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Eglise

  • France : une nouvelle génération, plus strictement doctrinale, est en train de prendre les commandes du catholicisme français

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    De Bernadette Sauvaget sur le site de Libération :

    Bioéthique : les ultras tiennent l’Eglise en messe

    Assez mesurées au départ, les instances catholiques ont peu à peu durci leurs positions sur la fin de vie au fil de l’affaire Lambert.

    Le sort de Vincent Lambert est devenu l’une des grandes causes du moment pour les instances officielles de l’Eglise catholique. Avec un durcissement marqué des autorités. Comme le pape et deux responsables de la curie romaine - le cardinal Kevin Farrell et Mgr Vincenzo Paglia -, les leaders de l’épiscopat français ont exprimé ces derniers temps des positions voisines de celles des parents Lambert. A travers leurs déclarations, les évêques réclament ainsi que Vincent Lambert soit désormais considéré comme une personne handicapée et non pas en fin de vie, un tournant pris récemment dans l’affaire.

    «Il y a aujourd’hui un choix de civilisation très clair : soit nous considérons les êtres humains comme des robots fonctionnels qui peuvent être éliminés ou envoyés à la casse lorsqu’ils ne servent plus à rien, soit nous considérons que le propre de l’humanité se fonde, non sur l’utilité d’une vie mais sur la qualité des relations entre les personnes qui révèlent l’amour», a écrit, dans un communiqué au ton très dramatique, l’archevêque de Paris, Michel Aupetit. Cet ancien médecin est très engagé sur les questions bioéthiques. Plutôt discret sur le terrain strictement politique, il manque rarement une occasion pour s’exprimer sur les questions de PMA ou de fin de vie.

    Elu en avril président de la Conférence des évêques de France, l’archevêque de Reims, Eric de Moulins-Beaufort, est moins cash que son collègue de Paris. Mais quand même… Il évoque à propos du sort de Vincent Lambert «une situation complexe». «Face à de telles situations, aucune décision humaine ne peut être assurée d’être parfaite, ni même d’être la meilleure.»Nuancé dans la forme mais ferme sur le fond, l’archevêque de Reims estime lui aussi que Vincent Lambert n’est pas en fin de vie et qu’il devrait être transféré dans une unité spécialisée dans l’accompagnement des patients en état végétatif.

    Génération

    «Les évêques sont très mobilisés dans cette affaire et leurs positions sont plus radicales qu’il y a quelques années», remarque la sociologue des religions Séverine Mathieu, spécialiste de l’éthique et de la famille. A l’été 2015, tandis que la bataille faisait déjà rage au sujet d’un arrêt des traitements de Vincent Lambert, l’épiscopat ne marchait pas, loin de là, comme un seul homme derrière les plus ultras de la famille Lambert. Le cardinal archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, avait certes commis un texte assez radical, en faisant signer avec lui les évêques de la région. Mais les spécialistes des questions bioéthiques à l’épiscopat, tel que Pierre d’Ornellas, l’archevêque de Rennes, étaient demeurés plus discrets. Dans un communiqué, le secrétaire général de la Conférence des évêques de France (CEF), Olivier Ribadeau Dumas, avait réclamé, au nom de son institution, «pudeur, modération et discrétion», ce qui avait paru une réponse au texte offensif de Barbarin.

    Mais le paysage a changé. L’archevêque de Paris Michel Aupetit semble désormais imposer sa vision ultraconservatrice, de plus en plus partagée parmi les leaders émergents de l’épiscopat français.

    Formée sous le pontificat de Jean-Paul II, une nouvelle génération, plus strictement doctrinale est en train de prendre les commandes du catholicisme français tandis que des personnalités ouvertes comme l’archevêque de Marseille, Georges Pontier, s’apprête à quitter les affaires. Bref, les positions se rigidifient, au risque de mettre en péril l’équilibre (certes précaire) trouvé autour de la loi Claeys-Leonetti.

    Empêtrée dans les scandales d’abus sexuels, l’Eglise catholique a conscience d’être difficilement audible dans son opposition à la PMA si elle avance son thème favori de la défense des droits de l’enfant. La question de la fin de vie et de l’euthanasie est donc sa nouvelle frontière à défendre. «Quoi qu’il en soit, la sédation profonde et continue jusqu’au décès a toujours été une question pour les évêques catholiques», pointe l’historien et sociologue du catholicisme Philippe Portier.

    Ecoles

    Les ultras de la famille Lambert peuvent désormais compter sur un large soutien des instances catholiques. Bien au-delà des cercles intégristes lefebvristes de la Fraternité Saint-Pie-X qui les avaient appuyés au début de l’affaire et qui avaient été alors très efficaces. Touchant à peu près 500 000 personnes en France, toujours officiellement en rupture avec Rome mais en négociations pour rejoindre le giron romain, la Fraternité Saint Pie-X peut s’appuyer sur des militants très déterminés et sur un maillage solide d’écoles privées. C’est dans l’une d’elles qu’avait été scolarisé Vincent Lambert… Avant de rompre radicalement avec ce milieu.

