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Sciences - Page 3

  • Bruxelles, 28 novembre : "Le transhumanisme, parlons-en" avec Xavier Lombard

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    Lundi 28 novembre, 19H45

    Avenue de la Renaissance, 40 - 1000 Bruxelles

    Soirée d'échange et de formation : le transhumanisme, parlons-en

    par Xavier Lombard

    ... un conférencier à la pointe des sujets brûlants en bioéthique en Belgique, passionné par la question du transhumanisme. Il nous aidera à pousser la réflexion sur ce thème notamment à l'aide de vidéos nuancées.

    Un drink vous sera proposé à la fin de la soirée pour faire plus ample connaissance !

    Les "lundis de la bioéthique" sont une intiative de jeunes pour les jeunes (18-30 ans) ayant à coeur de se former sur les différentes thématiques de la bioéthique.

    Rendez-vous donc à 19h45 (précises) au 40, Avenue de la Renaissance, 1000 Bruxelles (station de métro Mérode).
    PAF suggérée: 3€

    N'hésitez pas à en parler à vos amis.
    Dans la joie de vous y retrouver,

    L'équipe des Lundis de la Bioéthique

    https://www.facebook.com/events/201976206914365/

  • Retour sur l’encyclique « Laudato si » et la question du mal

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    gustave doré.jpegDe Monseigneur Léonard interrogé par Drieu Godefridi, in « Un évêque dans le siècle » (éditions du CEP, septembre 2016) sur la question du mal et l’encyclique « Laudato si » (extraits) :

    → Dieu et l’univers (*)

    Mgr Léonard : « […] C’est intelligent de croire en Dieu, c’est tout à fait raisonnable, même si c’est transrationnel d’adhérer à Jésus tel qu’il est présenté dans le Nouveau Testament. Mais, après tout cela, les gens sont confrontés à tout ce qui fonctionne, dans cette admirable mécanique de l’univers, de manière peu sympathique, de notre petit point de vue en tout cas. Et pour les chrétiens qui mettent leur foi en un Dieu qui, en principe, serait tout-puissant et qui serait un père bienveillant, comment est-ce qu’on met cela en rapport avec le mal qui défigure et abîme la vie des hommes sur la terre et avec tout ce qui ne tourne pas rond dans l’univers, y compris dans notre fonctionnement biologique ? »

    → Je me méfie des apologétiques qui justifient le mal

    Mgr Léonard : « […] Je dénonce toujours avec force, y compris dans le monde chrétien, les justifications du mal, qui me paraissent souvent odieuses et qu’on ne devrait jamais employer en présence d’une personne qui souffre […] en disant, comme Spinoza par exemple […],  c’est négatif de votre petit point de vue, parce que vous voyez la mort de votre enfant, de votre petit point de vue de mère. Mais, dans la totalité de la substance, qui nous apparaît dans les deux attributs de l’étendue et de la pensée, cela fait partie du positif. Tout est plein, positif dans la substance ! Votre mal, un peu comme dans le bouddhisme, est donc une illusion liée à la perspective que vous avez. De même, on peut dire, d’un point de vue biologique, que la mort des individus d’une espèce fait partie de l’économie du fonctionnement de la vie. Ne pleurez donc pas vos morts! Oui, cette attitude stoïcienne a une certaine dignité, elle a une grandeur, mais qui passe au-dessus du drame des personnes. Je suis devenu allergique aux pensées systématiques, hégéliennes, pour lesquelles, de manière très subtile, le mal est finalement positif. Je me méfie des aologétiques qui justifient le mal en disant : Dieu permet le mal en vue d’un plus grand bien, le mal fait partie d’un premier état pédagogique de la création. Dieu a fait volontairement une création inachevée pour que ce soit l’homme qui l’achève. C’est joli à dire, comme cela, quand on écrit à son bureau, mais cela n’arrange pas les gens qui sont frappés par la douleur.

    Drieu Godefridi : Alors, que leur dites-vous par rapport à cette question du mal ? 

