avocat.

    Citant des sources qu'il n'a pas nommées, Saif Ul Malook, qui représente Mme Bibi, a indiqué à Reuters et à CNN que sa cliente se rendait vers le Canada, où ses filles ont déjà obtenu l’asile politique.

    Questionné à ce sujet, le gouvernement canadien n’a toutefois pas été en mesure de confirmer cette information. De son côté, le ministre pakistanais des Affaires étrangères n’a pas donné suite aux demandes d’entrevues de Reuters.

    Plusieurs médias et grandes chaînes de télévision au Pakistan ont relayé l'information selon laquelle Mme Bibi avait quitté le pays.

    Relâchée sur la base d’une décision de la Cour suprême pakistanaise, qui l'a innocentée en octobre dernier, Asia Bibi se sentait en danger au Pakistan. Le verdict controversé a poussé des centaines de manifestants islamistes à prendre les rues d’assaut pour réclamer la mise à mort de cette chrétienne de 50 ans.

    Les plus fervents détracteurs ont d’ailleurs mis en garde le premier ministre Imran Khan de ne pas laisser Mme Bibi quitter le pays.

    Travailleuse agricole et mère de quatre enfants, Asia Bibi a été condamnée à mort en 2010 pour blasphème, mais a toujours plaidé son innocence.

    Les événements remontent à 2009, lorsque Mme Bibi a voulu offrir de l’eau à des villageoises musulmanes. Certaines ont refusé de boire dans la même bouteille qu’une chrétienne. Une dispute s’en est suivie, et deux d’entre elles l’ont accusée d’avoir insulté le prophète Mahomet.

    Réfugiée dans un « endroit sûr » depuis sa sortie de prison, Asia Bibi avait déjà manifesté, par l'entremise de son avocat, le désir d’immigrer vers le Canada.

    Le premier ministre Justin Trudeau avait d’ailleurs indiqué en novembre 2018 que le Canada était « en discussion » avec les autorités pakistanaises afin d'accueillir Asia Bibi.

  • Ramadan : les prêches incontrôlables d'imams étrangers invités dans les mosquées en Belgique

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    Lu sur le site de la Libre :

    Des imams étrangers invités à mener les prêches en Belgique lors du ramadan

    Pour compenser la pénurie d'imams en Belgique durant le ramadan, l'Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) fait appel aux imams étrangers pour prêcher dans le pays lors de cette période.

    "Cela nuit à l'intégration", déplore toutefois l'imam anversois Nordine Taouil mardi dans De Morgen. Il est question de 81 imams marocains dont 49 sont approuvés par le ministère marocain des Affaires religieuses. Ils reçoivent tous un visa temporaire d'un mois, après un contrôle réalisé par les services de renseignements belges. Ils sont chargés du prêche au cours du prochain mois dans les mosquées du pays, comme c'était déjà le cas au cours de années précédentes.

    L'imam anversois Nordine Taouil identifie un problème alors que ces imams étrangers ne parlent ni français ni néerlandais, et ne sont pas tenus aux valeurs et normes de la société belge. "Les imams ne sont pas formés à fournir des réponses appropriées aux musulmans de notre pays".

    L'imam gantois Brahim Laytouss déplore l'action du politique en la matière. "Certains partis politiques sont hypocrites", avance-t-il, regrettant que les formations veulent d'une part réduire l'influence étrangère dans nos mosquées, mais refusent d'autre part de mettre en place une structure pour un Islam de Belgique et une formation des imams.

    L'Exécutif des musulmans de Belgique n'a pas voulu répondre à De Morgen.

  • Al-Baghadi lance une nouvelle guerre contre les chrétiens mais en Occident aussi l'Eglise est attaquée

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) en traduction française sur le site diakonos.be :

    La nouvelle guerre d’al-Baghdadi contre les chrétiens.  Mais l’Occident aussi attaque l’Église

    Le dimanche et le lundi de Pâques, place Saint-Pierre, le pape François a fait tout ce qui était possible – au nom du dialogue avec l’Islam – pour faire passer comme de vagues actes n’étant cependant “jamais justifiables” les attentats terroristes en chaîne qui ont tué des centaines de chrétiens réunis à l’église pour célébrer le Christ ressuscité.  Un cinquième de ces victimes étaient des enfants. 

