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Patrimoine religieux - Page 10

  • Le cardinal Sarah rappelle ce qu'est la sainte liturgie

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    Lettre 554 du 10 Août 2016 de Paix Liturgique

    CARDINAL SARAH (1) : QU’EST-CE QUE LA SAINTE LITURGIE ?

    Le 5 juillet 2016, le cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation du Culte divin et de la Discipline des sacrements, a prononcé une allocution, qui était la conférence inaugurale des journées Sacra Liturgia 2016, organisées cette année à Londres, et présidées par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon.

    Cette allocution du plus haut intérêt, pourrait être qualifiée de ratzinguérienne et même de méta-ratzinguérienne, avec des inflexions personnelles importantes. Le cardinal Sarah y déploie un véritable programme pour reconsidérer la liturgie de Vatican II. Il s’y livre :
    - à une réflexion sur l’esprit de la liturgie ;
    - à une interprétation selon une herméneutique de continuité de la constitution conciliaire Sacrosanctum Concilium sur la liturgie ;
    - à une critique mesurée du travail de réforme qui a suivi et à une condamnation claire des abus qui se sont alors répandus ;
    - il pose ensuite les principes de restauration liturgique nécessaires à une mise en œuvre plus fidèle de Sacrosanctum Concilium dans le contexte actuel ;
    - enfin, il lance un appel à ses frères prêtres et évêques pour qu'ils orientent leur célébration des saints mystères vers le Seigneur.

    Cette invitation à célébrer versus Deum a fait l'effet d'une véritable bombe : non seulement elle concerne tous les prêtres et évêques mais, surtout, comporte surtout une échéance précise, celle du premier dimanche de l’Avent !

    De fait, cette conférence a déclenché des réactions ulcérées. À commencer par celle du cardinal Nichols, archevêque de Westminster, diocèse sur le territoire duquel se tenait la conférence, qui adressa aussitôt une lettre à ses prêtres pour les enjoindre à ne pas suivre l’invitation du cardinal Sarah (la majorité des participants à Sacra Liturgia 2016 étaient des prêtres diocésains). Reçu par le Pape François le 9 juillet, à son retour de Londres, le cardinal Sarah fut l'objet, le 11 juillet, d'un stupéfiant communiqué de la Salle de Presse vaticane spécifiant qu'il « n’est pas prévu de nouvelles directives liturgiques à partir du début de la prochaine année liturgique, comme certains l’ont improprement déduit des paroles du Cardinal Sarah ». Pourtant, le même jour, le cardinal Sarah, fort du mandat de « ministre de la liturgie » qu’il tient du Pape, maintenait son appel en publiant sur le site de Sacra Liturgia le « texte officiel » et intégral de son discours de Londres.

    Au-delà de cet appel, il n'est pas exagéré de dire que l’ensemble du texte du cardinal Sarah revêt une dimension historique dans le déroulement de l’après-Concile, se situant résolument dans la ligne de l’Entretien sur la foi donné par le cardinal Ratzinger à Vittorio Messori (Fayard, 1985) et de tout l’enseignement de Joseph Ratzinger, et ensuite du Pape Benoît XVI, sur la liturgie. Avec, chez le disciple, une détermination qu’on ne trouvait pas toujours chez le maître.

    Il nous a paru important de vous proposer, au cours de ce mois d’août, l’essentiel de ce texte dont l’intitulé – « Vers une authentique mise en œuvre de Sacrosanctum Concilium » – exprime bien l’idée maîtresse de ces journées liturgiques inaugurées par le cardinal Sarah. Nous le ferons en cinq livraisons correspondant aux grandes articulations de ce discours :

    Lire la suite

  • SOS Chrétiens d’Orient : Première messe au Krak des Chevaliers depuis 1271

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    Vu sur le site web de l’hebdomadaire « Famille chrétienne » :

    « Lors de la visite du Père Aubry, conseiller religieux de l'association SOS Chrétiens d'Orient, la mission en Syrie a eu la chance de redécouvrir les fondements du christianisme, et les volontaires ont terminé une semaine de pèlerinage plus forts que jamais dans leur foi et leurs convictions. Ce dimanche 31 juillet, pour la première fois depuis 1271, la messe a été célébrée au sein de la chapelle de la citadelle croisée en compagnie des Soeurs de Marmarita et de plus de 20 volontaires. Ensemble, prions pour nos martyrs morts pour avoir aimé le Christ.

