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Spiritualité - Page 2

  • L'étonnement jubilatoire de l'Epiphanie dans le répertoire grégorien

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    Du site aleteia.org :

    Trésor du grégorien : à l’Épiphanie, un étonnement jubilatoire

    © Jorge Royan / Wikimedia Commons.

    Choeur des moines de l'abbaye cistercienne de Heiligenkreuz (Autriche), où l’on pratique le chant grégorien, 12 septembre 2009.

    Parmi les trésors du chant grégorien, l’antienne chantée le jour de l’Épiphanie du Seigneur. Le motif mélodique nous introduit dans le mystère de la manifestation divine, de l’éblouissement à la raison.

    Le jour de l’Épiphanie, solennité de la manifestation du Seigneur, l’Église chante l’antienne Vidimus stellam — « Nous avons vu son étoile » : Vidimus stellam ejus in Oriente, et venimus cum muneribus adorare Dominum – « Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus avec des présents adorer le Seigneur. »

    Le chant grégorien permet, de manière incomparable, de signifier le texte par la musique. Dès l’intonation de cette pièce, le motif mélodique nous dit quelque chose sur l’observation de l’étoile par les rois mages.

    De l’éblouissement à la raison

    Vidimus — « Nous avons vu » : les trois premières notes forment un mouvement dynamique, et les suivantes semblent tomber comme une pluie. Il ne faut pas y chercher une analogie avec un phénomène astral quelconque, mais plutôt un étonnement jubilatoire : « Nous avons vu ! » Un vrai cadeau du ciel !

    Stellam ejus — « Son étoile » : il y a un court moment très enlevé, presque dansant : cette étoile est une source de joie. Quant au mot Oriente, il offre un mouvement en écho à celui de vidimus, mais beaucoup plus retenu, d’autant que la phrase se termine.

    Et venimus — « Et nous sommes venus » : nous trouvons deux élans successifs dans cette petite phrase musicale, les Rois Mages ont effectué une longue marche. Cum muneribus : dix notes égrenées pour signifier la beauté de ces présents honorifiques : l’or, la myrrhe, l’encens…

    Adorare Dominum — « Adorer le Seigneur » : après l’éblouissement vient le temps de la raison. Devant le Christ Fils de Dieu, la mélodie signifie la sobriété de l’adoration, elle passe du flamboiement à l’humilité, et le mot Dominum, chanté sur trois intervalles sobres, nous parlent d’un Dieu venu dans le dépouillement.

  • La "super nova" qui nous guide

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    Voici l’homélie de Benoît XVI prononcée en 2012 pour le jour de l'Epiphanie, dans la traduction officielle de l’italien publiée par la salle de presse du Saint-Siège (Zenit.org):

    Chers Frères et Sœurs !

    L’Épiphanie est une fête de la lumière. « Debout ! [Jérusalem] Rayonne ! Car voici ta lumière et sur toi se lève la gloire du Seigneur » (Is 60,1). Avec ces paroles du prophète Isaïe, l’Église décrit le contenu de la fête. Oui, Il est venu dans le monde Celui qui est la vraie Lumière, Celui qui rend les hommes lumière. Il leur donne le pouvoir de devenir enfants de Dieu (cf. Jn 1,9.12). Le voyage des Mages d’Orient est pour la liturgie le début seulement d’une grande procession qui continue tout au long de l’histoire. Avec ces hommes commence le pèlerinage de l’humanité vers Jésus-Christ – vers ce Dieu qui est né dans une étable ; qui est mort sur la croix et qui depuis sa résurrection demeure avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde (cf. Mt 28,20). L’Église lit le récit de l’Évangile de Matthieu avec celui de la vision du prophète Isaïe, que nous avons écouté dans la première lecture : le voyage de ces hommes est seulement un commencement. D’abord étaient venus les bergers – des âmes simples qui demeuraient au plus près du Dieu fait petit enfant et qui pouvaient aller vers Lui plus facilement (cf. Lc 2,15) et Le reconnaître comme Seigneur. Mais maintenant, viennent aussi les sages de ce monde. Viennent les grands et les petits, les rois et les serviteurs, les hommes de toutes les cultures et de tous les peuples. Les hommes d’Orient sont les premiers, suivis par tant d’autres, tout au long des siècles. Après la grande vision d’Isaïe, la lecture tirée de la lettre aux Éphésiens exprime la même réalité d’une façon très sobre et simple : les païens partagent le même héritage (cf. Ep 3,6). Le Psaume 2 l’avait exprimé ainsi : « Je te donne les nations pour héritage et pour domaine les extrémités de la terre » (Ps 2,8).