  • Quand François plaide en faveur d'une "théologie de l'accueil"

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    De Nicolas Senèze sur le site du journal La Croix :

    A Naples, François prône la liberté théologique

    Analyse 

    Invité vendredi 21 juin midi par la Faculté de théologie d’Italie méridionale, le pape François a souligné l’importance d’une théologie en dialogue avec la société comme avec les autres religions, insistant sur la nécessaire liberté de recherche des théologiens.

    La longue intervention du pape François, vendredi 21 juin midi à Naples, fera sans nul doute date pour les théologiens du monde entier.

    À rebours de certains chiens de garde, c’est en effet « une théologie du discernement, de la miséricorde et de l’accueil, qui se met en dialogue avec la société, les cultures et les religions pour la construction de la convivence pacifique des personnes et des peuples » dont le pape a dressé le portrait à la Faculté de théologie d’Italie méridionale.

    Invité à s’exprimer sur la théologie dans le contexte méditerranéen après Veritatis gaudium, texte par lequel il réformait les études de théologie en insistant sur leur dimension « dialogale », François a livré une véritable leçon, sans doute comparable sur le fond au discours de Benoît XVI en 2006 à Ratisbonne, mais totalement différent sur la forme, en cohérence avec son approche d’une théologie moins dogmatique et plus en prise avec la réalité.

    « Dans le dialogue, l’Église annonce la Bonne Nouvelle »

    « Je dirais que la théologie est appelée à être une théologie de l’accueil et à développer un dialogue authentique et sincère avec les institutions sociales et civiles, les universités et les centres de recherche, les chefs religieux et toutes les femmes et des hommes de bonne volonté, pour construire dans la paix une société inclusive et fraternelle », a-t-il résumé.

    Un dialogue qui ne met pas l’identité chrétienne dans la poche. Pour le pape, en effet, « dans le dialogue avec les cultures et les religions, l’Église annonce la Bonne Nouvelle de Jésus et la pratique de l’amour évangélique qu’il prêchait comme une synthèse de tout l’enseignement de la Loi ».

    Mais il voit aussi les écoles de théologie comme des lieux de « discernement », fonctionnant dans un dialogue permanent, tant entre étudiants et professeurs qu’avec le monde extérieur.

    « Des théologiens ouverts aux innovations inépuisables de l’Esprit »

    Prônant « une proclamation sans esprit de conquête, sans volonté de prosélytisme et sans intention agressive de réfutation », il appelle à « un dialogue “de l’intérieur” avec les hommes, leurs cultures, leurs histoires, leurs différentes traditions religieuses ». En allant y compris jusqu’au « sacrifice de la vie », donnant l’exemple de Charles de Foucauld, des moines de Tibhirine ou de Mgr Pierre Claverie.

    Dans le contexte méditerranéen, François met particulièrement en avant les dialogues avec l’islam et le judaïsme, esquissant aussi « une théologie de l’accueil » qui sache « écouter l’histoire et le vécu des peuples » et mettre en œuvre l’interdisciplinarité.

    « Une théologie de l’accueil qui, comme méthode interprétative de la réalité, adopte le discernement et le dialogue sincère a besoin de théologiens capables de travailler ensemble et sous une forme interdisciplinaire, en surmontant l’individualisme dans le travail intellectuel, a-t-il expliqué. Nous avons besoin de théologiens – hommes et femmes, prêtres, laïcs et religieux – qui, dans un enracinement historique et ecclésial profond et en même temps ouverts aux innovations inépuisables de l’Esprit, sachent échapper aux logiques autoréférentielles, compétitives, et de fait aveuglantes. »

    « Pentecôte théologique »

    Parmi les nombreux exemples qu’il a donnés dans son intervention, François n’a ainsi pas hésité à évoquer, comme lieu de recherche commun, « les attitudes et les pratiques coloniales qui ont façonné l’imagination et les politiques (…) ainsi que les justifications de toutes sortes de guerres et de toutes les persécutions commises au nom d’une religion ou d’une prétendue pureté raciale ou doctrinale ».

    Appelant à « revisiter et réinterroger continuellement la Tradition », il a rappelé que « les théologiens ont pour tâche de toujours encourager la rencontre des cultures avec les sources de la Révélation et de la Tradition ».

    « Les anciennes architectures de pensée, les grandes synthèses théologiques du passé sont des mines de sagesse théologique, mais elles ne peuvent être appliquées mécaniquement aux questions actuelles », a-t-il expliqué, plaidant pour « une “Pentecôte théologique”, permettant aux femmes et aux hommes de notre époque d’écouter “dans leur propre langue” une réflexion chrétienne qui réponde à leur recherche de sens et de vie ».

    « Sans l’expérience de nouveaux chemins, rien de nouveau n’est créé »

    Ce qui suppose à la fois, a-t-il insisté « une assomption de l’histoire au sein de la théologie, comme espace ouvert à la rencontre avec le Seigneur », et « la liberté théologique » : « Sans la possibilité de faire l’expérience de nouveaux chemins, rien de nouveau n’est créé, et il n’y a plus de place pour la nouveauté de l’Esprit du Ressuscité », a-t-il souligné.