    SOS Chrétiens d'Orient »

    Ref. Première messe au Krak des Chevaliers depuis 1271

    JPSC

  • Grand-Duché : l'Eglise résiste face à la réforme visant à supprimer les fabriques d'églises

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    Lu ICI :

    Le Syfel s'oppose à la suppression des fabriques d'église

    L'Eglise catholique a réagi à l'annonce du ministre de l'intérieur et critique notamment l'interdiction pour les communes de soutenir les églises.

    Le Syndicat des Fabriques d'Eglise du Luxembourg (Syfel) s'est prononcé de manière unanime contre ce projet de loi tel qu'il a été présenté par le ministre de l'intérieur vendredi.

    Les représentants du Syfel continuent de refuser la suppression des fabriques d'église. Ils préféreraient une modernisation fondamentale des fabriques à travers un dialogue avec tous les acteurs concernés, tel qu'il faudrait le faire dans un état de droit démocratique. Ne voulant pas accepter ce texte de loi comme un fait accompli, le Syfel annonce vouloir continuer de s'opposer au texte par des moyens appropriés.

    Le texte de loi a été présenté vendredi

    Vendredi, le ministre a précisé les détails de la réforme concernant les 285 fabriques d'église du pays. Celles-ci seront dissoutes jusqu'au printemps et tous leurs avoirs seront réunis en un fonds qui sera géré par l'évêché sous forme d'une fondation.

    Un projet de loi à cet effet a été approuvé par le gouvernement avant la pause d'été. Celui-ci spécifie qui sera le propriétaire de chacune des environ 500 églises du pays: ce sera le nouveau fonds ou bien la commune, qui devra dès lors s'occuper du bâtiment. Depuis le début de l'année, le processus de séparation est bel et bien entamé: les communes sont libres de ne plus mettre un logement à disposition du prêtre, et ne doivent plus couvrir les déficits des fabriques d'église.

    Au sein des communes, des négociations sont en cours avec les fabriques d'église pour décider des futures relations de propriété. En cas de désaccord, la loi prévoit des démarches spécifiques pour résoudre les problèmes, même si le ministre espère que des solutions à l'amiable seront trouvées partout.

    Seule exception à la loi: la cathédrale de Luxembourg-Ville et la basilique d'Echternach. Pour ces deux immeubles, l'État et les communes peuvent participer au financement.

    Environ une heure après l'annonce du ministre Dan Kersch, le vicaire général Leo Wagener a tenu de réagir.

    Le texte de loi fournira toute une série de détails utiles à l'évêché mais il sera sans doute aussi critiqué.

    Leo Wagener n'est pas du tout d'accord avec l'interdiction du co-financement communal des églises appartenant au fonds. Cette disposition de la loi a même été renforcée dans le texte actuel: il sera même interdit au fonds d'accepter de l'argent des communes. Pour Wagener, ceci enfreint le principe de l'autonomie des communes, même si le ministre refuse de changer de position sur ce point.

    Il serait acceptable que les communes n'aient plus d'obligations envers les églises qui ne leurs appartiendront plus, concède-t-il. Néanmoins, il serait contraire à l'autonomie communale d'interdire aux communes de contribuer à la conservation du patrimoine religieux et culturel sur leur territoire.

  • L’Eglise de Pologne résistera-t-elle aux sirènes de la post-modernité ?

