Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Témoignages - Page 4

  • Trente martyrs du Brésil et cinq autres bienheureux du Mexique, d’Espagne et d’Italie seront canonisés le 15 octobre

    IMPRIMER

    De Marina Droujnina sur zenit.org :

    Brésil : canonisation des trente martyrs «do Rio Grande do Norte»

    Tués «en haine de la foi» en 1645

    André de Soveral, Ambrosio Francisco Ferro, et Mateus Moreira, martyrs du Brésil

    André De Soveral, Ambrosio Francisco Ferro, Et Mateus Moreira, Martyrs Du Brésil

    Trente martyrs du Brésil du XVIIe ainsi que cinq autres bienheureux du Mexique, d’Espagne et d’Italie seront canonisés par le pape François le dimanche 15 octobre 2017, à Rome. Parmi eux, un Français.

    Il s’agit d’André de Soveral et d’Ambrosio Francisco Ferro, prêtres diocésains, de Mateus Moreira, laïc, ainsi que de leurs 27 compagnons, martyrs, tués « en haine de la foi » au Brésil, le 16 juillet 1645 et le 3 octobre 1645.

    Ils sont connus comme les proto-martyrs « do Rio Grande do Norte », tués lors d’un massacre provoqué par des soldats protestants calvinistes hollandais, à l’époque du Brésil colonial.

    Sur les trente martyrs, un seul était Portugais, un autre Espagnol, un autre Français, et 27 des Brésiliens de naissance : ce sont les 27 premiers martyrs du pays. Ils ont été béatifiés ensemble, par le pape Jean-Paul II, au cours du Grand Jubilé de l’An 2000, également année du 500e anniversaire de l’évangélisation du Brésil.

    Le père André de Soveral est né à Sao Vicente, au Brésil, vers 1572. À l’âge de 21 ans, il entre chez les jésuites et pendant son noviciat apprend la langue indienne. En 1606, il fait un voyage missionnaire dans le territoire des Indiens Potiguars où il baptise plusieurs personnes. En 1614, il devient curé à la paroisse Notre-Dame de la Purification, à Cunhau, au Rio Grande do Norte.

    En 1630, le pays est dominé par les Hollandais, qui sont calvinistes et oppriment les catholiques. Le dimanche 16 juillet 1645, un groupe des soldats hollandais et d’Indiens entrent dans l’église ou le père André de Soveral célèbre la messe. Ils tuent le prêtre ainsi que les fidèles de Cunhau.

    Le prêtre Ambrosio Francisco Ferro, d’origine portugaise, est curé de la deuxième paroisse au Rio Grande do Norte : Notre-Dame de la Présentation, à Natal.

    Effrayés par les événements sanglants à l’église de Cunhau, les catholiques de Natal tentent de se cacher, mais ils sont retrouvés par les membres de la même bande. Les paroissiens sont conduits à 20 km de Natal, sur les bords de la rivière Uruaçu, où ils sont torturés et mis à mort. L’un d’eux, Mateus Moreira, au moment où on l’exécute, proclame sa foi dans l’eucharistie : « Loué soit le très saint sacrement ! », crie-t-il.

    De ces nombreux martyrs, le postulateur a réussi à identifier trente noms, les autres sont restés anonymes : des vieillards, des familles entières et beaucoup d’enfants en bas âge.

  • Les chrétiens d'Orient à l'honneur à l'Institut du monde arabe à Paris

    IMPRIMER

    Les Chrétiens d'Orient sont à l'honneur à l'Institut du monde arabe (source : TV5 Monde)

    Sans titre.jpg
     cliquer sur l'image pour accéder à la video

    A l'Institut du monde arabe, l'exposition « Chrétiens d'Orient. Deux mille ans d'histoire » met en avant l'histoire d'une communauté plurielle. Au fil du parcours, des chefs-d'œuvre du patrimoine chrétien sont à découvrir, dont certains montrés en Europe pour la première fois.

    Jamais une telle exposition n'avait été consacrée aux Chrétiens d'OrientElle rassemble plus de 300 oeuvres exceptionnelles entre fresques, manuscrits et témoignages issues du Liban, de l'Egypte, de la Syrie ou encore d'Irak.

    Une histoire vielle de deux mille ans

    Ces pièces uniques, rassemblées, mettent en avant la diversité du christianisme et du monde arabe. Une exposition qui met en avant le rôle majeur de la communauté chrétienne au Proche-Orient, aux plans tant politique et culturel que social et religieux.

    "C'est important pour l'ensemble du monde de se rappeler que le christianisme est né dans cette région, rappelle Raphaëlle Ziadé, comissaire de l'exposition. Ces habitants sont là depuis toujours et ont contribué à la grande histoire du monde arabe".

