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Spiritualité - Page 2

  • "Un peuple capable d’avoir des enfants et capable de les montrer avec fierté, avec espérance : ce peuple a un avenir !"

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    De zenit.org (Hélène Ginabat) :

    Colombie : Un peuple capable d’avoir des enfants… a un avenir

    Catéchèse du pape François (Traduction intégrale)

    « Un peuple capable d’avoir des enfants et capable de les montrer avec fierté, avec espérance : ce peuple a un avenir », a déclaré le pape François dans sa catéchèse à propos de la Colombie. Exprimant sa reconnaissance aux Autorités qui l’ont accueilli ainsi qu’aux évêques qu’il a rencontrés, il a étendu ses remerciements au peuple colombien, « un peuple joyeux parmi toutes ses souffrances, mais joyeux ; un peuple avec de l’espérance ».

    Selon l’usage, le pape est revenu sur les différentes étapes de son récent voyage apostolique en Colombie (6-11 septembre), deux jours après son retour, durant l’audience générale de ce mercredi 13 septembre 2017, sur la place Saint-Pierre.

    Il a commencé par évoquer le processus de réconciliation actuel du pays en affirmant : « Par ma visite, j’ai voulu bénir l’effort de ce peuple, le confirmer dans la foi et dans l’espérance et recevoir son témoignage, qui est une richesse pour mon ministère et pour toute l’Église. »

    Rappelant les racines chrétiennes « très fortes » de la Colombie, il a assuré qu’elles constituent « la garantie de la paix, le ferme fondement de sa reconstruction, la sève de son invincible espérance ».

    Visiblement touché par l’accueil qui lui a été réservé, le pape François a redit qu’il était venu bénir le « désir de vie et de paix qui déborde du cœur de cette nation : j’ai pu le voir dans les yeux des milliers et des milliers d’enfants, d’adolescents et de jeunes », « cette force de vie que proclame la nature elle-même avec son exubérance et sa biodiversité ».

    Voici notre traduction intégrale de la catéchèse du pape François. 

    Catéchèse intégrale du pape François

    Chers frères et sœurs, bonjour,

    Comme vous le savez, ces jours derniers j’ai effectué un voyage apostolique en Colombie. De tout cœur je remercie le Seigneur pour ce grand don ; et je désire renouveler l’expression de ma reconnaissance à l’égard de Monsieur le Président de la République qui m’a accueilli avec tant de courtoisie, des évêques colombiens qui ont tellement travaillé – pour préparer cette visite – ainsi qu’à l’égard des autres Autorités du pays et de tous ceux qui ont collaboré à la réalisation de cette visite. Et un remerciement particulier au peuple colombien qui m’a accueilli avec tant d’affection et tant de joie ! Un peuple joyeux parmi toutes ses souffrances, mais joyeux ; un peuple avec de l’espérance. Une des choses qui m’a le plus frappé dans toutes les villes, parmi la foule, c’était les papas et les mamans avec leurs enfants, qui soulevaient leurs enfants pour que le pape les bénisse, mais aussi avec fierté, ils faisaient voir leurs enfants comme pour dire : « C’est notre fierté ! C’est notre espérance ! » J’ai pensé : un peuple capable d’avoir des enfants et capable de les montrer avec fierté, avec espérance : ce peuple a un avenir. Et cela m’a beaucoup plu.

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  • Raviver la mémoire de Jerzy Popieluszko, martyr

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    D'Anne Bernet sur le site de l'Homme Nouveau :

    Jerzy Popieluszko, autre Christ jusqu'au Calvaire

    Jerzy Popieluszko, autre Christ jusqu'au Calvaire

    Cela fait presque quarante ans, et c’était hier.