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    JPSC

  • Catholiques expulsés de l’église Sainte Rita à Paris : la parole à la défense

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    De l’abbé Guillaume de Tanoüarn sur son metablog : 

    Ce qui s'est vraiment passé à Sainte-Rita du Quinzième

    L'opération avait été préparée dans le plus grand secret. Elle devait se dérouler sans anicroche dans la moiteur d'un été sans relief. Nous avons pu être au courant de ce que préparait la Préfecture de Police contre l'église Sainte-Rita quelques heures auparavant. Nous savions que les CRS auraient le dernier mot, l'Etat ne possède pas pour rien ce que Max Weber appelle le monopole de la violence légale. Mais nous ne voulions pas que le bouclage de Sainte-Rita en vue de sa destruction par le Promoteur Lamotte, soit un acte purement administratif. Ce haut lieu spirituel devait recevoir l'hommage qui lui est dû, au moins de notre part. Quelques coups de fil plus tard, dans Paris vidé de ses habitants, l'équipe des résistants était constituée. Surprise : le jour J, nous étions une centaine, en comptant ceux qui avaient passé la nuit dans l'église. Nous étions prêts à élever une protestation spirituelle digne de l'esprit des lieux contre le bouclage administratif de l'église Sainte-Rita. Oui une messe. 

    Quel est l'esprit des lieux ? 

    Sainte Rita a été construite au début du XXème siècle - dans un style qui marie harmonieusement le premier béton avec le néo-gothique - par une communauté d'origine anglicane. Ces fidèles se sont très vite appelés eux-mêmes les catholiques apostoliques. Leur rôle ? Diffuser le message décisif pour tous les chrétiens : la fin du monde est proche. C'était au début du XIXème siècle... Aujourd'hui, ce groupe est réduit à des personnes âgées et très peu nombreuses. L'église Sainte Rita avait été louée depuis une vingtaine d'années à des gallicans sans rapport avec Bossuet, que l'on peut définir comme des catholiques dissidents. Ils avaient donné à Sainte Rita un vrai rayonnement spirituel, à travers les bénédictions d'animaux et la prière à sainte Rita, patronne non seulement des causes désespérées mais de la paix dans les familles. Lorsque Mgr Philippe quitte l'édifice, de son propre mouvement, cela crée un grand vide. La communauté est en déshérence.

    C'est dans cette situation que l'un des responsables me demande de venir célébrer la messe pour eux. Comment ne pas recevoir cet appel au secours ? Fin novembre 2015, je propose d'élever une protestation contre les desseins du Promoteur Lamotte, en célébrant la messe chaque dimanche à 16 H (le seul créneau libre dans ma journée, un horaire de messe incongru). Mais bientôt l'église est pleine. J'ai rajouté une messe à 11 H : on a fait le plein durant tout le mois de juin. J'étais prêt à en ajouter encore une... Les églises de Paris - il faut le dire - sont toutes pleines (en particulier dans le XVème), et il n'y a pas concurrence mais une offre encore insuffisante. 

    C'est dans ce contexte qu'une image fait le tour du monde, celle de l'abbé Billot, prêtre du Centre Saint-Paul depuis plusieurs années, maltraité par les policiers qui le traînent à terre alors qu'il se trouve encore en ornement sacerdotaux. Attention ! Il n'y a pas eu de scandale ni de profanation des saintes espèces, simplement une messe, la mienne, "finie au gaz" si vous... sentez ce que je veux dire, et puis des policiers un peu expéditifs avec un ministre de Jésus Christ. 

    Sainte-Rita ne demande qu'à vivre ! Il me semble que le dernier mot de cette affaire ne doit pas rester à la violence policière, ni à des calculs de rentabilité. Il importe que les partis en présence se mettent autour d'une table (sous l'égide par exemple du maire du XVème) pour décider de ce que l'on fera de cette église ? Un parking ? Des logements sociaux ? Ou - ce qu'elle a toujours été - une Maison de l'Esprit saint, où chacun pourra trouver ce Dieu qui se laisse chercher, en particulier dans la splendeur des liturgies traditionnelles ?

    Ref. Ce qui s'est vraiment passé à Sainte-Rita du Quinzième

    Lire aussi : http://ab2t.blogspot.fr/2016/08/pourquoi-tant-de-haine.html

    Comme une impression de déjà vu. Retour aux années 1970 ?