    L'exposition qui se clôture par des portraits et des témoignages contemporains de chrétiens  en Irak, au Liban, en Egypte ou en Syrie.

    "Nous avons voulu donner un visage à tous ces chrétiens, et non pas seulement travailler avec la pierre et les objets. Ils sont là pour accompagner le visiteur dans cette découverte", explique Raphaëlle Ziadé.

    L'exposition se tiendra à L'institut du monde arabe jusqu'au 14 janvier 2018.

  • Deux ans et plus de 60.000 km au cœur de la vie et du martyre des chrétiens d’Orient

    IMPRIMER

    Du site de l'Oeuvre d'Orient :

    Sortie du livre de Vincent Gelot, « chrétiens d’Orient, périple d’un monde menacé »

    Vincent Gelot, aujourd'hui chargé de projets en Syrie, Liban et Jordanie pour l'Œuvre d'Orient, relate ses deux formidables années d'odyssée, à bord d'une 4L à la rencontre des chrétiens d'Orient, de 2012 à 2014.

    « Je rends grâce pour ces témoignages de l’Église en Orient, une Église qui a donné tant de saints, et qui souffre aujourd’hui. » Pape François (témoignage extrait du livre clandestin de Vincent Gelot).

    Du Liban à l’Afghanistan, du Yémen à l’Égypte, ce livre raconte en images inédites l’incroyable odyssée de Vincent Gelot : deux ans et plus de 60.000 km au cœur de la vie et du martyre des chrétiens d’Orient.

    Inclus :

    -- des témoignages manuscrits bouleversants rapportés clandestinement ;
    -- des chants sacrés et des prières enregistrés dans les 22 pays traversés (accessibles via des flashcodes).

    Consulter un extrait du livre

    L’interview de Manuella Affejee pour Radio Vatican

  • 1er octobre : fêtons sainte Thérèse de Lisieux

    IMPRIMER

    therese-de-lisieux.jpgSAINTE THÉRÈSE de L'ENFANT-JÉSUS ET DE LA SAINTE-FACE, Vierge, Carmélite, Docteur de l'Église, Co-patronne de la France, (1873-1897)

              Thérèse Martin naquit à Alençon, en France, le 2 janvier 1873. Elle fut baptisée deux jours plus tard en l'église Notre-Dame, recevant les noms de Marie Françoise Thérèse. Ses parents étaient Louis Martin et Zélie Guérin. Après la mort de sa mère, le 28 août 1877, Thérèse s'installa avec toute sa famille à Lisieux. Vers la fin de 1879, elle s'approche pour la première fois du sacrement de la Pénitence.

            Le jour de la Pentecôte 1883, elle reçoit la grâce insigne de la guérison d'une grave maladie, par l'intercession de Notre-Dame des Victoires. Formée par les Bénédictines de Lisieux, elle fait sa première communion le 8 mai 1884, après une préparation intense, couronnée par une expérience très vive de la grâce de l'union intime avec le Christ. Quelques semaines après, le 14 juin de la même année, elle reçoit le sacrement de la confirmation, accueillant en toute conscience le don de l'Esprit Saint dans une participation personnelle à la grâce de la Pentecôte. Elle avait le désir d'entrer dans la vie contemplative, comme ses sœurs Pauline et Marie, au Carmel de Lisieux, mais son jeune âge l'en empêchait.

    Lire la suite

  • Rome : retour en grâce du Cardinal Burke ?

    IMPRIMER

    Cardinal-Burke.jpgLu sur le "salon beige": le cardinal Raymond Leo Burke, né le 30 juin 1948, fut évêque de La Crosse, puis archevêque de Saint-Louis. En 2010, le pape Benoît XVI le nomme préfet du tribunal suprême de la Signature apostolique. Le pape François l'a démis de cette fonction en 2014 pour le nommer à l'Ordre Souverain de Malte. Aujourd'hui, le pape François a nommé cinq nouveaux membres du Tribunal suprême de la Signature apostolique. Dont… le cardinal Raymond Burke.

    Ref. Le cardinal Burke de retour au Tribunal suprême de la Signature apostolique

    JPSC

    Lire la suite

  • Le christianisme occidental va-t-il terminer dans un musée ?

    IMPRIMER

    De Samuel Pruvot sur Figaro Vox (lefigaro.fr):

    Les chrétiens d'Occident figurent eux aussi sur la liste des espèces en voie de disparition

    FIGAROVOX/TRIBUNE. - À l'occasion de l'ouverture du Congrès Mission qui se tient ce week-end à Paris, Samuel Pruvot estime que notre pays est redevenu une terre de mission et que les catholiques doivent agir en conséquence, en osant l'évangélisation.

