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Témoignages - Page 4

  • De l'Apôtre Jean aux Frères de Saint-Jean

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    Les Frères de Saint-Jean, présents dans 24 pays, mènent une vie de religieux selon 4 piliers : vie de prière, vie fraternelle, vie d’étude, vie apostolique. Leur charisme s’inspire de la figure et des écrits du disciple Saint-Jean et se résume ainsi : À la suite de l’apôtre Jean, vivre ensemble en amis du Christ et témoigner de sa lumière et de son amour.

    ***

    Les Frères de Saint-Jean, vivent en petites communautés de 5 à 10 frères appelées prieurés. Nous nous situons sur les 5 continents. Notre vie s'appuie sur quatre piliers : la vie de prière, la vie fraternelle, la vie d’étude et la vie apostolique. Site web : https://freres-saint-jean.org/

    En Belgique :

    Le prieuré des Frères de Saint-Jean à Bruxelles

    Le prieuré des Frères de Saint-Jean à Banneux

  • L'Homme Nouveau publie un double Hors Série consacré à Soljénitsyne

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    iqd2.pngAlexandre Soljénitsyne - H.S. n° 32-33 (double)

    Alexandre Soljénitsyne - H.S. n° 32-33 (double) FRAIS DE PORT OFFERT

    Né en 1918, le célèbre écrivain russe, Alexandre Soljénitsyne aurait eu cent ans cette année. Il y a dix ans, en 2008, il mourait dans son pays natal après avoir connu la Seconde Guerre mondiale, le Goulag, la lutte contre le cancer, la persécution et l’exil. Ces différents anniversaires offrent l’occasion de plonger dans l’existence et dans l’œuvre immense de ce chrétien qui a défendu, au prix de sa vie, l’exigence de la vérité. Un numéro exceptionnel pour un centenaire historique.
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  • « Le champion du saint Nom de Jésus, le chef des armées catholiques contre les infidèles. » (23 octobre)

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    StCapestrano.jpg23 octobre : SAINT JEAN de CAPISTRAN - Prêtre franciscain - (1386-1456)

            Jean, né à Capistrano, dans l'Abruzze, était fils d'un gentilhomme français qui avait suivi à Naples le duc d'Anjou, devenu roi de ce pays. Après ses humanités, il fut envoyé à Pérouse pour y étudier le droit canonique et civil. On le pourvut d'une place de judicature, et un homme riche et noble, charmé de ses qualités éminentes, lui donna sa fille en mariage. Tout lui souriait dans le monde, quand tout à coup s'évanouirent ces flatteuses espérances.

             Dans une guerre contre le roi de Naples, la ville de Pérouse le soupçonna de prendre le parti de ce prince ; on le fit arrêter. Malgré son innocence et son éloquence à se défendre, il fut jeté en prison. Sur ces entrefaites sa femme étant morte, il résolut de ne plus servir que Dieu.

             Il vendit tous ses biens, paya sa rançon, distribua le reste aux pauvres, et se réfugia chez les Franciscains, au monastère du Mont, près de Pérouse. Le gardien, craignant que cette vocation ne fût l'effet d'un dépit passager plutôt que d'un mouvement de la grâce, voulut l'éprouver. Il lui ordonna de faire le tour de la ville de Pérouse dont il avait été gouverneur, monté à rebours sur un âne, couvert d'un mauvais habit et la tête coiffée d'un bonnet de carton où étaient écrits divers péchés. Après une telle épreuve, les humiliations du noviciat ne lui coûtèrent plus.

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  • Saint Jean-Paul II (22 octobre)

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    HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI À L'OCCASION DE LA BÉATIFICATION DU SERVITEUR DE DIEU JEAN-PAUL II sur le Parvis de la basilique Saint-Pierre, le dimanche 1er mai 2011 : 

    Chers frères et sœurs!