    Mais le lundi 29 avril, soit une semaine plus tard, la “justification” sans équivoque est tombée.  Cinq ans après sa mémorable prédication depuis la grande mosquée de Mossoul, le chef suprême de l’État islamique, Abu Bakr al-Baghdadi, a refait surface non seulement pour revendiquer l’hécatombe du Sri Lanka mais surtout pour présenter cette dernière comme étant le modèle d’une nouvelle offensive sur le point d’éclater à l’échelle mondiale, surtout en Afrique et en Asie, avec comme première cible les chrétiens. 

    Entretemps, dans toutes les églises du Sri Lanka, aucune messe n’a été célébrée le dimanche après Pâques, par peur de nouveaux attentats.  Là-bas, les chrétiens représentent environ 7% de la population et ils ont été comme touchés en plein cœur. 

    Après avoir été chassé des territoires qu’il avait initialement conquis en Syrie et en Irak, al-Baghdadi a déclaré une nouvelle “guerre d’usure”, en arabe “niqaya”, contre les “croisés”, sans armée sur le terrain mais avec des actes de guérilla, des assauts, des attentats, perpétrés par des militants éparpillés et cachés un peu partout, même en Europe, à en juger par les nombreux “foreign fighters” rentrés en France, en Grande-Bretagne, en Italie, en Belgique, en Allemagne, etc. après avoir combattu en Syrie et en Irak dans les rangs de l’État islamique vaincu.

    Et tout cela au nom d’une idéologique islamique radicale dont se prévaut non seulement “l’émir des croyants” al-Baghdadi mais qui est “encore largement répandue et qui jouit du soutien, notamment financier, de plusieurs personnes, une vision djihadiste empreinte d’esprit de vengeance basée sur des textes datant du septième siècle et sur une interprétation rigoureuse de la loi islamique”, a déclaré le patriarche chaldéen de Bagdad et cardinal Louis Raphael Sako le 30 avril à “Asia News”.  “La responsabilité de combattre cette idéologie incombe aux autorités musulmanes”, a-t-il ajouté. 

    *

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  • Vers une élimination totale des chrétiens d'Orient" ?

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    D'Alexandre del Valle sur le site de Valeurs Actuelles :

    Réflexions sur le plan d’extermination des chrétiens d’Orient

    Alors que les chrétiens du Sri Lanka pleurent encore les morts de l’attentat du lundi de Pâques, revendiqué par Daech, et alors que l’on vient de commémorer le génocide des chrétiens de l’empire ottoman (Arméniens, Assyro-chaldéens) de 1915 poursuivi jusque dans les années 1970 par le massacre et l’expulsion des Grecs pontiques, l’actualité nous rappelle tragiquement que les chrétiens demeurent la communauté religieuse la plus menacée dans le monde. Violemment nié par la Turquie nationale-islamiste du néo-Sultan Erdogan, ce génocide est ouvertement loué par Al-Qaïda et Daech qui appellent depuis des années à une “solution finale des chrétiens d’Orient”, rappelle le géopoliticien Alexandre del Valle.

    On ne rappellera jamais assez que l’éradication des chrétientés autochtones, officiellement bénie par les autorités islamiques turques (cheikh ul-islam) et planifiée par les panturquistes dits « Jeunes Turcs » à la fin de l’empire ottoman durant la Première guerre mondiale, après des premiers pogroms de la fin du XIXème siècle, est toujours farouchement niée par la Turquie. Rappelons que le christianisme s’est répandu entre le Ier et le IIIème siècle d’abord au Proche-Orient et dans le territoire de la Turquie actuelle. Le christianisme latin est même né en partie en Afrique du Nord, pays de Saint Augustin (Annaba, Algérie actuelle) et de Tertullien (Carthage, actuelle Tunisie).

