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Témoignages - Page 4

  • L’âme de la Pologne dans l’Union européenne

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    Pologne Christ Roi bis.jpgD’Yves Daoudal, dans le mensuel  « La Nef » n°295 de septembre 2017, sous le titre : « La Pologne, une oasis catholique en Europe » (en accès libre sur le net) :  

    « L’animosité croissante des institutions européennes à l’égard de la Pologne, au-delà des motifs ou des prétextes, est essentiellement due au fossé qui se creuse sur les « valeurs » : celles de la décadence ultime, que promeut l’UE, et celles de la religion catholique vécue. Brève rétrospective d’événements polonais qui donnent toute la mesure du phénomène.

    Le 28 mai dernier, un jeune prêtre en soutane et surplis, Tymoteusz Szydlo, marchait sur les chemins de Przecieszyn, dans la campagne polonaise. De chaque côté du jeune prêtre, des petites filles vêtues de blanc et couronnées de fleurs portaient une tresse de feuillage. Derrière le prêtre, ses parents. Puis le reste des villageois, avec le maire. Le reste, parce que la procession commençait loin devant. Par le crucifix, bien sûr, qu’escortaient dix enfants de chœur. Suivi par les pompiers en grande tenue, les mineurs en vêtements d’apparat avec leurs casoars à plumet, la guilde des apiculteurs, veste blanche, chapeau blanc, le cercle des ménagères rurales, toutes en vêtement traditionnel, chaque groupe ayant sa bannière… Cette procession était celle par laquelle tout le village de Przecieszyn accompagnait le nouveau prêtre depuis son domicile familial jusqu’à l’église où il allait célébrer sa première messe. Ce spectacle, insolite pour nous, est en fait banal en Pologne. Car toutes les premières messes sont précédées par une telle procession, et, en ce dernier dimanche de mai, dans le petit diocèse de Bielsko-Ziwiec, il y en avait pas moins de treize. La seule particularité de la procession de Przecieszyn est que la mère du jeune prêtre, Beata Szydlo, est Premier ministre de Pologne. Une autre particularité, concernant ce prêtre, est que le dimanche suivant il allait célébrer sa première messe selon la « forme extraordinaire » dans l’église de Cracovie desservie par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre.

    On ne comprend rien à la Pologne si l’on ne prend pas la mesure du « fait religieux ». Et si l’on ne prend pas la mesure du patriotisme irrigué par la foi. La Pologne avait été un grand pays d’Europe, et elle avait disparu de la carte politique pendant plus d’un siècle. C’est le clergé qui était le mieux à même de maintenir la flamme polonaise. Et quand la Pologne ressuscita, notamment par les efforts du grand pianiste Paderewski (cela aussi, c’est polonais…) elle fut bientôt soumise au joug soviétique, et c’est encore le clergé qui maintint la flamme.

    Cela culmina avec la célébration du millénaire du baptême de la Pologne, en 1966. Le pouvoir communiste avait lui aussi organisé des célébrations, et tout tenté pour réduire celles de l’Église. Peine perdue. Au milieu des innombrables manifestations, il apparut de façon spectaculaire que la personne qui représentait véritablement la nation polonaise était le primat de Pologne, le cardinal Wyszynski. D’ailleurs on ne le désigna plus, à partir de ce moment-là, que sous le titre de « Primat du Millénaire ».

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  • Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège : le sens de la forme extraordinaire du rite romain

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    « Chers Frères et Sœurs,

    Delville 1836205096.2.jpgC’est une joie pour moi de me retrouver avec vous pour célébrer la messe dans la forme extraordinaire du rite romain. Nous avons placé cette messe sous la protection de Marie et de son cœur immaculé. Elle est pour nous une mère, comme Jésus l’a dit à l’apôtre Jean, quand il était sur la croix : Voici ta mère. À partir de cette heure le disciple la prit chez lui. En prenant Marie chez lui, le disciple la protégeait et la faisait vivre. De même aujourd’hui nous voulons protéger et faire vivre la tradition de l’Église à travers la pratique de la forme ancienne de la liturgie. Nous la prenons chez nous, comme Jean a pris Marie chez lui. À ce sujet le pape Benoit XVI écrivait  : Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l’Eglise, et de leur donner leur juste place. 