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  • "Ce n'est pas pour rire que je t'ai aimée"

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    On fête aujourd'hui Angéle de Foligno, une mystique ombrienne du XIIIe siècle. Le pape Benoît XVI y a consacré sa catéchèse lors de l'audience générale du mercredi 13 octobre 2010 : c'est à découvrir ici : http://www.vatican.va.

    Le "blog du Mesnil-Marie" a mis en ligne un célèbre passage du "Livre des Révélation" où fut adressée à Angèle cette parole interpellante : "ce n'est pas pour rire que je t'ai aimée" :

    L’Amour vrai et l’amour menteur.

    (chapitre 33ème du livre des révélations de Sainte Angèle de Foligno)

    … C’était le quatrième jour de la semaine sainte, j’étais plongée dans une méditation sur la mort du Fils de Dieu, et je méditais avec douleur, et je m’efforçais de faire le vide dans mon âme, pour la saisir et la tenir tout entière recueillie dans la Passion et dans la mort du Fils de Dieu, et j’étais abîmée tout entière dans le désir de trouver la puissance de faire le vide, et de méditer plus efficacement.

    Alors cette parole me fut dite dans l’âme : «Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée

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  • L'apostolat de Mgr Léonard à Notre-Dame du Laus

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    Un site réalisé par les amis de Mgr Léonard est consacré au sanctuaire et à l'apostolat de notre archevêque émérite et regretté :

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  • Liège : fêtez les Rois le samedi 5 janvier prochain à 17 heures à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132)

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    Une manifestation ouverte à tous. Entrée libre.

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    La Solennité de l’Epiphanie organisée à Liège le samedi 5 janvier 2019 à 17 heures  en l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132), est une fête familiale, avec la procession à la crèche, le partage de la galette des rois et l’échange des vœux pour l’an nouveau au cours d’une réception clôturant la célébration.

    La messe sera animée par les membres du chœur de chambre « Praeludium »,l’organiste Patrick Wilwerth ainsi que les solistes du chant Isabelle Valloton et Peter Cannière.

    Au programme : les chants grégoriens de la Fête, une messe et des motets polyphoniques pour le temps de la Nativité ainsi que des noëls interprétés à l’orgue.

    Fondé en 1994 par Patrick Wilwerth, le chœur de chambre Praeludium est un ensemble vocal de haut niveau dont la plupart des membres sont issus des académies de musique de la région liégeoise. Son répertoire va de la musique ancienne à  la musique contemporaine.

    Isabelle Valloton est membre du Chœur grégorien de ParisPeter Cannière est directeur artistique du Gregoriaans Koor van Leuven et professeur au Centrum Gregoriaans de Drongen (Tronchiennes).

    Patrick Wilwerth est professeur d’orgue au conservatoire de Verviers et directeur musical du chœur universitaire de Liège.

    Cette manifestation est ouverte à tous. En prime cette année, autour de la crèche, petits et grands  découvriront une centaine de jolis santons liégeois habillés à l’ancienne pour illustrer les récits de l’enfance de Jésus.

    Extraits :

    « Rejoice » d’Henry Purcell

    Reges Tharsis, offertoire grégorien:

  • Marie est un remède à la solitude et à la décomposition

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    Lu sur le site « aleteia » :

    Mater Dei Le-pape-encense-la-Vierge-Marie.jpeg« Au jour de l’an, le 1er janvier 2019, le pape François a exhorté la famille humaine à se tourner vers la Vierge Marie pour venir à bout d'un monde “désuni“, lors de la messe de Sainte Marie Mère de Dieu à la basilique Saint-Pierre au Vatican.