    Samuel Pruvot est co-organisateur du Congrès Mission, un week-end réunissant les catholiques français pour une réflexion sur l'évangélisation. Rédacteur en chef au magazine Famille Chrétienne, il est aussi auteur de Nos ancêtres les saints. Petite histoire missionnaire de la France (Cerf).

    Le christianisme occidental va-t-il terminer dans un musée? La Sainte couronne d'épines acquise par saint Louis - vénérée par Melania Trump et Brigitte Macron - passerait de Notre-Dame de Paris au palais du Louvre. Et la statue de Notre-Dame quitterait, elle aussi, la grotte de Lourdes pour voyager dans les musées nationaux... Cette perspective fait sourire ou frémir. Mais elle n'est pas complètement impossible.

    Visitant l'exposition «Chrétiens d'Orient. Deux mille ans d'histoire» à l'institut du monde arabe, le Président a évoqué un «passé glorieux qui nous oblige». Mieux vaut tard que jamais. Avant que le chrétien d'Orient ne devienne le dernier des Mohicans. Emmanuel Macron a pu contempler, entre autres merveilles rescapées, les Évangiles de Rabula, un manuscrit enluminé syriaque du VIe siècle.

    Mais n'oublions pas que les chrétiens d'Occident, eux aussi, figurent désormais sur la liste des espèces en voie de disparition. La sécularisation est «en marche» tout autant que le parti de notre Président. Sinon plus.

    Suffit-il vraiment d'un «Congrès Mission» pour enrayer la déchristianisation? Avouons-le, ce phénomène grignote la France depuis l'après-guerre et il avance avec le caractère (apparemment) inéluctable d'une désertification.

    À défaut d'une solution miracle pour bloquer l'avancée du Sahara, notre rassemblement se veut une oasis. Une pépinière.

    Car les catholiques pratiquants, comme leurs compatriotes, sont tentés par la déprime. Ils pourraient croire que leur âge d'or est derrière eux au lieu de croire en Jésus Christ. Game over. Ils souffrent d'une «Identité malheureuse» pour reprendre une expression de Finkielkraut: «La France a changé, la vie a changé, le changement lui-même a changé.»

    Le malaise vient justement de là. Il y a un monde qui est en train de disparaître sous nos yeux. Et c'est le nôtre! Ce monde familier et immuable de nos parents avec ses coquelicots, ses petites mairies et ses clochers pluriséculaires.

    Elle s'en va lentement la «force tranquille» du candidat François Mitterrand qui, en 1981, posait devant une petite église romane de la Nièvre. Il faudrait un Verlaine pour chanter cet automne de notre civilisation. Son enterrement, les sanglots longs des violons et aussi sa langueur monotone.

    Faut-il pour autant céder à la nostalgie? Nous avons quand même autre chose à demander aux évêques que de déposer le bilan. Minoritaires et convalescents de la Manif pour tous, beaucoup de catholiques prennent conscience que les civilisations sont mortelles comme disait joliment Valéry.

    Se consoler en se disant que la religion, elle, doit avoir quelque chose d'éternel, c'est oublier un peu vite la parole de Jésus: «Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre?» Oublier que des chrétientés entières ont disparu dans les tempêtes de l'Histoire comme celle du grand saint Augustin qui vivait de l'autre côté de la Méditerranée.

    Le christianisme est bel et bien mortel sous nos latitudes et sa disparition laisserait un énorme vide. Un auteur américain du nom de Rod Dreher pose la bonne question: «Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus?» (Artège). Si les catholiques occidentaux ne trouvent pas la réponse, ils n'échapperont pas au musée. Ou finiront dans un bunker.

    Comment ne pas céder à une angoisse de type identitaire? C'est un vertige légitime devant des forces qui pourraient nous arracher à notre matrice judéo-chrétienne. Mais la plupart de ceux qui prétendent défendre les «valeurs» n'ont même plus le temps d'aller à la messe…

    La solution se trouve dans la Tradition bien comprise, plus exactement chez les Pères de l'Eglise. C'est tout le génie de Jean-Luc Marion dans sa «Brève apologie pour un moment catholique» (Grasset) qui sera - comme par hasard - au Congrès mission.

    A chaque époque d'inventer ses méthodes, avec la créativité joyeuse des saints. De saint Martin à Pauline Jaricot, les saints ont toujours peiné en milieu hostile. «Nos ancêtres les saints» (Cerf), veut justement montrer que notre histoire nationale est jalonnée de réveils spirituels et apostoliques.