    La liturgie ancienne conserve en effet tout un patrimoine de paroles, de gestes, d’images et de chants, qui nous aident à vivre notre foi. Il serait dommage que tout cela soit réduit à devenir un objet de musée. Car tout ce matériau liturgique imprègne notre foi aujourd’hui encore. En parlant de « forme extraordinaire », le pape rappelle qu’il existe une « forme ordinaire » de la liturgie, promue par le concile Vatican II. Les deux formes doivent donc être conjuguées et ne peuvent être séparées.

    Le Concile a voulu promouvoir la participation de l’assemblée à la liturgie et le retour aux sources bibliques de la foi. Nous suivons cette inspiration aussi en célébrant la forme ancienne. Car nous participons tous par nos paroles, nos gestes, nos chants et notre prière personnelle à la prière communautaire. Et nous retournons aux sources de notre tradition de foi, non seulement aux sources bibliques, mais aussi aux sources liturgiques, dans la langue originale de leur création. Les paroles et les textes de la liturgie ancienne remontent parfois au 4e siècle et à l’époque de saint Ambroise de Milan, qui a écrit des hymnes pour la liturgie. Les oraisons de la messe sont composées en un latin rythmé, qui est proche de la poésie ; souvent elles comportent trois étapes : la contemplation de l’action de Dieu, la considération de la situation du fidèle et la formulation de sa prière de demande. Elles s’adressent toujours au Père, et invoquent en finale la médiation du Christ et celle de l’Esprit Saint. Ainsi une oraison de la messe est-elle pour nous un modèle de prière :  contemplation de Dieu, considération de la situation de l’homme, expression de la prière confiante. Les passages de l’Écriture se trouvent dans l’épître, l’évangile et le dernier évangile ; mais aussi dans le chant d’introit, dans le psaume graduel et l’antienne avant l’évangile, ainsi que dans les chants d’offertoire et de communion. Au total, c’est souvent plus que dans une messe suivant la forme ordinaire.

    Dans le canon de la messe, les mots peuvent nous surprendre par leur poésie : ainsi la vie éternelle est-elle décrite comme un refrigerium, un lieu de fraicheur. Et avant la communion, lorsque le prêtre rompt le pain et en met une parcelle dans la coupe, il utilise le mot de « consécration ». Car en effet la consécration du corps et du sang du Christ s’achève par cette commixtio, ce mélange qui évoque l’union de l’âme et du corps. À côté des mots, la liturgie comporte des gestes. Ceux-ci sont plus développés que dans la forme ordinaire. Par leur présence les gestes donnent une signification symbolique aux paroles exprimées ; ainsi le prêtre incline la tête chaque fois qu’il prononce le mot de Jésus, pour signifier que dans l’humanité de l’homme Jésus se cache sa divinité ou sa nature divine. Le prêtre baise l’autel avant chaque oraison : pour signifier que la prière qu’il va dire est inspirée par le Christ, dont l’autel est le symbole. Après la consécration, le prêtre fait la génuflexion devant le saint sacrement du corps et du sang du Christ pour signifier sa démarche d’adoration. Et il s’incline profondément durant sa prière personnelle pour marquer son humilité. Même le regard est codifié :  ainsi le prêtre doit lever les yeux vers le ciel quand il offre le pain et le vin à l’offertoire, pour signifier son attente d’une intervention divine. Le regard du prêtre se conjugue au regard des fidèles. Ceux-ci sont émerveillés par la beauté des lieux, des habits, des peintures, des vitraux, de l’autel. Leur regard est sollicité en particulier au moment de l’élévation de l’hostie et du calice, lors de la consécration, lorsqu’ils lèvent la tête. Les fidèles sont touchés aussi par la bonne odeur de l’encens, qui touche leur odorat. Les sens de chacun sont sollicités pour que toute la personne, dans son corps, participe à la prière et que celle-ci anticipe la joie de la vie éternelle, où nous serons tout à tous et tout à Dieu. Nous serons dans la vision béatifique, c’est-à-dire la vision de Dieu.

    Enfin, il y a les chants, qui touchent nos oreilles. Quand ils sont entonnés par le prêtre, ils rendent sa prière publique et solennelle. Quand ils sont chantés par l’assemblée ou le chœur, ils signifient la participation de chacun à la prière du prêtre, dans un dialogue où chacun a sa part. Les chants transforment les mots en œuvres d’art, en louange, en fête, en joie ou en tristesse ; ils soulignent les sentiments qui animent la prière et touchent le cœur de chacun. Ils touchent même le cœur de Dieu, puisque saint Augustin a dit : celui qui chante prie deux fois. 

