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Politique - Page 3

  • Que faisons-nous pour que les enfants puissent conserver un regard limpide, rempli de confiance et d’espérance?

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    De zenit.org (Anita Bourdin) :

    Pour que les enfants conservent un regard limpide, rempli de confiance et d’espérance (texte complet)

    «La dignité de l’enfant dans le monde numérique»

    « Travaillons ensemble pour avoir toujours le droit, le courage et la joie de regarder dans les yeux les enfants du monde »: le pape a conclu par cet image du regard des enfants, son discours, musclé, en défense des enfants et des défis de protection et d’éducation que lance l’utilisation du web: 800 millions d’enfants y ont accès. Il y reconnaît que l’Eglise  n’a pas naguère répondu de façon adéquate et est aujourd’hui engagée de façon déterminée aux côtés des forces vives de la société.

    Le pape s’adressait aux participants du Congrès mondial de l’Université pontificale grégorienne sur « La dignité de l’enfant dans le monde numérique » (“Child Dignity in the Digital World”, 3-6 octobre 2017).  Le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin est intervenu au congrès le 3 octobre. Le pape a d’abord été salué par le recteur de la Grégorienne et par une jeune engagée pour la défense des enfants. Les congressistes ont remis au pape une « Déclaration de Rome » qui constitue comme une charte et une feuille de route.

    « A de multiples occasions et dans de nombreux pays différents, a confié le pape, mes yeux rencontrent ceux des enfants, pauvres et riches, sains et malades, joyeux et souffrants. Être regardé par les yeux des enfants est une expérience que nous connaissons tous et qui nous touche au fond du cœur et qui nous oblige aussi à un examen de conscience ».

    Il a ensuite posé des questions de fond: « Que faisons-nous pour que ces enfants puissent nous regarder en souriant et pour qu’ils conservent un regard limpide, rempli de confiance et d’espérance? Que faisons-nous pour que cette lumière ne leur soit pas volée, pour que ces yeux ne soient pas troublés et corrompus par ce qu’ils trouvent sur le réseau, qui sera une part intégrante et très importante de leur cadre de vie? »

    Le pape François a salué un à un les participants, venus de pays aussi différents que, par exemple, l’Allemagne – le pape a dit quelques mots en allemand -, les Emirats arabes unis, le Costa Rica ou le Mexique, les Philippines et la Chine. Certaines personnes représentaient la société civile, des associations, des communautés religieuses, des gouvernements, des forces de police. Et après une photo de groupe, le pape s’est retiré sous les applaudissements.

    Voici la traduction officielle en français du discours prononcé par le pape en italien.

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  • Vatican, 27-29 octobre : (Re)thinking Europe

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    06.10.2017

    (Re)thinking Europe

    Communiqué de presse

    Un dialogue de haut niveau entre Église et acteurs politiques organisés par la COMECE, en collaboration avec le Saint-Siège, au Vatican du 27 au 29 octobre 2017, avec la participation du Pape François.

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    Des centaines de hauts responsables de l’Eglise et du monde politique européen ainsi que des acteurs de terrain se réuniront au Vatican pour contribuer à une réflexion constructive sur les défis fondamentaux auxquels est confronté le projet européen.

    Organisé par la COMECE - la Commission des Episcopats de l'UE –, en collaboration avec le Saint-Siège, le dialogue (Re)thinking Europe aura lieu du 27 au 29 octobre 2017 et marquera le 60e anniversaire de la signature des Traités de Rome.

    Plutôt qu'en congrès ou en conférence, l'événement est pensé et organisé sous la forme d'un dialogue, d'ateliers et de débats, afin de faciliter une discussion franche et ouverte entre acteurs de différents horizons géographiques, culturels, religieux et linguistiques, mettant en pratique le slogan de l'Union: "unité dans la diversité".

    Désireux d’oeuvrer pour le bien commun et de mettre la dignité humaine au centre des politiques publiques, les participants seront appelés à chercher de nouveaux moyens d'impliquer tous les acteurs de la société dans leurs responsabilités religieuses ou politiques respectives.