    JPSC

  • Mgr Michel Schooyans redoute une conspiration contre l’Eglise appuyée au sein même de celle-ci

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    Monseigneur Michel Schooyans, un des conseillers principaux du Pape Jean-Paul II et qui était aussi proche du Pape Benoit XVI, a adressé une mise en garde sur la trajectoire actuelle de l’Église Catholique. Dans un article publié dans LifeSiteNews, le Professeur Schooyans, membre de plusieurs Conseils et Académies Pontificales, écrit que “le Synode sur la Famille a révélé un profond malaise dans l’Église.” Lu sur le site « Culture de Vie » (juillet 2016) :

    « Le professeur à la retraite, d’origine belge et âgé de 86 ans, parle de la “crise” dans l’Église en disant qu’il est “inutile de se fermer les yeux puisque l’Église est attaquée jusque dans ses fondements mêmes.”

    Reconnu pour avoir inspiré le Pape Jean-Paul II à travers son livre sur l’avortement, Mgr Schooyans dit qu’il existe un groupe dans l’Église qui agit avec le “soutien de certaines des plus hautes autorités de l’Église.” 

    Il dit que le Synode sur la famille a révélé la résolution “d’un groupe de pasteurs et de théologiens” qui “n’hésite pas à saper la cohésion de la doctrine de l’Église.” Il ajoute que ce groupe “fonctionne comme un puissant parti, international, discipliné, organisé et bien établi.”

    Les membres actifs de ce parti ont un accès facile aux média; Ils se font voir fréquemment. Ils agissent avec le soutien de certaines des plus hautes autorités de l’Église. Leur principale cible constitue la moralité chrétienne, taxée d’être sévère et incompatible avec les “valeurs” de notre temps. Nous devons trouver les moyens pour rendre l’Église attrayante en réconciliant son enseignement moral avec les passions humaines…À travers ce réseau, les nouveaux législateurs seront capables d’infléchir la marche de l’Église, d’influencer le choix des candidats aux hautes fonctions, de forger des alliances qui compromettent l’existence même de l’Église.    

    Le Professeur Schooyans met surtout en garde contre les propositions concernant “la décentralisation” de l’Église. “Les actions des casuistes affectent aujourd’hui non seulement l’enseignement moral de l’Église, mais aussi la théologie dogmatique dans son intégralité; en particulier la question du Magistère,” avertit Schooyans. “L’unité de l’Église est en danger lorsque des gens suggèrent des propositions tendancieuses et parfois démagogiques concernant la décentralisation; des propositions largement inspirées par la réforme luthérienne.” 

    Le célèbre philosophe dont les livres furent encensés par les Papes Jean-Paul II et Benoît XVI parle de la confusion dans l’Église autour des personnes divorcées et “remariées”, des “modèles” pour la famille, du rôle des femmes, de la contraception, de la gestation pour autrui, de l’homosexualité et de l’euthanasie. “Le Seigneur n’a pas demandé à l’Église de modifier les vérités enseignées par le Christ sur tous ces sujets,” déclare Schooyans. “L’Église est le gardien de ce trésor.” 

    Il déclare que “le casuiste”,  une personne qui utilise un raisonnement logique mais erroné surtout dans le domaine des questions morales, “cultive l’art de confondre les fidèles. Le souci de la vérité révélée et accessible à la raison ne présente pas d’intérêt…Petit à petit, les règles de comportement émanant de la volonté du Seigneur et transmises par le Magistère de l’Église souffrent d’abandon.” 

    L’évaluation morale d’un acte ne dépend plus de sa conformité avec la volonté de Dieu telle que présentée par la Révélation. Cela dépend de l’intention du sujet moral et cette intention peut être ajustée et façonnée par le conseiller spirituel qui “soutient” ses disciples. Dans le souci de faire plaisir, le conseiller spirituel devra assouplir la rigueur de la doctrine transmise par la Tradition. Le pasteur devra adapter ses mots à la nature de l’homme dont les passions conduisent naturellement au péché. Par conséquent, l’abandon progressif des références au péché originel et à la grâce. 