    Il y a six ans désormais, nous nous trouvions sur cette place pour célébrer les funérailles du Pape Jean-Paul II. La douleur causée par sa mort était profonde, mais supérieur était le sentiment qu’une immense grâce enveloppait Rome et le monde entier: la grâce qui était en quelque sorte le fruit de toute la vie de mon aimé Prédécesseur et, en particulier, de son témoignage dans la souffrance. Ce jour-là, nous sentions déjà flotter le parfum de sa sainteté, et le Peuple de Dieu a manifesté de nombreuses manières sa vénération pour lui. C’est pourquoi j’ai voulu, tout en respectant la réglementation en vigueur de l’Église, que sa cause de béatification puisse avancer avec une certaine célérité. Et voici que le jour tant attendu est arrivé! Il est vite arrivé, car il en a plu ainsi au Seigneur: Jean-Paul II est bienheureux!

    Je désire adresser mes cordiales salutations à vous tous qui, pour cette heureuse circonstance, êtes venus si nombreux à Rome de toutes les régions du monde, Messieurs les Cardinaux, Patriarches des Églises Orientales Catholiques, Confrères dans l’Épiscopat et dans le sacerdoce, Délégations officielles, Ambassadeurs et Autorités, personnes consacrées et fidèles laïcs, ainsi qu’à tous ceux qui nous sont unis à travers la radio et la télévision.

    Ce dimanche est le deuxième dimanche de Pâques, que le bienheureux Jean-Paul II a dédié à la Divine Miséricorde. C’est pourquoi ce jour a été choisi pour la célébration d’aujourd’hui, car, par un dessein providentiel, mon prédécesseur a rendu l’esprit justement la veille au soir de cette fête. Aujourd’hui, de plus, c’est le premier jour du mois de mai, le mois de Marie, et c’est aussi la mémoire de saint Joseph travailleur. Ces éléments contribuent à enrichir notre prière et ils nous aident, nous qui sommes encore pèlerins dans le temps et dans l’espace, tandis qu’au Ciel, la fête parmi les Anges et les Saints est bien différente! Toutefois unique est Dieu, et unique est le Christ Seigneur qui, comme un pont, relie la terre et le Ciel, et nous, en ce moment, nous nous sentons plus que jamais proches, presque participants de la Liturgie céleste.

    «Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru.» (Jn 20,29). Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus prononce cette béatitude : la béatitude de la foi. Elle nous frappe de façon particulière parce que nous sommes justement réunis pour célébrer une béatification, et plus encore parce qu’aujourd’hui a été proclamé bienheureux un Pape, un Successeur de Pierre, appelé à confirmer ses frères dans la foi. Jean-Paul II est bienheureux pour sa foi, forte et généreuse, apostolique. Et, tout de suite, nous vient à l’esprit cette autre béatitude : «Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car cette révélation t’est venue, non de la chair et du sang, mais de mon Père qui est dans les cieux» (Mt 16, 17). Qu’a donc révélé le Père céleste à Simon? Que Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant. Grâce à cette foi, Simon devient «Pierre», le rocher sur lequel Jésus peut bâtir son Église. La béatitude éternelle de Jean-Paul II, qu’aujourd’hui l’Église a la joie de proclamer, réside entièrement dans ces paroles du Christ: «Tu es heureux, Simon» et «Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru.». La béatitude de la foi, que Jean-Paul II aussi a reçue en don de Dieu le Père, pour l’édification de l’Église du Christ.

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  • Il est plus difficile d’être évêque ou prêtre en Europe qu’au Vietnam !

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    Du site "Eglises d'Asie" (Missions Etrangères de Paris) :

    Mgr Dao : « Il est plus difficile d’être évêque en Europe qu’au Vietnam ! »

    19/10/2018

    Mgr Duc Dao est le cinquième évêque de Xuan Loc. Jusqu’en mai 2016, il était évêque auxiliaire et recteur du grand séminaire, qui compte aujourd’hui plus de 450 séminaristes. Il est également recteur du nouvel Institut catholique du Vietnam. Le diocèse de Xuan Loc, érigé le 14 octobre 1965 à partir de l’archidiocèse de Saïgon, est massivement catholique avec plus d’1,1 million de fidèles, soit environ un tiers de sa population. Constitué en partie d’un afflux massif de catholiques venus du Nord après 1954, il compte 250 paroisses, administrées par 500 prêtres. Le diocèse est également animé par 447 religieux et 1810 religieuses. Rencontre.