    → ἐδάκρυσεν ó ἰησοῦς.

    Mgr Léonard : «  D’abord, Jésus est sensible au mal et ne fait jamais de raisonnements pour dire qu’il n’y a pas de mal. L’attitude de Jésus, dans l’Evangile de Jean, devant la tombe de Lazare c’est d’abord de pleurer : « Jésus pleura » (ἐδάκρυσεν ó ἰησοῦς). C’est le verset le plus court de toute la Bible. Ces pleurs sont pour moi plus éloquents que beaucoup de théories. Jésus n’a pas fait une théorie. Il dit bien que la mort de Lazare va servir à la manifestation de la gloire de Dieu. Mais il ne dit pas à Marthe et à Marie : non, ne pleurez pas, la mort de Lazare c’est pour un bien. Non, il pleure ! Ce que je trouve admirable chez lui, c’est qu’il n’a pas expliqué le mal comme tant de religions ou de philosophies l’ont fait. D’abord, il en a éprouvé la dureté. Puis il l’a porté. Cela, c’est quand même unique dans l’histoire religieuse de l’humanité, un Dieu qui non seulement se fait homme mais qui en outre endure l’absurdité de la mort, l’angoisse qui est liée à la mort. L’attitude de Jésus face à sa mort n’est pas du tout héroïque, ce n’est pas une attitude de héros, c’est l’attitude d’un homme qui est submergé par l’angoisse, par la tristesse et qui, pour la première fois dans les Evangiles, où il a toujours une maîtrise des événements, mendie un peu de secours, de réconfort de la part de ses disciples : veillez avec moi, priez avec moi – et ils dorment pendant ce temps-là ! Eh bien, cela me paraît plus crédible que Spinoza, cela me paraît plus humain que le stoïcisme : «  Je savais que mon fils était mortel, donc je ne m’attriste pas de sa mort ». C’est grand, mais en même temps c’est mesquin, pourrait-on dire, d'une telle attitude : cela ne prend pas au sérieux le drame de la vie humaine. »

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  • L'avènement d'un eugénisme consensuel, mou et compassionnel

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    Lu sur genethique.org "Le coin des experts" :

    JACQUES TESTART DÉNONCE LA FABRIQUE DE L'HUMAIN

    Jacques Testart était l’invité des 4e assises Technologos, organisées avec la collaboration du CRIIGEN[1], les 16 et 17 septembre dernier, qui se tenaient à Paris à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales. Il est intervenu  pour présenter les  considérations éthiques et des conséquences anthropologiques du recours à la logique techno-industrielle dans le domaine de la procréation humaine. Gènéthique reproduit le contenu de son intervention.

    On peut définir une fabrique de l'humain comme un ensemble de dispositifs techniques permettant de formater des individus conformes à un projet, personnel ou collectif. Les interventions réglementaires ou biomédicales dans la procréation constituent le premier pas dans l'ontogenèse des personnes.

    La sélection des individus

    Historiquement c'est l'eugénisme qui, depuis les temps les plus anciens et dans toutes les cultures, a permis la sélection des individus à la naissance, l'eugénisme négatif permettant de refuser les nouveau-nés non conformes selon des critères évalués par la médecine. Depuis moins de deux siècles, l'apparition et l'évolution de techniques de plus en plus sophistiquées a conduit à affiner mais aussi à étendre les pratiques eugéniques. Après l'infanticide historique, la stérilisation des femmes a concerné des centaines de milliers de personnes dès le début du vingtième siècle, puis le fœticide sélectif s'est imposé bien après la deuxième guerre mondiale et les capacités d'enquête génétique (analyse chromosomique) ou morphologique (échographie) sur le fœtus. Enfin la conjonction de la fécondation hors du corps (1978) et de l'examen de l'ADN embryonnaire (1990) a permis de développer le diagnostic préimplantatoire (DPI) sur les embryons issus de la fécondation in vitro (FIV) depuis les années 1990. Certaines recherches portent désormais sur une phase antérieure à la fécondation, les gamètes (spermatozoïde et ovules), mais rencontrent des limites techniques (le gamète est détruit par son analyse) et logistiques : les loteries génétiques qui précèdent et accompagnent la fécondation (méiose puis appariement des gamètes) ne permettent pas de prévoir l'identité de l'œuf avant sa conception. Des études chez l'animal portent sur la culture de lignées cellulaires (cellules souches) transformables en gamètes, éventuellement après avoir été génétiquement modifiées.

