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Politique - Page 3

  • La Commission européenne engagée dans le soutien des initiatives en faveur de la "sécurité de l'avortement"

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    LA COMMISSION EUROPÉENNE S'ENGAGE À SOUTENIR LES INITIATIVES EN FAVEUR DE LA "SÉCURITÉ DE L'AVORTEMENT"

     de genethique.org

    Intervenue lors de la Conférence « She decides » (cf. "She Decides" : Des fonds en panne pour financer l'avortement et "She Decides" : Obianuju Ekeocha demande à l'Occident des accouchements sans risque plutôt que des avortements sans risque), Neven Mimica, commissaire européenne chargée de la coopération internationale et du développement, a déclaré que la Commission européenne allait continuer à utiliser « nos fonds » pour les services de planification familiale à travers le monde, qui recouvrent les questions liées à « la sécurité de l’avortement ».

    Jusqu’ici, la Commission européenne avait toujours été prudente sur le sujet, insistant sur le fait qu'elle n'avait pas de « politique sur l'avortement » ou ne « favorisait pas l'avortement », respectant le cadre juridique des pays. La donne semble avoir changé. La commissaire Mimica a déclaré être « fière d'annoncer que nous continuerons à soutenir le travail de nos partenaires comme l'UNFPA, l'UNICEF, l'IPPF ». Alors même que l’IPPF fait l’objet d’une enquête pour trafic de fœtus avortés.

    Le commissaire s'est engagé, quant à lui, à mobiliser « des fonds supplémentaires pour combler les lacunes et soutenir les programmes de santé et de droits sexuels et reproductifs, de planification familiale, d'éducation, d'information et de santé préventive ».

    Sources: Agenda Europe (2017/03/07)

  • Italie : les naissances au plus bas

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    Lu sur le site de la Tribune de Genève :

    Les naissances sont au plus bas en Italie

    Démographie : 474'000 naissances en 2016, c'est le nombre le plus faible depuis l'unification de l'Italie en 1861.

    Le nombre de nouveau-nés en Italie est tombé à un point bas inédit l'an dernier, a annoncé lundi l'office national de la statistique, l'ISTAT. En parallèle, la population a diminué et son âge moyen augmenté.

    Il y a eu en 2016 12'000 naissances de moins qu'en 2015, soit un total de 474'000 naissances. C'est le nombre le plus faible depuis l'unification du pays en 1861. Le nombre de décès s'est élevé à 608'000.

    L'âge moyen en Italie est désormais de 44 ans et neuf mois, au lieu de 44 ans et sept mois en 2015. Au total, plus de 22% de la population est âgée de plus de 65 ans. Il s'agit du ratio le plus élevé des pays de l'union européenne.

    1,34 enfant par femme

    L'Italie compte 60,58 millions d'habitants, soit 86'000 de moins qu'en 2015, et ce malgré l'arrivée de migrants dont le taux de fécondité est plus élevé.

    Le taux de fécondité, de 1,34 en moyenne au niveau national, est très variable d'une région à l'autre. Ainsi, en Sardaigne, les femmes n'ont en moyenne que 1,07 enfant alors que dans la province de Bolzano dans l'extrême nord du pays, près de la frontière autrichienne, le taux de naissance a même augmenté et s'élève à 1,78 enfant par femme.

    Par ailleurs, le nombre d'Italiens, qui partent s'installer à l'étranger a augmenté de 12,6% d'une année sur l'autre pour atteindre 115'000. (ats/nxp)

  • Protégeons la dignité des femmes, prévenons l'addiction à la pornographie

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    Communiqué de presse de la FAFCE :

    Protégeons la dignité des femmes, prévenons l'addiction à la pornographie 

    Bruxelles, le 8 mars 2017
     
    Alors que la Journée internationale de la Femme est observée par les institutions politiques dans le monde entier aujourd’hui, la Fédération européenne des Associations familiales catholiques (FAFCE) souhaite attirer l'attention sur la dignité de la femme, souvent bafouée par la pornographie, où la femme est réduite à un objet. 

    En 2015, NBC News rapportait que, globalement, l’industrie pornographique a une valeur estimée de 97 milliards de dollars. Il y a un cercle vicieux entre la pornographie, l’exploitation et les abus sexuels, et la traite des être humains. 

    L’exploitation sexuelle est la raison principale de la traite humaine dans l'Europe occidentale et centrale. Selon une étude du Parlement européen sur l’exploitation sexuelle et la prostitution de 2014 "la traite des êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle serait l'une des activités illicites les plus lucratives d'Europe, les groupes criminels en retirant environ 3 milliards de dollars par an".