    Mgr Joseph Dinh Duc DAO, évêque de Xuan Loc, est le 2 mars 1945 dans le diocèse très catholique de Bui Chu, au Nord-Vietnam, il a suivi en 1954 l’exode qui conduisit sa famille vers le Sud. À 19 ans, il est entré au grand séminaire Saint-Joseph de Saigon. L’année suivante, il fut envoyé à Rome, à l’Institut de la propagation de la foi. C’est là qu’il sera ordonné prêtre, à 26 ans, le 27 mars 1971. Il obtint un doctorat en théologie morale à l’université rédemptoriste Alfonsianum et un doctorat en missiologie à l’Université grégorienne. À Rome, il a dirigé le Centre international d’animation missionnaire. Il a été enfin, pendant dix ans, le directeur du bureau de coordination de la pastorale des Vietnamiens à l’étranger. En 2009, il est retourné dans le diocèse de Xuân Lôc où il a été nommé recteur du grand séminaire. Quatre ans plus tard, en février 2013, il était nommé évêque auxiliaire du diocèse.

    Au sein de votre évêché, votre séminaire est matériellement imposant…

    Mgr Duc Dao : En effet. Notre séminaire est celui qui compte le plus grand nombre de séminaristes au Vietnam. Nous avons 454 séminaristes venus de onze diocèses, dont la moitié de Xuan Loc. Pour l’ensemble du pays, nous avons environ 2000 séminaristes pour huit grands séminaires. Notre diocèse a été fondé en 1965, à partir de l’archidiocèse de Saigon. Pour environ 3,5 millions d’habitants, nous comptons plus d’un million de catholique, soit un tiers de la population. Pour mémoire, nous sommes plus nombreux qu’à Saigon, qui compte environ 700 000 catholiques. Notre diocèse a reçu de nombreuses migrations de catholiques. D’abord en 1954 depuis le Nord, puis en 1972 depuis le Centre, et enfin après 1975 depuis tout le pays, en raison de la fertilité de notre territoire. En fait, ce sont les catholiques locaux qui se sont intégrés aux migrants. Nous avons construit une tradition religieuse commune. Moi-même, je suis originaire du Nord…

    Comment se manifeste aujourd’hui cette différence entre le nord et le sud du Vietnam ?

    On constate que les gens du Nord et du Centre sont plus « combatifs » que les gens du Sud. Car nous avons dû lutter pour conserver notre vie, nos identités. Aussi bien dans la vie quotidienne que dans la vie de l’Église, les gens du Sud ont longtemps vécu plus librement. Nos vocations, ici, viennent souvent des familles du Nord.

    Quelles sont vos relations avec les autorités ?

    Durant la guerre, l’Église a cherché à servir les gens, en conservant un équilibre. Depuis 1975, elle a cherché à être acceptée, à entrer dans la société gouvernée par les Communistes. Aujourd’hui, du moins en apparence, nous sommes acceptés. Nous cherchons à vivre ensemble, à servir la société dans un esprit missionnaire. Aujourd’hui, les catholiques sont considérés comme un groupe parmi d’autres. Notre lien avec Rome n’est pas vécu comme une trahison, un danger politique. Nous vivons une évolution de plus en plus favorable à l’évangélisation. Mais nous devons toujours faire preuve de prudence dans l’action… Que le régime soit communiste ou capitaliste, nous sommes appelés à être des fidèles témoins de Jésus-Christ. La mentalité du combat n’est pas celle de l’Église. Nous devons simplement annoncer l’Evangile du Christ, source de joie et de réconciliation. Globalement, l’Église du Vietnam est perçue comme un facteur de réconciliation, notamment en raison de notre présence auprès des plus faibles.

    L’Église catholique ne souffre plus d’être assimilée à une puissance étrangère ?