    Ainsi, Frères et Sœurs, dans cet ensemble de mots, de gestes, d’images et de chants, nous vivons notre foi. Nous recueillons un patrimoine, comme saint Jean au pied de la Croix a recueilli Marie, symbole de l’Eglise. Que notre participation à cette messe fasse ainsi vivre notre Église ; et qu’elle fasse de nous des témoins, comme saint Jean qui fut évangéliste, c’est-à-dire porteur de bonne nouvelle, pour le monde entier. Amen. »

    Ref. Le sens de la forme extraordinaire du rite romain

    Homélie prononcée  pour la  messe votive du Cœur immaculé de Marie, à Herzogenrath  ( près d'Aix-le-Chapelle)

    JPSC

  • L'immigré est-il mon prochain? Charité personnelle et charité politique

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    Cet article a paru dans le n° 95 du magazine Vérité et Espérance – Pâque Nouvelle et sur le site web de l’église du Saint-Sacrement à Liège. Petite piqûre de rappel pour ne pas perdre le Nord…

    Chagall-Abraham-3Visiteurs-g.jpg

    " Choses lues et entendues, hier et aujourd’hui, à propos des étrangers :

    « La fréquentation des étrangers corrompt fortement les moeurs des citoyens, parce qu’il doit nécessairement arriver que des étrangers élevés sous des lois et des coutumes différentes agissent en bien des cas autrement que l’exigent les moeurs des citoyens, de telle sorte que, tandis que les citoyens sont poussés à agir de façon semblable, la vie sociale est perturbée » (Aristote, Politique).[1]

    « Il y a trop d’étrangers ! »

    « On ne se sent plus chez soi : au lieu de s’adapter à notre mode de vie, les étrangers se comportent comme s’ils étaient chez eux ! »

    « Je ne me sens plus en sécurité dans les rues. »

    « Ils vivent à nos crochets, qu’ils retournent dans leur pays ! »

    « Si encore ils étaient chrétiens, ils pourraient s’assimiler, comme les Polonais et les Italiens, par exemple, mais avec les musulmans c’est impossible ! »

    Face à une opinion publique de plus en plus réticente, voire hostile (quand elle ose l’avouer), à la présence permanente d’étrangers (qu’ils soient en situation légale ou illégale), comment doit réagir un chrétien ?

    Quel comportement adopter face aux vagues d’immigration successives qui rendent « l’autre » visible et palpable ?

    Quand le « lointain » devient le « prochain », cesse-t-il d’être un frère ou le devient-il davantage ? Est-il une menace ? une chance ? Qu’en disent les Saintes Ecritures ?  Quelle est la position de l’Église ?

    Aimer l’étranger...

    Dans l’Écriture - qui est Parole de Dieu - la question du rapport des croyants envers les étrangers est d’une limpidité exemplaire : « Vous traiterez l'étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous ; vous l'aimerez comme vous-mêmes, car vous avez été étrangers dans le pays d'Égypte. Je suis l'Éternel, votre Dieu. » (Lv. 19, 34).

    Le Deutéronome, dernier livre de la Torah, reprend le même commandement d’amour : « Vous aimerez l'étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d'Égypte ». (Dt 10, 19) Et plus loin dans le même livre, Dieu jette une malédiction sur ceux qui résistent à sa volonté : « Maudit soit celui qui porte atteinte au droit de l'étranger, de l'orphelin et de la veuve ! Et tout le peuple dira : Amen ! » (Dt 27, 19). La volonté divine est claire : le croyant ne doit pas seulement accueillir l’étranger, il doit l’aimer !

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  • Les chrétiens ne forment pas des divisions. Ils font ce qu'ils peuvent là où ils sont

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    Jean-Luc Marion, auteur de la "Brève apologie pour un moment catholique" (Grasset, 124 p., 15 euros) est interviewé par Claire Chartier et Alexis Lacroix sur le site du Vif :

    "Les chrétiens ne forment pas des divisions. Ils font ce qu'ils peuvent là où ils sont"

    Le philosophe français juge la période actuelle de modernité troublée propice à un retour de cette idée chrétienne : apprendre à donner sans être sûr de recevoir. Pour l'ancien collaborateur du cardinal Lustiger, le fanatisme religieux est profondément athée.

