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Eglise

  • La popularité du pape écornée pour la première fois...

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    De Jean-Marie Guénois sur le site du Figaro :

    Au Chili, la popularité du Pape a été écornée pour la première fois

    La plupart des espaces de messes en plein air, où l'on attendait une déferlante des compatriotes du Pape ont été au mieux remplis aux deux tiers, parfois moins.

    Vus du Vatican, les voyages du Pape sont des entreprises missionnaires mais aussi des baromètres. Et, jusque-là, le pape François avait fait une sorte de carton plein. Il engrangeait à chaque descente d'avion - 22 voyages internationaux, 33 pays visités - des louanges et une popularité sans faille.

    Cette ferveur clouait sur place ses opposants - qui lui reprochent d'être trop progressiste - car, depuis les meilleures années de Jean-Paul II, c'est-à-dire depuis vingt ans, jamais l'image de l'Église catholique ne s'était aussi bien portée. ...

    La suite peut être lue ICI

  • Liturgie : retour du « consubstantiel » dans le Credo

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    consubstantiel 092011.jpg

    Lu sur le site de Riposte Catholique:

    "Après la nouvelle traduction du Pater Noster, plus conforme au latin, voici le Credo revisité. La commission épiscopale pour la liturgie et la pastorale sacramentelle est en train de finaliser la traduction du nouveau missel, attendue depuis 2002 (16 ans !). Celle-ci devrait être présentée lors de l’Assemblée plénière de printemps de la Conférence des évêques de France, avant d’être soumise à Rome pour validation.

    Dans les nouvelles traductions, on trouve la fin du “de même nature” et le retour bienvenu du “consubstantiel”. On se demande avec amusement si les intégristes n’ont pas pris le pouvoir au sein de l’épiscopat… Le « de même nature que » est en effet incomplet théologiquement. Selon le catéchisme de l’Église catholique, le Père et le Fils ne se contentent pas de partager une même nature divine. Ils sont de la même substance (homousios), et que le Fils est donc « consubstantiel » au Père. Ils sont un seul Dieu, et non pas deux personnes qui seraient simplement de même nature.

    La version en français du missel de 2002 a déjà été votée trois fois par les membres de la CEF. Il y a quelques mois, les évêques n’attendaient plus que le feu vert du Vatican. Pour régler les derniers points, ils avaient délégué un représentant chargé de traiter avec la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements en la personne de Mgr Bernard-Nicolas Aubertin. Mais en septembre, le Motu proprio Magnum principium du pape François, accordant une plus grande marge de manœuvre aux conférences épiscopales, est venu changer la donne. Les responsables de la traduction du texte se sont mis d’accord pour relire une dernière fois leur travail. Une fois que la commission aura terminé son travail, elle doit une nouvelle fois le présenter aux évêques, certainement lors de l’Assemblée plénière de printemps de la CEF. Il sera ensuite envoyé à Rome afin d’obtenir une simple « confirmation » (confirmatio, en latin), et non plus la « reconnaissance » (recognitio) autrefois nécessaire, nouveauté introduite par le récent Motu proprio. Il n’y a donc pas de date prévue à ce stade pour la publication du nouveau missel en français, mais celle-ci pourrait intervenir en 2019.

    Autre modification discutée actuellement, celle concernant l’Orate fratres, actuellement caviardé : « Prions ensemble, au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Église. Pour la gloire de Dieu et le salut du monde » pourrait faire place à une formulation plus proche du texte latin : « Priez mes frères afin que ce sacrifice qui est aussi le vôtre soit agréé par Dieu le Père tout-puissant. Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice à la gloire de son nom. Pour notre bien et celui de toute Sa Sainte Église. » 

    Ref. Retour du « consubstantiel » dans le Credo

    Du haut du ciel, Etienne Gilson et Jacques Maritain doivent se réjouir…

    JPSC

     

  • RDC, ce dimanche: la police de Kabila tire une nouvelle fois à balles réelles sur les marcheurs pacifiques

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    kabila.jpgNouvelle répression, ce dimanche, des tentatives des chrétiens congolais d’organiser des marches pacifiques pour réclamer l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre 2016, qui balise la marche vers des élections consensuelles. Celles-ci, qui auraient dû être organisées en 2016, ne l’ont pas été, ce qui a permis au président Joseph Kabila de se prolonger au pouvoir en dépit de la fin de son dernier mandat constitutionnel.

    A Kinshasa, la police et l’armée n’ont pas hésité à tirer à balles réelles sur les paroissiens pacifiques qui sortaient des églises avec rameaux, bibles et crucifix. C’est ainsi qu’une jeune fille de 16 ans a été tuée par un tir en rafale venu d’une “auto-mitrailleuse” passée “devant la paroisse de St-François-de-Salles, à Kitambo”, un quartier de la capitale, a déclaré à l’AFP le docteur Jean-Baptiste Sondji, 69 ans, ancien ministre de la Santé de Laurent Kabila, qui indique avoir été présent sur les lieux mais n’avoir pu  sauver la victime. Celle-ci se trouvait à la porte latérale de l’église, selon le médecin.