    Une conception erronée, qui a longtemps identifié les catholiques avec les puissances occidentales occupantes, a rendu l’évangélisation difficile. Il est vrai que l’identité confucianiste du système impérial pouvait assimiler la conversion au christianisme à une traitrise. La France a utilisé cette identité, très étroite, en compliquant la situation, tout en prenant la défense des personnes persécutées. De plus, notre mentalité a tendance à considérer à égalité toutes les religions. Mais pour nous Jésus est un absolu : il nous faut le choisir.

    Comment envisagez-vous l’avenir de votre diocèse ?

    Notre diocèse s’urbanise de plus en plus. Mais la vitalité de la foi est toujours là. Chez vous, en Europe, la foi ce sont des idées. Ici, la foi c’est la vie. Certes le vent de la sécularisation, qui porte la séduction de la richesse, souffle dans le monde entier. Mais en Europe, la sécularisation porte en elle la lutte contre l’autorité de l’Église, ce qui n’est pas le cas ici. Chez nous, la sécularisation, si elle a pour objectif l’acquisition de richesses, n’est ni contre Dieu, ni contre l’Église. D’une certaine façon, l’Église est aussi persécutée en Europe comme au Vietnam. Il est plus difficile d’être évêque ou prêtre en Europe qu’au Vietnam ! Ici, si nous sommes attaqués, la communauté nous défend. L’Église est comme une famille de Dieu. Cette conception familiale conditionne ici les relations entre les personnes, tout au long de la vie.

    Comment voyez-vous l’avenir des vocations ?

    Nous avons encore beaucoup de vocations, mais nous constatons quelques signes de diminution, à cause de la vie matérielle plus facile, de la séduction des richesses disponibles. Mais ce sont toujours la paroisse et la famille qui soutiennent les vocations. Dans notre culture, la religion est un héritage de la personne, de la famille.

    Vous êtes recteur du tout nouvel Institut catholique du Vietnam. Qu’en attendez-vous ?

    L’Institut catholique est une réalité nouvelle, depuis seulement trois ans. Nous commençons avec une cinquantaine d’étudiants et aujourd’hui les étudiants sont un total de 120. C’est pour nous un véritable défi : il s’agit de trouver et former des professeurs, de monter une bibliothèque… C’est une véritable nécessité pour exprimer la maturité de l’Église. Certes, la dévotion est très forte dans notre Église, mais il nous faut aussi réfléchir sur cette vitalité de la foi, l’approfondir, pour exprimer aussi la foi comme idée… mais pas comme en Europe ! Après les guerres, le communisme, le temps est venu de développer ce que nous n’avons pas développé auparavant. Car tous les pays sont exposés à tous les courants d’idée : nous devons encourager nos prêtres, nos fidèles, à réfléchir plus. La tradition seule n’est pas suffisante. Nous devons entrer en dialogue avec les mouvements culturels, avec les institutions culturelles contemporaines, nous consacrer à la recherche. Les acteurs de la pastorale n’ont pas le temps pour cela. La vie a changé, notre « foi pastorale » doit également changer. Nous devons pouvoir nous interroger : pourquoi sommes-nous catholiques ?

    (EDA / Frédéric Mounier)

  • Chronique du Club des hommes en noir, animée par Philippe Maxence, directeur du bi-mensuel « L’Homme Nouveau »

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    club_des_hommes_en_noir.pngSur le site web de "L'Homme Nouveau": après leur grand retour le mois dernier, Le Club des hommes en noir reprend un rythme de croisière. Cette émission fondée en 2012 sur une radio bien connue, par Philippe Maxence, a repris du service. Le concept est simple : actualité de l'Église décryptée par des prêtres et un laïc, sans langue de buis ! Vous pouviez les entendre, grâce au studio vidéo de L'Homme Nouveau, vous pouvez maintenant les voir. 

    Pour ce deuxième épisode de la première saison les membres du Club étaient :

    • L'abbé Grégoire Celier de la fraternité Saint-Pie X,
    • L'abbé Claude Barthe, vaticaniste, 
    • Le père Michel Viot, qu'on ne présente plus,
    • Daniel Hamiche, laïc, responsable de Riposte Catholique

    Ces hommes tout de noir vêtus, ont abordé pour vous les sujets suivants :

    • L'assemblée synodale des évêques,
    • L'accord entre la Chine et le Saint-Siège,
    • La modification de l'article sur la peine de Mort dans le Catéchisme de l'Église Catholique.