    Quand on admet que la France est redevenue un pays de mission tout redevient simple. Ou presque. On ne s'encombre plus de théories fumeuses pour justifier l'attentisme. Le temps des Tartuffe est terminé car s'ouvre celui des saints à l'air.

  • Reconstruire l'humain : le testament du cardinal Caffarra

    IMPRIMER

    Marie Perrin, sur le site de l'Homme Nouveau, a traduit l'intégralité du testament du cardinal Caffarra :

    Les facteurs de la destruction moral de l'humain : le testament spirituel intégral du cardinal Caffarra

    Le 6 septembre dernier, le cardinal Carlo Caffarra rendait subitement son âme à Dieu. Grande figure du pontificat de Jean-Paul II, il s’était vu confié par ce dernier la création de l’Institut pontifical Jean-Paul II sur le mariage et la famille, le même institut qui, à travers le motu proprio Summa familiæ cura (19 septembre) du pape François, vient d’être entièrement repensé et réorganisé, notamment pour mieux prendre en compte les nouvelles perspectives avancées par Amoris Laetitia. Archevêque émérite de Bologne, créé cardinal par Benoît XVI, le cardinal Caffarra était un éminent théologien moraliste et un pasteur, soucieux de la vérité et du bien des âmes. Le 11 septembre dernier, nous avions publié des extraits du texte d’une conférence qu’il aurait dû donner la veille lors d’une rencontre organisée par La Nuova Bussola Quotidiana, principal portail d’information catholique italien. Nous en donnons ci-dessous le texte intégral, entièrement traduit par nos soins.

    Je développerai ma réflexion en deux parties. Dans la première, j’analyserai ce qui constitue la destruction de l’humain et quelques facteurs principaux de cette destruction. Dans la deuxième partie, je répondrai à la question : qui reconstruit l’humain ?

    La destruction de l’humain

    Nous partons d’une page dramatique de l’Évangile : la trahison de Pierre. Nous la lisons dans la version de Marc (cf. Mc 14, 66-72).

    En quoi consiste le reniement de Pierre ? La question de la servante le place face à un choix, un choix qui le concerne, lui et son identité dans sa relation avec Jésus. Deux possibilités s’ouvrent à la liberté de Pierre : affirmer ou nier la vérité sur lui-même. Pierre choisit de nier la vérité : « Je ne sais pas, je ne comprends pas de quoi tu parles » (v. 69). Pierre trahit la vérité.

    Trahit-il uniquement la vérité ou se trahit-il lui-même ? Ne nie-t-il pas ce qu’il est lui-même ? En trahissant le Christ, il se trahit lui-même. Il ne se préserverait qu’en affirmant la vérité ; en témoignant de la vérité. Mais il est complètement terrorisé, et d’une peur telle qu’elle le pousse au parjure : « Il se livra alors à des imprécations ». En affirmant la vérité, il se serait sauvé lui-même, parce qu’il se serait élevé vers la vérité, lui qui est terrorisé.

    Ce récit évangélique est le paradigme de toute autodestruction de l’humain. La question de la servante n’est que l’occasion donnée à Pierre de redécouvrir son identité, la vérité sur lui-même. Cette redécouverte est un acte de l’intelligence de Pierre : à ce moment, il prend conscience qu’il est disciple de Jésus. Et en ­même temps cette conscience provoque, interpelle sa liberté dans le témoignage de la vérité. C’est une vérité qui fait naître un impératif qui concerne Pierre, et ne concerne que lui. Pierre n’est pas en discussion sur la nature du disciple, du fait de suivre Jésus. Il se retrouve comme emprisonné dans la vérité connue, la vérité sur lui-même.

    Nous savons que Pierre a trahi, et pleure. Il a été l’auteur, la victime et le témoin de la prévarication contre la vérité. Dans une situation similaire, Judas estima qu’il n’était plus digne de vivre et se pendit. « L’homme est lui-même à travers la vérité. Sa relation à la vérité décide de son humanité et constitue la dignité de sa personne », nous dit Karol Wojtyla (dans Le signe de contradiction). Nous pouvons donc dire que la destruction de l’humain réside dans la négation, par l’usage de notre liberté, de ce que notre raison a reconnu comme étant le vrai bien de la personne. En termes théologiques, il s’agit du péché. Ovide n’avait-il pas écrit : « Video meliora proboque deteriora sequor » ? (« Je vois le bien, je l’approuve et je fais le mal ».)

    La destruction de l’humain a donc le caractère de la lacération de sa propre subjectivité. Et elle a également celui du mensonge : elle construit un humain falsifié, tant sur le plan personnel que social. Nul sans doute n’a mieux décrit que Pirandello, avec tant de profondeur et de sens tragique, la vie et la société humaine ainsi édifiées, comme une mascarade.