    Le marché de la prostitution est un phénomène hautement globalisé et "industrialisé", où des millions de femmes et d'enfants issus de milieux défavorisés partout dans le monde sont achetés et vendus par des cercles criminels à des macro-bordels qui peuvent exploiter des centaines de victimes à la fois.

    L'addiction à la pornographie crée une demande pour les formes les plus extrêmes de pornographie, conduisant à son tour à perpétuer l'exploitation et la traite de femmes et d'enfants, qui sont victimes de cette forme d'esclavage moderne. 
     
    Alors que l'Union européenne est en train de revoir sa Directive sur les services de médias audiovisuels, il y a une opportunité de renforcer la protection des mineurs des contenus nocifs, qui peut à son tour contribuer à prévenir l'addiction à la pornographie. L'exposition des enfants à la pornographie a un impact énorme sur leur compréhension de la sexualité et en particulier de la femme et de sa dignité, puisque les femmes sont souvent représentées comme des objets dans ce contexte.

    La FAFCE a lancé un appel aux Députés européens pour leur demander de protéger les enfants contre les contenus audiovisuels nocifs, tels que la pornographie et la violence. L'appel, qui est  encore ouvert, a déjà reçu l'appui de 14 organisations internationales et européennes. 
     
    Contact:
    Maria Hildingsson, Secrétaire Général
    Mob. +32 4 70 20 39 18
    info@fafce.org
    La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe, FAFCE, détient un statut participatif auprès du Conseil de l’Europe, est membre de la Plateforme des droits fondamentaux de l’UE et représente les associations familiales de 15 Etats européens.
  • Bruxelles, 21 mars : la fondation Jérôme Lejeune organise une conférence au Parlement européen sur la recherche au bénéfice des personnes porteuses de trisomie 21

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    Recherche sur la trisomie 21 : la Fondation Jérôme Lejeune interpelle le 21 mars les responsables politiques européens

    - ACTUALITÉS, EVÉNEMENT, RECHERCHE SCIENTIFIQUE

    A l’occasion de la journée mondiale de la trisomie 21, la fondation Jérôme Lejeune organise le mardi 21 mars à 18h, une conférence ouverte à tous au Parlement européen à Bruxelles sur la recherche au bénéfice des personnes porteuses de trisomie 21. La fondation souhaite ainsi poursuivre son interpellation des responsables politiques européens sur la nécessité de développer des programmes de recherche à visée thérapeutique.

    Co-parrainé par deux députés européens, Miroslav Mikolášik (PPE, Slovaquie), et Marek Jurek (ECR, Pologne), cet événement offre l’occasion de susciter une volonté politique pour inscrire la trisomie 21 dans le calendrier budgétaire. Des personnes porteuses de trisomie 21 seront présentes pour échanger avec des eurodéputés sur l’état de la recherche. Des  chercheurs et des cliniciens de renommée internationale exposeront leurs travaux les plus en pointe. Des interventions porteront notamment sur les perspectives offertes par la recherche sur les pathologies croisées.

    Parmi eux, les cliniciens Juan Fortea (neurologue à Barcelone) et Clotilde Mircher (pédiatre à l’Institut Jérôme Lejeune à Paris), la chercheuse espagnole Mara Dierssen (présidente de la société savante « T21 Research Society ») ainsi que les français Yann Herault (président du conseil scientifique de la fondation Jérôme Lejeune) et Laurent Meijer, dirigeant d’une société de biotechnologie.

    L’ambition de cette conférence est de faire connaître aux responsables politiques européens l’état de la recherche thérapeutique pour la trisomie 21 et les inciter à répondre aux attentes des chercheurs dans ce domaine.

    • La conférence a lieu de 15h30 à 18h
    • Elle est ouverte à tous.
    • L’inscription est gratuite (mais obligatoire) via ce formulaire
      (un mail de confirmation vous sera envoyé avec les informations pratiques)

    Chaque personne d’un même groupe doit être inscrite nominativement.
    Pour des raisons de sécurité, une pièce d’identité sera demandée à l’entrée
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  • Faire respecter partout dans le monde la liberté religieuse

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    De Radio Vatican

    Mgr Jurkovic rappelle la nécessité de défendre la liberté religieuse

    (RV) La liberté religieuse se détériore dans le monde entier. C’est l’alarme lancée ce mardi 7 mars 2017 par Mgr Ivan Jurkovic, observateur permanent du Saint-Siège près les Nations unies à Genève. Dans un discours lu à l’occasion d’une conférence intitulée « le respect mutuel et la coexistence pacifique comme condition d’une paix interreligieuse et de stabilité : soutenir les chrétiens et les autres communautés », et en présence du métropolite Hilarion, chef des relations extérieur du patriarcat de Moscou, Mgr Jurkovic a regretté les « assauts » lancés contre l’un des droits fondamentaux de l’Homme, la liberté religieuse.