    Tout en critiquant « ceux qui rêvent d’une doctrine monolithique défendue par tous sans nuances », il a toutefois souligné la nécessité que les questions « disputées » restent dans le domaine académique pour ne pas troubler le peuple de Dieu.

  • Le Saint-Siège regrette que le terrorisme anti-chrétien ne soit pas explicitement nommé

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    Du site aleteia.org :

    Le Saint-Siège déplore que le terrorisme anti-chrétien ne soit pas explicitement nommé

    I.Media | 25 juin 2019
    La nature « spécifiquement anti-chrétienne » de certaines violences est souvent passée sous silence par de nombreux médias et dirigeants, a déploré Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies.

    Pour lutter contre le fléau du terrorisme, les États doivent garantir « l’égalité de tous les citoyens devant la loi, quelle que soit leur identité religieuse ou ethnique, en tant qu’exigence fondamentale de justice », a plaidé Mgr Bernardito Auza, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies, à l’occasion d’une table ronde sur le terrorisme. Invitant les dirigeants politiques, sociaux et religieux à condamner l’utilisation de la religion comme vecteur de haine, il a appelé à une « une séparation positive et respectueuse de la religion et de l’État ».

    Attention aux « nouveaux euphémismes »

    Si les Nations unies ont adopté une résolution condamnant explicitement la « christianophobie » – aux côtés de l’islamophobie et de l’antisémitisme – le prélat a regretté que ce ne soit pas le cas de nombreux dirigeants et médias. En effet, a-t-il dénoncé, de « nouveaux euphémismes » sont utilisés pour éviter d’évoquer la nature « spécifiquement anti-chrétienne » de certaines violences. Le diplomate a ainsi cité les récentes attaques au Sri Lanka où selon lui certains ont parlé « d’adorateurs de Pâques » pour éviter de nommer les chrétiens. Il faut avoir « le courage d’appeler les choses par leur nom », a insisté Mgr Auza. Le nonce apostolique a également rappelé à l’assemblée l’ensemble des attaques récentes, se disant horrifié par chacune d’elles. Il a ainsi mentionné celles contre les juifs aux États-Unis ou en France, celles contre les musulmans notamment à Londres (Angleterre) et à Christchurch (Nouvelle-Zélande) ou encore celles contre les chrétiens en Irak et en Syrie. Pour faire face au terrorisme, les « meilleurs instruments internationaux ne suffisent pas », a-t-il considéré. C’est pourquoi, les États doivent s’attaquer avec vigueur aux « facteurs culturels » nécessaires à la promotion de la tolérance et de l’inclusivité.
  • Penser qu’un changement dans le célibat sacerdotal va régler nos problèmes de déforestation spirituelle est très naïf

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    De didoc.be :

    Célibat sacerdotal en zones de déforestation

    Écrit par Ignacio Aréchaga le .

    Le problème de la prédication et de l’administration des sacrements aux communautés catholiques des forêts amazoniennes est une question pratique. Il se peut qu’elle trouble le sommeil des évêques locaux mais elle n’accroche pas beaucoup les médias. Mais si, parmi les mesures proposées, on mentionne la possibilité d’ordonner des hommes mariés, tout change et il semble que l’on se trouve au seuil d’un changement révolutionnaire.

    C’est ce qui est arrivé (…) dans la présentation [récente] de l’instrumentum laboris [c'est-à-dire le dernier document préparatoire] du Synode des Evêques sur l’Amazonie, qui aura lieu en octobre prochain.

    Pour évaluer la prétendue nouveauté de la mesure, il ne faut pas oublier qu’il y a déjà des prêtres mariés dans l’Eglise catholique. Les Eglises catholiques de rite oriental, unies à Rome, comptent des prêtres mariés et des prêtres célibataires, selon une tradition toujours en vigueur. C’est une situation qui n’est pas sans poser des difficultés, comme l’a signalé récemment Sviatoslav Shevchuk, archevêque de Kiev et chef de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine. Dans le monde anglo-saxon, il y a également d’anciens clercs anglicans, épiscopaliens, luthériens et autres qui étaient mariés au moment de leur entrée en pleine communion avec l’Eglise catholique et à qui l’on a permis de continuer comme prêtres catholiques.

    On ne peut pas dire non plus que c’est la première fois que l’on débat de cette proposition d’ordonner des viri probati, c'est-à-dire des hommes mariés qui ont fait preuve de maturité dans la foi et qui pourraient rendre ce service dans leur communauté. Ces derniers temps, chaque fois que l’on parle du manque de vocations sacerdotales, apparaissent les viri probati, dont il semble y avoir un grand réservoir, du moins sur le papier.