    Lire la suite

  • Asia Bibi a été nominée au Prix Sakharov 2017

    IMPRIMER

    De l'Agence Fides :

    ASIE/PAKISTAN - Nomination au Prix Sakharov 2017 pour Asia Bibi et nouveaux coups de réflecteurs sur la loi sur le blasphème

    Lahore (Agence Fides) – Asia Bibi, la chrétienne condamnée à mort pour blasphème et incarcérée depuis 2009, a été nominée dans le cadre de l’édition 2017 du prestigieux Prix Sakharov pour la liberté de pensée, conféré par l’Union européenne. Le Prix constitue une initiative du Parlement européen et est remis à des individus ou à des groupes s’étant distingués dans le domaine de la défense des droits fondamentaux et des libertés fondamentales. Parmi les candidats de cette année, outre Asia Bibi, se trouvent Aura Lolita Chavez Ixcaquic, défenseur des droits fondamentaux provenant du Guatemala, Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag, Coprésidents du Parti démocrate populaire pro kurde (HDP) en Turquie, des groupes et des personnes représentant l’opposition démocratique au Venezuela, Dawit Isaak, dramaturge suédois et érythréen, arrêté en 2001 par les autorités érythréennes, et Pierre Claver Mbonospa, activiste des droits fondamentaux au Burundi.

    Peter Van Dalen, membre du groupe des Conservateurs et réformistes européens au sein du Parlement européen, qui a proposé la candidature d’Asia Bibi, a expliqué que « le cas d’Asia Bibi comporte une importance symbolique pour d’autres qui ont souffert ou souffrent pour la liberté de religion ou d’expression ».

    « En elle, peut être vue la situation de toute la communauté chrétienne. Son cas est tragiquement indicatif de l’insécurité pesant sur toutes les minorités lorsqu’il s’agit du respect de leurs droits fondamentaux » remarque dans un commentaire envoyé à Fides Kaleem Dean, intellectuel et analyste pakistanais. « Si elle obtenait le Prix Sakharov, Asia Bibi recevrait 50.000 €uros. Pourtant, ce qui est en jeu ici est quelque chose qui vaut plus que cette somme – même si elle est utile à titre de dédommagement du préjudice subi : ce qui est en jeu est la reconnaissance de la liberté religieuse au Pakistan » poursuit-il.

    « Le gouvernement – déclare-t-il – met actuellement la tête sous le sable pour ne pas entendre les cris angoissés provenant des communautés religieuses minoritaires ». Son cas particulier est également lié à la très connue loi sur le blasphème. « Les accusations de blasphème constituent un instrument de ce qui est devenue une oppression d’Etat contre les minorités. Les gouvernants devraient avoir le courage et la clairvoyance de réformer la loi sur le blasphème » conclut Kaleem Dean.

    « Le Premier Ministre pakistanais, Shahid Khaqan Abbasi, qui participait ces jours-ci à la 72ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, s’est refusé de parler de la loi sur le blasphème au Pakistan, se contentant d’affirmer que le Parlement pakistanais constitue l’organe responsable de la modification des lois » remarque pour Fides Nasir Saeed, Directeur de l’ONG CLAAS (Centre for Legal Aid, Assistance and Settlement), engagée dans la défense des minorités religieuses au Pakistan. « Depuis des années – poursuit Nasir Saeed – cette question es tabou et même le Premier Ministre du Pakistan a peur de faire des commentaires. Le rôle du Premier Ministre est également de garantir le fait que les lois ne soient pas manipulées mais malheureusement, ces lois sur le blasphème sont régulièrement exploitées comme instrument de vengeance permettant de poursuivre des personnes innocentes. Au cours de ces dernières années, les abus d’usage de la loi sur le blasphème ont augmenté. Elle est désormais considérée comme une manière simple, rapide et peu coûteuse de résoudre des controverses privées et de punir ses adversaires ».

    « La loi sur le blasphème – conclut Nasir Saeed – n’est pas conforme aux standards internationaux en matière de droits fondamentaux. Les abus d’usage commis génèrent par ailleurs d’autres violations du droit international. Le gouvernement du Pakistan n’affronte pas un problème si important bien qu’il s’agisse d’une question de vie ou de mort ».