    Avant même la disposition des outils génétiques, l'eugénisme s'est développé dans les années 1970 grâce à la possibilité de congeler le sperme des hommes, permettant ainsi la création de banques de sperme et la sélection de donneurs selon des critères morphologiques, médicaux ou esthétiques. Des évaluations comportementales sont aussi pratiquées depuis que tous les traits humains sont réputés dépendre de la génétique. Ainsi, en 2016, la plus grande banque de sperme britannique recommandait d'éviter les donneurs présentant un déficit d'attention, une hyperactivité, des signes d'autisme ou de dyslexie... L'« appariement de couples reproducteurs », selon l'expression des médecins des Cecos (Centres d'étude et de conservation du sperme), prétend éviter de conjuguer les mêmes facteurs de risques pathologiques chez le donneur et la receveuse du sperme. Sélection et appariement du donneur ont constitué une pratique fondatrice du nouvel eugénisme de l'après-guerre : rompant avec l'eugénisme nazi ou même avec l'eugénisme autoritaire d'avant-guerre, le nouvel eugénisme a pris en compte l'évolution des sociétés, les obligations faites à la médecine (procès de Nuremberg) et les droits des personnes. La fabrique de l'humain relève désormais d'un eugénisme consensuel, mou et compassionnel. 

  • Soumettre les technosciences à l'éthique

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    JACQUES TESTART : « SUBORDONNER LES TECHNOSCIENCES À L’ÉTHIQUE »

    synthèse de presse bioéthique de genethique.org

    Jacques Testart, biologiste et critique de sciences, publie un article dans un ouvrage collectif [1] avec Geneviève Azam[2] et Dominique Bourg[3], intitulé « Subordonner les technosciences à l’éthique ». Les auteurs font le constat que « l’actuelle crise de civilisation est le résultat d’une réduction de l’histoire humaine à un processus d’expansion par la transformation et l’accaparement de la nature, et par la transformation du travail en ressource à mobiliser et exploiter ». Face à ce constat, on ne voit « qu’une insuffisance humaine ou la tyrannie d’une nature toujours mal maitrisée », sans remettre en question « les fondements d’une telle situation ». Pour y remédier, ce livre formule « des propositions politiques capables de faire face à ces défis », inspirées notamment du principe : « Tout ce qui peut être techniquement réalisé ne doit pas être obligatoirement réalisé ».

    Jacques Testart complète ce constat dans deux articles. Pour lui, la science « s’est réduite à une activité pour développer de nouvelles activités productives et tenter de pousser la croissance économique », et le progrès « s’est réduit à la production effrénée d’innovations ». Cette « perversion du progrès est constitutive de l’appareil technoscientifique contemporain qui s’est aligné sur les impératifs des structures industrielles au nom de l’efficacité/productivité/compétitivité ». Mais « le véritable progrès exige que les citoyens s’emparent de leur devenir en contribuant par leur choix à définir les priorités données à la recherche scientifique ». Il appelle à « revendiquer le principe de responsabilité pour défendre l’intégrité de notre espèce et de la nature ».