    L’URSS étendait ses tentacules sur les cartes murales de nos salles de classe, jusqu’à nos frontières ou presque. Inexorablement, le communisme gagnait du terrain aux quatre coins de la planète. L’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques aux premières heures de 1980 laissait croire à une offensive décisive, prélude à une attaque contre un Occident où certains défilaient en criant : « plutôt rouges que morts » et l’un de mes amis d’aumônerie, dont un frère aîné était officier d’état-major, nous répétait, l’air grave, ce qu’il entendait chez lui : « en jetant toutes nos forces dans la bataille et en nous faisant tuer sur place, nous les retarderions de vingt minutes … »

    C’était aussi l’époque où, à Gdansk, un ouvrier électricien des chantiers navals du nom de Walesa entamait avec le pouvoir communiste un bras de fer qui, vu de l’Ouest, paraissait insensé à ceux qui se souvenaient de Budapest et Prague. D’ailleurs, avant la Noël 1981, lui et ses camarades seraient jetés en prison, et Solidarnosc, dont nous arborions l’insigne en dérisoire soutien, interdit. Le ciel était très noir cet hiver-là. Et les ténèbres s’assombriraient encore, en octobre 1984, tandis que la répression à l’est battait son plein, lorsque seraient annoncés la disparition, puis l’assassinat, de l’abbé Jerzy Popieluszko, aumônier du syndicat bâillonné.

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  • Le testament spirituel du cardinal Caffarra

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    Lu sur le site de l'Homme Nouveau :

    Reconstruire l'humain : le testament spirituel du cardinal Caffarra

    Reconstruire l'humain : le testament spirituel du cardinal Caffarra

    La Nuova Bussola Quotidiana, principal portail d'information catholique italien fidèle au magistère pérenne de l'Église, tenait ce dimanche 10 septembre sa journée annuelle de rentrée à Milan. L'invité d'honneur de cette journée devait être le cardinal Carlo Caffarra, archevêque émérite de Bologne, pilier de l'Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille. Hélas, dans la matinée de mercredi 6 septembre, le cardinal a été emporté par un malaise soudain (lire ici l'hommage de Thibaud Collin). Figurant parmi les quatre signataires des dubia adressés au Pape François concernant l'interprétation de l'exhortation apostolique Amoris Laetitia, le cardinal a, jusqu'au bout, combattu la bonne bataille et conservé la foi. Nul doute qu'il ne reçoive aujourd'hui, au milieu des chœurs angéliques, la couronne de justice. Avec l'aimable autorisation de Riccardo Cascioli, directeur de la Nuova Bussola QuotidianaL'Homme Nouveau est heureux de vous faire partager quelques-unes des réflexions de l'ultime conférence du valeureux cardinal, qui ont été lues ce dimanche à Milan et dont nous publierons l'intégralité dans notre édition papier.

    Le destruction de l'humain

    (…) Nous savons que Pierre a trahi, et pleure. Il a été l'auteur, la victime et le témoin de la prévarication contre la vérité. Dans une situation analogue, Judas considéra ne plus être digne de vivre et se pendit. « L'homme est lui-même à travers la vérité », nous dit Karol Wojtyla (in Le signe de contradiction). « Sa relation à la vérité décide de son humanité et constitue la dignité de sa personne. »

    Nous pouvons dire que la destruction de l'humain consiste dans la négation, par l'usage de notre liberté, de ce que notre raison a reconnu être le vrai bien de la personne. En termes théologiques, il s'agit du péché. Ovide n'avait-il pas écrit : « video meliora proboque et deteriora sequor » ? [Je vois le bien, je l'approuve et je fais le mal.]

    La destruction de l'humain a donc le caractère de la lacération de la propre subjectivité. Et celui du mensonge : elle construit un humain – personnel et social – faux. Nul n'a sans doute décrit avec plus de profondeur et de sens tragique la mascarade que représente la vie et la société humaine ainsi construites, que Pirandello.