    Le Directeur de CLAAS rappelle qu’existent des rapports concernant un grand nombre de cas de blasphème basés sur de fausses accusations et sur l’absence d’enquêtes judiciaires. « C’est pourquoi nous invitons le Premier Ministre pakistanais à inscrire la question à l’agenda de son gouvernement et à la porter devant le Parlement » conclut-il. (PA) (Agence Fides 26/09/2017)

  • Vincent de Paul (27 septembre)

    IMPRIMER

    stvincent.JPG_1301592635.jpgSaint Vincent de Paul (source)

    Né en 1581 dans une famille modeste à  Pouy  dans les Landes rebaptisé aujourd'hui Saint-Vincent-de-Paul, ce petit paysan manifeste très jeune une vive intelligence. Son père vend deux bœufs pour payer ses études d'abord chez les Cordeliers de Dax puis à la faculté de théologie de Toulouse. En 1600, il est ordonné prêtre à Château-l'Évêque et devient en 1604 bachelier en théologie.

    Au cours d'un voyage de Marseille à Narbonne par mer, Vincent de Paul est capturé par des pirates, emmené à Tunis et vendu comme esclave à un alchimiste qui se convertit après deux années en sa présence. Vincent réussit finalement à s'enfuir et se rend à Paris en 1608. Il devient aumônier de la reine Margot puis curé de Clichy en 1612 où il restaure l'église et crée une école cléricale. 

    En 1613, Vincent entre comme précepteur dans la maison d'Emmanuel de Gondi, général des galères de France.  Il se confronte à la puissance de la noblesse et à la misère des paysans. Cette prise de conscience qu'il appelle sa " conversion " lui fait renoncer à ses privilèges pour consacrer sa vie au service des plus démunis : les mendiants, les forçats, les enfants martyrs, les vieillards et les malades abandonnés. Pour lutter contre cette pauvreté et organiser la charité, il fonde en 1617 avec des dames de diverses conditions sociales, la première " confrérie de la Charité ". Il est alors curé de Châtillon-sur-Chalaronne. De retour chez le comte de Gondi, il se fait missionnaire sur ses terres et est nommé aumônier général des galères en 1619.

    En 1632 afin de poursuivre l'évangélisation du monde rural, Madame de Gondi met à disposition de Vincent, les moyens financiers pour fonder une congrégation de prêtres missionnaires qui prend le nom de " Lazaristes ". Ces prêtres seront rassemblés et formés dans des écoles appelées " séminaires ".

    La France entière se couvre alors d'un vaste réseau de "Charité". D'humbles filles de villages venues spontanément servir les pauvres aux côtés des "Dames" de la Charité, sont dispersées dans une multitude de confréries.  Louise de Marillac une veuve pieuse appartenant à la haute noblesse, collaboratrice de Vincent, perçut la nécessité de les regrouper afin d'améliorer leur formation et leur accompagnement dans leur service tant corporel que spirituel. En novembre 1633, elle reçoit chez elle les six premières "Filles", ce seront les "Filles de la Charité". 

    En 1734, Vincent fonde avec Louise l'Institution des Filles de la Charité" appelées aussi "Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul". Ces religieuses sans uniformes oeuvrent sans voiles, c'était une nouveauté pour l'Église, qui n'admettait pas les religieuses hors des cloîtres.

    A partir de 1632, les guerres dévastent les provinces, Vincent y organise inlassablement les secours. L'année 1633 voit l'institution de la "Fondation de la confrérie de l'Hôtel-Dieu" à Paris où interviennent les Filles de la Charité. On lui doit la création des hôpitaux de Bicêtre pour les aliénés, de la Pitié et de la Salpétrière pour les pauvres ainsi que l'Hôpital du Saint Nom-de-Jésus à Paris pour les vieillards. Dès 1638 débute l'oeuvre des "Enfants Trouvés", Vincent créa pour cela un établissement pour ces enfants.

    Le corps épuisé, mais l'esprit et le cœur toujours vifs et inventifs («l'amour est inventif jusqu'à l'infini» disait-il), Vincent mourut à Saint-Lazare le 27 septembre 1660. Il sera canonisé par le pape Clément XII, le 16 juin 1737. 

    Saint Vincent est considéré comme le grand apôtre de la charité et le précurseur de l'action sociale dont on trouvera ici un beau témoignage.

  • Christophe Dickès, « l’héritage de Benoît XVI »

    IMPRIMER

    De Radio Notre-Dame :

    Christophe Dickès, « l’héritage de Benoît XVI »

    Christophe Dickès revient sur le pontificat de Benoît XVI  dans son livre « L’héritage de Benoît XVI » publié le 21 septembre aux éditions Tallandier.

    Pour Christophe Dickès, Benoît XVI appartient  à la lignée des papes qui ont marqué l’histoire de l’Eglise. Il le rencontre au Vatican, à Rome,  le 31 juillet 2014. De cette « rencontre exceptionnelle », naît une triple réflexion sur son pontificat.