    Votre dernier livre s'intitule Brève apologie pour un moment catholique. Qu'est-ce que les chrétiens peuvent encore apporter à notre société ?

    Beaucoup ! Et en particulier ce qui fait tant défaut au monde postmoderne : la communion et le bien commun.

    Mais encore ?

    Partons de l'essentiel : comme l'a parfaitement dit saint Paul, il y a une contradiction fondatrice entre le logos du Christ et la sagesse du monde. Celle-ci veut toujours plus de puissance pour l'homme, parce qu'elle se fonde sur le principe que, pour être, il faut persister dans l'être, et que, pour cela, il faut vouloir la puissance jusqu'à vouloir la puissance au carré. Le Christ, lui, prône l'inverse : celui qui veut " conserver sa vie " la perdra. Selon le Christ, rien n'est sauvé sinon ce qui est absolument donné. Je soutiens qu'il est permis de penser que la proposition chrétienne est, paradoxalement, la plus forte ; car les vraies décisions d'une vie se jouent dans ces moments où nous donnons quelque chose sans être sûrs de recevoir en retour, et ceux où nous recevons quelque chose que nous n'avons pas demandé, ni conquis, ni acheté.

    L'expérience est difficile, non ?

    Héroïque, même, mais en un autre sens, évidente. En effet, quelle est, sinon, l'alternative ? Persévérer dans son être conduit, comme le disait Péguy, à " une morale de caisse d'épargne " : accumuler et conserver assez de présent pour avoir toujours du futur en réserve ; refuser que le moment vécu soit un commencement ou une fin. Mais persévérer dans son être définit-il la meilleure façon d'être, puisque nous mourrons tous, et perdrons donc toute possession ? L'autre voie consiste à apprendre à donner. Car seul ce qui se trouve donné échappe à sa perte. D'ailleurs, ne nous y trompons pas : le prétendu transhumanisme pousse la persévérance dans son être jusqu'à reprendre le but des totalitarismes du xxe siècle, sauver l'humanité en niant l'unité du genre humain. Qu'est-ce qui résistera à ce morcellement fatal, sinon la vision de l'homme que nous apporte la Bible ?

    Mais ce qui paraît insupportable à beaucoup de nos contemporains, n'est-ce pas justement la foi, qui suppose de s'en remettre à une instance supérieure, alors que l'individu moderne ne jure que par l'autonomie ?

    D'abord, ne revendique frénétiquement l'autonomie que celui qui sait ne pas l'avoir ! Ensuite, la modernité ne se caractérise pas comme le temps de l'autonomie, mais au contraire par l'expérience de l'hétéronomie (NDLR : le fait qu'un être vive selon des règles qui lui sont imposées) : dans la société désormais globalisée, nous sommes plus que jamais déterminés physiologiquement, socialement, économiquement, politiquement et mentalement.

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  • Comment un cardinal allemand réussit à faire cesser le programme nazi d’extermination des handicapés et des dépressifs

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    Le bienheureux Cardinal Clemens August von Galen, le lion qui s’opposa à Hitler (+1946) (32 mn)

    Comment il réussit à faire cesser le programme Nazi d’extermination des handicapés et des dépressifs, dès 1942, par sa parole forte et publique.

    Comparaison avec l’action courageuse du frère René Stockman, supérieur général des frères de la charité en Belgique, qui réussit la même chose dans sa congrégation en 2017.

    SAINTS ET TÉMOINS DE L’EGLISE CATHOLIQUE

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  • Fatima : Soeur Lucie en route vers la béatification ?

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Fatima: bientôt la “reconnaissance due” à soeur Lucie

    Soeur Lucie do Santos, la voyante de Fatima, recevra “bientôt” la “reconnaissance due”, déclare Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, qui a présidé le pèlerinage d’août pour l’anniversaire de l’apparition de 1917.

    “Nous avons confiance que rapidement aussi la Servante de Dieu, soeur Lucie, puisse recevoir la reconnaissance qui lui est due, et qu’ainsi les trois pastoureaux soient réunis dans la sainteté comme auparavant”, a-t-il déclaré le 12 août 2017 dans la chapelle des Apparitions, indique l’agence catholique portugaise Ecclêsia.