    Comme le faisait remarquer le vaticaniste John Allen, « après avoir couvert les synodes d’évêques pendant vingt ans, je ne me souviens pas de beaucoup d’assemblées où n’ait surgi l’idée des viri probati, si pas dans l’agenda officiel du moins dans l’ambiance ». Il suffit de rappeler le Synode sur l’Eucharistie de 2005, où des évêques du Sud soulevèrent le problème de communautés isolées qui restaient sans prêtre pendant de longues périodes. Mais, à l’issue du débat, l’idée fut écartée et le Synode réaffirma la valeur spirituelle et pastorale du célibat sacerdotal. Ce qui est nouveau cette fois-ci, c’est que le thème figure dans l’instrumentum laboris. Mais qu’une idée soit débattue ne signifie pas qu’elle sera approuvée.

    Exception ou précédent

    En réalité, ce que le document évoque est une suggestion pour aborder une question ardue de pastorale, liée à l’isolement de ces communautés : « Affirmant que le célibat est un don pour l’Eglise, on demande que, pour les zones les plus éloignées de la région, on étudie la possibilité de l’ordination sacerdotale de personnes âgées, de préférence indigènes, respectées et acceptées par leurs communautés, bien qu’elles aient déjà une famille constituée et stable, en vue d’assurer l’administration des sacrements qui accompagnent et soutiennent la vie chrétienne ».

    Mais ce que l’on présente en Amazonie comme une urgence pour des motifs pastoraux est vu en Occident comme un précédent dans une discussion idéologique sur le célibat sacerdotal. Là-bas, il s'agit d’administrer les sacrements à ceux qui n’y ont pas accès ; ici, il s’agit de reformuler la figure du prêtre dans des communautés qui ne montrent pas toujours un grand intérêt pour les sacrements, alors qu’elles les ont à portée de la main.

    En Occident, nous nous plaignons du manque de prêtres, mais, en fait, nous sommes actuellement dans une situation privilégiée par rapport à d’autres régions du monde catholique. Selon les données de l’Annuaire Pontifical, en 2016 il y avait 1.600 catholiques par prêtre en Europe et 1.300 aux Etats-Unis, face à 7.200 fidèles par prêtre en Amérique du Sud, un peu plus de 5.000 en Afrique et un peu moins de 2.200 en Asie. Le problème dans les Eglises d’Occident est l’âge moyen chaque fois plus élevé du clergé, sans rénovation suffisante.

    Taux de substitution des générations de prêtres

    Cette rénovation dépend moins du célibat sacerdotal que de la vitalité religieuse des communautés dont doivent surgir les vocations. Il est significatif que les catholiques asiatiques, qui représentent 11% du total des fidèles de l’Eglise, fournissent aujourd’hui 30% des séminaristes, et que les Africains, qui forment 17,8% des catholiques, interviennent pour 27% dans le nombre total des séminaristes. Par contre, les catholiques européens représentent 21,8% du total, et leurs séminaristes ne comptent que pour un peu moins de 15% du total des candidats au sacerdoce.

    En Afrique et en Asie, il ne semble pas que le célibat sacerdotal soit un problème pour trouver des candidats au sacerdoce. Cette vigueur spirituelle favorise un taux élevé de « substitution générationnelle ». Pour 100 prêtres en activité, l’Afrique et l’Asie font preuve d’une grande capacité de renouvellement avec respectivement 66 et 54 nouveaux candidats, tandis que l’Europe n’enregistre que 10 candidats pour 100 prêtres, l’Amérique 28 et l’Océanie 22.

    En Europe et en Amérique, le manque de vocations sacerdotales n’est qu’un indicateur parmi d’autres qui sont au rouge. Songeons par exemple à la pratique dominicale et à la fidélité matrimoniale. Il y a une peur de l’engagement définitif, tant dans le sacerdoce que dans le mariage. Penser qu’un changement dans le célibat sacerdotal va régler ces problèmes de déforestation spirituelle est très naïf. Plutôt qu’un geste fort, ce pourrait être une méthode Coué.

    Ignacio Aréchaga est l’ancien rédacteur en chef de l’agence Aceprensa. Ce texte a été traduit de l’espagnol par l’abbé Stéphane Seminckx.

    Source : https://www.aceprensa.com/articles/celibato-sacerdotal-en-zonas-deforestadas/.

  • Grenouillages romains en vue du prochain synode sur l'Amazonie

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    De Jeanne Smits sur son blog :

    Synode pan-amazonien : réunion discrète de cardinaux et évêques pour promouvoir leurs idées progressistes

    Je vous propose ici une traduction rapide de l'article publié aujourd'hui par Maike Hickson sur LifeSiteNews à propos des manœuvres en cours dans certains cercles romains pour faire accepter leurs projets progressistes. Entre autres : la fin du célibat sacerdotal, un régime indigéniste pour les prêtres d'Amazonie, l'ordination des femmes… Ci-contre, une photo de Mgr Erwin Kräutler, cité en fin d'article. – J.S.

    Un groupe de cardinaux et d'évêques qui participent à la préparation du synode sur l'Amazonie et qui sont favorables à la suppression du célibat sacerdotal, et qui affichent d'autres positions progressistes contraires à l'enseignement catholique pérenne, se réunissent en toute tranquillité près de Rome en vue de préparer le prochain synode, a révélé aujourd'hui à LifeSiteNews une source bien informée.