    Ref. Le Club des hommes en Noir : deuxième épisode !

    JPSC

  • Regarde ce Cœur qui a tant aimé les hommes et qui n’a reçu qu’indifférence !

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    marguerite.jpgSur le site du Secrétariat des oeuvres du Sacré Coeur :

    En la fête de Saint-Jean, le 27 décembre 1673, à Paray le Monial, une religieuse du monastère de la Visitation, Marguerite-Marie Alacoque (que l'on fête aujourdhui ndblg) fit la rencontre du Christ et s’est approchée du Cœur de Dieu. "Il me fit reposer fort longtemps sur sa divine poitrine où il me découvrit les merveilles de son amour et les secrets inexplicables de son cœur qu’il m’avait toujours tenus cachés jusqu’alors". (Autobiographie n° 53).

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  • De l’abbaye de Preuilly à l’abbaye de Fontenay : 900 ans d’histoire cistercienne

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    Pourquoi la transmission historique et spirituelle peut ressourcer notre société et l’Eglise : tel est l’objet du reportage réalisé par KTO sur les 900 ans de l’abbaye de Preuilly dans lequel figure aussi un passage sur les 900 ans de l’abbaye de Fontenay, anniversaire auquel participait un groupe de choristes issu notamment de l’académie de chant grégorien de Belgique (voir vers la 30ème minute de l’émission) :  

    JPSC

  • Synode « des Jeunes » : ne pas dénaturer la foi des africains au contact de l’occident

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    Approfondir sans dénaturer. Interview du cardinal-archevêque de Bangui (Centrafrique) :

    JPSC

  • Un "Curé d'Ars" italien sur les autels

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    De Davide Lamparella sur le site de l'Homme Nouveau :

    Un curé sur les autels : 
    Vincenzo Romano, le Curé d’Ars d’Italie (1751-1831)

    Un curé sur les autels : <br>Vincenzo Romano, le Curé d’Ars d’Italie (1751-1831)

    14 octobre 2018 : le Pape François, après 173 ans de l’ouverture de la cause de béatification, canonisera – entre autres – un curé. Un curé spécial : le premier dont un procès de béatification a été entamé depuis la fondation de notre Église bien-aimée par le Christ. Le 13 juin 1843 le Pape Grégoire XVI, lors de la signature du décret d’introduction de la cause de l’Abbé Vincenzo Romano, curé de la ville de Torre del Greco dans les environs de Naples, dit: « Gloire à Dieu, car, après plus de dix-huit siècles de la fondation de l’Église, nous avons un curé saint ». Pendant que saint Jean-Marie Vianney, le saint Curé d’Ars, exerçait son ministère dans l’Ain, l’Abbé Romano commençait à faire l’objet d’un procès de béatification qui aurait pu aboutir à la canonisation du premier curé dans toute l’histoire de l’Église catholique. Le 25 mars 1895, le Pape Léon XIII signa le décret concernant les vertus héroïques et les miracles du Servant de Dieu, qui fut enfin proclamé bienheureux le 17 novembre 1963 par le Pape Paul VI1, après que les deux miracles attribués à son intercession avaient été officiellement reconnus. En 1990, le pape Jean-Paul II, pendant sa visite pastorale à Torre del Greco, se rendit dans la Basilique pontificale de la Sainte-Croix, où le corps du bienheureux est vénéré, pour rendre hommage au saint curé napolitain, et rappela ce qu’il avait déjà dit en 1983, à l’occasion des vingt ans de sa béatification: « En lisant la biographie de l’Abbé Romano, on est impressionné par le zèle de son action pastorale, qu’il exerça pendant trente-deux ans sans aucune interruption, ne s’éloignant jamais de sa paroisse, où il était constamment occupé, à partir de l’aube, dans la prière, la célébration de la Sainte Messe, les confessions, la catéchèse des adultes et des enfants, les visites aux malades, la conversion des pécheurs ».