    Plusieurs corps à terre

    Tirs à balles réelles encore à la cathédrale Notre-Dame du Congo, d’où un demi-millier de fidèles sont sortis pour marcher derrière leurs prêtres, brandissant la croix, la bible et des rameaux. Après quelques centaines de  mètres, les marcheurs ont été  arrêtés par un barrage policier. Des tirs de gaz lacrymogènes et à balles réelles ont été entendus et  plusieurs corps à terre ont été vus par un témoin.

    Tirs à balles réelles également, qui ont fait au moins deux blessés lors d’une charge de la police, selon un centre médical près de l’église St-Joseph, quartier populaire central. Une cinquantaine de casques bleus de l’Onu se sont déployés entre l’église – où plusieurs centaines de personnes voulaient marcher – et la police,  appuyée par l’armée. Cela a suscité la plainte d’un responsable de la police, selon qui les casques bleus “empêchaient” ses hommes “de faire correctement (leur) travail”,a rapporté l’AFP.

    Selon Paul Nsapu, secrétaire général pour l’Afrique de la FIDH (Fédération internationale des ligues de défense des droits de l’homme), il y a eu en outre deux morts à Lemba, un autre quartier de Kinshasa. La paroisse St-Augustin y a été le théâtre d’une violente répression et un vicaire a été blessé, alors que ses paroissiens ont dû rester enfermés dans l’église pour se protéger des forces de sécurité.

    Entrés de force dans les maisons

    Nsapu évoque également de nombreux blessés et ajoute qu’à Bandalungwa – quartier animé de la capitale congolaise – des policiers et des militaires entraient de force dans les habitations pour y arrêter des jeunes gens. Il signale enfin qu’une “centaine” de personnes ont été arrêtées avec plusieurs prêtres à St-Christophe par la Garde Républicaine (garde prétorienne du président hors mandat Joseph Kabila) et que les vêtements des prêtres étaient “déchirés”.

    A Lubumbashi, la marche prévue a été annulée “au vu de la très forte présence de militaires armés – non pour encadrer les marcheurs mais prêts à tirer pour tuer”, a indiqué à La Libre Afrique.be Me Hubert Tshiswaka, un des membres du comité laïc de coordination, qui organise ces marches. “Nous ne voulions pas de deuil alors que l’on s’apprête à fêter, la semaine prochaine, les 25 ans  de l’évêque Jean-Pierre Tafunga” à ce poste.

    Ailleurs dans le pays, de fortes tensions ont été signalées dans plusieurs grandes villes.

    A Kinshasa – ainsi que dans d’autres grandes villes du pays, dont Mbuji Mayi – la police avait érigé dès samedi en début d’après-midi une multitude de barrages, créant ainsi de nombreux ralentissements, afin de vérifier papier et téléphones portables des passagers des véhicules.

    Les autorités avaient interdit cette nouvelle marche des chrétiens bien qu’elle soit pacifique. Dans un tweet remarqué, le directeur de cabinet du président hors mandat Joseph Kabila avait indiqué: “En RDC, une marche pacifique, ça veut dire mettre en oeuvre le schéma burkinabè. On n’est pas si bête” – allusion au renversement pas la rue, en 2014, du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, qui voulait que l’assemblée nationale l’autorise à briguer de nouveaux mandats, ce qui avait provoqué une explosion de colère populaire.

    Ref. RDC : La police tire à balles réelles sur les marcheurs pacifiques

    A noter que le gouvernement  belge a pris la décision  de cesser, jusqu’à nouvel ordre, toute coopération bilatérale avec le gouvernement congolais sans suspendre pour autant son aide humanitaire afin de ne pas pénaliser la population congolaise. Concrètement, 25 millions d’euros qui auraient dû être alloués dans des secteurs gérés par les autorités congolaises seront reversés dans des programmes d’aide humanitaire ou de soutien à la société civile congolaise. Un précédent qui inquiète Kinshasa à l’heure où l’argent commence à se faire rare et où le régime congolais tente vainement d’ouvrir des négociations avec le FMI. Pire, les Etats-Unis pourraient dans les prochaines semaines renforcer leurs sanctions individuelles contre la famille et le premier cercle de Joseph Kabila.

    JPSC

  • Quand l'archevêque de Boston critique ouvertement des propos du pape

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    De Jean-Marie Guénois sur le site du quotidien Le Figaro :

    Pédophilie : le cardinal de Boston critique publiquement des propos du pape François

    Une déclaration du pape François sur les victimes de prêtres pédophiles au Chili a fait scandale dans ce pays. Le cardinal O'Malley tente d'éteindre l'incendie.

    De notre envoyé spécial à Trujillo (Pérou)

    Une déclaration officielle du cardinal O'Malley, archevêque de Boston (États-Unis), sème une confusion sur la fin du voyage du pape François au Pérou. Ce prélat -très proche du pape puisqu'il appartient au C9, le conseil le plus rapproché du pape François- vient de prendre publiquement le parti des victimes de prêtres pédophiles au Chili contre… le pape François. Ces victimes ont été scandalisées en effet par les propos du pape François à leur égard quand il a visité ce pays en début de semainecar il a clairement laissé entendre que ces victimes mentaient car elles ne pouvaient présenter aucunes «preuves».