    Les principaux participants à cette rencontre sont les cardinaux Lorenzo Baldisseri, Claudio Hummes, Walter Kasper, Christoph Schönborn, ainsi que les évêques Franz-Josef Overbeck et Erwin Kräutler. Le professeur Wolf (Münster) et Josef Sayer, ami et conseiller du cardinal Oscar Maradiaga, sont également présents. Mme Doris Wagner-Reisinger - cette ancienne religieuse dont les accusations à l'encontre d'un fonctionnaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi ont récemment été rejetées par un tribunal du Vatican – est également présente.

    Le vaticaniste Marco Tosatti vient de publier son propre article sur cette rencontre secrète, confirmant ainsi notre propre source indépendante. Edward Pentin, correspondant à Rome pour le National Catholic Register a également confirmé les informations concernant cette rencontre.

    « Une réunion secrète pour discuter de la stratégie en vue du prochain synode amazonien et impliquant principalement des prélats et des intellectuels de langue allemande a eu lieu aujourd'hui dans un monastère à Rome. Cardinaux Hummes, Baldisseri, Kasper, Schoenborn, Schoenborn y ont participé, +Krautler, +Overbeck de Essen. D'autres infos bientôt », a-t-il tweeté aujourd'hui.

    Les participants à la rencontre préparatoire sont en favorables à un plan progressiste au sein de l'Église.

    • Le cardinal Baldisseri a joué un rôle clef dans la préparation des deux synodes sur la famille qui ont abouti à l'exhortation apostolique Amoris laetitia du Pape François qui a soulevé l'idée de donner accès aux sacrements à certains couples « remariés ». Baldisseri avait parlé au Dr Frédéric Martel des méthodes du synode : « Notre ligne était essentiellement celle de Kasper. »

    • Le cardinal Claudio Hummes est en faveur des prêtres mariés pour la région amazonienne, et souhaite qu'ils soient indigènes. Il a déclaré en 2016 : « Il ne devrait y avoir que du clergé, des prêtres et des évêques indigènes, y compris certains sans formation académique. »

    • Le cardinal Walter Kasper est l'homme qui avait promu l'idée de donner la Sainte Communion à certains divorcés « remariés » sans qu'ils aient à changer leur mode de vie.

    • Le cardinal Schönborn a dit un jour qu'il pouvait imaginer des prêtres et des évêques de sexe féminin, et il y a quelques jours seulement, il a affirmé que la cause de la crise des abus sexuels n'était pas la révolution culturelle des années 1960 (comme le pape Benoît XVI l'a récemment affirmé), mais « la fixation excessive de l'Eglise sur le sixième commandement » ainsi que les « systèmes clos ».

    • Le professeur Hubert Wolf a récemment affirmé que « le célibat sacerdotal est un facteur de risque en ce qui concerne les abus[sexuels] ». Face à la crise des abus, ce théologien appelle à des « changements fondamentaux », y compris en ce qui concerne « l'accès au sacerdoce »

    • Mgr Franz-Josef Overbeck a récemment déclaré qu'après le Synode sur l'Amazonie, « rien ne sera plus pareil » dans l'Eglise. Il espère une remise en question de l'enseignement de l'Église sur la sexualité et l'accès au sacerdoce. Overbeck est l'expert des évêques allemands pour l'Amérique latine et responsable des dons destinés à cette région, via l'organisation caritative des évêques allemands Adveniat.

    • Mgr Erwin Kräutler est favorable aux prêtres mariés et à l'ordination des femmes. Il va même jusqu'à prétendre que le pape François serait ouvert à la possibilité d'ordonner des femmes.

    LifeSiteNews a contacté les cardinaux Kasper et Schönborn pour obtenir leurs commentaires. Nous mettrons à jour cet article au fur et à mesure que nous recevrons plus d'informations.

    Maike Hickson

  • Chine : les autorités s'acharnent contre les évêques non reconnus même après leur mort

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    De Sandro Magister en traduction française sur le site "Diakonos.be" :

    La Chine persécute les évêques « souterrains » même après leur mort.  Inquiétude au Vatican

    Comme on le sait, avant de signer avec la Chine l’accord secret du 22 septembre 2018 sur la nomination des évêques, le pape François a dû auparavant gracier huit évêques installés par les autorités chinoises sans l’accord de Rome et qui étaient donc frappés d’excommunication.

    L’un de ces évêques était mort deux ans plus tôt mais le gouvernement de Pékin avait également exigé et obtenu cette anormale amnistie posthume.

    Mais en échange, François n’a pas obtenu la même reconnaissance, de la part de la Chine, des évêques soi-disant « souterrains », consacrés par Rome sans l’accord du gouvernement.

    L’un d’entre eux, Mgr Étienne Li Side, l’évêque de Tien-Tsin, est mort la veille de la Pentecôte à l’âge de 93 ans mais même après sa mort, les autorités chinoises n’ont pas fait preuve de clémence.