    À la suite de sa visite au Parlement Européen, de la remise du prix Charlemagne et de la rencontre avec les chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union Européenne, le pape François s'adressera aux participants le samedi 28 octobre pour réitérer son engagement sincère à une réflexion commune sur l'avenir de l'UE et rappeler l'engagement de l'Église dans ce projet de paix.

    Après deux conflits mondiaux, l'Europe a la responsabilité de comprendre son rôle envers le monde et ses propres citoyens, en trouvant un moyen d'impliquer activement les hommes et les femmes de notre temps. Le but de (Re)thinking Europe est de soutenir ce processus de conscience de soi.

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    Demandes de presse et médias:

    COMECE Attaché de presse

    Alessandro Di Maio

    Tél .: +32 (2) 235 0515

    E-Mail: press@comece.eu

    Twitter: @ComeceEU

    Facebook: @ Comece.EU

    www.comece.eu

    Contact: Alessandro Di Maio, responsable presse de la COMECE

    press@comece.eu  - Tel+32 (0)2 235 05 15 

    Commission des Episcopats de la Communauté européenne - COMECE

    www.comece.eu

  • Le pape dénonce le « culte du moi » et « l’utopie du neutre » qui nie la différence sexuelle

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    D'Anne Kurian sur zenit.org :

    Académie pour la vie : les dénonciations du pape, point par point

    « L’alliance de l’homme et de la femme … n’est pas un handicap »

    Académie pour la vie © L'Osservatore Romano

    Académie Pour La Vie © L'Osservatore Romano

    Le « culte du moi », « l’utopie du neutre » qui nie la différence sexuelle, « l’avilissement de l’humanisme », des « villes toujours plus hostiles aux enfants et des communautés toujours plus inhospitalières pour les personnes âgées » : ce sont les dénonciations du pape François devant les participants à la XXIIIe Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la vie, qu’il a reçus au Vatican, le 5 octobre 2017. Il a appelé à « recomposer la fracture entre les générations » et à une « vraie compassion ».

    Evoquant le thème de la rencontre – « Accompagner la vie. Nouvelles responsabilités à l’ère technologique » – le pape a souligné que « la puissance des biotechnologies, qui aujourd’hui déjà permet des manipulations de la vie impensables jusqu’à hier, pose des questions redoutables ». « Il est par conséquent urgent, a-t-il estimé, d’intensifier l’étude et la confrontation sur les effets de cette évolution de la société dans le sens technologique pour articuler une synthèse anthropologique qui soit à la hauteur de ce défi majeur. »

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  • Les prochaines séances des "Samedis Philo" à Bruxelles

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    Pour s'inscrire : http://www.jeunespourlavie.org/accueil/samedis-philo-le-programme-du-premier-semestre-2017-2018

  • Etats-Unis : punir les médecins pratiquant des avortements au-delà de la 20e semaine de grossesse ?

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    ETATS-UNIS : VERS LA FIN DES AVORTEMENTS AU-DELÀ DE 20 SEMAINES DE GROSSESSE ?

     de genethique.org

    La chambre des représentants des Etats-Unis  « a adopté mardi une proposition de loi qui punirait les médecins pratiquant des avortements au-delà de la 20e semaine de grossesse ». La peine irait jusqu’à cinq ans de prison pour ces médecins sans que les femmes ayant eu recourt à l’avortement ne soient « inquiétées pénalement ». « Les cas de viol, d'inceste, ou lorsque la vie de la femme est menacée, feraient l'objet d'une exception ».

    Les républicains, qui détiennent la majorité dans cette chambre, ont cité « des travaux scientifiques » démontrant que « les fœtus sont capables de ressentir la douleur à partir de la 20e semaine après la fécondation » : « nous ne pouvons pas prétexter l'ignorance », a déclaré le président républicain de la Chambre, Paul Ryan ; « leur douleur ne nous est plus invisible. En tant que société, nous ne pouvons, en conscience, faire semblant ».

    De leurs côtés, les démocrates sont convaincus que cette loi est inconstitutionnelle car « le droit à l’avortement dans tous les États-Unis date de 1973, par une décision de la Cour suprême qui a fixé comme limite le point de “viabilité” du fœtus, et non un nombre spécifique de semaines, se référant plutôt au consensus médical de 24 à 28 semaines ».