    “Comme il est grand le nombre de pasteurs toutes catégories confondues qui souhaitent faire allégeance aux puissants de ce monde, même facilement sans le besoin de jurer fidélité publiquement aux nouvelles “valeurs” du monde d’aujourd’hui!” écrit Schooyans. “En faisant pression afin de faciliter ‘le remariage’, les nouveaux casuistes soutiennent tous ces acteurs politiques qui sabotent le respect envers la vie et la famille.”

    Ref. Un des principaux conseillers du Pape Jean-Paul II met en garde contre une conspiration contre l’Église, conspiration ayant des appuis internes au sein de l’Église même

     JPSC

  • Paris : une église évacuée par la force

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    Du parisien.fr :

    Paris : l'église Sainte-Rita en cours d'évacuation, la droite indignée

    ILLUSTRATION. L'église de la sainte patronne des causes désespérées doit être transformée en lotissement immobilier.  

    Ce mercredi matin, les CRS sont intervenus pour évacuer l'église Sainte-Rita, dans le XVe arrondissement de Paris. Celle-ci, fermée depuis plus d'un an, était occupée illégalement par les défenseurs de cette église dévouée à la sainte patronne des causes désespérées qui doit être transformée en lotissement immobilier d'une dizaine de logements.

    C'est l'actuel propriétaire de l'église , l'association cultuelle Les Chapelles Catholiques et Apostoliques, et le promoteur du projet immobilier qui ont fait la demande de démolition. 

    De nombreux élus de droite , dont le maire du XVe, Philippe Goujon, ont pris position contre le projet. En mai dernier, le tribunal administratif de Paris avait donné son feu vert pour une évacuation du site. 


    De nombreux militants de droite et d'extrême droite dénoncent cette intervention des forces de l'ordre. Plusieurs élus des Républicains ont réagi sur Twitter dénonçant cette action qui, soulignent-ils, intervient au lendemain de l'hommage au père Hamel, prêtre assassiné une semaine plus tôt en NormandiE.

    Le numéro 2 du FN Florian Philippot n'a pas non plus hésité à faire le parallèle avec l'action terroriste contre le père Hamel.

    Action française, mouvement royaliste et nationaliste, a également dénoncé cette évacuation. 

    Ian Brossat, l'adjoint communiste à la mairie de Paris, a aussi réagi mais lui pour s'étonner que «ceux qui appellent au respect des règles se conduisent comme des zadistes quand elles ne leur conviennent pas». 

  • Mgr David Macaire, archevêque de Fort-de-France (Martinique ) : un shampoing catho-décapant aux JMJ de Cracovie

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    JPSC

  • Journées mondiales de la jeunesse: à Cracovie, le pape Francois marche sur des œufs

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    C’est ce que croit pouvoir constater Christian Laporte dans la « Libre Belgique »  (extrait) :

    « Depuis une semaine et demie, des milliers de jeunes catholiques cheminent dans la prière mais aussi dans la joie et la bonne humeur vers la Pologne qui accueille pour la 2e fois depuis leur création en 1984 les Journées mondiales de la jeunesse. Après Czestochowa, haut lieu marial s’il en est, en août 1991, cap est mis cette fois sur la capitale culturelle, Cracovie, autre ville chère à Jean-Paul II.

    Né non loin de là, à Wadowice, il y fit ses études et y fut ordonné tout en menant une riche vie culturelle avant de s’envoler au propre et au figuré vers Rome. Déjà élevé à la dignité des autels, le pape polonais est devenu naturellement le saint patron des ou plutôt de "ses" JMJ. Et Dieu sait si le culte des saints reste fort dans un pays de tradition catholique à l’Est de l’Europe…

    Le fidèle secrétaire 

    On estime entre un million et demi et deux millions le nombre de jeunes pèlerins qui, issus de plus de 80 nationalités, participeront au programme proprement dit de ce grand "pow wow des jeunes cathos" qui a démarré mardi par une célébration solennelle présidée par l’actuel archevêque et ancien secrétaire du pape précité, le cardinal Stanislas Dziwisz. A ses côtés trônaient les symboles des JMJ : la grande croix de plus de trois mètres, instaurée lors de l’année sainte de la rédemption, en 1984, et l’icône de la Vierge Salus Populi Romani, signe de protection maternelle pour les jeunes qui portaient la marque de fabrique de Karol Wojtyla. C’est dire si en filigrane de la rencontre on a déjà évoqué et on évoquera beaucoup la personnalité du père des JMJ. 