    L'homme ne vit pas dans une maison sans portes et fenêtres ; il vit dans une culture et respire un « esprit des temps » – aujourd'hui soutenu par de puissants outils d'obtention du consensus – qui favorisent plus souvent qu'à leur tour les facteurs destructeurs de l'humain. (…)

    La falsification de la conscience morale

    Le premier facteur destructeur de l'humain est la falsification subie par la conscience morale dans la culture occidentale. Progressivement, et comme l'avait déjà compris John Henry Newman il y a plus d'un siècle, celle-ci a été réduite au droit de penser, de parler et d'écrire selon son propre jugement ou ses propres humeurs. Dans la communication contemporaine, dire « ma conscience me dit que... » signifie simplement : « je pense que... je désire que... j'aime que... ». (…)

    Le second facteur est constitué par le divorce de la liberté et de la vérité (en matière de bien). En quoi consiste l'admirable union de la liberté et de la liberté ? Quelle est la nature de ce lien ? (…)

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  • La mort de René Laurentin, spécialiste des apparitions mariales

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    De l'abbé Guillaume de Tanoüarn sur metablog :

    René Laurentin face à Marie

    Il était né le 19 octobre 1917 à Tours. Il vient de s'éteindre, à l'approche de son centième anniversaire, ayant publié son centième livre. René Laurentin aura beaucoup travaillé pour le Royaume de Dieu. C'est ce grand travailleur que je voudrais saluer.

    En 40, il fait la guerre comme officier d'infanterie. Il est fait prisonnier et passe toute la guerre en captivité. Cet élément de sa biographie m'a frappé : on est tellement seul quand on est prisonnier ! C'est sans doute au cours de ces cinq longues années que sa dévotion à Marie se fortifie, au point de devenir toute sa vie. Ordonné prêtre le 8 décembre 1946, pour la fête de l'Immaculée conception, il entreprend trois doctorats, qui portent tous sur la Vierge Marie, en particulier sur son sacerdoce.

    Le rôle du  prêtre n'est-il pas d'offrir le Christ au monde, d'insérer l'éternelle offrande du Fils à son Père dans l'espace-temps ? N'est-ce pas elle, la première, qui offre le Christ au monde ? N'est-ce pas par la liberté de son OUI que l'humanité a pu se racheter du premier péché ? Toute grâce de Dieu implique une liberté de l'homme. Au moment de l'Annonciation, lorsqu'elle dit à l'ange Gabriel, "voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre parole", elle représente la liberté de toute l'humanité, dont elle est en quelque sorte la marraine pour toujours. Notre liberté d'enfants de Dieu, méritant l'éternité divine par la grâce, cette liberté est issue de la sienne. Elle a été la première.

    A Saint-Nicolas du Chardonnet, il existait une confrérie de Marie reine du clergé. L'autel est au fond de l'église sous la petite coupole érigée par Gustave Eiffel. Marie est reine des prêtres, parce qu'elle est prêtre elle-même, la première offrante, au Temple, 40 jours après la naissance de son fils. C'est en tant que prêtre qu'elle est reine des apôtres, recevant avec les Onze l'Esprit qui leur avait été promis.

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  • 24e Pèlerinage de Tradition de Leffe à Notre-Dame de Foy

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    Foy-N-D 2017 Fr.png

    Cette année, le pèlerinage a lieu le dimanche 1er octobre. En cette année du centenaire des apparitions de Fatima, il aura pour thème : « Mon Cœur Immaculé triomphera ».

    Comme d’habitude, la veille, samedi 30 septembre, sera consacrée au pélé des jeunes : Namur-Leffe.

    Les informations utiles se trouvent sur www.pelefoy.be

    JPSC

  • Le cardinal Caffarra encore plus grand mort que vivant

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    De Thibaud Collin sur le site de l'Homme Nouveau :

    Cardinal Caffarra, un témoin de l’espérance

    Cardinal Caffarra, un témoin de l’espérance

    « Il a servi l’Évangile avec joie et a aimé l’Église intensément » a dit de lui le pape François. Le cardinal Carlo Caffarra, archevêque émérite de Bologne, nous a quitté ce mercredi 6 septembre à l’âge de 79 ans. Les voies du Seigneur sont impénétrables. Alors que nombreux sont assaillis par des doutes, notamment dans le champ de la pastorale conjugale et familiale, ce docteur au jugement d’une grande acuité disparaît. Mais ses nombreux écrits restent. Ainsi que les souvenirs de ceux qui l’ont connu et pour lesquels il n’a jamais été avare ni de temps, ni de conseils avisés. Ainsi il demeure un exemple et un guide éclairant ceux qui restent et, soyons-en certains, intercédant pour eux. Thibaud Collin, qui a connu le cardinal Caffarra retrace ici l'itinéraire d'une vie au service de Dieu, l'Église et la famille.