    Avec la conquête arabo-islamique, les chrétiens d’Afrique du Nord comme du Proche et Moyen-Orient deviennent, avec les juifs, des citoyens de seconde zone (Dhimmi, Ahl al-Dhimma) et sont massivement contraints de devenir musulmans pour échapper aux humiliations inhérentes à leur statut inférieur et à l’impôt du tributaire soumis (Jizya, Coran 9, 29). L’Église chrétienne survivra jusqu’à la prise de Tunis par le dynaste Almohade Abd-Al-Moumène, en 1159, lequel proposera aux chrétiens la conversion ou la mort. Le christianisme autochtone disparaîtra totalement de l’Afrique du Nord au XIIème siècle désormais entièrement soumise au rite sunnite orthodoxe malikite qui persécutera aussi les chrétiens d’Al Andalus.

    De nos jours, l’islam est plus que jamais la religion d’Etat de tous les pays maghrébins et même arabes, excepté le Liban, et la liberté religieuse n’existe pas pour les chrétiens qui sont persécutés et sévèrement punis par les lois s’ils sont des autochtones convertis (considérés comme « apostats »). Cette « solution finale » des chrétiens qui les a fait disparaître totalement du Maghreb, d’Arabie saoudite, presque totalement en Turquie, plus récemment d’Irak, de Palestine (ils préfèrent vivre en Israël qu’à Gaza ou Ramallah !), et qui est en cours au Pakistan, en Malaisie, en Indonésie, au Soudan, en Mauritanie, aux Maldives, etc., n’a jamais fait l’objet d’un mea culpa de la part des autorités islamiques sunnites officielles (Al-Azhar, Saoudie, OCI, Ligue islamique mondiale) qui somment pourtant en permanence les Occidentaux de s’excuser pour les croisades, la colonisation ou « l’islamophobie ». 

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  • RDC : Revendication de circonstances ou implantation durable de l’Etat islamique au Congo ?

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    L’Etat islamique (EI) revendique sa première attaque en République démocratique du Congo (RDC) et s’attribue la responsabilité d’un assaut contre une caserne de l’armée congolaise. De Christophe Rigaud sur le site Afrikarabia :

    Monusco-Beni-1024x628.png« Revendication de circonstances ou implantation durable de l’Etat islamique au Congo ? Deux messages de l’agence Amaq, l’organe de propagande du groupe terroriste, affirment que des « combattants de l’État islamique » ont participé à l’attaque d’une caserne de Bovata, près de Beni, dans le nord de la province du Nord-Kivu. Une première en République démocratique du Congo (RDC), qui deviendrait, selon l’Etat islamique une nouvelle zone de son « califat » en Afrique centrale. Une attaque a bien été identifiée par l’ONU dans la nuit du 16 au 17 avril dans la même zone, et les assaillants ont été identifiés comme des miliciens ADF (Allied Democratic Forces), une rébellion ougandaise. Et depuis plusieurs années, experts et chercheurs s’interrogent sur de possibles liens entre la milice musulmane ougandaise, largement « congolisée » depuis, et l’organisation Etat islamique – voir notre article.

    Des connexions avec l’islamisme radical

    La connivence entre les rebelles ougandais des ADF et des groupes terroristes étrangers n’est pas une information nouvelle. Ce groupe, présent en RDC depuis les années 1995, a été dirigé par un chrétien converti à l’islam, Jamil Mukulu, qui a été arrêté en 2017. En lutte contre le président ougandais Museveni, les ADF se sont enracinés dans l’Est du Congo, faute de pouvoir déstabiliser le régime de Kampala. En 2012 déjà, un rapport d’International Crisis Group (ICG) se demandait si les ADF ne représentaient pas « une menace islamique en Afrique centrale ».

    Suite aux attentats d’Al-Shebab à Kampala en 2010, l’ONU et les services de sécurité ougandais et congolais faisaient état « de la présence de Somalis au sein des ADF ». Plus récemment, en 2018, le Groupe d’études sur le Congo (GEC) avait eu accès à de nombreuses vidéos des ADF et établissait des connexions avec l’Etat islamique. En juillet 2018, Waleed Ahmed Zein est arrêté à Nairobi. On découvre que ce kenyan, qui est considéré comme le trésorier de Daesh en Afrique, sert d’intermédiaire financier entre l’EI et plusieurs groupes armés, dont les ADF au Congo.