    Cliquez ici pour ouvrir le diaporama

    Dans la vie “dispersée“ d’aujourd’hui, “où nous risquons de perdre le fil“, l’étreinte de la Mère de Dieu est “essentielle“, a estimé le successeur de Pierre. Le monde est peut-être “entièrement connecté“, mais il semble être de plus en plus “désuni“. Tout particulièrement aujourd’hui où règne selon lui “partout éparpillement et solitude“.

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    Guadalupe, Lourdes, Fatima… la Vierge Marie rayonne à travers le monde

    Un monde qui regarde l’avenir sans regard maternel est “myope“, a-t-il affirmé. C’est pourquoi “nous avons besoin de nous confier à la “Mère de la consolation“, qui “con-sole“ : elle est avec celui qui est seul. Etant présente telle une mère, elle est “un remède à la solitude et à la décomposition“.

    Un monde dans lequel la tendresse maternelle est “reléguée à un pur sentiment pourra être riche de choses“, mais pas de lendemains, a prévenu le chef de l’Eglise catholique. Car tandis que les profits augmenteront, l’humanité “ne saura plus voir, dans les hommes, des enfants“.

    Les mères “introduisent avec amour dans la vie“

    Et combien d’enfants aujourd’hui se croient forts et s’égarent. De libres ils deviennent esclaves, a déploré l’évêque de Rome. Il a ainsi exhorté à appuyer toutes sociétés sur les mères car elles seules “prennent par la main les enfants et les introduisent avec amour dans la vie“.

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    Oui, la Vierge Marie est aussi une maman « normale »

    Le regard maternel de la Vierge aide à se voir “comme des enfants aimés“ dans le peuple croyant de Dieu, car elle ne voit pas des pécheurs mais des fils. Elle permet ainsi à “nous aimer entre nous, au-delà des limites et des orientations de chacun“, a considéré le Souverain pontife.

    La foi également, pour être conservée, a besoin de la Mère de Dieu : son regard rappelle que la “tendresse, qui remédie à la tiédeur, est essentielle pour la foi“. Et quand, dans la foi, il y a de la place pour la Mère de Dieu, “on ne perd jamais le centre, le Seigneur“, a déclaré le pape.

    Au début de l’année, il convient donc selon lui de demander à la sainte Vierge la “grâce de l’étonnement“ devant le “Dieu des surprises“. La foi, comme la vie tout entière “devient grise, routinière“ sans étonnement. Le pontife a ainsi encouragé à renouveler “l’étonnement des origines“, par la Mère de Dieu qui peut “engendrer au Seigneur“ comme elle a engendré le Seigneur.

    Ref. Marie est un remède à la solitude et à la décomposition

    JPSC

  • Basile le Grand et Grégoire de Nazianze (2 janvier)

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    web-saint-january-02-basil-the-great-and-gregory-nazianzen-public-domain.jpgLes catéchèses hebdomadaires de Benoît XVI constituent une ressource remarquable pour aborder les pères et les docteurs de l'Eglise.

    Ainsi, aujourd'hui, pourra-t-on lire les deux enseignements consacrés à Basile le Grand, "lumière de l'Eglise", le 4 juillet 2007http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20070704_fr.html 

    et le 1er août de la même année : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20070801_fr.html.

    Quant à Grégoire de Nazianze, il a été évoqué le 22 août 2007 : http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20070822_fr.html

  • 1er janvier : sainte Marie Mère de Dieu

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    17669869-22099956.jpgPrière à sainte Marie Mère de Dieu

    La célèbre prière du P. Léonce de Grandmaison, jésuite et théologien:

    Sainte Marie Mère de Dieu 

    gardez-moi un cœur d'enfant 

    pur et transparent 

    comme une source.

     

    Obtenez-moi un cœur simple 

    qui ne savoure pas les tristesses.

     

    Un cœur magnifique 

    à se donner, 

    tendre à la compassion.

     

    Un cœur fidèle et généreux 

    qui n'oublie aucun bien 

    et ne tienne rancune 

    d'aucun mal.

     

    Faites-moi un cœur doux 

    et humble 

    aimant sans demander 

    de retour, 

    joyeux de s'effacer 

    dans un autre cœur 

    devant votre divin Fils.