    Ordonné prêtre en 1961, docteur en droit canon de l’université Grégorienne (Rome) avec une thèse sur la finalité du mariage, il se spécialise en théologie morale et enseigne dans différents séminaires et devient professeur de morale fondamentale à la faculté de théologie de Milan et d’éthique médicale à la faculté de médecine du Sacré-Cœur à Rome (Il a publié en 1981 un remarquable compendium de la morale chrétienne : Viventi in Christo, réédité en 2006, Edizioni Cantagalli, Siena). En 1974, le bienheureux Paul VI le nomme membre de la Commission théologique internationale. En 1980, il est expert au synode sur le mariage et la famille dont sortira l’exhortation apostolique Familiaris consortio. Saint Jean-Paul II le charge en janvier 1981 de fonder et de présider l’Institut pontifical d’études pour le mariage et la famille auquel le pape polonais donne son nom. En 1995, il est nommé évêque de Ferrare puis archevêque de Bologne fin 2003. Benoit XVI le crée cardinal en 2006. Depuis 2015, il était archevêque émérite et vivait très simplement dans un petit appartement jouxtant le séminaire de Bologne.   

    Un proche collaborateur de Jean-Paul II

    Avec le cardinal Caffarra s’éteint l’un des plus proches collaborateurs de saint Jean-Paul II ; un de ceux qui a le mieux compris sa philosophie de la personne et l’approfondissement théologique que le saint pape a apporté à la doctrine chrétienne sur la sexualité, le mariage et la famille (Voir son Etica generale della sessualità, Arès, Milano, 1992. Ce livre est lisible ainsi que la plupart de ses articles, conférences et homélies sur le site www.caffarra.it) Développement providentiel et prophétique au vu des bourrasques que notre monde affronte, celles-ci représentant autant de défis que l’Eglise doit relever : l’altération du sens du mariage, la fragmentation des familles, les procréations artificielles et, de là, le transhumanisme, la revendication homosexuelle etc. Proche de Don Giussani, le fondateur de Communion et libération, il partageait son souci d’aller au cœur des débats traversant la culture et la société civile de son temps. Il puisait dans sa grande connaissance de saint Thomas d’Aquin, les outils métaphysiques et moraux pour exercer son discernement sur des questions souvent concrètes et pastorales. Il a ainsi écrit des textes décisifs sur le lien entre conscience et vérité, sur la place du Magistère dans la formation de la conscience morale ou encore sur la juste acception du concept de gradualité dans l’accompagnement pastoral. Lecteur assidu du cardinal Newman mais aussi de Kierkegaard, il avait l’art dans ses écrits et ses conférence (1) de poser clairement le problème et de déployer son argumentation de manière à amener l’intelligence de son auditoire à goûter existentiellement la vérité, à la faire sienne afin qu’elle détermine les choix de vie.

    Dimension apocalyptique du combat actuel

    Il était aussi profondément marqué par son amitié avec Don Divo Barsotti, théologien et mystique (sur ce prêtre, voir ici). Il vivait avec gravité les débats actuels sur la juste interprétation du chapitre 8 d’Amoris laetitia, d’autant que son cœur paternel de pasteur ressentait intensément le caractère destructeur du péché dans la vie de la personne humaine. Il avait une vive conscience que le combat actuel sur le sens de la sexualité humaine et sur l’indissolubilité du mariage avait une dimension apocalyptique. Il déclarait le 16 février 2008 à l’occasion d’une visite dans le pays de Padre Pio, saint pour lequel il avait une grande vénération :