    Daesh et ADF, deux groupes en perte de vitesse

    Les liens directs entre Daesh et les ADF ne sont pourtant toujours pas établis formellement. Il s’agit pour l’instant de deux groupes distincts dont le niveau de collaboration reste encore très flou. Cette revendication intervient au moment où les deux mouvements terroristes sont en perte de vitesse. Les ADF sévissent dans la région de Beni depuis 2014. C’est dû moins ce qu’affirme l’armée congolaise (FARDC), qui lui attribue régulièrement les différentes attaques dans cette zone du Nord-Kivu. Des attaques cruelles, à l’arme blanche, qui se concentrent surtout sur des cibles civiles. On estime à plus de 2.000 le nombre de victimes en 5 ans, autour de la ville de Beni.

    Cette revendication de l’Etat islamique intervient alors que Daesh a perdu tout contrôle territorial en Syrie et en Irak, et se cherche de nouvelles terres de conquête. L’Afrique constitue clairement un objectif affiché depuis plusieurs années par le patron de l’EI lui-même, Abou Bakr al-Baghdadi. Et la zone du Nord-Kivu est un terrain tout trouvé. Une cinquantaine de groupes armés pullulent encore dans la région depuis plus de 25 ans et les ADF constitue le groupe le plus structuré et le plus violent de l’Est du Congo… un allié idéal pour l’Etat islamique, en quête de relais en Afrique centrale. Du côté des ADF, cette alliance est une aubaine pour « remotiver les troupes », alors que le groupe peine à s’imposer sur le terrain, face à la traque de l’armée congolaise et des casques bleus de l’ONU.

    Tshisekedi en première ligne

    On reste cependant étonné que cette revendication intervienne sur une attaque d’aussi faible ampleur (2 ou 3 morts selon les sources). Mais la présence du tout nouveau président Félix Tshisekedi dans le Nord-Kivu pour un déplacement sur les questions de sécurité, explique peut-être cette précipitation. Le chef de l’Etat, qui doit partager le pouvoir avec l’ancien président Joseph Kabila qui reste majoritaire à l’Assemblée nationale et au Sénat, cherche à reprendre la main sur l’armée congolaise, accusée d’être passive au Nord-Kivu.

    Pire, certains officiers FARDC sont accusés de connivence avec les ADF. Plusieurs enquêtes des experts des Nations unies et du Groupe d’Etude sur le Congo (GEC) ont pointé la responsabilité de l’armée congolaise, et principalement celle du général Muhindo Akili Mundos, comme complice et co-auteur de certains massacres de masse dans la région de Beni – voir notre article. Cette revendication tombe donc à point nommé pour le président Tshisekedi, qui peut désormais exiger « un grand ménage » dans l’armée. Le chef de l’Etat peut également profiter de cette revendication pour demander un appui renforcé des casques bleus de la Monusco dans la région, et pourquoi pas… une aide extérieure.

    L’éradication des ADF et une stabilisation de la région de Beni, à feu et à sang depuis 2014, serait une importante victoire pour le président Tshisekedi, toujours en quête de légitimité après son élection contestée. La revendication de circonstance et très virtuelle de Daesh, constitue pour l’instant une opportunité pour le président Tshisekedi de réussir son premier coup politique : reprendre la main sur l’armée dans l’Est du pays. Mais attention, si la collaboration entre l’Etat islamique et les ADF venait à prendre de l’ampleur, la région pourrait rapidement redevenir une zone incontrôlable et menacer Kinshasa comme ont pu le faire de nombreux groupes armés par le passé.

    Ref. Revendication de circonstances ou implantation durable de l’Etat islamique au Congo ?