    Il s’inquiète de la priorité donnée par nos politiques « à l’intelligence artificielle, aux nanorobots, au contrôle génétique du vivant, ou à la médecine prédictive/préventive, celle qui fait de tout un chacun un sujet médical ». Il dénonce enfin le « nombre de militants écologistes ou féministes » qui sont « hypnotisés par les promesses de progrès qui résulteraient de l'indifférenciation des sexes (masculin/féminin), des êtres vivants (homme/animal) ou des « organismes » (vivant/machine) et par les artifices déjà disponibles pour engendrer autrement, fut-ce au prix de l'aliénation de tierces personnes ou de l'épanouissement de l'enfant à venir. Ainsi la location d'utérus, l'achat-vente de gamètes et embryons, l'insémination anonyme, l'eugénisme dans l'œuf (diagnostic préimplantatoire) sont souvent reçus avec la même gourmandise que le téléphone portable, cette première prothèse universelle et permanente de l'ère transhumaniste. Outre la pulsion ludique et l'illusion de puissance qui minimisent les nuisances collatérales, chacun veut se montrer plus moderne, et fait ainsi le jeu des intérêts qui disséminent et cultivent les aliénations ».

    ​[1] Les Jours Heureux

    [2] Economiste et militante altermondialiste.

    [3] Philosophe et vice-président de la Fondation Nicolas Hulot.

    Sources: Jacques Testart, l'Humanité (3/11/2016) - La décroissance (novembre 2016)

  • De mystérieux phénomènes auraient accompagné l'ouverture du tombeau du Christ

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    De Sylvain Dorient sur aleteia.org :

    Mystère autour de l’ouverture du tombeau du Christ

    "Odeur suave" et "perturbations électromagnétiques" ont étonné les observateurs de cet événement historique.

    Les 26, 27 et 28 octobre 2016 la dalle de marbre qui couvre le tombeau du Christ a été repoussée. Une poignée de scientifiques et de religieux a eu accès au lieu, et plusieurs rumeurs ont immédiatement couru. Premièrement, une « odeur suave » aurait été sentie, émanant du tombeau, rappelant les manifestations olfactives associées à certains saints. Deuxièmement, des instruments de mesure employés par des scientifiques aurait été troublés par des perturbations électromagnétiques. Ils cessaient de fonctionner, ou fonctionnaient mal, aussitôt qu’ils étaient placés à la verticale de la pierre sur laquelle aurait reposé le corps du Christ.

    Marie Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de Terre Sainte Magazine, a elle-même bénéficié de l’autorisation de se rendre sur les lieux, et se montre circonspecte quant à la rumeur associée à « l’odeur suave ». Relevant qu’une odeur est facile à suggérer, elle constate qu’elle n’a rien senti de particulier pour sa part. Par ailleurs, lors de la dernière ouverture, partielle, réalisée par l’architecte Nikolaos Komnenos en 1809, le chroniqueur de l’époque fait lui aussi mention d’une « odeur suave ». Les personnes qui s’intéressent au tombeau du Saint Sépulcre connaissent ce texte, et elles ont pu s’auto-suggérer le parfum.

    Perturbations électromagnétiques

    La journaliste se montre, en revanche, bien moins dubitative en ce qui concerne les perturbations électromagnétiques enregistrées par les instruments des scientifiques. Ce phénomène lui a été confirmé par l’un des scientifiques qui a été autorisé à accéder au tombeau. Il a ensuite été signalé par la directrice des travaux, Antonia Moropoulou elle-même, que l’on imagine mal mettre en péril sa réputation pour un « coup de pub ». Plus troublant encore, la journaliste relève la surprise des scientifiques lors de l’ouverture de la dalle : ils s’attendaient à ce que le tombeau soit bien plus bas qu’il ne l’est. En cause, les sondages réalisés précédemment aux instruments… qui semblent avoir été faussés par une perturbation électromagnétique.

    Lire la suite sur aleteia.org

  • La théorie du "Big Bang", la Bible et la foi

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    Alors que l'on célèbre le 50e anniversaire de la mort du chanoine Georges Lemaître, il nous semble opportun de relayer ici les précisions figurant sur le site "La Foi Chrétienne" :

    La théorie du « Big Bang » confirme-t-elle la Bible ?

    1. La théorie d’un Univers créé et en expansion a été imaginée entre 1927 et 1931 par le Père Georges Lemaitre (1894-1966), prêtre catholique belge et astrophysicien. 