    Dans la mesure où « le choix d’une foi a un impact à tous les niveaux de notre vie », « le choix et la pratique de sa foi doivent être libres de contrainte et de coercition » rappelle l’observateur du Saint-Siège. L’Église catholique s’efforce donc, dans ce contexte souvent dramatique dans certaines régions du monde, de maintenir vive l’attention sur le sort des communautés chrétiennes, principalement au Proche-Orient.

    Au-delà de l’évidente protection de cette liberté et des communautés religieuses, l’observateur insiste sur le fait que là où la liberté religieuse est bafouée, le niveau général éthique s’abaisse « au nom d’une fausse conception de la tolérance » et les croyants sont persécutés. Or, « nos riches traditions religieuses cherchent à offrir du sens et une direction », « elles appellent à la conversion, à la réconciliation, à se préoccuper pour le futur de la société, à sacrifice de soi pour le bien commun, à la compassion pour ceux qui sont dans le besoin ».

    Dans un contexte où des « formes modernes de tyrannie cherchent à supprimer la liberté religieuse ou à la réduire à une sous-culture sans droit à la parole dans la sphère publique, ou à utiliser la religion comme un prétexte pour brutaliser et haïr, il est impératif que les fidèles de ces différentes religions joignent leurs voix pour appeler à la paix, à la tolérance et au respect pour la dignité et les droits d’autrui » a proclamé Mgr Jurkovic. D’autre part, dans un monde globalisé où les différences s’estompent, « les religions ont le droit et le devoir d’affirmer qu’il est possible de construire une société » pluraliste.

    Dénonçant les persécutions religieuses, Mr Jurkovic souligne la nécessité d’agir en tant que « frères » afin de faire respecter partout dans le monde la liberté religieuse. Si le fossé entre les principes proclamés et les objectifs pour le moment atteints est encore trop grand, il n’y a pas le choix : il faut « continuer à travailler dans la direction d’une plus grande et efficace garantie de la liberté religieuse pour tous ». (XS)

  • Un nouvel esclavage pour les femmes

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    Lu sur zenit.org :

    GPA : un nouvel esclavage pour les femmes, tribune dans L’Osservatore Romano

    « Un nouvel esclavage pour les femmes », un acte « inhumain ». Dans L’Osservatore Romano en italien du 5 mars 2017, Lucetta Scaraffia ne mâche pas ses mots en régissant à la récente ordonnance de la Cour d’appel de Trente (Italie) reconnaissant deux hommes comme les parents de jumelles nées de mère porteuse. Devant les « fautes graves » et la tonalité « profondément misogyne » de la Gestation pour autrui (GPA), elle encourage à « lancer l’alarme ».

    « Pour une femme féministe comme moi, écrit Lucetta Scaraffia, il est frappant qu’en un moment … où tant d’énergies et tant de voix sont engagées à dénoncer, à juste titre, la violence sur les femmes, il y ait en revanche aussi peu de femmes pour dénoncer ce qui est en train de se produire contre elles sur le plan fondamental de la maternité. À savoir que la vente du corps féminin … se soit étendue à tout le corps de la femme, à son intérieur, à l’utérus, et pendant un temps long, les neuf mois d’une grossesse ».

    La GPA est « un nouvel esclavage », ajoute-t-elle : « Les douloureuses conditions légales imposées à la femme – comme d’accepter l’avortement si les donneurs d’ordre en décident ainsi, par exemple, ou bien d’avoir déjà des enfants afin qu’elle s’attache moins à l’enfant qu’elle porte en elle – ne font que révéler davantage le caractère inhumain de la transaction ».

    Un acte cruel

    Lucetta Scarafia décrypte aussi le choix de « ne jamais utiliser l’ovule de la mère qui loue, mais de l’acquérir d’une autre femme ». La figure maternelle est ainsi « définitivement détruite, réduite en morceaux », estime-t-elle en voyant « un acte profondément misogyne dans cette opération de type commercial, qui veut être magnifiée par un désir qui ne peut être considéré comme un droit pour personne ».