    L’implantation de l’Islam au Congo est plus que marginale. Les vieux souvenirs esclavagistes du XIXe siècle font partie de la mémoire historique des populations implantées dans ce qui deviendra le Congo tel que nous le connaissons aujourd’hui. Déjà, sous la colonisation belge, les « arabisés » -ambulants ou implantés- dans l'Est de la colonie suscitaient une méfiance « belgo-congolaise » latente...

    JPSC

  • Les catholiques d'Asie aux côtés des victimes des attentats au Sri Lanka

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    Du site des Missions Etrangères de Paris (Eglises d'Asie) :

    Les catholiques asiatiques aux côtés des victimes des attentats au Sri Lanka

    Le 21 avril, jour du dimanche de Pâques, les attentats qui ont visé plusieurs églises et hôtels au Sri Lanka ont entraîné au moins 359 victimes et de nombreux blessés. Il s’agit de l’attaque la plus violente survenue dans le pays depuis la fin de la guerre civile sri-lankaise, en 2009 après 26 ans de conflits. En réaction aux attentats, de nombreux évêques catholiques et responsables religieux à travers l’Asie ont envoyé leurs condoléances au Sri Lanka et aux familles des victimes. Le cardinal Charles Maung Bo, archevêque de Rangoun et président de la Fédération des conférences épiscopales asiatiques, a confié sa prière pour les victimes, en priant le Christ ressuscité de « renforcer la bonne volonté de tous face au climat de peur suscité par les attentats ».

    De nombreux évêques et responsables religieux à travers l’Asie ont envoyé leurs condoléances au Sri Lanka suite aux attaques terroristes du dimanche 21 avril, qui entraîné au moins 359 victimes le jour de Pâques. Au Pakistan, où les chrétiens ont subi de nombreux attentats similaires dans le passé, le Centre d’aide juridique (CLAAS), une organisation qui propose un accompagnement juridique aux chrétiens face aux persécutions, a organisé une marche contre le terrorisme le 22 avril. « Nous sommes prêts à faire tout notre possible pour aider le gouvernement sri-lankais. Ces attentats menacent la paix mondiale. Les dirigeants de tous les pays doivent oublier leurs différences pour s’unir contre le terrorisme », a déclaré Joseph Francis, le directeur national de CLAAS. Le Forum pour les droits des minorités, une ONG catholique au Pakistan, a organisé une veillée aux chandelles en hommage aux victimes, devant le Club de la presse de Lahore. Le père Saleh Diego, directeur de la Commission nationale pour la Justice et la Paix (NCJP) au Pakistan, a confié que le Sri Lanka, un pays en apparence paisible, avait souffert du fanatisme des terroristes et de leur haine de la paix et du christianisme. Dans un communiqué commun, Mgr Joseph Arshad (président du NCJP), le père Emmanuel Yousaf (directeur national) et Cecil Shane Chaudhry (directrice générale) ont souligné que les attentats mettent en évidence la montée de l’extrémisme et de la radicalisation à travers le monde. « Toute la communauté chrétienne au Pakistan est profondément attristée par ces actes atroces. Nous prions pour les âmes des défunts, et nous demandons au Seigneur de soutenir les blessés et les familles endeuillées. Que les coupables de ces attentats soient poursuivis en justice », a déclaré Mgr Arshad. Le père Shahzad Arshad, cure de la paroisse Saint-Michel de Karachi, confie avoir fait part de la solidarité de l’Église du Pakistan à ses amis sri-lankais. Il assure que toute la communauté chrétienne pakistanaise est aux côtés des victimes.

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  • Les chrétiens d'Asie vont-ils connaître le même sort que les chrétiens d'Orient ?

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    Du site Atlantico.fr :

    DIFFICILES LEÇONS
    Sri Lanka : les chrétiens d’Asie vers un destin similaire à ceux d’Orient ?

    Joël Guerriau : C'est un événement inattendu dans la mesure où le Sri Lanka n'est pas la terre la plus exposée au risque terroriste. On ne peut noter que l'horreur du bilan qui pourrait encore augmenter qui fait état de 290 morts dont 35 étrangers et plus de 500 blessés. C'est d'autant plus inattendu que, lorsque l'on y vit aujourd'hui, le Sri Lanka ne donne pas du tout cette impression d'être exposé à un risque terroriste. La communauté française sur place ne se sent absolument pas en danger. L'intolérance n'a plus de frontières, ce qui vient de se produire là est dramatique et prouve, s'il y avait encore besoin de preuves, que le terrorisme frappe n'importe où.