    2. Ami d’Albert Einstein, le Père Georges Lemaitre a été un astrophysicien de très haut niveau, qui a développé ses propres théories en s’appuyant sur les découvertes de la relativité générale.

    3. Mais dès qu’il rendit ses théories publiques, en 1927, les astrophysiciens athées emmenés par Fred Hoyle, qui tenaient à l’idée d’un Univers incréé, immuable « sans début ni fin » critiquèrent la théorie du prêtre catholique et l’accusèrent de concordisme, pour coller au récit biblique.

    4. C’est ce fameux Fred Hoyle qui inventa l’expression « Grand Boum », « Big Bang » en anglais, pour se moquer de la théorie du Père Georges Lemaitre.

    5. Mais dès 1929, les découvertes de Hubble confirmaient la réalité de l’Univers en expansion,

    6. Puis en 1965, la découverte du rayonnement résiduel fossile qui confirmait la gigantesque explosion initiale du « Big Bang » contribua à rallier la quasi-totalité des scientifiques à la théorie de l’Abbé Lemaitre, après un long débat qui dura jusqu’en 1980.

    7. Il est bien curieux de voir aujourd’hui quelques articles de vulgarisation affirmer que la théorie du Big Bang contredit la Bible alors qu’elle a été accusée, pendant des décennies, d’avoir été créé spécialement pour concorder avec le récit biblique !

    8. L’Abbé Lemaitre s’inscrit dans la lignée d’innombrables grands scientifiques catholiques, toujours encouragés par l’Eglise, à l’opposé de la légende sans fondement d’une contradiction entre la science et la foi. Et contrairement aux idées reçues, l’écrasante majorité des grands savants a, de tous temps, reconnu le Créateur dans l’Intelligence supérieure qui se manifeste dans l’ordre de la nature.

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  • Le "bébé aux trois ADN" : une avancée dont il faudrait se réjouir ? Louis Tonneau répond au Professeur Englert

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    Le 28 septembre, la Libre publiait Le "bébé aux 3 ADN" constitue une "avancée incontestable", une interview du Pr Yvon Englert de l'ULB. Louis Tonneau (juriste) réagit à cette prise de position :

    Ce “bébé aux 3 ADN” peut apparaître comme une prouesse scientifique mais ce n’est pas une avancée. C’est une dérive sur le plan éthique. Non seulement il s'agit d'une technique eugéniste  mais où reste la prudence nécessaire? Non, la fin ne justifie pas les moyens. Cette pratique est interdite sur le sol américain, ce n’est pas anodin et doit nous interpeller.

    Selon ses initiateurs, cette nouvelle technique de procréation médicalement assistée évite des maladies dégénératives et se présente comme une thérapie de correction, pourquoi n’approuvez-vous pas?

    Parce que c’est une technique eugéniste. Lorsqu’on parle de « façon élégante d’éviter des maladies dégénératives », le langage est manifestement choisi mais travestit toutefois une réalité inquiétante: il ne s’agit pas de soigner la maladie dont serait atteint le futur bébé mais bien de manipuler le matériel génétique en présence en vue d’une procréation “non défectueuse”.  Lorsque l’on s’arroge le droit de juger de ce qui est digne ou non d’être vécu (“c’est le genre de vie qu’on ne souhaite à personne”) et de trier ainsi ceux qui vivront des condamnés à ne pas naître, c’est une gifle que l’on envoie aux enfants malades, aux personnes handicapées et à toutes celles qui souffrent d’une quelconque déficience. Quand l’acte médical se teinte discrètement d’eugénisme, il y a de quoi s’inquiéter.

    Le recours à cette technique a pour but de soulager la détresse d’une mère dont les tentatives d’avoir un enfant se sont soldées par des échecs répétés. Ne convient-il pas de tenter d’apaiser à tout prix cette souffrance?