    » LIRE AUSSI - Au Chili, le Pape brise le tabou de la pédophilie

    «Il est compréhensible, a écrit le cardinal O'Malley, que les propos du pape François à Santiago du Chili ont été une source de grande peine pour les victimes d'abus sexuels par le clergé. Les mots utilisés dans sa phrase ‘Si vous ne pouvez pas prouver vos plaintes, alors vous ne serez pas crus' reviennent à abandonner ceux qui ont souffert de crimes répréhensibles, de violations de leur dignité personnelle. Ces mots ont relégué ces victimes à l'exil du discrédit.»

    Ce haut prélat américain qui est considéré comme La référence dans le domaine de la lutte contre la pédophilie -Jean-Paul II le nomma à ce poste pour succéder au tristement fameux cardinal Bernard Law- ajoute: «N'ayant pas été personnellement impliqué dans les situations qui ont été l'objet de l'interview du pape, je ne peux expliquer pourquoi le Saint-Père a choisi les mots qu'il a employés dans sa réponse. Mais ce que je sais vraiment c'est que le pape François reconnaît pleinement les énormes échecs de l'Église et de son clergé qui a abusé des enfants, et l'impact dévastateur que ces crimes ont eu sur les victimes qu'il aime particulièrement».

    «Je ne peux m'empêcher de manifester la douleur et la honte que je ressens face au mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l'Église»

    Le pape François en voyage au Chili

    Décrivant, enfin, la compassion du pape pour les victimes, le cardinal O'Malley, conclut notamment son communiqué par cette phrase: «Mes prières et mon souci seront toujours avec les victimes et leurs proches. Nous ne pouvons jamais sous-estimer la souffrance de ce qu'ils ont subi ou pour guérir complètement leur peine».

    Cette déclaration officielle du cardinal de Boston calmera-t-elle la crise qu'a ouverte le pape François lors de son voyage du Chili, un pays où la pratique religieuse a chuté drastiquement depuis dix ans en raison de ces scandales? C'est une affaire à suivre, mais si le cardinal O'Malley a pris le risque de publier ce communiqué qui critique ouvertement le pape, c'est qu'il a cherché à éteindre un incendie dont il a perçu la gravité et son risque d'extension au détriment du pape.

    À Santiago du Chili, le pape avait toutefois rencontré à titre privé des victimes de prêtres pédophiles, mais il n'avait vu aucunes victimes du Père Fernando Karadima, membres d'une association qu'ils ont constitués. Interrogé à la volée par une télévision chilienne à ce propos, François avait lancé: «Si vous ne pouvez pas prouver vos plaintes, alors vous ne serez pas crus». Laissant clairement entendre que ces victimes exagéraient leurs plaintes contre ce prêtre. Et contre Mgr Juan Barros, un évêque chilien toujours en fonction, que ces victimes accusent d'avoir tout su sur le comportement de ce prêtre mais de n'avoir jamais rien dit, et dont ils demandent la démission.

    Cette déclaration du pape au Chili a semé une grande confusion, car dès son arrivée, mardi, dans ce pays, François avait dit sa «honte» et sa «douleur» devant les plus hautes autorités politiques du pays à propos des prêtres pédophiles: «Je ne peux m'empêcher de manifester la douleur et la honte que je ressens face au mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l'Église. Je voudrais m'unir à mes frères dans l'épiscopat, car s'il est juste de demander pardon et de soutenir avec force les victimes, il nous faut, en même temps, nous engager pour que cela ne se reproduise pas.»

    Un peu plus tard, le même jour, devant le clergé, le pape avait ajouté: «Je connais la douleur qu'ont signifiée les cas d'abus commis sur des mineurs et je suis de près ce que l'on fait pour surmonter ce grave et douloureux mal. Douleur pour le mal et la souffrance des victimes et de leurs familles, qui ont vu trahie la confiance qu'elles avaient placée dans les ministres de l'Église».

  • Quand le Royaume de Dieu se fait proche (3e dimanche du Temps ordinaire)

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    Homélie du Père Joseph-Marie Verlinde (fsJ) (source)

    Après que Jean eut été « livré », Jésus se retire en Galilée. Mais au village de Nazareth, perché dans la montagne, Notre-Seigneur préfère les bords du lac de Génésareth. Il s’installe dans la ville douanière de Capharnaüm, cité populeuse, étape sur la route de la mer, entre Damas et Césarée-Maritime. Jésus n’inaugure donc pas son ministère à Jérusalem, ni même en Judée, mais sur une terre cosmopolite en « Galilée, carrefour des païens ». Voilà la région que Jésus a choisie, c’est là qu’il veut annoncer la Bonne Nouvelle d’abord à son peuple, tout en s’ouvrant aux nations, car tous sont appelés à partager la joie du salut. Ce sera également en Galilée qu’il donnera rendez-vous à ses disciples après la Résurrection, et c’est encore de là qu’il les enverra en mission dans le monde entier. « Le peuple qui habitait les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée » : le premier évangile nous présentera l’événement pascal comme l’accomplissement de l’oracle messianique rapporté dans la première lecture, qui s’adressait aux familles disséminées de Zabulon et Nephtali, que le Seigneur a pris en pitié.

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  • Un "geek" au service de l'évangélisation

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    D'Olivia de Fournas sur le site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Jean-Baptiste Maillard, le « geek » de l’évangélisation

    MAGAZINE - Le cofondateur de Lights in the dark lance, en février, un Mooc et des formations pour envoyer dans le monde virtuel des missionnaires réels.