    Les sénateurs n’ont pas encore voté le texte, qui « n'est pas une priorité » pour eux actuellement. Toutefois s’ils l’approuvaient, Donald Trump a d’ores et déjà annoncé qu’il la promulguerait.

     
  • EI : un califat inexpugnable dans le cyberespace ?

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    à lire sur le site de L'Express :

    Groupe Etat islamique: vers le refuge du califat virtuel

  • Un éclairage prophétique sur les velléités sécessionnistes en Europe

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    Publié dans le Monde Diplomatique en février 2004, cet "éclairage" n'a vraiment rien perdu de son actualité :

    L’Union européenne, un acteur autonome ?

    Régions contre Etats-nations

    La montée en puissance de l’Europe contribue à affaiblir les Etats-nations qui la constituent et à attiser revendications autonomistes et conflits régionaux. Ceux-ci, qui n’ont pas tous une expression violente, peuvent se diviser entre les « conflits pré-nationaux », qui sont anciens et liés au non achèvement des nations européennes, et les « conflits post-nationaux », qui anticipent un achèvement de l’Europe.

  • La mort d'Anne Bert : les rouages d'une instrumentalisation

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    DÉCÈS D’ANNE BERT : LES ROUAGES D'UNE INSTRUMENTALISATION

    de genethique.org

    Comme elle l’avait maintes fois annoncé, Anne Bert[1] s’est rendue dans un hôpital belge. Elle a été euthanasiée ce lundi matin « un peu après 09h00 ». L’hebdomadaire Valeurs Actuelles s’interroge sur l’orchestration médiatique des débats répétés sur la fin de vie.

    De fait, le calendrier serré entre le choix médiatisé du cas d’Anne Bert et le nouveau projet de loi sur la fin de vie déposé (en France) par Jean-Louis Touraine la semaine dernière (Cf. Une proposition de loi dangereuse sur la fin de vie ) ne serait pas une « simple coïncidence ». Le suicide n’est plus seulement « un acte social », il revêt « ici une portée plus large, à but clairement législatif ». Une orchestration entretenue à l’occasion de cas médiatiques comme celui de « Marie Humbert qui avait mis fin aux jours de son fils Vincent », de Chantal Sébire ou de « l’actrice Maïa Simon, suicidée voilà dix ans », qui laisse un « sentiment de malaise ».

    Ces cas seraient une nécessité pour « les associations militantes ayant un besoin vital des médias » et plairaient beaucoup à ces derniers : « un grand nombre de journalistes »  aurait développé une « appétence […] pour la transgression ». L’explication se trouverait dans le « romantisme de la désobéissance civile » conduisant à valoriser « une pratique illégale, toujours mieux considérée » plutôt que de « défendre une règle ».

    Une partie du monde médical et des associations autour de la maladie et du handicap s’inquiète mais préfère témoigner sous anonymat pour l'hebdomadaire : « Les personnes comme Anne Bert prétendent ne vouloir que la liberté de choix mais elles portent un regard sur un mode de vie », explique un responsable d’association qui accompagne des personnes handicapées (cf. Fin de vie : un autre regard sur la maladie de CharcotMaladie de Charcot : « Nous ne nous reconnaissons pas dans la demande d’Anne Bert »). Dans ce sens, un « médecin spécialiste des questions de bioéthique » s’alarme : « L’histoire de l’euthanasie commence par des actes revendiqués par ceux qui affirment “vouloir mourir” et se poursuit inexorablement par la suppression de personnes qui n’ont rien demandé ».

    Pour aller plus loin :

    Confusion, malentendus et méfiance : les conséquences de la loi Claeys-Leonetti

    « Un an après son adoption, la loi sur la fin de vie continue de soulever des interrogations »

    [1]Française qui souffrait d'une maladie dégénérative incurable et défendait la liberté de "choisir sa fin de vie" en France, mais partie mourir en Belgique faute de législation permissive en France.