  • Invoquer l'Esprit Saint pour commencer l'année : Veni Creator

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    Toi qu’on appelle Conseiller

    Don du Seigneur de Majesté,

    Source vive, feu, Charité

    Toi qui es onction spirituelle,

     

    Toi le Donateur aux sept Dons,

    Puissance de la main de Dieu,

    Toi que le Père avait promis,

    Qui fais jaillir notre louange,

     

    Mets ta lumière en nos esprits,

    Répands ton amour en nos cœurs,

    Et que ta force sans déclin

    Tire nos corps de leur faiblesse.

     

    Repousse l’adversaire au loin ;

    Sans tarder donne-nous la paix ;

    Ouvre devant nous le chemin :

    Que nous évitions toute faute !

     

    Fais-nous connaître Dieu le Père,

    Fais-nous apprendre aussi le Fils

    Et croire en tout temps que tu es

    L’unique Esprit de l’un et l’autre.

  • Quand Benoît XVI concluait l'année écoulée et inaugurait l'an neuf

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    HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE
    Premières Vêpres et Te Deum en la Solennité de Sainte Marie Mère de Dieu
    (Samedi 31 décembre 2011)

    Messieurs les Cardinaux,
    Chers frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce,
    Autorités,
    Chers frères et sœurs,

    Nous sommes réunis dans la Basilique Vaticane pour célébrer les Premières Vêpres de la solennité de Sainte Marie Mère de Dieu et pour rendre grâce au Seigneur au terme de l’année, en chantant ensemble le Te Deum. Je vous remercie vous tous qui avez voulu vous unir à moi en cette circonstance toujours dense en sentiments et en signification. Je salue tout d’abord Messieurs les Cardinaux, les vénérés Frères dans l’épiscopat et dans le sacerdoce, les religieux et les religieuses, les personnes consacrées et les fidèles laïcs qui représentent la communauté ecclésiale de Rome tout entière. Je salue de façon spéciale les Autorités présentes, à commencer par le Maire de Rome, le remerciant pour le don du calice qui, selon une belle tradition, se renouvelle chaque année. Je souhaite de tout cœur que l’engagement de tous ne manque pas afin que le visage de notre ville soit toujours plus conforme aux valeurs de foi, de culture et de civilisation qui appartiennent à sa vocation et à son histoire millénaire.

    Une autre année s’achève alors que nous en attendons une nouvelle : avec l’anxiété, les désirs et les attentes de toujours. Si on pense à l’expérience de la vie, on demeure étonnés de ce qu’au fond elle soit brève et fugace. C’est pour cela, qu’il n’est pas rare que nous nous interrogions : quel sens pouvons-nous donner à nos jours ? Quel sens, en particulier, pouvons-nous donner aux jours de difficulté et de souffrance ? C’est une question qui traverse l’histoire, qui traverse même le cœur de toute génération et de tout être humain. Mais à cette question il y a une réponse : elle est écrite sur le visage d’un Enfant qui, il y a deux mille ans, est né à Bethléem et qui aujourd’hui est le Vivant, ressuscité de la mort pour toujours. Dans le tissu de l’humanité déchiré par tant d’injustices, de méchancetés et de violences, fait irruption de manière surprenante la nouveauté joyeuse et libératrice du Christ Sauveur qui, dans le mystère de son Incarnation et de sa naissance, nous fait contempler la bonté et la tendresse de Dieu. Dieu éternel est entré dans notre histoire et demeure présent de façon unique dans la personne de Jésus, son Fils fait homme, notre Sauveur, venu sur la terre pour renouveler radicalement l’humanité et la libérer du péché et de la mort, pour élever l’homme à la dignité de fils de Dieu. Noël ne rappelle pas seulement la réalisation historique de cette vérité qui nous concerne directement, mais, de façon mystérieuse et réelle, nous la donne de nouveau.

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  • Le chant d'action de grâces pour l'année qui se termine : Te Deum

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  • La grandeur de la famille (dimanche de la Sainte Famille)

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    La grandeur de la famille

    homélie de la fête de la Sainte-Famille 2018 par l'abbé Christophe Cossement

    Lorsqu’on fait un sondage sur les valeurs des gens, la famille arrive très souvent en tête. Et pourtant, rarement comme de nos jours la famille a été soumise à des épreuves qui la menacent et risquent de la faire couler. Pourquoi alors défendre la famille contre tous les dangers ? Parce que — et c’est ainsi que je résumerai les lectures de ce jour — elle nous permet ni plus ni moins que de devenir quelqu’un, devant les hommes et devant Dieu, un protagoniste de l’avenir, un habitant du ciel.