    Il débarque gare Montparnasse en costume, cravate rose et trottinette. D’habitude, il profite du trajet Tours-Paris pour évangéliser les voyageurs. Mais, ce matin, ils étaient trop endormis. « Ce sera sans doute au retour », plaisante-t-il.

    La chapelle de la gare fermée, il entre dans le premier bar du coin. D’aussi loin qu’il se souvienne, ce Toulonnais a toujours été volubile et « passionné de Jésus ». Enfant déjà, bien formé par sa mère, il ne manquait pas une occasion de parler du Christ en classe. À 12 ans, son père est muté à Moscou. Pendant trois ans, il est frappé par cette Russie qui renaît de ses cendres et dont les églises se remplissent. Les Moscovites décident de reconstruire la cathédrale du Sauveur détruite soixante-dix ans plus tôt par Staline ? Il en tire une devise : « (Re)mettre Jésus au centre de sa vie. » C’est de ce moment qu’il date son « obsession pour l’évangélisation ».

    Passionné du Web dès 1998, il rejoint une école d’informatique en 2002. Il y apprend à construire des sites Internet. Premier d’une longue série, piexii.com est créé alors que sévissent les affiches du film Amen, barrées d’une croix détournée en croix gammée. Choqué du contre-sens qui fait du pape un complice des nazis, il décide de « favoriser un débat d’historiens plutôt que de chercher une confrontation stérile ». Cela le conduit à Mgr Dominique Rey, rencontre décisive. L’évêque de Toulon lui parle de l’appel de Jean-Paul II à se lancer dans une « nouvelle évangélisation, nouvelle dans son ardeur, dans ses méthodes et dans son expression ». Le jeune homme se sent dès lors envoyé en mission.

    À sa sortie d’école, en 2005, le « geek » est approché par des entrepreneurs roulant en voiture de sport, mais, en visite chez sa sœur religieuse, se brise sérieusement la cheville. Immobilisé pendant un an, le projet tombe à l’eau : adieu, bolides ! « Le Seigneur m’a probablement envoyé une alerte », traduira Jean-Baptiste. Il lance alors « Nous voulons KTO sur la TNT » (150 000 signatures).

    Jean-Baptiste récidive en 2012 avec la série Ainsi soient-ils. La chaîne Arte a oublié de réserver le «.com »... Cette fois, son contre-site présente des vidéos de vrais séminaristes : « Est-il humain de ne pas avoir de relation sexuelle quand on est prêtre ? », expliquent-ils avec humour. S’ensuivent linquisitionpourlesnuls.com (dont la vraie fausse bande-annonce sera vue 80 000 fois), ainsi que missionconclave.com... Mais l’e-missionnaire ne se satisfait pas totalement d’Internet. Il est marqué par un discours de son pape chouchou, Jean-Paul II (il a d’ailleurs appelé son fils Karol) : « Le monde virtuel ne remplacera jamais le monde réel. » Il évangélise aussi dans la rue... ou en boîte de nuit, avec un prêtre ! « Le but de tous ces projets n’est pas de faire de la com’, mais d’évangéliser les non-croyants pour les amener à une vraie rencontre. »

    En 2015, il monte avec sa bande Lights in the dark, une association qui évangélise directement sur Internet, et vit uniquement de dons – il cherche encore de nombreux parrainages. Depuis, on ne l’arrête plus. En février, il lancera un Mooc sur dix semaines pour apprendre à devenir « missionnaire de l’Internet ». D’autres formations sont prévues : Tours (13-14 janvier), Montpellier, Valence, Cergy, Cholet, Lille. L’idée est d’orienter les personnes évangélisées via le Web vers des relais locaux, qui maillent le terrain. Toujours cette idée de rencontrer quelqu’un de visu, après hameçonnage via l’écran : « La foi, c’est comme un site de rencontres, ça se termine souvent dans un bar ! » .

  • Bénir les unions homosexuelles ?

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    Du site "Présence - Information religieuse" (Canada) :

    Église catholique d'Allemagne

    Un évêque allemand propose d'envisager la bénédiction d'unions homosexuelles

    Agence Catholic News Service

    Le vice-président de la conférence des évêques allemands a demandé que le clergé catholique réfléchisse à la possibilité de bénir les unions homosexuelles.

    «Je m'intéresse aux questions fondamentales sur la façon dont nous traitons les uns avec les autres, bien que le mariage pour tous diffère clairement du concept de mariage de l'Église, c'est maintenant une réalité politique», a déclaré Mgr Franz-Josef Bode d'Osnabruck.

    «Nous devons nous demander comment nous rencontrons ceux qui forment de telles relations et qui sont aussi impliqués dans l'Église, comment nous les accompagnons pastoralement et liturgiquement.»

    Cet automne, les premiers mariages gais ont eu lieu en Allemagne. Le 30 juin, le parlement avait approuvé le mariage homosexuel.

    «Les relations entre personnes de même sexe sont généralement classées comme un péché grave dans l'Église, mais nous devons réfléchir à la façon dont nous pouvons nous différencier», a déclaré Mgr Bode dans un entretien accordé le 10 janvier au quotidien Neue Osnabrucker Zeitung.