    Elles sont même allées jusqu’à lui refuser des funérailles dans sa propre cathédrale.

    C’est ce que fait remarquer, avec des mots bien pesés, la nécrologie officielle publiée par la Secrétairerie d’État du Vatican le 24 juin, seize jours après le décès de Li :

    « Les messes commémoratives, les condoléances et les cérémonies de deuil se sont déroulées dans un funérarium du district de Jizhou et non à la cathédrale Saint-Joseph de Tien-Tsin ».

    Et ce malgré la vie exemplaire du défunt, non seulement comme ministre de Dieu mais également en tant que citoyen :

    « Mgr Li Side vivait dans la pauvreté et dans une profonde humilité.  Il exhortait toujours les fidèles à respecter les lois du pays et à aider les pauvres.  Même dans les douloureuses vicissitudes en tout genre qui ont émaillé sa vie longue, il ne s’est jamais plaint, acceptant toute chose comme la volonté du Seigneur ».

    Les « douloureuses vicissitudes » en question ont consisté en quatre années de prison de 1958 à 1962, dix-sept années de travaux forcés de 1963 à 1980 plus deux autres années de prison de 1989 à 1991.  Après quoi, l’évêque consacré sans avoir été reconnu par le gouvernement a dû passer le reste de sa vie – pour le dire encore avec les mots de la nécrologie vaticane – « aux arrêts domiciliaires dans le village perdu dans les montagnes de Liang Zhuang Zi, dans le district de Jixian, à 60 kilomètres de Tien-Tsin, où il est resté jusqu’à sa mort, n’étant autorisé à s’éloigner que pour se rendre à l’hôpital ».

    Mais « malgré l’exil et l’éloignement – poursuit la nécrologie – les fidèles qui allaient le trouver étaient toujours nombreux.  Le prélat a défendu les principes de l’Église catholique avec cohérence et a témoigné de l’Évangile du Christ en demeurant héroïquement en communion avec le successeur de Pierre ».

    Pour les détails du traitement surréaliste réservé à Mgr Li après sa mort – les autorités chinoises ayant continué à lui refuser jusqu’au titre même d’évêque – nous renvoyons à ces deux articles d’Asia News, l’agence spécialisée sur la Chine de l’Institut pontifical pour les mission étrangères :

    > Niente funerali pubblici per mons. Stefano Li Side, vescovo di Tianjin

    > Il funerale di mons. Li Side, un ‘affare di Stato’ nelle mani di polizia, personale di sicurezza, controlli

    Pour la diplomatie vaticane, cet ostracisme opiniâtre de la part des autorités chinoises n’est pas très encourageant pour les futurs développements de l’accord du 22 septembre.  À Rome, les gestes d’ouverture se succèdent, comme par exemple la longue et irénique interview donnée par le cardinal secrétaire d’État Pierre Parolin au « Global Times », un version anglophone du « Quotidiano del Popolo », l’organe officiel du parti communiste italien.  Mais il se fait que l’interview n’a pas été traduite en mandarin, pas même une petite partie, dans aucun journal de Chine.

    Et puis il y a l’écueil de Hong Kong et de la rébellion d’une grande partie de la population contre la loi – à présent suspendue – qui autoriserait l’extradition sur le territoire chinois, même des opposants politiques, une rébellion surtout emmenée par les catholiques de la ville, à commencer par leurs derniers évêques et cardinaux, non seulement l’intrépide cardinal Joseph Zen Zekiun, critique irréductible de l’accord du 22 septembre entre le Vatican et la Chine mais également son successeur, John Tong Hon, plus modéré.

    Mgr Tong étant sur le départ pour dépassement de la limite d’âge, la désignation du nouvel évêque de Hong Kong sera un véritable casse-tête pour le pape François qui, entre rébellion et dialogue, penchera tout naturellement pour le second mais il devra également tenir compte de la soif de liberté et de dignité de nombreux catholiques – et d’évêques – de Hong Kong et de toute la Chine.

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

    Lire aussi : « Arrêtés, maltraités, torturés » : un rapport du département d’Etat dénonce la persécution religieuse en Chine

  • Après les élucubrations de l’instrumentum laboris du synode amazonien convoqué par le pape François

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     Lu sur le site Benoît et moi  (extrait):

    pape amazonie 1548924559385.png« Les élucubrations de l'"Instrumentum Laboris" m'ont fait revenir en mémoire le discours prononcé [par le Saint-Père Benoît XVI] au Sanctuaire de Notre-Dame d'Aparecida le 13 mai 2007, lors de la séance inaugurale des travaux de la CELAM (cf. w2.vatican.va). En voici un extrait, que les Pères synodaux seraient eux aussi bien inspirés de relire:

    La foi en Dieu a animé la vie et la culture de ces pays [d’Amérique latine] pendant plus de cinq siècles. De la rencontre de cette foi avec les ethnies originelles est née la riche culture chrétienne de ce continent exprimée dans l'art, dans la musique, dans la littérature et, surtout, dans les traditions religieuses et dans la manière d'être de ses peuples, unis par une même histoire et un même credo, en donnant ainsi le jour à une grande harmonie également dans la diversité des cultures et des langues. Actuellement, cette même foi doit affronter de sérieux défis, parce que sont en jeu le développement harmonieux de la société et l'identité catholique de ses peuples. A cet égard, la Vème Conférence générale se prépare à réfléchir sur cette situation pour aider les fidèles chrétiens à vivre leur foi avec joie et cohérence, à prendre conscience d'être disciples et missionnaires du Christ, envoyés par Lui dans le monde pour annoncer et témoigner de notre foi et de notre amour.