    Le pardon et la miséricorde

    Et qu’on n’arrêtera pas de faire des comparaisons entre le pape d’hier et l’actuel qui, jusque sur les banderoles déployées devant les églises doit se contenter d’un portrait plus petit que son prédécesseur. Reste que sur le fond, les thématiques développées il y a un quart de siècle et ces prochains jours sont proches : Jean-Paul II insista sur le pardon là où l’actuel évêque de Rome a tout placé sous le thème de l’année de la miséricorde.

    N’empêche que François devra tenir compte de l’actuel contexte polonais. Jean-Paul II s’imposait dès qu’il apparaissait; grande conscience morale de la Pologne sous le joug, il incarnait son pays et ses valeurs et surtout il les sortit de l’enfer du communisme.

    De son côté, le pape argentin marche sur des œufs parce que l’Eglise locale y emprunte désormais souvent les voies gouvernementales les plus conservatrices. Et sur pas mal de dossiers, l’Eglise polonaise n’approuve que du bout des lèvres certaines audaces de Jorge Mario Bergoglio. Là où François plaide, actes à l’appui pour l’accueil des réfugiés - jusqu’à en ramener plusieurs au Vatican après sa visite sur l’île de Lesbos - l’Eglise polonaise demanda timidement de créer "un couloir humanitaire pour les migrants", sous-entendant avec le pouvoir politique qu’ils ne sont pas vraiment les bienvenus.

    Trop ouvert à l’islam et sur le plan moral

    Puis, on n’apprécia pas non plus dans les cénacles ecclésiaux locaux d’autres gestes d’ouverture tel le fait d’avoir choisi des musulmans pour le lavement des pieds du Jeudi saint. Enfin, même si le pape François reste "prudentissime" sur les concessions qu’il voudrait faire en matière morale - un plus grand respect pour les homosexuels mais aussi plus d’ouvertures vers les divorcés remariés et le recours à la contraception - on ne peut perdre de vue que les catholiques polonais se tiennent toujours à une certaine rigueur doctrinale en la matière.

    Pour toutes ces raisons, on n’est pas étonnés d’apprendre que François rencontrera la Conférence épiscopale polonaise… à huis clos et ne rendra en principe pas public le discours qu’il lui adressera. Ces débats échappent sans nul doute aux jeunes venus des quatre coins de la planète, venus surtout vivre leur foi sans complexes. 

    Selon une enquête du magazine "La Vie", ils ont en moyenne 20 ans et ne craignent plus de dire qu’ils sont engagés. En allant au moins une fois par semaine à la messe mais aussi en concrétisant leur foi sur le terrain par des engagements divers. Simplement mais fermement et sans être des "grenouilles de bénitier"… Là, ils croiseront sans nul doute le pape François avant la messe finale de dimanche prochain… »

    Ref. Journées mondiales de la jeunesse: à Cracovie, le pape Francois marche sur des œufs

    JPSC

  • Stage d’été de l’Académie de Chant grégorien : du dimanche 21 au dimanche 28 août 2016

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    Du dimanche 21 (17h00) au dimanche 28 août (14h00) 2016, stage d'été de l'Académie de Chant grégorien ouvert à tous (voir ici : http://www.gregorien.be/) au Monastère Notre-Dame à Ermeton-sur-Biert (province de Namur, Belgique)

    ermeton.jpg

    avec Paul Breisch, titulaire des orgues à la Cathédrale de Luxembourg
    et Sarah Pirrotte.