    A propos de Jacinta et de Francisco, canonisés le 13 mai dernier par le pape François, Mgr Fisichella a ajouté: “La foi et la parole du Pape attestent qu’ils sont au paradis d’où ils intercèdent pour nous”.

    C’était la seconde visite à Fatima de Mgr Fisichella : il a accompagné le pape dans son pèlerinage pour le centenaire les 12 e 13 mai dernier.

    Le procès diocésain de béatification de sœur Lucie s’est conclu le 13 février 2017, au 12e anniversaire de sa « naissance au Ciel ». Les documents rassemblés depuis l’ouverture du procès, le 30 avril 2008, représentent 15 483 pages de documents, mises sous scellés de cire rouge par les notaires dans 19 caisses, ensuite expédiées à Rome, à la Congrégation pour les causes des saints.

    Ces documents représentent le travail de 2 évêques, 2 postulateurs, 3 vices-postulateurs, 8 personnes pour la commission historique, et 61 témoins, dont un cardinal, 4 évêques, et 34 laïcs.

    La cérémonie de clôture de ce procès, « désirée ardemment par de très nombreuses personnes du monde catholique », a été présidée par l’évêque de Coimbra, Mgr Virgilio Antunes qui a remercié tous ceux qui ont été impliqués dans le procès de béatification, depuis le pape Benoît XVI, jusqu’au sanctuaire de Fatima et au carmel de Coimbra : « Le procès qui se conclut aujourd’hui est le fruit de beaucoup de travail, de générosité et de beaucoup d’amour de l’Eglise. »

    Le postulateur, le père carmel Romano Gambalunga, a cité la béatitude des cœurs purs : « Lucie était l’un d’eux : une femme au cœur pur, avec une mission grandiose pendant le XXe siècle », une personnalité caractérisée par sa foi, « par sa grandeur et son humilité, sa simplicité qui faisait qu’elle se laissait guider, sa liberté spirituelle, à la lumière de la prière, et dans la joie de se savoir dans la grâce de Dieu » : depuis l’âge de dix ans Lucie avait cette conscience d’être « en Dieu ».

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  • Syrie : le père Ziad Hilal a vécu l’horreur

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    D'Andy Barrejot sur le site de La Dépêche :

    Curé à Homs, puis à Alep, le père Ziad Hilal raconte l'horreur

    Tout au long du pèlerinage national (français), des conférences sont proposées toute la journée. Dimanche après-midi, le père Ziad Hilal, qui fut curé à Homs avant de rejoindre Alep, raconte son quotidien en Syrie.

    Plusieurs centaines de personnes ont fait le déplacement à l'église Sainte-Bernadette, dimanche après-midi, pour écouter le témoignage du père Ziad Hilal. Ce dernier est né en Syrie en 1973, est devenu prêtre jésuite en 2010. D'abord curé à Homs, il a vite rejoint Alep. «Vous n'avez eu de cesse d'être un artisan de la paix dans cette guerre complexe, qui a provoqué aujourd'hui la mort de 300.000 à 400.000 personnes», commence François-Xavier Maigre, rédacteur en chef à «Panorama», qui animait cette conférence. Le père Ziad Hilal a connu de grandes difficultés pour venir à Lourdes. «Ce n'est pas facile de quitter Alep. La route internationale est coupée, nous avons dû passer par le désert. Il faut entre 12 et 20 heures pour quitter la région», raconte-t-il. Un pays qui est aujourd'hui fracturé, encombré de présences militaires venues d'Iran, de Russie, des États-Unis, et de bien d'autres pays. «Non seulement les églises, mais aussi les mosquées, les usines, les maisons, les hôpitaux, ont été détruits. Aujourd'hui, on compte 5 millions de réfugiés à l'extérieur du pays, et 12 millions de déplacés internes. Imaginez la ville de Paris vidée du jour au lendemain», explique le père Ziad Hilal. Pendant une heure, il a raconté son quotidien : une vie sans électricité, où les gens se tuent à la tâche pour ramener de l'eau, qui n'est pas toujours potable. Avant les conflits, la Syrie comptait 130.000 chrétiens, aujourd'hui, ils ne sont plus que 30.000. Pourtant, le père Zial Hilal est persuadé du rôle primordial que jouent les chrétiens d'Orient. «Notre présence est vieille de 2000 ans. Le mot même de chrétien vient de Syrie. Nous jouons un rôle entre l'Orient et l'Occident, et entre les communautés musulmanes, pour la vie culturelle aussi.» Il imagine que le nombre de chrétiens en Orient va continuer de diminuer. «Il y a des pays comme le Canada et l'Australie qui les accueillent volontiers. En Irak, après une guerre de 17 ans, ils sont peu à être restés.»