    Christophe Dickès 15 septembre

    Dans un premier temps, sur la renonciation : un geste important au regard de l’histoire de l’Eglise et de sa tradition. Puis, sur la transition avec l’élection du pape François « qui donne corps littéralement à une nouvelle charge ecclésiale ». Enfin, plus qu’un bilan, Christophe Dickès entend retracer dans son ouvrage ce qui restera de Benoît XVI dans l’histoire de l’Eglise, au-delà des siècles.

    Jean-Paul II, Benoît XVII et François : continuité et rupture

    "https://radionotredame.net/wp-content/uploads/2017/09/Extrait-1-continuité-et-rupture.mp3?_=1"

    Le pape de la renonciation :  le poids de la charge

     "https://radionotredame.net/wp-content/uploads/2017/09/extrait-2-demission.mp3?_=2"

    Benoît XVI, l’incompris des médias : le discours de Ratisbonne sur l’islam

    La veillée aux JMJ de Madrid : la prière après l’orage, un « moment spirituel hors du temps »

    "https://radionotredame.net/wp-content/uploads/2017/09/Extrait-5-JMJ-madrid-pape-qui-sait-parler-à-la-jeunesse.mp3?_=4"

  • Asia Bibi : plus de 3000 jours en prison

    IMPRIMER

    D'Isabelle Cousturié sur aleteia.org :

    Asia Bibi a dépassé les 3000 journées de prison

    Condamnée à mort pour outrage à l’islam, en 2009, la catholique pakistanaise attend toujours le verdict final de sa condamnation.

    Le 14 juin 2009, Asia Bibi est jetée en prison. Un an après elle est condamnée à mort pour blasphème, et depuis 2013, après deux transferts, elle croupit au fonds d’une des trois cellules, sans fenêtres, dans le couloir de la mort du pénitencier de Multan, dans le sud de la province du Pendjab. Un an après le report du procès en appel par la Cour suprême du Pakistan, et les menaces de mort de 150 muftis à l’égard de quiconque porterait assistance aux « blasphémateurs », l’affaire n’a pas progressé d’un iota. Le 30 août dernier, Asia Bibi a passé le cap des 3 000 journées d’incarcération.

    Sa famille vit dans la clandestinité. La seule chose que l’on sait vient de son avocat, le musulman Saif ul Malook, qui lui a rendu visite ces derniers mois. Il affirme qu’elle se porte bien et espère encore en sa libération. En revanche, la Cour suprême semble l’avoir oubliée, toujours pas décidé à trancher entre la confirmation de la peine capitale ou sa relaxe.

    Lire aussi : Pakistan : un adolescent chrétien refuse d’apostasier, ses camarades l’assassinent

    Pendant ces 3 000 jours Asia Bibi n’a jamais cessé de prier et de demander des prières. En hommage à cette chrétienne devenue une icône pour tous ceux qui luttent, au Pakistan et dans le monde, contre toutes les violences faites au nom des religions, voici la prière qu’elle a elle-même composée, l’année dernière, à l’occasion des fêtes de Pâques, et qui l’accompagne dans sa détention :

    « Seigneur ressuscité, permets que ta fille Asia ressuscite aussi avec toi. Brise mes chaînes, fais que mon cœur puisse se libérer et monte au delà de ces barreaux, et accompagne mon âme pour qu’elle soit proche de ceux qui me sont chers, et qu’elle reste toujours près de toi. Ne m’abandonne pas au jour de la détresse, ne me prive pas de ta présence. Toi qui as souffert la torture et la croix, allège ma souffrance. Tiens-moi près de toi Seigneur Jésus. Au jour de ta résurrection, Jésus, je veux te prier pour mes ennemis, pour ceux qui m’ont fait du mal. Je prie pour eux et je te prie de leur pardonner pour le mal qu’ils m’ont fait. Je te demande, Seigneur, de lever tous les obstacles afin que je puisse obtenir le bienfait de la liberté. Je te demande de me protéger et de protéger ma famille. J’adresse un appel particulier au Saint-Père François pour qu’il se souvienne de moi dans ses prières ».

    Après huit ans de souffrances, d’angoisse et d’espoirs déçus, tenons bon dans nos prières et nos actions de soutien à son égard, car à travers elle ce sont tous les chrétiens persécutés que nous soutenons dans leurs sacrifices.

  • Catalogne : la question identitaire a favorisé la déchristianisation

    IMPRIMER

    De Guilhem Dargnies sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    José María Ballester : « En Catalogne, la question identitaire a favorisé la déchristianisation »

    drapeau catalan

    Le drapeau catalan

    D’après le journaliste catholique freelance à Madrid, José María Ballester, les évêques catalans sont responsables de la déchristianisation en Catalogne pour avoir privilégié les questions identitaires.