    A l'heure où je m'exprime aucune revendication n'a pour l'instant été faite. Toutefois le caractère terroriste fait peu de doutes au regard des inquiétudes exprimées par le chef de la police locale sur cette question il y a une dizaine de jours (qu'un mouvement islamiste appelé NTJ projetait des "attentats suicides contre des églises importantes") et le fait que des Sri-lankais soient partis se battre en Irak et en Syrie par le passé. Le terrorisme dans la région n'est évidemment pas un phénomène nouveau tout comme les attentats suicides au Sri Lanka mais cela réveille forcément de douloureux souvenirs.

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  • Les Pâques sanglantes du Sri Lanka

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    Du site "La sélection du jour" :

    PÂQUES SANGLANTES AU SRI LANKA

    Le bilan est dramatique : en pleine fête de Pâques, un mouvement islamiste, le National Thowheeth Jama’ath (NTJ), a visé de ses bombes chrétiens et touristes occidentaux, ciblant tout particulièrement les hôtels de luxe et trois églises du Sri Lanka, où était célébrée la messe de Pâques. Au moins 290 personnes ont été tuées, 500 autres blessées. Comme l’a expliqué Marc Fromager, directeur de l’AED, à Famille Chrétienne, "aller à la messe dans certains pays nécessite une réel courage, en particulier à Noël ou à Pâques. Malheureusement, on finirait presque par s'y habituer. Mais cela concerne habituellement d'autres régions du monde, le Moyen-Orient, le Pakistan ou des pays africains comme le Nigeria. L'objectif est bien entendu de frapper davantage de monde, rassemblé pour la fête, mais aussi d'assurer un effet supplémentaire de sidération avec l'impact symbolique."

    Alors qu’au moins 35 ressortissants étrangers font également partie des victimes, 24 personnes ont déjà été arrêtées, toutes originaires du Sri Lanka.  Mais cette stratégie du chaos islamistes demeure encore et toujours la même, où qu'elle frappe : via des bombes et des kamikazes, frapper les chrétiens, mais aussi faire fuir les touristes, affaiblir l’économie et radicaliser peu à peu le pays. Alors que le califat auto-proclamé de Daesh est tombé, c’est un autre front qui s’ouvre peut-être en Asie du Sud-Est pour les islamistes. Les enquêteurs cherchent encore à savoir si ces terroristes locaux ont ou non des liens avec l’étranger, comme l’a déclaré dans une allocution télévisée le chef de gouvernement.

    Dans ce petit pays de 21 millions d’habitants,  on compte environ 70% de bouddhistes, 12% d’hindouistes, 10% de musulmans, et seulement 7% de chrétiens, soit environ 1,2 million de pratiquants. Dans les trois églises catholiques ciblées, les fidèles étaient rassemblés pour la messe de Pâques. Au sein de l’église Saint-Anthony à Colombo, de l’église Saint-Sébastien à Negombo et d’une église de Batticaloa, les bombes ont fait un véritable carnage en plein office. Cela aurait-il pu être évité ? La question se pose, le chef de la police nationale du Sri Lanka ayant alerté ses services il y a une dizaine de jours sur le fait que le NTJ projetait "des attentats suicides contre des églises importantes et la Haute commission indienne."

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  • Sri Lanka : Jean-Pierre Denis évoque "une interminable messe noire"

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    De Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction, sur le site de l'hebdomadaire "La vie" :

    Une interminable messe noire

    Le contraste est grand entre l’indifférence de nombreux Européens au sens des fêtes religieuses et l’intensité avec laquelle les fidèles les vivent au Proche-Orient, en Afrique ou en Asie. Dans les pays où la liberté religieuse est un droit mais où les chrétiens deviennent une minorité culturelle, l’Avent n’est qu’un calendrier promotionnel et Pâques une affaire de jours fériés, de week-end prolongé et de chasse à l’œuf. S’il faut l’incendie de Notre-Dame ou la mort du père Hamel pour que l’on entrevoie que la lumière de la foi scintille encore, de tels événements ne changent guère le cours des choses. Mais là où les chrétiens vivent en minorité religieuse, pratiquer sa foi se paie parfois au prix de la discrimination, de l’intimidation et de la désolation. Les attentats de Pâques au Sri Lanka nous ramènent à cette autre réalité.