    Sources: AFP (02/10/2017) ; Valeurs Actuelles (28/09/2017)

  • « Ne pas jeter le père ! » : tribune de Tugdual Derville dans Ouest France

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    « Ne pas jeter le père ! » : tribune de Tugdual Derville dans Ouest France (source)

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  • Islamophobie ? Si l'on parlait plutôt d'occidentophobie

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    De Chantal Delsol sur le Figaro Vox via Magistro.fr :

    Islamophobie, occidentophobie

    La réalité, ce n'est pas l'islamophobie, mais l'occidentophobie

    TRIBUNE - Pour la philosophe, il est vain de chercher des causes économiques ou psychiatriques au terrorisme. La matrice idéologique des djihadistes est la haine de la civilisation occidentale. Le problème est que nous non plus ne nous aimons pas.

    Le terrorisme qui nous frappe s'impose à nous comme un objet non identifié. Nous sommes capables de mettre en place l'état d'urgence, de détenir des services secrets performants qui sans aucun doute nous évitent bien d'autres attentats. Mais nous sommes incapables de mettre le doigt sur les causes. Au début, à partir du 11 Septembre, on a commencé par prétendre que des raisons économiques poussaient ces jeunes garçons au meurtre de masse et au suicide. L'empreinte marxiste est déterminante dans les sociétés occidentales du tournant du siècle : on pense encore que le crime ne provient que du chômage et du mal-être social. Puis on s'est rendu compte qu'il n'en était rien, puisque les coupables étaient parfaitement intégrés et instruits. Aujourd'hui une nouvelle explication, non moins risible, court sur les antennes : les terroristes seraient des malades mentaux. On installe des "cellules de déradicalisation" aussi ridicules qu'inutiles, comme si on pouvait lutter contre des croyances avec les armes de la raison bureaucratique. La seconde explication a aussi peu de sens que la première. Car la véritable raison est étalée sous nos yeux, pendant que nous refusons de la voir, comme la lettre volée.

    Le déni de réalité est tel qu'on voit ces jours-ci des Espagnols défiler contre le terrorisme aux cris de "non à l'islamophobie", comme si la raison de tout cela n'était pas, évidemment, l'occidentophobie. Qu'on le croie ou non, l'aveuglement des ex-communistes vis-à-vis des crimes de Lénine/Staline a été encore dépassé par l'aveuglement de nos contemporains devant les meurtres de masse auxquels nous sommes pratiquement habitués…

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  • La parabole du bon Samaritain s'applique-t-elle aux états ?

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    La réponse de Rémi Brague (sur le Figaro Vox - Eugénie Bastié) :

    "Non, la parabole du bon Samaritain ne s'applique pas aux États !"

    Réagissant aux propos du Pape sur les migrants, le philosophe revient sur le dilemme des chrétiens face à l'immigration. Ceux-ci sont déchirés entre le devoir de charité universelle et l'attachement à l'État-nation.

    Le Figaro Magazine : Le pape François milite pour un accueil massif de migrants, affirmant qu'il faut "faire passer la sécurité personnelle [des migrants] avant la sécurité nationale", et appelant à un accueil beaucoup plus large des migrants. Que vous inspirent ces propos ?

    Rémi BRAGUE : "Accueillir" est un mot bien vague. Il dissimule mille difficultés très concrètes. Sauver des naufragés de la noyade est bien, mais ce n'est qu'un début. Encore faut-il se demander ce qui les a poussés à s'embarquer. Là-dessus, le pape dit beaucoup de choses sensées, par exemple que l'Occident a contribué à déstabiliser le Moyen-Orient. Ou que les migrants voient l'Europe comme un paradis qu'elle n'est pas. Ou que les passeurs qui leur font miroiter l'Eldorado s'enrichissent sur leur dos, etc. Il y a aussi des problèmes très pratiques : les nouveaux venus peuvent-ils être assimilés ? Ou au moins intégrés sans créer des ghettos où ils vivraient selon d'autres lois que celles des pays d'accueil ? Un exemple, qui m'a été donné récemment par une amie allemande qui s'occupe de former les immigrés et de leur trouver du travail : ceux qui ont été scolarisés dans leur pays parlent assez vite nos langues.