    La famille est le lieu où on apprend que la vraie vie c’est de s’aimer les uns les autres, comme le Christ nous l’a commandé (1 Jn 3,23). On y est unis dans les bons comme les mauvais moments, comme Marie et Joseph souffrant ensemble dans leur recherche de l’enfant Jésus (Lc 2,48). Dans la famille, on apprend à se donner soi-même, et que le sens de la vie est de se donner. La famille est école d’amour. Et de sacrifice, le sacrifice exigé par l’amour. Dans la famille, on apprend à se consacrer à un autre : les conjoints l’un à l’autre, les parents à leurs enfants, les enfants à leurs parents, et chacun à Dieu. On y apprend à accepter les renoncements imposés par la présence de l’autre, le respect qui lui est dû, ou les renoncements imposés par les épreuves de la vie. Par tout cela, la famille est la « cellule de base de la société »1.

    Par la famille, on peut apprendre à connaître Dieu et découvrir qu’on est son enfant (1 Jn 3,1). Ce n’est pas facile de connaître Dieu dans un monde aseptisé de transcendance comme le nôtre. La famille peut rendre concrète la relation avec Dieu. On peut y apprendre la prière, l’écoute du Saint-Esprit, à vivre dans la présence de Dieu, à tenir compte de lui. C’est une grande chose que de transmettre cela en famille. Quand je célèbre des baptêmes, j’insiste pour que les parents apprennent à leur enfant la prière du Notre Père en même temps que les premiers mots. Quand j’étais enfant, il me semble que nous allions à la messe comme nous allions voir nos grands-parents. Cela ne se discutait pas, cela faisait partie de l’écologie familiale. Dieu était un membre de la famille.

    Les aventures de la sainte Famille au temple nous montrent aussi que la famille est le lieu où on apprend à prendre en compte la vocation de chacun devant Dieu. Chacun compte pour Dieu, chacun est unique. Il y a d’abord la mise en valeur des dons mutuels. Et l’encouragement à se dépasser, à mener le combat spirituel contre le découragement, contre la tendance au dénigrement ou à l’apitoiement sur soi-même. Il faut aussi cultiver la conviction que chacun dans la famille a un avenir immense : il est appelé à servir Dieu et ses frères. C’est bien de rappeler cela aux jeunes. Qu’en cherchant à faire ce qui nous plaît nous puissions voir plus loin et désirer ce qui sert Dieu qui nous aime tant.

    La famille est aussi tout simplement le lieu où chacun vient à la vie. Parfois, c’est pour les époux une attente douloureuse de cette vie qui ne vient pas, comme pour Elcana et Anne. Heureux ceux qui ont l’audace de patienter sans s’engouffrer alors dans toute sorte de techniques médicales très lourdes ! Dieu leur montrera leur fécondité et ils deviendront source de paix, comme le roi Baudouin et la reine Fabiola, comme plusieurs parmi nous.

    Je voudrais terminer cette brève homélie par la prière du pape François à la fin de sa lettre Amoris lætitia :

    Jésus, Marie et Joseph
    en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai, 
    en toute confiance nous nous adressons à vous.

    Sainte Famille de Nazareth,
    fais aussi de nos familles
    un lieu de communion et un cénacle de prière,
    d’authentiques écoles de l’Évangile
    et de petites Églises domestiques.

    Sainte Famille de Nazareth,
    que plus jamais il n’y ait dans les familles
    des scènes de violence, d’isolement et de division ; 
    que celui qui a été blessé ou scandalisé 
    soit, bientôt, consolé et guéri.

    Sainte Famille de Nazareth,
    fais prendre conscience à tous 
    du caractère sacré et inviolable de la famille,
    de sa beauté dans le projet de Dieu.

    Jésus, Marie et Joseph,
    Écoutez, exaucez notre prière
    Amen !

    1 Jean-Paul II, exhortation apostolique Familiaris consortio № 46, reprenant le décret Apostolicam actuositatem № 11 du Concile Vatican II.