    Là-bas, avec d'autres prêtres, ils réfléchissent à des projets, comme la construction d'écoles.

    Le père Ziad Hilal a vécu l'horreur. Il a été pris en otage, a été visé par des balles, des membres de sa famille, des amis, sont morts. Un jour, lui et deux sœurs ont été pris en chasse par un lance-roquettes. Ils ont dû abandonner la voiture, ont couru dans les rues sans savoir où aller. Un homme musulman les a sauvés, en les hébergeant pour la nuit. Le père Ziad Hilal le raconte bien : là-bas, ils n'aident pas uniquement les chrétiens, mais bien tous les êtres humains dans la détresse. Dans sa résidence, ils ont accueilli une dizaine de familles de musulmans pendant deux ans, avec qui des liens très forts se sont créés. «Il faut lutter jusqu'au bout pour vaincre le mal, pour notre pays, pour notre foi.» Il refuse d'associer la violence avec l'islam. «Ceux qui fabriquent les armes sont des pays dits chrétiens. C'est injuste de dire que les musulmans sont méchants, il y a des intégristes dans toutes les communautés. Il y a une branche dangereuse contre laquelle il faut lutter. Mais les autres sont comme nous.»

    Le père Ziad Hilal est responsable à l'Aide à l'église, une association humanitaire qui aide les personnes coincées au cœur de ces conflits. «La mission de l'Église continue, c'est ça l'espérance. Ce qui compte, c'est l'être humain, c'est la foi.»

    Le père Ziad Hilal repartait hier en Syrie, dans des conditions incertaines. Suite à son intervention, il a reçu un tonnerre d'applaudissements pour ce témoignage si touchant. Et lorsque François-Xavier Maigre lui a demandé ce qu'on pouvait lui souhaiter, sa seule réponse a été «de rester en vie».

  • Liège: fêter le 15 août à l'église du Saint-Sacrement

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    Le 15 août à Liège, la piété mariale se mêle volontiers au folklore populaire et c’est très bien ainsi. Plus insolite : cette année un groupe d’étudiants des écoles supérieures de musique a aussi voulu se réunir pour célébrer la Madone avec les plus beaux motets mariaux du répertoire classique. Au programme : Arcadelt, Liszt, Aichinger, Diogo Dias Melgas. Cela se passe au cours de la messe célébrée le mardi 15 août à 10h en l’église du Saint-Sacrement, Bd d’Avroy, 132. Avec l’Ensemble polyphonique « VocA4 » réuni par l’association Foliamusica pour la promotion des jeunes talents (dir. C. Leleux) et l’excellent soliste du plain-chant de la messe, Peter Canniere (directeur de la Schola grégorienne de Leuven et professeur au « Gregoriaans Centrum Drongen »). A l’orgue : Patrick Wilwerth, chef du chœur universitaire de Liège. Bienvenue à tous.

    Affiche_15 aout2017.jpg

    LES ORIGINES DE LA FÊTE DE L’ASSOMPTION

    Très tôt, les premiers chrétiens ont eu le pressentiment que la Mère de Dieu, préservée de tout péché, ne pouvait pas avoir connu la corruption de la mort. Une intuition qui sera ensuite approfondie par les Pères de l’Eglise. Au VIe siècle, la fête de la Dormition est déjà célébrée en Orient, vers la mi-janvier. Plus tard, l’empereur byzantin Maurice (582-602) la fixera définitivement au 15 août.

    La fête arrive à Rome grâce au pape Théodore (642-649), originaire de Constantinople. Elle se diffuse petit à petit en Occident : en 813, le concile de Mayence l’impose à l’ensemble de l’Empire franc. Peu à peu, la fête va prendre le nom d’Assomption mais l’Eglise ne ressent pas le besoin d’ériger en dogme cette croyance.

    C’est après la proclamation par Pie IX du dogme de l’Immaculée Conception, dans le grand courant de dévotion mariale du XIXe siècle, que des pétitions commencent à affluer à Rome pour que  soit officiellement défini le dogme de l’Assomption.