    « Tout le monde sait que deux pères ne remplacent pas une mère, de même que deux mères ne peuvent remplacer un père », assène-t-elle encore. « Si la vie impose parfois à des êtres humains de vivre dès l’origine avec ce grave manque, il faut chercher à y porter remède. Mais créer volontairement le manque – et en plus, protégé par la loi – uniquement pour exaucer le désir de deux adultes est vraiment un acte cruel ».

    « Et la culture qui nous entoure, qui insiste pour interpréter cette situation anormale comme un résultat du progrès qui avance, presque comme s’il était animé d’un esprit qui lui était propre, et donc non contrôlable, se rend coupable de fautes graves », conclut Lucetta Scaraffia : « Il faut au contraire lancer l’alarme et à haute voix. Et ce sont surtout les femmes, les plus lésées par ces manipulations absurdes, qui doivent lutter pour se défendre et défendre leurs enfants ».

    Avec une traduction de Constance Roques

  • Santé et droits sexuels et reproductifs : Alexander De Croo lance "Body & Rights"

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    Nos diplomates et coopérants n'échapperont plus à l'emprise idéologique du gouvernement Michel :

    Alexander De Croo lance un tutoriel unique à propos de la santé et des droits sexuels et reproductifs

    À la veille de la conférence internationale « She Decides » qui s'est tenue à Bruxelles, le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, a lancé l’initiative Body & Rights. Il s'agit d’un site web bilingue contenant un e-tutorial à propos de la santé et des droits sexuels et reproductifs. Sensoa a élaboré Body & Rights à la demande de l’Institut de Médecine Tropicale et de Be-Cause Health, la plate-forme belge pour la santé internationale. Cet outil gratuit s’adresse en premier lieu aux diplomates belges et à toutes les personnes actives dans la politique belge de coopération au développement. Il est cependant gratuitement accessible à toutes les personnes intéressées.

    Par des modules interactifs suivis par des questions à choix multiples présentés sur le site bodyandrights.be, chacun peut rapidement se familiariser aux différents thèmes. Les tutoriels abordent une vaste gamme de thèmes dans le domaine de la santé et des droits sexuels et reproductifs : la maternité sans danger, la violence sexuelle, les mariages d’enfants, les mutilations génitales féminines, le VIH, les IST, le planning familial et les droits sexuels.

    Le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, soutient cette initiative : « Cet outil soutient l’une des principales priorités de ma politique : la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs. Grâce à « Body & Rights », toutes les parties prenantes de la coopération belge au développement et de la politique étrangère belge pourront se former en ligne à la santé et aux droits sexuels et reproductifs. C’est important, car elles sont ainsi encore mieux à même d’aborder ces thèmes dans les programmes de développement sur le terrain. »
     
    E-tutorial, pour qui et pourquoi ?

    Quels avantages sociétaux l’accès volontaire au planning familial offre-t-il ? Comment aborder les droits des holebi dans un pays où les minorités sexuelles sont discriminées ? Pourquoi les mutilations génitales féminines ont-elles pu prendre une telle ampleur ? Il vous suffit de suivre le tutoriel « Body & Rights » pour avoir la réponse à ces questions et à des dizaines d'autres.

    Le tutoriel gratuit a été conçu à l’intention de diplomates, de collaborateurs du SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement, de l’Agence belge de développement BTC, des ONG et de tous les autres acteurs actifs dans la coopération au développement et la politique étrangère. En réalité, ce site est intéressant pour toute personne qui souhaite en savoir plus sur la santé et les droits sexuels et reproductifs dans le monde.
     
    7 modules et 34 présentations vidéo

    « Body & Rights » se compose de 7 modules d'une durée individuelle de 20 minutes à une demi-heure. Chaque module porte sur un thème général. Dans des présentations vidéo (NL/FR), le tutoriel aborde plusieurs aspects de la santé et des droits sexuels et reproductifs. Des photos, des vidéos et des infographiques illustrent le contenu pédagogique et rendent l’ensemble visuellement attrayant. Les présentations sont suivies de questions à choix multiples qui favorisent l’interaction avec le participant.
     