    Vincenzo Romano naquit le 3 juin 1751 dans la ville de Torre del Greco, à quelques kilomètres de Naples, centre de pêche et de traitement du corail aux pieds du Vésuve. Issu d’une famille très pieuse, le 10 juin 1775, à l’âge de 24 ans, il fut ordonné prêtre pour l’éternité. Formé à l’école de Saint Alphonse Marie de Liguori, il se dédia avec zèle à l’exercice de son ministère sacerdotal. Son engagement fut si dévoué que le peuple lui attribua l’appellation d’« ouvrier infatigable ». Il paraissait avoir fait vœu de ne pas perdre son temps afin de se dédier entièrement au soin des âmes : instruction aux enfants, tutorat aux séminaristes, évangélisation de la population rurale, aumônerie de confréries et couvents, assistance spirituelle aux malades et aux mourants et prédications dans la rue. En 1794, une éruption dévastatrice enterra toute la ville, y compris la paroisse de la Sainte-Croix. L’Abbé Romano fut le propulseur de la reconstruction de l’église, un événement qui alla bien au-delà d’une reconstruction matérielle : grâce à son œuvre infatigable et à son dévouement surnaturel, la ville vécut une véritable renaissance spirituelle et morale. Apôtre de l’espérance, il exhortait sans cesse ses concitoyens à confier dans la Providence Divine, en leur disant : « l’espérance est notre bien le plus précieux : elle sèche nos larmes, allège nos fatigues, revigore nos faiblesses, soigne nos plaies ».

    À partir de 1799, la charge de curé de la paroisse de la Sainte-Croix lui fut confiée. Il n’accepta ce ministère si exigeant et difficile que pour accomplir la volonté de Dieu. Humilité, sainteté de vie, prière, jeûnes, veilles, pénitences, fatigues, pureté, chasteté, science, longanimité, bonté, charité, zèle, adhésion parfaite aux canons du Concile de Trente, obéissance : ces quelques mots décrivent parfaitement sa vie sacerdotale.

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  • Dimanche 14 octobre 2018 sur la place Saint-Pierre à Rome : le pape François canonise Paul VI, le pape de Vatican II

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    A mi-parcours du Synode « des jeunes », ce dimanche 14 octobre 2018, sur la place Saint-Pierre à Rome, le pape François va élever sur les autels sept nouveaux saints : Mgr Oscar Romero, archevêque de San Salvador (capitale de la république du même nom), icône emblématique des droits de l’homme en Amérique du Sud, assassiné en 1980, Nunzio Sulprizio (un jeune artisan italien exemplaire), Francisco Spinelli et Vincenzo Romano (prêtres italiens ayant dédié leur vie aux pauvres et à l’adoration du Saint-Sacrement), Maria Katharina Kasper  et  Nazaria Ignacia  March Mesa  (deux religieuses, l’une allemande, l’autre espagnole, partageant le même souci de l’aide aux défavorisés) et, last but not least dans la notoriété, le pape Paul VI auquel l’historien Yves Chiron a consacré les lignes qui suivent reproduites sur le site « aleteia » :

    « Dans la tempête qui suivit le concile Vatican II, dans une société de plus en plus sécularisée, le saint pape Paul VI gouverna l’Église avec souplesse, en tenant bon la barre sur la doctrine et la protection de la vie.

    PopePaulVI.jpgLe pape Paul VI, qui fut pape de 1963 à 1978, sera canonisé ce 14 octobre. Il gouverna l’Église dans la période difficile de l’après-concile Vatican II. La première grande décision de son pontificat fut de poursuivre le concile Vatican II que son prédécesseur, Jean XXIII, avait convoqué et qui avait connu une première session en 1962. Il y eut encore trois sessions sous Paul VI et le concile durera jusqu’en décembre 1965. Le Pape, tout en laissant une grande liberté au concile, est intervenu à plusieurs reprises de manière décisive : en imposant une Note qui précisait et limitait la collégialité (la participation des évêques au gouvernement de l’Église universelle) et en enlevant des débats conciliaires certains sujets sensibles (la contraception, le célibat des prêtres, l’organisation du synode des évêques) qu’il se réservait de traiter.