    C’est ce que fit solennellement le pape Pie XII le 1er novembre 1950 sur la place Saint-Pierre à Rome : « Nous affirmons, Nous déclarons et Nous définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la vie céleste » (constitution apostolique « Munificentissimus Deus »).

    Extraits des chants de la messe:

    Ave Maria, Jacob Arcadelt, Namur 1507-Paris 1568

    Franz Liszt, Doborjan, 1811-Bayreuth, 1886

     Moines de l'abbaye de Fontgombault, Chants grégoriens de l'Assomption

    Plus de renseignements : tel 04 344 10 89  ou e-mail : sursumcorda@skynet.be

    __________

    Une initiative de "Sursum Corda" asbl, Association pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy, 132 à Liège. Tel. 04.344.10.89.

    E-mail : sursumcorda@skynet.be. Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

    Faire un don ? Compte bancaire : IBAN BE58 0003 2522 9579 BIC BPOTBEB1 de Sursum Corda asbl, Rue Vinâve d'île, 20 bte 64, 4000 Liège.

    JPSC 

  • 14 août : saint Maximilien Kolbe

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    maximilien Kolbe.jpgLe Père Maximilien Kolbe est né le 8 janvier 1894 à Zdunska Wola en Pologne, et baptisé le même jour à l'église Notre Dame de l'Assomption. Ses parents, ouvriers tisserands sont de fervents catholiques. Ils habitent une modeste maison où ils ont installés un petit autel à Notre Dame. Les enfants reçoivent une solide éducation. Raymond, délicat et chétif avait un tempérament vif et obéissant. Très doué pour les études, il va à l'école de Pabianice.

    Un événement marque l'enfance de Raymond. En 1904-1905, sa maman le gronde, il prie Marie et se trouvant à l'église, la Vierge lui apparaît tenant dans ses mains deux couronnes : une blanche signe de la pureté, et une rouge signe du martyr. Il les accepte toutes les deux. Toute sa vie se réalisa selon ce dessein. Dès ce moment, il se confie totalement à Marie. La prière devient pour lui source de grâces et de conversion.

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  • Élections « soviétiques » au Rwanda : le pouvoir absolu reste solidement en place.

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    Lu sur le site de  La Libre Afrique (10 août):

    kagamé.jpg« La commission électorale du Rwanda a confirmé mercredi la victoire du président Paul Kagame à l’élection du 4 août avec un score sans appel de 98,79% des voix. Le sortant qui dirige son pays depuis la fin du génocide de 1994 améliore ainsi légèrement le résultat préliminaire de 98,63% des suffrages.

    L’écrasante victoire de M. Kagame, 59 ans, salué pour avoir mis fin au massacre visant principalement la minorité tutsi et redressé économiquement le Rwanda mais critiqué pour le manque d’ouverture démocratique, était attendue avant même le scrutin.

    Le résultat final de la présidentielle crédite ses rivaux à l’élection, l’opposant Frank Habineza et le candidat indépendant Phillipe Mpayimana de respectivement 0,48 et 0,73% des votes.

    Selon la commission électorale, le taux de participation s’est élevé à 96,42% des 6,9 millions d’électeurs inscrits.

    Le pourcentage de voix obtenu par M. Kagame correspond à celui par lequel les Rwandais avaient approuvé en 2015 une modification de la Constitution lui permettant de se présenter pour un troisième mandat et de potentiellement de diriger le pays jusqu’en 2034.

    Les Etats-Unis et l’Union européenne ont toutefois émis des réserves sur cette victoire.

    « Nous sommes troublés par les irrégularités observées au cours du scrutin et nous réitérons nos inquiétudes de longue date sur l’intégrité du processus de totalisation des votes », avait indiqué samedi le département d’Etat américain.

    Ref. Rwanda: Kagame confirmé vainqueur avec près de 99% à la présidentielle

    Un pouvoir autoritaire sans partage, issu d’une longue guerre civile (les premières violences datent de la Toussaint 1959) a-t-il pour autant réconcilié les Rwandais depuis les jours dramatiques de 1994 ? Kagame, issu de la diaspora tutsie exilée dans l’Afrique anglophone,  n’est pas éternel.