    Il s’agit là d’une souffrance intolérable, qu’il faut pouvoir accompagner en humanité. C’est primordial. Mais pas à n’importe quel prix. Cela justifie-t-il pour autant d’avoir recours à une procédure contestable quant à sa dimension éthique ? Dans ce domaine, la plus grande prudence prévaut. C’est la seule attitude qui vaille lorsque la médecine interroge les limites de l’acceptable.

    Pourtant, pour les défenseurs, ce qui importe, ce n’est pas la technique utilisée mais bien ce que l’on fait.

    Il est difficile de ne pas y voir un manque de réflexion quant au caractère éthique de l’acte posé. Où est la prudence nécessaire ? Nous ne sommes ici pas loin du vieil adage “la fin justifie les moyens”.  Il est bon de le redire : lorsque la dignité de la personne humaine est en jeu et qu’on touche aux limites de ce qu’il est permis de faire avec la science, la fin ne peut justifier les moyens. C’est d’ailleurs pour cette raison que bon nombre de pays à travers le monde interdisent la pratique du transfert génétique du noyau. Devoir traverser une frontière comme le fit l’équipe du Pr Zhang (partie au Mexique) en raison de l’interdiction d’une telle pratique sur le sol américain n’est pas anodin. Cela doit nous interpeller.

    Ne pensez-vous pas qu’en l’espèce, le bénéfice médical est difficilement contestable puisqu’il évite la transmission d’une maladie mortelle?

    C’est un chemin dangereux, celui de la “pente glissante”, qui consiste à dire que celui qui met son doigt dans un engrenage dangereux risque tôt ou tard de se retrouver à transgresser toutes les balises que lui-même avait fixées lorsqu’il y inséra la première phalange. Force est de constater que, de manière systématique, l’histoire a donné raison à ceux qui, dès l’origine, nous avaient averti des conséquences à long terme qu’aurait un engagement sur des chemins trop glissants. En matière d’euthanasie par exemple, la loi de dépénalisation partielle nous a été vendue comme excluant les souffrances psychologiques et les mineurs d'âge, ce n’est plus le cas aujourd’hui. En matière d’avortement encore, la loi autorisant cette pratique présentait initialement une série de garde-fous (délai de réflexion, détresse de la femme, etc.) : ils sont actuellement remis en cause. Deux exemples, parmi d’autres.

    Lorsqu’il est difficile de faire passer dans l’opinion publique une loi ou une technique médicale dont on perçoit bien qu’elle sent le soufre, il est préférable de lui faire avaler par morceaux. 

    Il convient donc de ne pas se réjouir de cette avancée?

    En faisant la promotion d’une technique de manipulation génétique de l’être humain, en offrant à l’Humanité la possibilité de décider arbitrairement qui de nous est digne de naître à la vie et en ne reconnaissant qu’atouts et avantages à une technique controversée et déclarée illégale dans une large partie du monde, le Professeur Zhang, son équipe et leurs partisans nous engagent à prendre un chemin que nous pourrions bien regretter…

  • La Belgique a perdu un de ses meilleurs connaisseurs du monde des entreprises, un chrétien et un grand humaniste

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    De Christian Laporte sur le site de lalibre.be :

    Philippe de Woot, pionnier de la responsabilité sociétale des entreprises, est décédé

    Avec le décès jeudi du Pr Philippe de Woot, la Belgique perd un de ses meilleurs connaisseurs du monde des entreprises. Pionnier de la Responsabilité sociétale de l’Entreprise, ce grand humaniste, chrétien engagé, n’a cessé de plaider pour mettre l’humain au cœur de sa réflexion et de ses décisions. Docteur en droit et en sciences économiques, co-créateur et doyen de l’Institut d’Administration et de Gestion (aujourd’hui Louvain School of Management) de l’UCL, Philippe de Woot y a formé plusieurs générations d’étudiants à la stratégie et au management des entreprises, en intégrant la réflexion économique dans la perspective plus vaste des enjeux sociétaux. Penseur éclairé au rayonnement international, il a enseigné entre autres à Louvain, à l’INSEAD, était Harvard Faculty Associate et Docteur honoris causa de l’Université de Bologne.