    Comment les catholiques espagnols réagissent-ils à la tenue du référendum d’autodétermination en Catalogne ?

    Ils sont majoritairement contre, comme les Espagnols laïcs. Pour une fois qu’ils sont d’accord entre eux !

    Il existe un écart de sensibilité entre les catholiques catalans, dont le vote oscille entre la gauche et le centre droit, et ceux de Madrid dont le vote se concentre essentiellement sur le parti de droite. Comment l’expliquer ?

    Je nuancerais : il est vrai que le vote catholique est plus épars en Catalogne que dans le reste de l’Espagne où, dans sa grande majorité, il est en faveur du Partido Popular.

    Mais le vrai problème est pourquoi les catalans de langue espagnole vont-ils deux fois plus à la messe que ceux de langue catalane, comme le montre un récent sondage réalisé par un organisme dépendant du gouvernement régional catalan ? De toutes les régions d’Espagne, c’est en Catalogne que la déchristianisation a été la plus rapide. On peut même parler de chute en piqué. Les évêques catalans ont-ils trop privilégié les questions identitaires par rapport aux objectifs pastoraux ? Le problème, en tout cas, reste entier.

    L’Église d’Espagne n’a-t-elle pas été identitaire à sa façon en s’engageant aux côté du régime franquiste, contribuant à éloigner les Catalans de l’institution ?

    Il y a une part de vrai là-dedans : l’identification au national catholicisme, qui avait une vision historico-religieuse de l’Espagne un peu trop centraliste, a sûrement contribué à éloigner une partie du catholicisme catalan. Mais est-ce que ça justifie un mouvement de pendule excessif dans l’autre sens ? À mon avis, non ! Il y a eu une incompréhension entre les catholiques catalans et le reste de l’Espagne. Mais en aucun cas cela ne justifie le nationalisme excessif de certains secteurs du catholicisme catalan.

    En quoi les évêques catalans se distinguent-ils de leurs confrères espagnols ?

    L’épiscopat catalan s’est distingué à plusieurs reprises. Notamment au début de la Guerre Civile, le cardinal Francisco Vidal i Barraquer, archevêque de Barcelone, était l’un des deux évêques – l’autre était le basque Mateo Múgica - à refuser de signer la lettre de l’épiscopat qui considérait le conflit comme une croisade. 

    Le sanctuaire de Montserrat est ensuite devenu un foyer de contestation culturel et intellectuel sous Franco. Qu’en retenez-vous ?

    Un de ses prieurs, le Père Escarré, a été contraint à l’exil en 1965 après avoir émis des critiques très sévères à l’égard du régime dans le journal Le Monde. C’est aussi à Montserrat qu’a été fondé, en 1974, un an avant la mort de Franco, le parti nationaliste Convergencia i Unió, aujourd’hui PdCat, qui le plus gouverné la Catalogne depuis 1980.

    Dix ans après la mort de Franco, en 1985, les évêques catalans publient « racines chrétiennes de la Catalogne » dans lequel ils décrivent la Catalogne comme une « réalité nationale. » Quelles en ont été les conséquences sur les relations avec les évêques espagnols ?

    Disons que depuis l’avènement de la démocratie, l’épiscopat catalan a en effet toujours essayé de préserver sa singularité. Cela a donné lieu à quelques frictions avec la Conférence des Évêques Espagnols (CEE) à Madrid, sans qu’il n’y ait jamais eu de rupture : Rome ne le permet pas. Ils ont toutefois une province particulière, la tarraconense, qui n’est en aucun cas l’égal de la CEE. Quant au document de 1985, il n’a en tout cas pas forcé la main ni des présidents successifs de la CEE ni de Jean Paul II, ni de Benoît XVI, ni de François.

    Que retenez-vous du christianisme en Catalogne ?

    Il y a une histoire chrétienne singulière, comme il y a une Catalogne à la personnalité indéniablement singulière. Son symbole le plus visible est Notre-Dame de Montserrat, sanctuaire et monastère bénédictin, hauts lieux de l’histoire catalane.

    Mais je précise que cette personnalité singulière est loin de permettre à la Catalogne de prétendre à son indépendance : moins de la moitié des Catalans est indépendantiste. Ce qui ne signifie pas que la majorité est espagnoliste. Il y a une forte division sociale et sociologique. C’est pourquoi ce scrutin m’apparaît comme un risque inutile qui ne peut qu’aggraver les divisions.