    JPSC

  • Il y a 75 ans, Edith Stein mourait à Auschwitz

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    De Cristiana Dobner, sur l'Osservatore Romano, via zenit.org :

    75ème anniversaire de la mort d’Edith Stein, dans L’Osservatore Romano

    À la fin, il ne restera que le grand amour

    par Cristiana Dobner

    Le 9 août 1942, il y a exactement 75 ans, Edith Stein mourait dans le camp d’extermination d’Auschwitz, en Pologne.

    Dans l’édition italienne de L’Osservatore Romano du 8 août 2017, Cristiana Dobner évoque en « trois noms et trois dates » cette femme courageuse, qui refusa qu’on l’aide à se libérer et qui affirmait : « Le monde est fait de contradictions… Mais la finale ne sera pas faite de ces contradictions. Il ne restera que le grand amour. Comment pourrait-il en être autrement ? »

    CR

    Voici notre traduction de l’article du quotidien du Vatican.

    Les dernières étapes de l’existence d’Edith Stein se résument à trois noms et trois dates.

    Amersfoot, le 2 août 1942 : le chauffeur du char d’assaut sur lequel Edit et Rosa (sa sœur) avaient été contraintes de monter, déportées du monastère lors des représailles faisant suite à la lettre des évêques hollandais contre le nazisme, se trompe de route et elles arrivent ainsi au camp à une heure avancée de la nuit.

    Westerbork : où elles furent transportées dans la nuit du 3 au 4 août et qui fut décrit ainsi par Etty Hillesum : « Dans l’ensemble, il y a une grande cohue, à Westerbork, presque comme autour de la dernière épave d’un bateau auquel s’agrippent trop de naufragés sur le point de se noyer. Parfois on pense que ce serait plus simple d’être enfin déportés que de devoir toujours assister aux peurs et au désespoir de ces milliers et milliers, hommes, femmes, enfants, invalides, fous, nouveau-nés, malades, personnes âgées qui, dans une procession quasiment ininterrompue, défilent le long de nos mains secourables ».

    Auschwitz : numéro 44074. Avec le communiqué laconique et bureaucratique : « Le 9 août 1942, en Pologne, est décédée Stein, Edith Thérèse Hedwige, née le 12 octobre 1891 à Breslau, résidant à Echt ».

    Le jardinier du monastère d’Echt, un journaliste ami et un jeune ancien déporté l’ont côtoyée dans ces derniers moments. Ils purent ainsi se présenter comme témoins oculaires aux procès qui ouvrirent la voie vers la béatification et examinèrent la vie et le témoignage face à la mort de la phénoménologue devenue carmélite.

    Edith Stein peut ainsi être saisie en prise directe : « Elle parlait avec une humble assurance, au point d’émouvoir ceux qui l’entendaient. Une conversation avec elle (…) était comme un voyage dans un autre monde. Dans ces moments-là, Westerbork n’existait plus… Elle me dit : ‘Je n’aurais jamais cru que les hommes puissent être ainsi et… que mes frères devraient tant souffrir !’. Quand cela ne fit plus de doute qu’elle devait être transportée ailleurs, je lui demandai si je pouvais l’aider et (chercher à la libérer) ; … de nouveau elle me sourit en me suppliant de ne pas le faire. Pourquoi faire une exception pour elle et pour son groupe ? Cela n’aurait pas été juste de tirer avantage du fait qu’elle était baptisée ! Si elle n’avait pas pu participer au sort des autres, sa vie aurait été ruinée : « Non, non, pas cela ! ».

    Le journaliste Van Kempen se trouva devant « une femme spirituellement grande et forte ». Pendant l’entretien, il fuma une cigarette et lui demanda « si elle en voulait aussi une ». Elle me répondit qu’elle avait fumé à une époque et qu’autrefois, étudiante, elle avait aussi dansé ».

    Le jeune qui a survécu a noté un aspect particulier : « Elle était très courageuse ; elle donnait ses réponses telle qu’elle était. Quand le SS blasphémait, elle ne réagissait pas, mais elle restait elle-même. Elle n’avait absolument pas peur ».

    Wielek, fonctionnaire hollandais, rapporte un dialogue dans lequel « avec assurance et humilité », Edit Stein disait : « Le monde est fait de contradictions… Mais la finale ne sera pas faite de ces contradictions. Il ne restera que le grand amour. Comment pourrait-il en être autrement ? »

    Traduction de Zenit, Constance Roques

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    via "Riposte catholique"