    Un outil accessible et convivial

    L’expérience du participant occupait une place centrale dans le développement du site web. Le résultat est un outil convivial, intuitif, graphique et attrayant qui rend l’apprentissage aisé. Grâce à l’interface utilisateur, les participants navigueront intuitivement dans le site. Les utilisateurs peuvent suivre les modules où et quand ils le souhaitent, sur PC, tablette ou smartphone. L’utilisateur peut à tout moment décider d’interrompre le tutoriel et en reprendre le fil plus tard. Une ligne du temps présente l’avancement de l’utilisateur.
     
    Expert certifié

    Outre les vidéos spécialement conçues pour ce projet, des vidéos d’organisations de l’ONU, de l’International Planned Parenthood Federation (IPPF) et autres ONG internationales ont été intégrées dans le site. Les personnes qui suivent l’ensemble du tutoriel se verront décerner un certificat soutenu par Sensoa, l’Institut de Médecine Tropicale, Be-Cause Health et la Coopération belge au développement.

    Ce projet a été accompagné par un groupe de pilotage externe composé de représentants du SPF Affaires étrangères et Coopération au développement, l’Agence belge de développement, le réseau Be-cause Health, l’Institut de Médecine Tropicale, l’ICRH / UGent et Sensoa.

  • Débat Dandrieu-Barbarin : le dilemme des chrétiens face à l’immigration

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    Le pape et les évêques invitent les chrétiens à accueillir les migrants. Chemin de sainteté personnelle ? Ou vraie source d’inspiration d’une politique d’immigration ? Un prélat et un essayiste laïc confrontent leurs positions. Ils sont interrogés par  Charles-Henri d’Andigné et Samuel Pruvot sur le site de « Famille chrétienne »:

    Les raisons d’un débat

    L’Église, le pape et l’immigration. Trio explosif ! Face aux migrants et réfugiés qui parviennent en nombre sur le continent européen, des catholiques français s’interrogent. Fidèle à ses prédécesseurs, le pape François nous appelle dans son style direct et audacieux à être à la hauteur de cette mutation. En vertu de notre sens de Dieu, de l’homme et de l’Histoire.

    Pour certains catholiques, cette invitation est dure à comprendre. C’est tout l’intérêt de l’essai de Laurent Dandrieu (Église et immigration. Le Grand malaise, Presses de la Renaissance) que de leur faire écho. Selon lui, l’Église en général et les derniers papes en particulier n’ont pas réellement pris la mesure du phénomène de l’immigration en Europe. Il estime que l’accueil dû à un migrant, (« J’étais un étranger et vous m’avez accueilli ») n’est plus possible avec des millions d’individus. Le problème a changé de nature en changeant d’échelle. Il s’interroge aussi sur l’identité culturelle des migrants et sur une approche de l’islam qu’il juge trop irénique chez beaucoup de prélats.

    Pour lui répondre point par point, sans naïveté ni langue de buis, il fallait un homme d’Église ouvert aux interrogations légitimes des laïcs. Mais aussi un proche du pape François conscient de la sagesse séculaire et métapolitique de l’Église, si précieuse dans les affres du temps présent.

    Laurent Dandrieu, journaliste, responsable des pages culture de Valeurs actuelles, est auteur de plusieurs essais.

    Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, auteur de Théologie et sainteté. Introduction à Hans-Urs von Balthasar (Parole et Silence, 2017).

    Quand on parle d’immigration, faut-il opposer identité et catholicité ?

    Cardinal Philippe Barbarin Il ne faut pas jouer l’enracinement contre la catholicité. Il me semble au contraire que plus on est enraciné dans sa culture, et plus on a une chance d’être ouvert au monde entier ! Je suis 100 % français avec une maman née au Maroc et originaire du Lot et un papa parisien natif du Berry. Je peux vous réciter des passages de Ronsard, La Fontaine, Bossuet ou Paul Valéry par cœur. Plus les racines sont profondes, plus l’identité peut s’élargir avec le temps, comme par cercles concentriques.

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  • "Sécularisation & Europe" : les actes du Colloque international sont publiés

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    Sans titrez.jpgEn 2015, à l’occasion de la chute du Rideau de Fer, le Sint-Janscentrum, le grand-séminaire de Bois-le-Duc (Pays-Bas) a organisé un colloque international, en collaboration avec la faculté de théologie de l’Université Jean-Paul II à Cracovie (Uniwersytet Papieski Jana Pawła II w Krakowie) et l’Institut d’Études Théologiques à Bruxelles (cf. www.sint-janscentrum.nl/?p=newsitem&id=596).

    Les actes du colloque viennent d'être publiés (www.betsaida.org/?p=boek&id=278).