    Il y a une quinzaine d’années, j’avais pu constater, au Sri Lanka même, que les églises catholiques et les temples pentecôtistes étaient incendiées par des extrémistes… bouddhistes. On commençait alors à faire un triste inventaire et à constater que, de la Corée du Nord à l’Arabie Saoudite, et donc des régimes d’athéisme au règne du wahhabisme en passant par toutes les complexité de l'Asie, le christianisme est la religion la plus persécutée. Il ne s’agit pas de faire ici de la surenchère victimaire, mais de décrire une réalité aussi abondamment documentée que rarement évoquée. Bien entendu, les disciples du Christ n’ont pas le triste monopole de la violence subie. Le récent massacre commis par un militant d’extrême-droite dans une mosquée de Nouvelle-Zélande est là pour nous le rappeler, si besoin était. Au Sri Lanka, d’ailleurs, la minorité musulmane subit elle aussi des campagnes de persécution, dans un pays par ailleurs fracturé par un conflit ethnico-religieux. On doit souligner ce point pour ne jamais tomber dans le piège de la violence confessionnelle, élément le plus redoutable de la stratégie terroriste.

    Reste que, ces dernières années, la dissémination de la violence islamiste a fini par instiller l’idée que la Nativité et la Semaine sainte seraient rituellement célébrées dans le sang et l’horreur, comme une interminable messe noire. Citons, pour mémoire, la série d’attentats organisées par Boko Haram au Nigéria à Noël 2011, avec des dizaines de victimes. Ou le dimanche des Rameaux 2017, avec deux attaques en Égypte contre des lieux de culte coptes. Ces crimes revendiqués par Daech avaient fait, là encore, des dizaines de morts et plus de deux-cents blessés.

    Ces persécutions antichrétiennes peuvent paraître aussi étranges qu’étrangères.Certains communiqués éplorés, après les attentats de Colombo, Negombo et Batticaloa, ont soigneusement omis de citer les mots « église », « Pâques » ou « chrétiens », s’en tenant à l’expression d’une vague et peu engageante sympathie pour le peuple sri-lankais, sous prétexte sans doute que des grands hôtels avaient aussi été visées. Pourquoi ces pudeurs, ces précautions, ces petites lâchetés déguisées en prudence ? Et si c’était pour des raisons plus profondes qu’il n’y paraît ? En dire plus risquerait peut-être de remettre le christianisme au centre, non comme un héritage patrimonial à restaurer, telle une flèche de Notre-Dame à rebâtir avant les prochains JO, mais comme une réalité humaine universelle et vivante, faite d’enfants, de femmes et d’hommes réunis pour célébrer la promesse universelle d’un salut. Cela obligerait à s’interroger sur le mystère même de cette espérance pascale qui espère malgré le mépris, malgré la violence, malgré tout.

  • Sri Lanka : près de 300 morts et 500 blessés

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    Du site de la RTBF :

    Sri Lanka : le bilan des attentats de dimanche grimpe à 290 morts et 500 blessés

    Environ 290 personnes ont été tuées et 500 blessées dans les attentats suicide du dimanche de Pâques au Sri Lanka, selon un nouveau bilan annoncé lundi par la police locale."Le bilan est autour de 290 (morts) et 500 blessés", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police Ruwan Gunasekera.

    24 personnes ont été arrêtées en lien avec cette vague d'attaques, qui n'ont pas été revendiquées à ce stade, a-t-il ajouté. Dimanche, en quelques heures, des bombes ont semé mort et désolation dans quatre hôtels et trois églises, en pleine messe de Pâques, en plusieurs endroits de l'île d'Asie du Sud, qui n'avait pas connu un tel déchaînement de violence depuis la fin de la guerre civile il y a dix ans.