    «Ne devrions-nous pas être plus justes, étant donné qu'il y a beaucoup de choses positives, bonnes et justes, ne devrions-nous pas, par exemple, considérer une bénédiction – quelque chose à ne pas confondre avec une cérémonie de mariage?»

    Il a dit que l'église devrait discuter plus en détail des unions homosexuelles et reconnaître «le silence et le tabou» qui perdure sur cette question.

    Les canons 1055-1057 du Code de droit canonique de l'église définissent le mariage comme une union indissoluble entre un homme et une femme.

    Le vote de juin pour permettre le mariage homosexuel a été condamné par les dirigeants de l'Église allemande, dont Mgr Heiner Koch de Berlin, président de la Commission du mariage et de la famille, qui a déclaré que la cohabitation homosexuelle pouvait être «valorisée par d'autres arrangements institutionnels».

    Cependant, le vote a été approuvé par l'Église protestante du pays. Certains groupes catholiques laïcs, y compris l'organisation We Are Church, ont demandé que les couples homosexuels reçoivent des bénédictions de l'Église.

    En mai 2015, l'Église allemande a modifié ses règles d’embauche pour permettre aux non-professionnels de conserver leur emploi après leur divorce et leur remariage sans nullité ou s'ils forment un couple avec une personne du même sexe.

    Dans son interview, Mgr Bode a également dit qu'il pensait qu'il faudrait faire un plus grand usage des «coordonnateurs pastoraux» laïcs pour compenser la pénurie de prêtres ordonnés.

    Il a ajouté que les femmes devraient assumer des «rôles de leadership dans les Églises», et a appelé à une commission du Vatican envisageant actuellement des femmes diacres pour étendre son travail.

    «Cette commission explore beaucoup la tradition, mais je pense que nous ne devrions pas commencer par-là», a déclaré le vice-président de la conférence épiscopale.

    «Nous devons faire face au fait que les femmes font beaucoup de travail responsable dans l'Église aujourd'hui. Je voudrais voir une conversation entre les experts et les évêques compétents – et autant de contacts que possible avec le groupe traitant de ces questions à Rome. Cette question devra ultimement être décidée par un concile ou un synode.»

    Vingt-six pays ont légalisé le mariage homosexuel dans le monde jusqu’ici.

  • La culture, un défi pour l’évangélisation

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    De "Paris Notre-Dame", site de l'Eglise catholique à Paris :

    « L’évangélisation au secours de la culture »

    Le philosophe et écrivain catholique Fabrice Hadjadj, dirigera cette année les conférences de Carême à Notre-Dame de Paris (4e). Un cycle intitulé La culture, un défi pour l’évangélisation, qui clôturera trois années de réflexion sur ce sujet. Explications.

    Paris Notre-Dame – La culture est à la fois une notion philosophique et un mot « fourre-tout ». Comment définissez-vous ce terme ?

    Fabrice Hadjadj – À l’origine, quand Cicéron invente ce mot, il veut désigner la philosophie. Mais, ce faisant, il se réfère à un modèle agricole. C’est cette inspiration venue de la terre que nous avons perdue, et nous n’en prenons pas conscience : quand nous ne sommes plus dans un environnement technique dominé par l’agriculture, mais par les nouvelles technologies, nous changeons de paradigme. Comme le pape l’écrit dans son encyclique Laudato Si’ : du paradigme culturel, nous sommes passés au paradigme technocratique. Car la culture n’est pas simplement une somme de savoirs et de patrimoines, c’est une modalité de relation au monde, une modalité qui a presque complètement disparu.

    P. N.-D. – Quelle est cette modalité ?

    F. H. – Quand on cultive quelque chose, on accompagne un processus donné par la nature : cultiver le blé, c’est reconnaître qu’il y a une plante qui a son dynamisme propre, dont nous prenons soin pour qu’elle donne du fruit en abondance. Dans un modèle technocratique, il ne s’agit plus d’accompagner un mouvement naturel donné, mais d’utiliser la nature comme un stock d’énergie et de matériaux dont nous disposons pour les reconfigurer à notre guise. La culture suppose qu’il y ait une nature humaine à déployer telle qu’elle nous est donnée. En technocratie, l’humain n’est qu’un matériau de base à partir duquel nous pourrions fabriquer une humanité 2.0. C’est le projet du transhumanisme. À l’ère de la cybernétique et de l’édition du génome, je considère que l’époque de la culture est révolue.

    P. N.-D. – Peut-on annoncer l’Évangile dans une « époque où la culture est révolue » ?

    F. H. – Certains ont pu croire que la nouvelle évangélisation devait passer par là : adapter l’Incarnation à l’encodage et l’Annonciation au téléchargement. Mais justement, comme il ne s’agit pas de culture (comme accompagnement de la nature humaine), l’Évangile n’y est plus lisible. Il est donc essentiel de recréer, à partir de la Bonne nouvelle – celle du Père, décrit dans la Bible comme « vigneron » –, les conditions d’une culture propre au Salut de l’humain. De retrouver la culture comme mode principal de notre activité humaine, avec tout ce que cela suppose : patience, travail manuel, contemplation et gratitude… Sinon l’évangélisation devient un spiritualisme pensé en termes d’hyperefficacité désincarnante, où Dieu nous sauve en un seul clic.