    Concert et messe à la Collégiale de Dinant
    le samedi 27 août et messe à Ermeton le dimanche 28 août

    Dépliant          Inscription en ligne 

     

    JPSC

  • Pas de Vatican II pour l’Orthodoxie

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    Des commentateurs religieux du monde catholique ont annoncé abusivement le Concile orthodoxe réuni en Crète de 19 au 27 juin 2016 comme celui de l’aggiornamento de l’Orthodoxie. C’était aller un peu vite en besogne  pour deux raisons. La première est que les Eglises orientales n’éprouvent pas nécessairement, comme l’Eglise latine, la double fascination du Protestantisme et des Lumières de la modernité. La seconde tient à l’ecclésiologie même des chrétiens d’Orient marqués par le caractère autocéphale de leurs communautés religieuses : à commencer par la plus puissante d’entre elles, l’Eglise russe qui  en refusant (pour des motifs  peut-être aussi liés à la première raison) de prendre part à ce concile lui a ôté tout caractère « panorthodoxe ». Lu sur le site Orthodoxie cette confirmation officielle de l’échec (JPSC) :

    église russe.jpg

    « Au titre du protocole N°48 de sa session du 15 juillet 2016, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a pris la décision suivante au sujet du Concile de Crète :

    « Il a été décidé de :

    1. Reconnaître que le Concile qui a eu lieu en Crète et auquel ont participé les Primats et les évêques de dix des quinze Églises orthodoxes autocéphales, a constitué un événement important dans l’histoire du processus conciliaire dans l’Église orthodoxe, initié par la Première conférence panorthodoxe de Rhodes en 1961.
    2. Souligner que le fondement de la coopération panorthodoxe au cours de tout le processus conciliaire était constitué par le principe du consensus.
    3. Constater que l’accomplissement du Concile en l’absence d’accord de la part de plusieurs Églises orthodoxes autocéphales transgresse ledit principe, en conséquence de quoi le Concile qui a eu lieu en Crète ne peut être considéré comme panorthodoxe, et les documents qui y ont été adoptés [ne peuvent être considérés] comme exprimant le consensus panorthodoxe.
    4. Prendre note à ce sujet de la position du Saint-Synode du Patriarcat d’Antioche.
    5. Après réception des copies officiellement certifiées des documents approuvés par le Concile de Crète, confier à la Commission biblico-théologique, leur publication et leur étude, prenant également en compte de possibles réactions et remarques de Leurs Excellences les évêques, des institutions ecclésiastiques d’enseignement, des théologiens, clercs, moines et laïcs. À l’issue de leur étude sous tous les aspects, présenter les conclusions au Saint-Synode. »

    Ref. Décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe au sujet du Concile de Crète

  • Une pétition pour le maintien de la Fraternité des Saints Apôtres au sein de l’Eglise de Belgique

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    Soutenez le maintien de la Fraternité des Saints-Apôtres au sein de l'Eglise de Belgique

    Les amis et paroissiens de l'église Sainte-Catherine à Bruxelles

    Bruxelles paroisse ste catherine.jpg

    Supplique à Monseigneur J. De Kesel, Archevêque de Malines-Bruxelles et Serviteur Général de la Fraternité des Saints-Apôtres, ainsi qu’à la Conférence Episcopale de Belgique.

    « La Fraternité des Saints-Apôtre a été légitimement érigée dans l’archidiocèse de Malines-Bruxelles, le 7 avril 2013. Elle ne peut en être légitimement expulsée, sauf motif grave.

    Nous vous demandons avec insistance que cette Fraternité qui assume, avec un grand rayonnement évangélique, la charge pastorale de l’église Sainte-Catherine (Bruxelles) qui lui a été confiée, puisse y poursuivre sa vie et son ministère dans sa grâce propre

    Le charisme et la présence de cette communauté de prêtres et de séminaristes dans nos quartiers, notre Eglise et jusque dans ses périphéries, répondent à une nécessité en termes de spiritualité, de liturgie, de vie sacramentelle, d’accueil, de services, de fraternité et d’apostolat ouvert sur le monde. Sa fécondité indéniable engendre des vocations tant attendues et priées.

    Puissiez-vous continuer d’accueillir cette communauté apostolique dans l'Eglise de Belgique, en conformité avec ses statuts et le droit canonique, et écouter la voix des fidèles et signataires de cette supplique, soucieux de l’avenir du christianisme au cœur de l’Europe.

    Nous vous remercions de considérer favorablement notre requête ». 