    Huit explosions au total ont frappé dimanche le Sri Lanka. Du Vatican aux États-Unis en passant par l'Inde, ces attentats ont soulevé un émoi mondial. Plusieurs dizaines d'étrangers ont été tués dans ce pays prisé des touristes pour ses plages idylliques et sa nature verdoyante. Leur nombre exact "est difficile à déterminer. Autour de 37 (étrangers) sont morts, sur lesquels 11 ont été identifiés. Certains des corps sont mutilés et il est compliqué de les identifier", a déclaré à l'AFP un responsable des Affaires étrangères.

    La police a annoncé lundi qu'une "bombe artisanale" avait été trouvée tard dimanche sur une route menant vers le principal terminal de l'aéroport de Colombo et qu'elle avait été désamorcée avec succès par les forces aériennes sri-lankaises. L'aéroport reste ouvert sous haute sécurité suite aux attentats. Environ 1,2 million de catholiques vivent au Sri Lanka, un pays de 21 millions d'habitants où les chrétiens représentent 7% de la population, majoritairement bouddhiste (70%). Le pays compte également 12% d'hindous et 10% de musulmans.

    Ce carnage cause-t-il autant d'émoi que l'incendie de Notre-Dame? Tant de morts, tant de blessés déchiquetés par les bombes des assassins... Et ce sont des frères chrétiens qui, comme nous, s'étaient rendus à l'église pour y fêter le Christ ressuscité. Notre coeur est lourd. Savourer la joie pascale dans de telles circonstances n'est pas vraiment évident. 

  • "Grand remplacement", réalité ou intox ?

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    Du site "Boulevard Voltaire" :

    Jean-Paul Gourévitch : « Le changement de population est indiscutable »

    Ā l’occasion de la parution, chez Pierre-Guillaume de Roux, de son dernier ouvrage, Le Grand Remplacement, réalité ou intox ?, Jean-Paul Gourévitch a donné un entretien à Boulevard Voltaire. Alors, le Grand Remplacement : réalité ou intox ?

    Vous publiez Le grand remplacement, réalité ou intox ? Aux Éditions Pierre-Guillaume de Roux.
    La sortie de votre livre tombe très bien dans l’actualité puisque nous sommes une semaine après la tuerie de Christchurch. Le tueur s’est revendiqué de Renaud Camus et a notamment cité la théorie du grand remplacement.
    Grand remplacement, réalité ou intox ?

    J’ai écrit cet ouvrage non pas par rapport à la tuerie de Christchurch puisque c’est un ouvrage que j’ai commencé il y a une bonne année. Je l’ai fait pour essayer de montrer ce qu’il y avait à la fois d’exact et d’erroné dans cette théorie du grand remplacement. D’où le titre réalité ou intox.

    Il est vrai que cette tuerie, et surtout l’instrumentalisation qui en a été faite, laisse entendre que finalement l’extrême droite, et en particulier Renaud Camus, serait coupable d’inciter à la haine et aux attentats. C’est quelque chose d’inadmissible.

    Ce n’est pas parce qu’on n’aime pas Renaud Camus qu’il faut l’accuser de pousser à la rébellion. C’est un homme tout à fait pacifique. Le grand remplacement est un concept, une thèse, mais pas un outil de combat.

    Peut-on parler d’un changement de population en Europe occidentale ?

    Le changement de population est indiscutable. Je prends les chiffres très officiels. Ceux de l’office français de l’immigration et de l’intégration. Il y a en France 11 % d’immigrés au sens du mot immigré, c’est-à-dire né étranger dans un pays étranger et de parents étrangers. Si on y ajoute les descendants directs, qu’ils soient issus de deux parents étrangers ou d’un couple mixte, on arrive à 24 %. C’est une proportion beaucoup plus importante que la proportion qui existait autrefois. Transformation oui, cela ne veut pas dire automatiquement grand remplacement.

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