    P. N.-D. – Quatre des six conférences parleront d’ailleurs de « chair » à travers le temps, le pain et le vin, les mains, le sexe.

    F. H. – Dans les Évangiles, la vie spirituelle est énoncée à partir de la vigne, des troupeaux de brebis, des semailles ; non à partir de l’instantanéité du bouton d’un système d’exploitation qui obtient un résultat. La culture implique une patience, car elle accueille un processus qui nous échappe. Le rapport au temps n’est pas le même que pour un processus technologique, contrôlé de part en part. Si la spiritualité chrétienne se déployait ainsi, elle tomberait dans le culte du contrôle et la fuite hors de la chair. Elle perdrait aussi la dimension dramatique de l’Alliance, dont la mort et la résurrection du Messie sont l’expression par excellence. Attention toutefois, la modalité culturelle dont nous parlons suppose un rapport écologique au monde, et non écologiste : nous sommes les gardiens de la terre, pas ses adorateurs. La Bible inscrit cependant cette mission dans le nom même de l’homme : Adam est là pour cultiver l’adamah (de l’hébreu, terre, NDLR). J’aborderai enfin le sexe comme le lieu par excellence où la nature et la culture s’articulent. La famille n’est pas que pure construction culturelle, elle s’appuie sur un dynamisme naturel.

    P. N.-D. – Pouvez-vous nous présenter, en quelques mots, Valère Novarina et Jacques Cazeaux, qui donneront chacun une conférence à la cathédrale Notre-Dame ?

    F. H. – Je les ai sollicités parce que ce sont deux maîtres, qui m’ont profondément marqué. Valère Novarina est un des plus grands dramaturges vivants qui n’a cessé de parler du mystère de la Parole. Et Jacques Cazeaux, qui à 90 ans est le plus vénérable d’entre nous, est un des plus grands lecteurs de la Bible. Il a bien plus que moi sa place dans la chaire de Notre-Dame de Paris.

    Propos recueillis par Laurence Faure

  • Aux yeux de l'Eglise, le recours à des moyens contraceptifs artificiels serait-il devenu légitime ?

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    Du site de la Fraternité Saint-Pie X (district de France) "La Porte Latine" :

    ...lors d’une conférence publique organisée à l’Université pontificale grégorienne de Rome, le 14 décembre dernier, le Père Maurizio Chiodi, théologien moral récemment nommé à l’Académie pontificale pour la vie par le pape François a présenté sa théorie selon laquelle la « paternité responsable » peut obliger un couple marié à avoir recours à des moyens contraceptifs artificiels. Et vu les circonstances, vu son invocation d’Amoris laetitia pour étayer son point de vue, il ne s’est pas agi d’une simple contestation d’Humanae vitae comme on en a tant vu depuis la parution de cette encyclique il y a exactement 50 ans. Volens nolens, c’est la logique de l’exhortation post-synodale qui est en cause, et donc l’enseignement du pape François.

    Il est vrai que la séance était présidée par l’un des principaux organisateurs de la série de conférences données à la Grégorienne où s’inscrivait cette présentation évidemment hétérodoxe, le père jésuite Humberto Miguel Yanez. Celui-ci n’est pas seulement le directeur du département de théologie morale de cette université, c’est aussi un proche du pape François, qui fut son supérieur en Argentine en tant que Jorge Bergoglio.

    Les deux hommes, Chiodi et Yanez, avaient d’ailleurs participé plusieurs mois auparavant, dans la même université, à la présentation d’un nouveau livre sur Amoris laetitia dans lequel Stephan Goertz et Caroline Witting affirment clairement que l’exhortation apostolique constitue un « changement de paradigme » pour l’ensemble de la théologie morale, et spécialement pour ce qui est de l’interdiction pure et dure de la contraception formulée dans Humanae vitae.

    Dans sa conférence, intitulée : « Relire Humanae vitae (1968) à la lumière d’Amoris laetitia », le Père Chiodi a déclaré que lorsque les « méthodes naturelles sont impossibles ou irréalisables, il faut trouver d’autres moyens de responsabilité ». Alors, « Une méthode artificielle de régulation des naissances pourrait être reconnue comme un acte de responsabilité qui serait mise en œuvre non pas pour rejeter radicalement le don de l’enfant, mais parce que dans ces situations c’est la responsabilité qui appelle le couple et la famille à d’autres formes d’accueil et d’hospitalité ». Lesquels ? Le prêtre n’en a pas parlé. Restons-en aux conjectures…

    Mais ceci est certain : s’exprimant ainsi, le prêtre dit bien qu’un acte intrinsèquement mauvais peut devenir humainement nécessaire et donc bon moralement. Et d’expliquer qu’il s’agit de réfléchir à la question centrale de la théologie morale aujourd’hui : « la relation entre l’objectif et le subjectif ». « Normalement, l’objectif s’identifie à la norme morale connue de la raison et le subjectif s’identifie à la conscience éclairée par la loi », a-t-il posé. Pour le contester aussitôt : « La relation entre l’objectif et le subjectif n’est pas une relation entre la norme connue par la raison et la conscience » mais « entre l’acte… et la conscience ».