    Mais, qu'a signifié l'acceptation de la foi chrétienne pour les pays de l'Amérique latine et des Caraïbes? Pour eux, cela a signifié connaître et accueillir le Christ, le Dieu inconnu que leurs ancêtres, sans le savoir, cherchaient dans leurs riches traditions religieuses. Le Christ était le Sauveur auquel ils aspiraient silencieusement. Cela a également signifié qu'ils ont reçu, avec les eaux du Baptême, la vie divine qui a fait d'eux les fils de Dieu par adoption; qu'ils ont reçu, en outre, l'Esprit Saint qui est venu féconder leurs cultures, en les purifiant et en développant les nombreux germes et semences que le Verbe incarné avait déposés en elles, en les orientant ainsi vers les routes de l'Evangile.

    En effet, à aucun moment l'annonce de Jésus et de son Evangile ne comporta une aliénation des cultures précolombiennes, ni ne fut une imposition d'une culture étrangère. Les cultures authentiques ne sont pas fermées sur elles-mêmes ni pétrifiées à un moment déterminé de l'histoire, mais elles sont ouvertes, plus encore, elles cherchent la rencontre avec les autres cultures, elles espèrent atteindre l'universalité dans la rencontre et dans le dialogue avec les autres formes de vie et avec les éléments qui peuvent conduire à une nouvelle synthèse dans laquelle soit toujours respectée la diversité des expressions et de leur réalisation culturelle concrète.

    En dernière instance, seule la vérité unifie et la preuve en est l'amour. C'est pour cette raison que le Christ, étant réellement le Logos incarné, "l'amour jusqu'au bout", n'est étranger à aucune culture ni à aucune personne; au contraire, la réponse désirée dans le cœur des cultures est celle qui leur confère leur identité ultime, en unissant l'humanité et en respectant dans le même temps la richesse des diversités, en ouvrant chacun à la croissance dans la véritable humanisation, dans l'authentique progrès. Le Verbe de Dieu, en se faisant chair en Jésus Christ, se fit également histoire et culture.

    L'utopie de redonner vie aux religions précolombiennes, en les séparant du Christ et de l'Eglise universelle, ne serait pas un progrès, mais plutôt une régression. En réalité, il s'agirait d'un retour vers un moment historique ancré dans le passé.

    La sagesse des peuples originaires les conduisit, fort heureusement, à créer une synthèse entre leurs cultures et la foi chrétienne que les missionnaires leur offraient. C'est de là qu'est née la riche et profonde religiosité populaire, dans laquelle apparaît l'âme des peuples latino-américains:

    - L'amour pour le Christ souffrant, le Dieu de la compassion, du pardon et de la réconciliation; le Dieu qui nous a aimés jusqu'à se livrer pour nous;

    - L'amour pour le Seigneur présent dans l'Eucharistie, le Dieu incarné, mort et ressuscité pour être Pain de Vie;

    - Le Dieu proche des pauvres et de ceux qui souffrent;

    - La profonde dévotion à la Très Sainte Vierge de Guadalupe, l'Aparecida, la Vierge des diverses invocations nationales et locales. Lorsque la Vierge de Guadalupe apparut à l'indio saint Juan Diego, elle lui adressa ces paroles significatives: "Ne suis-je pas ici moi qui suis ta mère? N'es-tu pas sous mon ombre et mon regard? Ne suis-je pas la source de ta joie? Ne demeures-tu pas à l'abri sous mon manteau entre mes bras?" (Nica Mopohua, nn. 118-119).

    Cette religiosité s'exprime également dans la dévotion aux saints avec leurs fêtes patronales, dans l'amour pour le Pape et pour les autres Pasteurs, dans l'amour pour l'Eglise universelle comme grande famille de Dieu qui ne peut ni ne doit jamais laisser seuls ou dans la misère ses propres fils. Tout cela forme la grande mosaïque de la religiosité populaire qui constitue le précieux trésor de l'Eglise catholique qui est en Amérique latine, et qu'elle doit protéger, promouvoir et, lorsque cela est nécessaire, purifier également. »

    Ref.La foi chrétienne en Amérique latine

    JPSC

  • Nos diocèses : des figuiers stériles

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    parabole-figuier-sterile.jpgNos diocèses sont devenus stériles. En écho à l’article publié ici  par Belgicatho, notre excellent confrère diakonos.be écrit :

    « Nos collègues de Belgicatho s'interrogent. Il n'y a apparemment eu aucune ordination en Flandre cette année et seulement quatre pour toute la Belgique.