    « Quand j’ai commencé cette œuvre (la direction de l’Institut Jean-Paul II) que m’a confiée le Serviteur de Dieu Jean Paul II, j’ai écrit à Sœur Lucia de Fatima par l’intermédiaire de son évêque (on ne peut pas l’approcher de façon directe). Je ne m’attendais pas à obtenir une réponse de sa part puisque je ne lui demandais que des prières. Cependant, en l’espace de quelques jours, j’ai reçu une très longue lettre de sa main. Elle est maintenant dans les archives de l’Institut. On peut trouver écrit dedans : « La bataille finale entre le Seigneur et le royaume de Satan portera sur le mariage et la famille ». Elle ajoute également : « N’ayez pas peur : tous ceux qui travaillent à la sainteté du mariage et de la famille seront toujours combattus et l’on s’opposera à eux de toutes les façons possibles, parce que ce sont des points décisifs ». Enfin, elle conclut : « Toutefois, Notre Dame lui a déjà écrasé la tête » 

    Ces mots prennent un relief saisissant lorsqu’on se souvient que c’est un 13 mai, jour des apparitions de la Vierge à Fatima, que saint Jean-Paul II a failli être assassiné, jour où il venait de fonder l’Académie pontificale pour la vie. Pendant sa convalescence, le pape avait témoigné qu’il offrait ses souffrances pour la famille.   

    Fidèle au pape

    On peut dire qu’il a pleinement vécu cette gigantesque bataille, au côté et à la suite de saint Jean-Paul II, en ayant toujours le souci d’obéir au pape quel qu’il soit. Il déclarait quand on essayait de l’opposer au pape François qu’il préférait qu’on dise de lui qu’il avait un amant plutôt que de l’accuser d’une telle attitude ! Ce qui ne l’a pas empêché, inspiré par la charité du pasteur attentif à son troupeau, de demander instamment au Saint-Père des éclaircissements sur certains points controversés de l’exhortation apostolique sur le mariage et la famille. Contrairement à ce que certains ont affirmé, le cardinal Caffarra avait entrepris cette démarche avec courage et humilité, pour honorer sa mission de cardinal, collaborateur du pape, et non pas par esprit de division et rigorisme doctrinal.

    Jusqu’au bout il a témoigné de son espérance, même s’il souffrait beaucoup de certaines situations ecclésiales actuelles. A un prêtre qui était venu le rencontrer quelques jours avant sa mort, il répondit en larmes : «Le Seigneur n'abandonnera pas son Eglise. Les Apôtres étaient douze et le Seigneur recommencera avec quelques-uns. Imaginez la souffrance de Saint Athanase, qui a été laissé seul pour défendre la vérité par amour du Christ, de l'Eglise et des hommes. Nous devons avoir la foi, l'espoir et le courage».

    Oui, n’en doutons pas le cardinal Caffarra est encore plus grand mort que vivant.

  • Un enseignement de Jésus sur la vie en Eglise (23e dimanche du temps ordinaire)

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    Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,15-20.

    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si ton frère a commis un péché contre toi, va lui faire des reproches seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. 
    S’il ne t’écoute pas, prends en plus avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. 
    S’il refuse de les écouter, dis-le à l’assemblée de l’Église ; s’il refuse encore d’écouter l’Église, considère-le comme un païen et un publicain. 
    Amen, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel. 
    Et pareillement, amen, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. 
    En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » 

    Homélie pour le vingt-troisième dimanche de l'année A du Père Simon Noël o.s.b. (source)

    Dans la partie de l’Évangile selon saint Matthieu, d'où est tiré l'évangile de ce dimanche, Jésus nous donne un enseignement sur la vie en Église. Aujourd'hui, il aborde trois points de cette vie ecclésiale.