    Autrement dit, dans cette nouvelle logique, l’acte reçoit sa valeur de la conscience de celui qui le pose.

    Selon Chiodi, il appartient aujourd’hui aux philosophes et aux théologiens de « repenser une théorie de la conscience » qui retrouve « le lien originel entre la conscience et l’acte moral ». Ce n’est pas dit de manière explicite, mais l’idée est bien de relativiser de manière générale la notion de l’acte intrinsèquement mauvais qu’aucune intention ne peut racheter (parce que la fin ne justifie pas les moyens). Ce qui, soit dit en passant, n’a rien à voir avec les circonstances atténuantes qui relèvent de la responsabilité personnelle sans rien changer à la nature d’un acte.

    Le P. Chiodi s’est d’ailleurs attaché à mettre en cause l’importance d’Humanae vitae, qui a selon lui toute sa place dans le développement historique du magistère de l’Eglise à propos du mariage, mais dont on comprend que c’est maintenant une affaire du passé. Il a expliqué que cette encyclique est devenue davantage une « affaire symbolique, critiquée ou rejetée par ceux qui ont été déçus par ses conclusions, ou bien considéré comme un vrai pilier de la doctrine morale catholique de la sexualité par d’autres ».

    Cette dernière position s’explique selon lui par la référence qui y est faite dans les paragraphes 29 à 34 de Familiaris consortio et plus encore par le classement de la contraception dans Veritatis splendor parmi les actes intrinsèquement mauvais. Manière de dire que Paul VI ne voulait pas aller aussi loin.

    Le cours de Chiodi était le troisième d’une série de conférences organisée pour l’année académique par les facultés de théologie morale et de sciences sociales de l’Université Grégorienne. Le but de ces conférences est d’avoir un nouveau et ample regard sur l’encyclique ‘dans le contexte d’un temps de changement’ et de situations ‘plus complexes’.

    Ces nouvelles "avancées" surviennent après les révélations confirmant que le Vatican a créé discrètement une commission de quatre membres avec l’approbation du pape, dans le but de ‘promouvoir une étude compréhensive et autorisée’ d’Humanae Vitae qui coïncidera avec son anniversaire. Cette initiative est intervenue après que le pape François a purgé l’Académie pontificale pour la Vie, la nantissant de nouveaux membres (dont le père Chiodi), dont certains ont des positions dissidentes sur Humanae Vitae. Et cela a coïncidé avec l’action pontificale du 8 septembre qui par décret papal a remplacé l’Institut Jean-Paul II avec un nouvel institut destiné à faire avancer l’enseignement d’Amoris Laetitia. » (...)

     

    Sources : Life Site News / RITV / abbatah.com / La Porte Latine du 18 janvier 2018

  • COMECE (Bruxelles), 31 janvier : Promouvoir l’Héritage Chrétien de l'Europe

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    Conférence de la COMECE

    "Promouvoir l’Héritage Chrétien de l'Europe"

    dans la cadre de l’Année Européenne de l’héritage culturel

    COMECE, 31 Janvier 2018

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    Suite à la désignation par l’UE de 2018 comme Année Européenne de l’Héritage Culturel, la COMECE organise la conférence «Promouvoir l’héritage chrétien de l’Europe». L'événement aura lieu au Secrétariat de la COMECE, le mercredi 31 janvier 2018.

    L’Année européenne de l’héritage culture est une initiative très positive pour l’Europe qui pourrait représenter une belle opportunité pour l’Eglise de mettre en valeur son patrimoine et d’assurer une meilleure visibilité et une plus grande accessibilité du patrimoine religieux au public.

    Dans un contexte de division et de questionnement au sein de l’Union européenne, l’année du patrimoine culturel pourrait également renforcer le sentiment de communauté entre peuples et nations européennes.

    Parmi les intervenants, le Commissaire européen pour l’éducation, la culture, la jeunesse et le sport, M. Tibor Navracsics, mais aussi le Secrétaire du Conseil Pontifical pour la Culture, S.E. Mgr Paul Tighe.

    Informations pratiques

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  • Les chrétiens de plus en plus persécutés sur le globe

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    De Marie Malzac sur le site du quotidien La Croix :

    De plus en plus de chrétiens persécutés dans le monde

    Selon l’ONG évangélique « Portes ouvertes », plus de 3 000 chrétiens ont été tués en 2017 pour des raisons liées à leur croyance, et 215 millions de chrétiens seraient gravement persécutés dans le monde.

    Sur les 2,48 milliards de chrétiens – toutes confessions confondues – dans le monde, environ 215 millions souffriraient de graves persécutions, soit un chrétien sur douze. C’est ce que révèle l’index mondial 2018 de l’ONG évangélique « Portes ouvertes », publié mercredi 10 janvier.

    Fondée en 1955 par le Néerlandais André Van Der Bijl, l’ONG Portes Ouvertes appartient à la mouvance évangélique et se positionne de façon vigoureuse, avec une rhétorique combative, en faveur de la liberté religieuse pour les chrétiens. Son index, volontairement militant, est de plus en plus repris par les médias non confessionnels et par les institutions.

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    En tête de classement, on trouve la Corée du Nord, pour la 17e année consécutive, suivie par l’Afghanistan et la Somalie.