    Le livre ‘Secularisation & Europe’ contient plus de 25 articles (en Français, Allemand et Anglais), écrits par des académiciens catholiques renommés, parmi lesquels Mgr. Léonard et les professeurs Herman De Dijn (KULeuven), Hanna-Barbara Gerl-Falkowitz (TUDresden), Massimo Introvigne (PUSTurijn) et Thomas Söding (RUBochum).

    L’introduction et la table des matières se trouvent sur le site internet: www.betsaida.org/pdf/leesproef_secularisation_europe.pdf.

  • Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l'Œuvre d'Orient, interviewé dans l'émission "Internationales" (TV5) le dimanche 5 mars 2017

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    cliquer sur l'image pour avoir accès à la video

    Internationales reçoit Monseigneur Pascal Gollnisch, directeur général de L'Oeuvre d'Orient. Pour les Chrétiens d'Orient, le dilemme est terrible: peut-on rester ou doit-on partir ? Ils sont aujourd'hui 11 millions, dans une région où vivent 320 millions de Musulmans. Pour Daesh, ils sont la cible prioritaire. Quel rôle peut jouer l’Église pour aider ces Chrétiens ?

    Mgr Pascal Gollnisch

    Pascal Gollnisch, né le 17 novembre 1952 à Neuilly-sur-Seine (Seine), est un prélat catholique français, directeur général de L'Œuvre d'Orient depuis 2010, vicaire général de l'ordinariat des catholiques orientaux en France depuis 2014 et chorévêque de l'Église syriaque catholique ainsi qu'archimandrite de l'Église grecque-catholique melkite depuis 2015.

    Pascal Gollnisch entre au séminaire français de Rome en 1978 et est ordonné prêtre du diocèse de Paris le 4 décembre 1982. Il est également titulaire d'une maîtrise de droit des affaires, après ses études à Paris-X-Nanterre et à Paris-V, ainsi que d'un diplôme d'études supérieures en comptabilité.

    Entre 1976 et 1989, il dirige les pèlerinages français en Pologne, où il est saisi par ces voyages à caractère spirituel et ces rencontres avec les communautés locales. Il y ajoute une passion ancienne pour les Églises d’Orient, dont il connaît bien les particularités et l’histoire.

    En 1990, il devient Aumônier du Lycée Lavoisier, et directeur adjoint des Aumôneries de l’enseignement public. Plus tard, il assure également ce rôle d’aumônier auprès des étudiants de plusieurs facultés parisiennes (Paris VI, Paris VII et Paris III) et est nommé vice-président du Conseil presbytéral du diocèse de Paris de 2002 à 2009. Il est l’un des fondateurs de la Maison Saint-Augustin et du Séminaire de Paris.

    En 1995, il devient curé de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste de Grenelle (Paris 15e), puis de Saint-François-de-Sales (Paris 17e) en 2004. Il est doyen de la plaine Monceau lorsque le cardinal André Vingt-Trois lui confie la direction générale de L'Œuvre d'Orient à l'automne 2010.

    L'Œuvre est présente dans une vingtaine de pays et Pascal Gollnisch connaît la plupart d'entre eux.La distinction de chapelain de Sa Sainteté, qui lui est accordée en 2012, fait de lui un prélat qui porte le titre de « monseigneur », ce qui « renforce [sa] crédibilité » auprès de ses interlocuteurs civils ou religieux.

    Il est également, depuis le 1er septembre 2014, vicaire général de l'ordinariat des catholiques orientaux en France.

    Le 7 mars 2015, Mgr Pascal Gollnisch est ordonné chorévèque dans l'Église syriaque catholique par le patriarche Ignace Joseph III Younan. Le 14 septembre de la même année, il est élevé à la dignité d’Archimandrite dans l'Église grecque-catholique melkite par le patriarche Grégoire III Laham, en l'église Saint-Julien-le-Pauvre de Paris.