    Le premier est celui de la correction fraternelle. Il y a un devoir de charité spirituelle, lorsqu'un de nos frères commet un péché, de le lui dire pour le persuader de se corriger. C'est en effet un vrai amour qui nous pousse à aider notre frère à sortir du péché. Faisons toutefois une remarque préalable : les personnes scrupuleuses ou à la conscience angoissée, en général, ne doivent pas se mêler de correction fraternelle, car elles feront souvent plus de mal que de bien. Ensuite Jésus nous enseigne que dans ce domaine, tout doit se faire avec la plus grande discrétion et un respect infini des personnes. Et notre façon de réagir doit être graduelle : on commencera par dire les choses en privé, puis on le fera à plusieurs, enfin on fera intervenir l'autorité de l’Église. Ce n'est donc qu'en dernier lieu qu'on passera à la sévérité et à des mesures extrêmes.

    Cette mesure extrême est l'excommunication. Pour certaines fautes très graves, l’Église prononce la sentence d'excommunication. C'est le cas par exemple de l'interruption volontaire de grossesse. Mais cette mesure dans le doit canon de l’Église est par nature une peine médicinale. Il s'agit de faire prendre conscience au coupable de la gravité de sa faute. Dès qu'il y a le repentir, l’Église absout de l'excommunication. Dans le cas de l'excommunication pour avortement, le pape François a donné à tous les prêtres le droit d'absoudre de l'excommunication. Admirons ici la sagesse miséricordieuse de l’Église, qui ne cherche jamais rien d'autre que le bien de ses enfants.

    Il y a une règle essentielle à retenir dans tout ce domaine de la correction fraternelle. C'est que jamais on ne juge personne. Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés, a dit Jésus par ailleurs. Mais ce non-jugement des personnes doit aller de pair avec une appréciation objective du bien et du mal. Sinon on ne pourrait plus rien dire du tout. Au contraire, nous devons avoir le courage d'appeler un chat un chat et de dire que certains comportements sont déviants moralement et que telle ou telle action est un péché, autrement dit une chose qui va contre un amour authentique.

    Ensuite Jésus parle du pouvoir des clés, qu'il a donné à saint Pierre et aux apôtres. Il s'agit du pouvoir de lier et de délier. Ce pouvoir s'exerce en particulier dans le ministère du pardon des péchés, le sacrement de pénitence. Ce pouvoir appartient au pape, pour toute l’Église, et aux évêques, pour chacun de leurs diocèses. Les évêques ensuite communiquent ce pouvoir aux prêtres. Un prêtre en effet pour entendre les confessions et absoudre les pécheurs, doit avoir la juridiction de son évêque. A l'heure actuelle, tous les prêtres ont ce pouvoir, à moins qu'on ne leur ai retiré pour des motifs graves. Admirons la puissance de ce pouvoir de délier. Lorsqu'un prêtre remet les péchés dans le sacrement de pénitence, même les péchés les plus odieux, les péchés sont réellement effacés et pour toujours. Ils n'existent plus, ils sont lavés dans le précieux sang de Notre Seigneur et jamais plus le Bon Dieu ne reprochera les péchés qui ont été engloutis dans l'océan de sa miséricorde. Rendons grâce au Seigneur du pouvoir extraordinaire qu'il a donné aux hommes.

    Enfin le Seigneur nous parle de la puissance de la prière faite en commun. C'est l'occasion d'évoquer la valeur particulière de la prière liturgique, en premier lieu du saint sacrifice de la messe. Jésus est vraiment présent parmi nous. Dans toute prière faite en commun, par exemple le rosaire récité ensemble dans une église ou un lieu de pèlerinage, Jésus est spirituellement au milieu de nous. Mais à la messe, il se rend réellement présent parmi nous sur l'autel, comme notre grand prêtre et notre avocat tout-puissant, qui nous obtient toutes les grâces dont nous avons besoin pour le salut de nos âmes. Voici à ce sujet quelques paroles du saint curé d'Ars : Notre Seigneur est là (à la messe) comme victime. Aux mérites de l'offrande de cette victime, Dieu ne peut rien refuser. Il n'y a point de moment où la grâce soit donnée avec tant d'abondance (qu'à la messe).

    Soyons fiers d'être des membres de cette Église dans laquelle tant de merveilles de miséricorde sont à l’œuvre pour nous conduire à la vie éternelle et au bonheur sans fin du paradis.