    Selon les résultats diffusés par l’organisation, qui dit s’appuyer sur un important réseau sur le terrain, dont les relais sont chargés de remplir un questionnaire précis, plus de 3 000 chrétiens ont été tués entre novembre 2016 et octobre 2017 pour des motivations liées à leur foi, soit 154 % de plus que l’année précédente.

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    Toutefois, si l’on compare avec l’index de 2016, on enregistre une baisse de plus de 55 %. Cette variation s’explique par la baisse des activités de Boko Haram au Nigeria en 2016, explique « Portes ouvertes » en accompagnement de l’index. Cependant, les assassinats ont repris dans le pays, notamment du fait des Peuls, dits aussi bergers fulani, majoritairement musulmans.

    « Chiffres sous-estimés »

    C’est au Nigeria, en Centrafrique et en République démocratique du Congo que le nombre de chrétiens tués est le plus important. L’Afrique reste donc le continent le plus violent.

    « Ces chiffres sont toutefois sous-estimés, car nous n’avons pris en compte que les morts dont nous sommes certains », a tenu à préciser à la presse Michel Varton, directeur de « Portes ouvertes France ».

    Par ailleurs, dans le monde, 793 églises ont été ciblées, contre 1329 pour l’index 2017.

    Les régions où les chrétiens sont le plus persécutés, indique encore « Portes ouvertes », sont d’abord l’Asie, y compris le Moyen-Orient (53 %), l’Afrique (38 %), l’Amérique Latine (9 %). Le reste du monde – Europe, Amérique du Nord, Océanie – n’est concerné que pour 0,01 %.

    Cette persécution se décline en deux formes principales, selon l’ONG : la persécution « marteau » (violente) et la persécution « étau » (l’oppression et les restrictions dans le quotidien).

    Pour la 5e année consécutive, on constate une augmentation des points de persécution. Ainsi, l’index 2018 fait état d’une progression d’1,13 %.

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    Parmi les principaux mécanismes de persécution, on trouve notamment l’islamisme, mais aussi le nationalisme religieux, qui se durcit, en particulier en Asie du Sud-Est.

    L’Inde, où les extrémistes hindous agissent en toute impunité, fait ainsi partie des pays qui connaissent la plus forte hausse de persécution. En 2016, ce pays se trouvait à la 17e place de l’index, à la 15e en 2017. En 2018, il rejoint la 11e place.

    Le Népal fait son entrée dans l’index, directement à la 25e place. Là encore, les hindouistes radicaux n’hésitent pas à s’en prendre aux chrétiens.

    Au Pakistan, une situation qui se détériore d’année en année

    Le Pakistan, 5e de l’index, reste le premier selon le critère de la violence, sachant que l’index 2018 ne prend pas en compte l’attaque d’une église peu avant Noël dans ce pays.

    Ces violences comprennent les attaques régulières d’églises, les enlèvements, les mariages forcés, les viols mais aussi les émeutes à la suite des rumeurs de blasphème.

    Lors de la présentation à la presse de l’index à la presse, Michael Nazir-Ali, ancien évêque de Raiwind, au Pakistan, et actuel évêque de Rochester, en Angleterre, a témoigné de la situation dans son pays d’origine, depuis l’islamisation advenue à la fin des années 1970 et au début des années 1980, avec l’influence croissante des théocrates musulmans.

    Les pressions sont allées en augmentant au cours des dernières années, l’obligeant à quitter le Pakistan en 1986. Cette même année, la loi interdisant le blasphème fut promulguée dans le pays, renforçant encore les difficultés des minorités.

    À LIRE : Une minorité chrétienne au Pakistan discriminée et violentée

    « Cette loi a favorisé une atmosphère de haine, a-t-il indiqué devant les journalistes, renforcée par le contenu de certains manuels scolaires, par exemple. »

    Interrogé sur le sort d’Asia Bibi, cette mère de famille condamnée à mort et emprisonnée depuis plus de huit ans pour blasphème, l’évêque pakistanais a indiqué qu’elle « allait bien » mais que rien de nouveau ne se profilait à son sujet, le pays étant en attente des élections générales au printemps.

    À LIRE : Au Pakistan, le procès en appel d’Asia Bibi renvoyé

     

  • Banneux, Communauté des frères de Saint-Jean, 2-4 février : week-end des familles sur l'éducation des jeunes

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    Week-end des familles Banneux Notre-Dame

    du 02 février, 19H15, au 04 février 2018, 14H30 

    Thème : Dresser et éduquer : est-ce du pareil au même ?

    La vie familiale comme lieu d’éducation à la patience.

    « Il ne s’agit pas d’interdire aux jeunes de jouer mais de trouver la manière de créer en eux la capacité de retarder la satisfaction du désir » (Pape François, Amoris Laetitia, Chapitre 7 § 5).

    Intervenant : Fr. Cyrille-Marie

    Temps de ressourcement spirituel, ponctué par des enseignements et des partages, des moments de prières et de détente en famille. Les enfants sont pris en charge par tranche d’âge.

    Contact :

    Frère Gilles-Christ

    Communauté des frères de Saint Jean

    Prieuré Regina Pacis
    Rue de la sapinière, 50
    B - 4141 Banneux Notre Dame
    Tél : 0032 (0)43 60 01 20
    Email : hotellerie@stjean-banneux.com