    Pour signer la pétition, cliquez ici :

    Soutenez le maintien de la Fraternité des Saints-Apôtres au sein de l'Eglise de Belgique 

    Votre signature compte !

     

    En détails...

    Le 15 juin 2016, Mgr J. De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles (Belgique), a fait savoir par un communiqué qu’avec l’assentiment de tous les évêques belges et des instances responsables du Saint-Siège, il avait décidé de ne plus accueillir la Fraternité des Saints Apôtres (FSA) dans son diocèse à partir de fin juin 2016. En clair : moins de deux semaines leur sont accordées pour plier bagages et quitter le pays. Motif invoqué : la « solidarité » avec les évêques français dont les diocèses « connaissent un manque cruel de prêtres ».   

    Le choc fut immense pour les prêtres et séminaristes (belges, français, brésilien, polonais), pour les paroissiens des églises bruxelloises Sainte-Catherine et Saint-Joseph que ces prêtres et séminaristes servaient avec tant de zèle et de fruits depuis deux ans, ainsi que pour les nombreux amis et sympathisants de cette jeune fraternité pleine de promesses.

    La FSA fut fondée par Mgr A.-J. Léonard en 2013 dans le diocèse de Malines-Bruxelles dont il était alors l’archevêque, Elle compte actuellement 27 membres (21 résidant en Belgique) , dont 6 prêtres (3 belges et 3 Français), 1 diacre et 20 séminaristes. Elle fut installée dans deux églises que cette fraternité fit fleurir en peu de temps. Cette renaissance fut particulièrement visible et médiatique dans le cas de Sainte-Catherine, grande église historique au cœur de Bruxelles, que les autorités ecclésiastiques et politiques bruxelloises avaient fermée durant trois ans en vue de sa désacralisation.

    Les jeunes prêtres, rejoints le week-end par des séminaristes dévoués et enthousiastes, suscitèrent rapidement par leur zèle apostolique, une nouvelle communauté de fidèles assidue et nombreuse. Des familles, des personnes isolées, de toutes classes sociales et âges, y ont trouvé un lieu de ressourcement, de dévotion, mariale notamment, de ferveur et de fraternité pour le bonheur de beaucoup, y compris des passants et riverains, touchés par tant de vie et de bonté.

    Même si les prêtres incardinés peuvent rester dans le diocèse et même si les séminaristes, belges et étrangers, peuvent demander d’être admis au séminaire à titre individuel, il n’en reste pas moins que la Fraternité des Saints Apôtres n’a plus droit à élire domicile dans le pays où elle est née : ainsi se trouve détruit par nos évêques le lieu de l’éclosion, de l’enracinement et du soutien quotidien de ces jeunes vocations en Belgique.

    Des paroissiens, des fidèles et amis de la FSA, de Sainte-Catherine et de Saint Joseph ont introduit un recours à Rome pour demander la révocation de la décision de l’archevêque. Notre supplique vient appuyer cette démarche d’autant plus pressante et déterminée que la décision est contraire au droit de l’Eglise qui interdit à un évêque d’expulser de son diocèse, sans motif grave, une association canoniquement installée, et que les statuts de la FSA exigent la consultation de l’Assemblée générale des prêtres pour toute modification du siège de l’association, ce qui n’a pas été non plus respecté.

    Logiquement incompréhensible et juridiquement invalide, cette décision est, sur le plan spirituel, une atteinte au sacerdoce et à son visage nouveau au cœur de nos cultures sécularisées. En effet, notre Vie éternelle et celle de nos enfants sont étroitement liées au don de la vie de tous les prêtres. C’est pourquoi nous souhaitons associer à cette supplique nos frères et sœurs de l’Eglise universelle, afin qu’ensemble nous défendions ces pousses nouvelles qui annoncent le printemps tant attendu de notre Eglise et promis par la Vierge Marie à Fatima : « A la fin, mon cœur Immaculé triomphera ! ».

    Plus d'infos sur :

    www.amisdesaintecatherine.be

    https://paroissiensdesaintecatherine.wordpress.com/

    www.eglisesaintecatherine.be

    JPSC

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