    Ces deux distinctions lui ont été accordées pour saluer l’action et l’implication de l’Œuvre d’Orient auprès des églises d’Orient. Il est chevalier de l’Ordre National du Mérite.
  • Présidentielles françaises : « Sens Commun » devient incontournable à droite

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    Le rassemblement pro-Fillon, organisé le 5 mars au Trocadéro, a dépassé les espoirs des organisateurs. Le peuple de droite est chauffé à blanc derrière son candidat. Mais cette mobilisation saura-t-elle redynamiser une campagne plombée par les affaires ? De Pierre Jova et Hugues Lefèvre sur le site de « Famille Chrétienne »:

    « C’est un signe !  L’exclamation jaillit spontanément de dizaines de bouches. Le soleil se lève sur la Place du Trocadéro, où se masse déjà une foule nombreuse. La pluie annoncée semble éloignée. En ce dimanche 5 mars, le peuple de droite a répondu présent au « rassemblement populaire » soutenant la candidature de François Fillon, et organisé en quatre jours. Une foule plutôt âgée, avec des grappes de jeunes enthousiastes, occupe la Place et déborde vite sur les artères voisines. « C’est la Manif Pour Tous ! », s’écrie un participant. Il devient difficile de se déplacer dans cette masse humaine. « Vous êtes journaliste ? Chez qui ? Famille Chrétienne ? Alors c’est bon ! », interrogent les manifestants suspicieux, mais néanmoins volubiles sur leur adhésion au candidat de droite : « nous sommes très nombreux pour dire à François Fillon qu’il n’y a pas de raison de lâcher au dernier moment », affirme Bertrand, 83 ans, qui dit être présent « pour la France ».

    Lui ne veut pas entendre parler d’un « plan B » avec Alain Juppé. « Ce serait catastrophique ! Ce serait propice à une grande dispersion des votes de droite », rugit-il, en brandissant son drapeau tricolore offert par les organisateurs. En entendant le nom d’Alain Juppé, une jeune femme, Isabelle, se retourne et prend part à la conversation. Pour elle,  l’acharnement contre le vainqueur de la primaire de la droite a été trop loin. « Le coiffeur de François Hollande touchait 10 000 € par mois pour donner un coup de peigne ! Qu’est-ce qu’on va nous [embêter] pour des affaires qui remontent à des années et qui ressortent comme par hasard à trois mois de la présidentielle » fustige cette habitante de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Elle et Bertrand en sont certains : si François Fillon maintient sa candidature, les électeurs de droite n’hésiteront pas un seul instant à voter pour lui.

    « C’est une situation capétienne ! »

    Derrière le podium, se tient à l’abri des médias une petite ruche de parlementaires, attachées de presse et gardes du corps. Des poids lourds du parti Les Républicains (LR) ont fait le déplacement : le patron des députés de droite Christian Jacob, le secrétaire général du parti Bernard Accoyer, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, et même le député de l’Aube François Baroin, que l’on soupçonnait pourtant de soutenir un éventuel « plan B ». Baskets aux pieds et imperméable gris, Pénélope Fillon est en retrait, indifférente à l’agitation environnante. Elle sourit et reste silencieuse.

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  • Le film "Silence" et le silence de Dieu

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    Lu sur le site de La Croix :

    « Silence » et le silence de Dieu, par Gaël Giraud

    Gaël Giraud, jésuite, revient sur le film de Martin Scorsese, « Silence ».

    Pour Gaël Giraud, le film de Martin Scorsese semble poser une question redoutable : le silence de Dieu devant la souffrance humaine, que signifie-t-il ?

    Le film de Martin Scorsese semble poser une question redoutable : le silence de Dieu devant la souffrance humaine, que signifie-t-il ? Le cinéaste ne répondra pas dans ce film, lequel se clôt sur une sentence énoncée en voix off : « Dieu répondra… » Mais quand ? Ce n’est autre que la question posée dans l’Apocalypse : « Jusques à quand tarderas-tu à faire justice ? » (Ap 6, 10).

    Silence situe ce mystère aussi vieux que la souffrance elle-même au cœur du drame des paysans japonais chrétiens et pauvres du XVIIe siècle, soumis à une répression d’une rare cruauté. Et au cœur du drame éprouvé par les missionnaires catholiques, notamment des jésuites portugais, venus évangéliser l’archipel dans le sillage de saint François-Xavier. Tout tourne, en effet, autour de deux d’entre eux, Ferreira et Rodrigues, qui finirent par abjurer leur foi pour épargner d’inutiles souffrances aux chrétiens japonais torturés.

    Scorsese (et avant lui le romancier japonais catholique Shūsaku Endō, dont il s’inspire) semble entremêler deux thèses qui convergent vers la même conclusion : il valait mieux abjurer. La première est que le christianisme est une religion qui ne veut pas la souffrance de l’homme, de sorte que, placé dans une situation perverse, il était préférable de renoncer à son orgueil de prêtre occidental et de sauver des vies. Renoncer à s’affirmer chrétien serait alors le meilleur moyen de le rester. La seconde thèse est que la civilisation japonaise, bouddhiste par essence, serait intrinsèquement étrangère au christianisme. La prétendue visée universaliste de ce dernier serait simplement l’héritage de l’enracinement occidental du christianisme. Une ambition mise en échec par la singularité nippone que nos braves missionnaires n’avaient pas vraiment pris la peine d’apprendre à connaître.