    Conseiller de la Commission européenne

    Etant un Européen convaincu, il a œuvré au dynamisme de l’Union comme conseiller de la Commission pour les programmes Esprit et Fast et comme membre de l’Académie européenne des Sciences et des Arts. Le thème majeur de sa pensée et de son action est celui du sens, des valeurs et de la finalité de l’entreprise. Ses nombreux travaux ont mis en évidence les liens entre le système de valeurs et les performances à long terme. "L’entreprise" disait-il "doit être une organisation humaine génératice d’innovation et de progrès, un lieu d’exercice de la responsa bilité individuelle et collective face aux enjeux éthiques et sociétaux". S’il reconnaissait l’efficacité de l’économie de marché, il s’éleva contre la croyance en la vertu de "la main invisible", s’opposant à Milton Friedman qui réduisait la finalité de l’entreprise à l’enrichissement de l’actionnaire.

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  • Bruxelles, IET (6 octobre 2016 - 19 janvier 2017) : Questions de Bioéthique, un corps assumé ou augmenté?

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  • Liège, du 7 au 11 octobre 2016 : foire aux livres d’occasion dans l’église du séminaire ( « Espace Prémontrés »)

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    foire aux livres d'occasion

    dans le cadre exceptionnel
    de l’eglise du séminaire de liège
     

    rue des prémontrés, 40

    4000   Liège

    du vendredi 7 octobre au mardi 11 octobre 2016

    de 9 H à 18 H

    (entrée libre)

    réduction de 50 % le mardi 11 octobre. 

                Grâce au travail de classification, aux généreux donateurs anonymes, de nombreux livres sont ainsi à la disposition du public, à partir de 0,50 €.

                Il y en a pour tous les goûts : de nombreux livres religieux, d’abord, dans toutes les spécialisations : œuvres de grands théologiens, écrits et vies de saints, bibles, missels, maîtres spirituels, dictionnaires et encyclopédies, ouvrages simples sur la vie chrétienne, nombreux périodiques. On trouve aussi d’autres domaines : psychologie, sciences sociales, philosophie, histoire, géographie, arts, romans, littérature française, allemande, anglaise et néerlandaise, CD, DVD, disques vinyls, bandes dessinées. Sans oublier les coins «divers», les livres sur Liège, l'antiquariat, le petit coin brocante.

                À peu de frais : le livre intéressant ou agréable. Et pourquoi pas ? L’aubaine d’un petit cadeau original à offrir autour de soi. Et par le fait même, un service rendu à une bibliothèque publique qui n’a guère de moyens.

      Yves Charlier

    Directeur de la Bibliothèque

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  • Dongelberg, 1er octobre : Georges Lemaître, l'auteur de la théorie du Big Bang

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  • Science et foi : une émission de KTO pour le cinquantenaire de la mort de Georges Lemaître

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    " La Foi prise au mot " propose de parler de science, et même d'histoire des sciences, en évoquant Georges Lemaître, un des pères de la théorie du Big Bang, disparu il y a tout juste cinquante ans. En effet, son explication des observations de Hubble et sa théorie de l'" atome primitif " influèrent de manière décisive sur les théories scientifiques sur l'origine de l'univers. Qui fut donc Georges Lemaître ? Qui se rappelle encore que ce scientifique belge né en 1894 était aussi un prêtre? Comment parvint-il à sa théorie de l'atome primitif et quelle influence exerça-t-elle sur l'élaboration des théories scientifiques du début de l'univers ? Et surtout, comment parvint-il à concilier son oeuvre de scientifique avec son état de prêtre ? Pour répondre à ces questions Régis Burnet s'entoure de deux spécialistes de Georges Lemaître, et comme lui, membres de l'académie pontificale des sciences : Pierre Léna, astrophysicien, membre de l'Académie des Sciences, et Dominique Lambert, philosophe des sciences, professeur à l'Université de Namur et membre de l'Académie royale de Belgique.

     

    JPSC