  • J-7 avant le Pèlerinage Summorum Pontificum à Rome

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    J-7  avant les célébrations à Rome du Xe anniversaire du motu proprio de Benoît XVI réhabilitant l’usus antiquior du rite  romain pour célébrer l’Eucharistie et les autres sacrements dans l’Eglise latine: ce grand pèlerinage donnera l’occasion de prier pour le repos de l’âme du cardinal Carlo Caffara, archevêque émérite de Bologne, théologien et qui aurait dû célébrer la messe à Saint-Pierre de Rome (le cardinal était l’un des signataires des “Dubia” à propos d’Amoris Laetitia) et qui a été rappelé à Dieu le mercredi 6 septembre.

    cliquer ici:   Pèlerinage Summorum Pontificum

    Ref. J-7 avant le Pèlerinage Summorum Pontificum à Rome

    JPSC

  • La lumière du Matin de Pâques baigne désormais l'église Saint-Martin d'Arlon

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    Arlon : le vitrail du « Matin de Pâques » inauguré

     
     
  • Quand un prêtre révèle les dernières paroles du cardinal Caffarra

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    Une note d'Antonio Socci (www.antoniosocci.com) traduite sur le site "Benoît-et-moi" :

    UN PRÊTRE RÉVÈLE LES DRAMATIQUES DERNIÈRES PAROLES DU CARDINAL CAFFARRA

    De nombreux catholiques, ces dernières années, ont regardé le cardinal Carlo Caffarra comme l'une des rares lumières dans l'obscurité actuelle.

    Un prêtre me confie qu'il y a quelques jours, il est allé lui dire sa douleur pour le désastre quotidien que l'on vit dans l'Église, lui rapportant plusieurs faits.

    Le cardinal a fondu en larmes et lui a dit: «Le Seigneur n'abandonnera pas son Eglise. Les Apôtres étaient douze et le Seigneur recommencera avec quelques-uns. Imaginez la souffrance de Saint Athanase, qui a été laissé seul pour défendre la vérité par amour du Christ, de l'Eglise et des hommes. Nous devons avoir la foi, l'espoir et le courage».

    Ce prêtre me confie: «le cardinal était très peiné, mais il m'a transmis beaucoup de courage et beaucoup d'amour pour l'Eglise».

    La référence de Caffara à Saint Athanase [ndt: auquel Benoît XVI consacra sa catéchèse du 20 juin 2007, dans la série dédiée au Pères de l'Eglise, cf. beatriceweb.eu] renvoie au moment le plus sombre de l'histoire de l'Eglise. Quand les hérétiques ariens au quatrième siècle prirent le contrôle de l'Église .

    Presque seule s'éleva la voix de l'évêque Athanase en défense de la vérité catholique. Il fut excommunié par le pape et subit quatre fois l'exil.

    Mais peu de temps après, l'Eglise revint à la vraie foi et, à la suite, elle canonisa Athanase, le proclamant Père et Docteur de l'Eglise.

    Le prêtre qui a parlé avec le cardinal répète qu'il était très peiné. On peut penser qu'il est mort d'avoir le cœur brisé. Certainement, dans le secret de la prière, il avait offert à Dieu sa vie pour cette pauvre chrétienté perdue.

    Il était sûr que dans le monde et dans l'Eglise, à la fin, le Seigneur allait vaincre. Ainsi, au cours des dernières années, il s'est retrouvé protagoniste d'une défense puissante de la foi catholique et des sacrements face à l'Amoris laetitia du Pape Bergoglio .

    Ce qui le réconfortait, dans ce témoignage, c'étaient les paroles prophétiques qu'il avait reçues des années plus tôt de Sœur Lucie de Fatima, dans une lettre dans laquelle elle lui avait écrit que «la bataille finale entre Dieu et Satan sera sur la famille et le mariage».

    Cette histoire - en plus de révéler à tous sa sagesse, sa foi et son courage - a mis aussi en lumière sa profonde humanité .