    Sauver la vie d’autrui est évidemment un motif légitime pour consentir à se compromettre en apparence face à des régimes dictatoriaux. De même, l’expérience évangélique n’a jamais pu se transmettre sans un travail, de l’intérieur, des référents culturels au sein desquels elle a d’abord été explicitée. Pourtant Matteo Ricci, astronome jésuite italien qui, à la même époque, entrera à la cour de l’empereur de Chine, et deviendra un authentique mandarin, témoigne de ce que cette intelligence de l’inculturation n’était pas étrangère aux jésuites du Grand Siècle. Néanmoins, le film ne semble pas vouloir s’arrêter à ces constats somme toute bien connus. Il suggère en effet que les deux jésuites apostats ont collaboré avec le régime japonais dans sa rage obsessionnelle à détruire tout signe chrétien, tout en conservant leur foi in petto, dans la plus absolue discrétion. En affichant ce renoncement à toute manifestation extérieure de leur fidélité religieuse, Scorsese veut-il faire l’apologie d’un christianisme intimiste, rangé au rayon des spiritualités intérieures ? Pareille lecture du film n’est pas impossible. Et c’est cela précisément qu’il faut questionner.

    Je doute fort que nos amis bouddhistes endosseront les tortures infligées par l’inquisition japonaise comme faisant partie de l’essence de leur sagesse. Il est aussi permis de douter que ce raffinement sadique fasse partie de l’essence d’une « culture japonaise ». De quoi, alors, la traque subie par les chrétiens au début de l’ère Tokugawa est-elle le nom ? D’un totalitarisme aussi tristement banal que cruel, qui tente d’exercer un contrôle policier des comportements de tous, et d’en exclure toute trace du christianisme. Résister, d’une manière ou d’une autre, à un tel totalitarisme, ce n’était donc pas manquer de compréhension à l’égard de la civilisation japonaise, si énigmatique soit-elle. C’était faire œuvre de justice.

    Ce qui semble échapper au film Silence, c’est que l’expérience chrétienne est éminemment politique, et que les martyrs – chrétiens ou non – ont toujours et partout été les témoins souffrants d’une résistance à l’oppression. En témoignent, en France, Jean Moulin et les martyrs de la Résistance, qu’ils fussent chrétiens, communistes ou gaullistes. Ou encore, parmi tant d’autres, les six jésuites assassinés au Salvador en 1989 par la junte militaire d’extrême droite alors au pouvoir. La question, dès lors, n’est plus celle de savoir si je dois « tenir » ou « abjurer », mais comment s’organise la résistance à la dictature. Peut-être passe-t-elle par une apostasie de façade, peut-être par un entrisme intelligent au sein des structures de pouvoir, susceptible de conduire au tyrannicide, peut-être par un christianisme catacombaire en attendant des jours meilleurs. Les chrétiens qui, en Pologne, résistèrent à la dictature communiste ont utilisé tous ces stratagèmes.

    Et c’est cela qui manque dans Silence : le point de vue des Japonais eux-mêmes, chrétiens ou non, par-delà le cercle étroit des collaborateurs du régime. Le point de vue des vaincus, dont certains survivants ont gardé la mémoire dangereuse du Crucifié. Si, d’ailleurs, le régime japonais a cherché par tous les moyens à éradiquer leur foi, n’est-ce pas justement parce qu’elle représente bien plus qu’une expérience intimiste, mais,bel et bien un engagement politique dangereux pour les régimes totalitaires ?

    Aux questions piégées d’un pouvoir politique qui ne respecte plus l’humain, le Christ a certes répondu par le silence (Mt 26, 63). Non pas le silence d’un Dieu retiré des affaires des hommes, mais celui d’un homme condamné par avance pour avoir troublé l’ordre public de l’occupant romain. Celui d’un Dieu qui refuse de se compromettre avec les jeux pervers du pouvoir humain. Au péril de sa vie. Silence des victimes dont la mémoire restera un danger tant que le Ressuscité continuera d’appeler les femmes et les hommes d’aujourd’hui à la liberté.

    Gaël Giraud