    Les autres ont du mal à fixer leur attention et ne comprennent pas l'intérêt d'apprendre. Ne seront-ils pas presque forcés de se replier sur leur communauté d'origine ? À l'extrême opposé, s'il s'agit d'importer des personnes qualifiées, médecins, ingénieurs, etc., avons-nous le droit de priver leur pays d'origine de compétences précieuses qui leur permettraient de se développer, ce qui, de plus, diminuerait l'envie d'émigrer ?

    La sécurité personnelle prime effectivement toutes les autres considérations. La garantir est le premier devoir de l'État. Mais cette sécurité concerne aussi bien les migrants que les populations déjà là. L'État a le devoir de faire en sorte que le respect soit réciproque. Il doit par exemple empêcher que les migrants se conduisent, comme on dit, "comme en pays conquis", qu'ils importent en Europe les conflits qui les opposaient entre eux. La sécurité nationale et celle des personnes, loin de s'opposer, vont ensemble ; la première est même la condition de la seconde.

    Est-ce qu'il vous semble que le pape François est en rupture avec ses prédécesseurs, notamment Benoît XVI ? 

    Du temps de Benoît XVI, le problème ne se posait pas encore avec une telle acuité, et je ne sais pas s'il aurait jugé bon de se prononcer, encore moins ce qu'il aurait dit. D'une manière générale, la différence de formation et de style est suffisamment criante. Ce qu'il en est du fond est une autre histoire.

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  • L'Islam, religion de paix ?

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    D'Annie Laurent (associationclarifier.fr, La Petite Feuille Verte) :

    L'Islam, religion de paix ?

    "Le terme islâm dérive de l’antique racine sémitique slm qui signifiait, tout ensemble, paix et prospérité", explique Slimane Zeghidour. De slm découle notamment shalom, salut de paix en hébreu et araméen. Salâm en est l’équivalent arabe (50 mots d’islam, Desclée de Brouwer, 1990, p. 54). Pour étayer leurs affirmations selon lesquelles l’islam est une "religion de paix", certains musulmans s’appuient sur le fait que les mots "islâm "et "salâm" dérivent de cette même racine (p. ex. Tariq Ramadan, Le génie de l’islam, Archipoche, 2016, p. 80). Pour Tareq Oubrou, imam de Bordeaux, "les deux ne s’excluent donc pas" (Ce que vous ne savez pas sur l’islam, Fayard, 2016, p. 124).

    Ces assertions soulèvent deux questions.
    1°/ Faut-il en déduire une équivalence entre les deux termes, islâm et salâm ?
    2°/ Le mot "paix" revêt-il en islam le même contenu que celui qui est largement admis dans le reste du monde ?

    ISLÂM ET SALÂM sont-ils équivalents ?

               Etymologie

    Islâm. Littéralement, ce mot signifie "soumission". Le verbe correspondant, Aslama, veut dire : se soumettre, s’abandonner, se rendre, sous-entendu à Dieu. C’est pourquoi les fidèles de cette religion se désignent comme des soumis ("mouslimoun" = musulmans ; mouslim au singulier), ce qui ressort du Coran lui-même :
    "Il [Allah] vous a nommés les soumis" (22, 78) ;
    "La religion, aux yeux d’Allah, est vraiment la soumission" (3, 19).

    Salâm. Littéralement, ce mot signifie "salut. Souvent associé à "paix", il figure dans la salutation que les musulmans s’adressent les uns aux autres : As-salâm ‘alaykoum("La paix [ou le salut] soit sur toi "), rendue familièrement par "salamalec " As-Salâm (la Paix) est en outre l’un des attributs donnés à Allah par le Coran (59, 23). Comme tel, il est inclus dans la liste des 99 Beaux Noms d’Allah dont la récitation tient une place importante dans la dévotion des musulmans.
    Notons cependant que des attributs moins pacifiques se trouvent dans cette liste : Celui qui donne la mort (Al-Mumît; le Vengeur (Al-Muntaqim) ; le Tout-Dominateur (Al-Qahhâr) ; Celui qui peut nuire (Ad-Dâr).

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