    Des réorientations décisives

    C’est aussi en plein concile, mais de sa propre décision, qu’il a donné de façon solennelle un nouveau titre à la Vierge Marie, en proclamant « Marie, Mère de l’Église ». Les seize constitutions, décrets et déclarations votés par le concile Vatican II ont réorienté de manière décisive l’Église et lui ont ouvert de nouvelles perspectives. La forme la plus visible de cette réorientation fut la réforme liturgique qui fut mise en œuvre après le concile et dont Paul VI a suivi l’élaboration de très près.

    On doit relever aussi que Paul VI a été le premier pape de l’histoire de l’Église à aller à la rencontre des fidèles sur tous les continents. Ce seront successivement les voyages en Terre Sainte et en Inde en 1964, à New York au siège des Nations-unies en 1965, au Portugal en 1967, en Colombie en 1968, à Genève et en Ouganda en 1969, en Asie en 1970.

    Lire aussi :

    Que retenir du pontificat du bienheureux Paul VI ?

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  • Les 522 bienheureux martyrs de la guerre civile espagnole (13 octobre)

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    D'Evangile au Quotidien : 

    BBx 522 martyrs de la guerre d’Espagne († 1936-1939)

    Fête Le 13 Octobre

    Commémoration commune : le 13 octobre (jour de la béatification)

    Quand nous parlons des martyrs espagnols des années 1930, nous les appelons par erreur « les martyrs de la guerre civile ». Ce n’est pas le cas, car les premiers martyrs nous les trouvons en octobre 1934, au cours de la révolution des Asturies (neuf d'entre eux furent canonisés par St Jean-Paul II en 1999). Il manquait, alors, près de deux ans au début de la guerre civile, avec laquelle ces témoins n’avaient rien à voir.

    Dans ces années terribles beaucoup de membres du clergé et de consacrés furent assassinés simplement parce qu’ils appartenaient à l’Église ; et le martyre des hommes et des femmes de l’Action  Catholique et d’autres mouvements ecclésiaux était de même nature. Mais aucun d’eux ne fut impliqué dans des luttes politiques ou idéologiques. 

    Il est attesté que la persécution a commencé bien avant la guerre civile et qu’elle n’était pas la conséquence d’une prise de position de l’Église qui, seulement à partir de juillet 1937, appuya ouvertement une des parties en conflit parce l’autre avait cessé d’exister et on continuait de tuer les ecclésiastiques et les catholiques pratiquants.

    Le dimanche 13 octobre 2013, le cardinal Angelo Amato s.d.b., préfet de la congrégation pour les causes des saints, a béatifié cinq cent vingt-deux nouveaux martyrs au cours d'une messe célébrée à Tarragone en Catalogne. Une cérémonie exceptionnelle à laquelle ont participé de très nombreux prêtres, religieux et religieuses, des familles des martyrs et près de 25.000 personnes.

    Parmi ces martyrs figurent trois évêques, 97 prêtres, 3 séminaristes, 412 consacrés et 7 laïcs provenant de différents diocèses espagnols. Ils ont été tués pour la plupart entre 1936 et 1939 par les forces républicaines. Sept d'entre eux étaient étrangers: trois Français, un Cubain, un Colombien, un Philippin et un Portugais... « Louons le Seigneur pour leurs courageux témoignages, et par leur intercession, supplions-le de libérer le monde de toute violence » a dit le pape François à l'issue de l'angélus ; il a également enregistré un message vidéo qui a été retransmis au cours de la cérémonie espagnole dans lequel il demande aux nouveaux martyrs d’intercéder pour que nous ne soyons pas des chrétiens « sans substance », eux qui étaient des chrétiens « jusqu’au bout ».

    Liste des 522 martyrs selon les 33 causes de béatification (en bleu entre parenthèses) et par nom ou groupe avec en tête (par ordre alphabétique) le premier membre du groupe.

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