    J'en ai un souvenir personnel. C'était le 15 Août 2010, fête de l'Assomption. Ma fille Catherine venait de se réveiller d'un coma et avait été admise à la «Maison des réveils», sur les collines de Bologne. Ce jour-là - à notre grande surprise - nous avons vu arriver, dans la chaleur, avec sa manière réservée et simple, le cardinal Carlo Caffara archevêque de Bologne. Il était venu voir Catherine, dont il avait suivi le drame (nous étions en contact indirect) et il est resté avec nous toute la journée . Il était habillé comme un simple prêtre. Il est aussi allé saluer et bénir tous les autres, les patients et leurs familles. Un véritable homme de Dieu. Je le connaissais jusque-là comme un théologien de grande épaisseur, ami et collaborateur de Jean-Paul II et Benoît XVI, qui le respectaient beaucoup. Mais ce jour-là - dans ce lieu de souffrance et d'espoir - je l'ai découvert comme un vrai père. Son humanité et sa sagesse paternelle m'ont frappé et je les ai entièrement retrouvées dans sa dernière mission pour l'Eglise.

  • Fête de la Nativité de la Vierge Marie (8 septembre)

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    La nativité de la Vierge par Uccello (XVe s.)

    Première homélie pour la nativité de la Vierge Marie, de saint Jean Damascène

    Neuf mois étant accomplis, Anne mit au monde une fille et l'appela du nom de Marie. Quand elle l'eut sevrée, la troisième année, Joachim et elle se rendirent au temple du Seigneur et, ayant offert au Seigneur des victimes, ils présentèrent leur petite fille Marie pour qu'elle habitât avec les vierges qui, nuit et jour, sans cesse, louaient Dieu.

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  • Liturgie : le contre-rapport du cardinal Sarah sur l’état de la liturgie dans l’Eglise

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    De Sandro Magister, traduit sur le site diakonos.be :

    Liturgie. Le contre-rapport du cardinal Sarah

    Il est évident que le discours que le Pape François a lu le 25 août aux participants de la semaine annuelle du Centre d’Action Liturgique italienne n’était pas de son cru. Il s’agissait d’un discours truffé de références historiques et de citations savantes avec leurs notes respectives, tout cela sur une matière qu’il n’a jamais maîtrisée.

    On n’aura pourtant pas manqué de remarquer les silences et les mots qui reflètent parfaitement le fond de sa pensée.

    Ce qui a fait le plus de bruit, c’est cette déclaration solennelle qu’il a prononcée au sujet de la réforme liturgique initiée par le Concile Vatican II :

    « Après ce long chemin, nous pouvons affirmer avec sécurité et avec autorité magistérielle que la réforme liturgique est irréversible ».

    Cette déclaration a été interprétée par la plupart comme un coup d’arrêt intimé par le Pape François à la présumée marche arrière que Benoît XVI avait amorcée avec le motu proprio « Summorum pontificum » de 2007 qui rendait entièrement droit de cité à la forme préconciliaire de la messe en rite romain, en autorisant qu’elle soit célébrée librement en tant que seconde forme « extraordinaire » d’un même rite.

    Et de fait, dans le long discours lu par le Pape François, on fait abondamment référence à Pie X, Pie XII et Paul VI. Mais pas une fois l’immense expert de la liturgie qu’est Benoît XVI n’a été cité.  Et encore moins son motu proprio, malgré que cette année en marquait le dixième anniversaire.

    Le Pape n’a fait référence que de façon très marginale aux énormes abus dans laquelle s’est malheureusement empêtrée la réforme liturgique postconciliaire, se bornant à mentionner des « réceptions partielles et des pratiques qui la défigurent ».

    Silence radio également sur le cardinal Robert Sarah, le préfet de la Congrégation pour le culte divin et surtout pour son combat boycotté pour une « réforme de la réforme » visant à restituer à la liturgie latine sa nature authentique.

    Ce qui suit est justement le contre-rapport sur l’état de la liturgie dans l’Eglise qui le cardinal Sarah a publié cet été, peu avant le discours du Pape François. Un contre-rapport justement focalisé sur Benoît XVI et sur le motu proprio « Summorum pontificum ».

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