    Il faut bien sûr se réjouir et prier pour eux et pour les vocations plus que jamais.

    Mais ce qui est le plus frappant dans ce bilan, c'est qu'aucun de ces jeunes prêtres n'est issu du diocèse où il a été ordonné.

    Liège:
    - Un prêtre diocésain originaire de Côte d'Ivoire

    Arlon:
    - Un prêtre originaire du Vietnam pour les religieux du Sacré-Coeur

    Namur:
    - Un prêtre diocésain originaire du Bénin
    - Un prêtre diocésain originaire du diocèse de Malines-Bruxelles

    Comment comprendre qu'après tous ces efforts de nouvelles catéchèses, de refondations, de messes vivantes, ces milliers de jeunes passés par l'enseignement catholique, par les catéchèses modernes et existentielles, par les messes adaptées en paroisse, par les karaokés liturgiques, aucun diocèse n'ait été capable de susciter des vocations en son sein cette année ?

    Comment comprendre que malgré le recrutement massif de prêtres africains, d'assistantes paroissiales, d'auxiliaires de l'apostolat et autres laïcs en responsabilité, personne n'ait voulu les imiter ?

    Nos évêques auront-ils le courage de remettre sérieusement en question la pastorale désastreuse de ces 50 dernières années, malgré la pression écrasante de la sécularisation ?

    Seront-ils capables de répondre à l'appel du pape François et de se consacrer corps et âme à l'évangélisation plutôt qu'à l'autopréservation de bâtiments devenus trop grands et de communautés vieillissantes et stériles à coup de chantiers diocésains que personne ne peut plus porter ?

    Seront-ils capables de lire les signes des temps ? Ceux des jeunes d'aujourd'hui et non pas les illusions de la génération passée ?

    Sont-ils capables de reconnaître les communautés qui sont fécondes aujourd'hui et où l'appel du Seigneur est entendu, même si ce ne sont pas toujours celles qui rencontrent leurs propres préférences ?

    Seront-ils capables de méditer cette parole de Jérémie ?

    "Revenez, fils renégats – oracle du Seigneur ; c’est moi qui suis votre maître. Je vais vous prendre, un par ville, deux par clan, et vous faire venir à Sion. Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur : ils vous conduiront avec savoir et intelligence."

    Selon "mon" coeur, dit le Seigneur… »

    Comme le poisson du proverbe chinois, l’ Eglise d’Occident périt par la tête, sous nos yeux, parce qu’elle a cessé  d’être une Eglise selon le cœur de Dieu. Aujourd’hui, les prophètes de la foi fidèle à l’Evangile viennent d’ailleurs mais le monde aux  cheveux blancs n’est plus en état de les entendre. Alors, loin de l’anthropologie mortifère de l’Occident tardif, passons aux barbares pour reconstruire depuis la source un monde nouveau .

    Loin des fausses périphéries, un air plus frais à découvrir :

    JPSC

  • Combien d'ordinations sacerdotales en Belgique cette année ?

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    Ordination sacerdotale de Vincent Minh Nhat Nguyen à Arlon (Belgique)

    Si la France compte 126 nouveaux prêtres ordonnés cette année, chez nous ils semblent se compter sur les doigts d'une seule main. Nous avons dénombré quatre ordinations sacerdotales en ce mois de juin 2019 : 2 à Namur, une à Liège et une à Arlon (chez les prêtres du Sacré-Coeur de Jésus). Nous n'en avons relevé aucune dans les diocèses flamands où la pénurie des vocations est chronique depuis de nombreuses années. Mais peut-être certaines nous ont-elles échappé ? Y en a-t-il eu d'autres ? Ou y en aura-t-il ? Merci de nous aider à compléter nos informations si vous êtes au courant d'autres ordinations dans les diocèses ou dans les familles religieuses de notre pays.

    (On peut signaler une ordination sacerdotale chez nos frères orthodoxes de Belgique en février dernier.)

    photo : l'ordination de Vincent Minh Nhat Nguyen, à Arlon

  • La Fête-Dieu à Liège

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    Le jeudi 20 juin, la foule était au rendez-vous dans la basilique Saint-Martin pour la célébration de la Fête-Dieu. L'église était comble et les fidèles ont ensuite escorté le Saint-Sacrement en procession jusqu'à la cathédrale. Une galerie reprenant les photos de l'évènement est accessible ICI

  • Le synode sur l'Amazonie va-t-il consommer la rupture avec les deux pontificats précédents ?

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    Du site "Benoît et moi", la traduction d'un article de José Antonio Ureta :

    Synode Amazonie: revoilà la "Teologia india"

     

    Il faut remonter aux années 90 du siècle dernier, à l'époque où le cardinal Ratzinger était préfet de la CDF, et aux provocations d'un obscur prêtre indigène, Eleazar Lopez, pour comprendre la rupture consommée avec les deux pontificats précédents (20/6/2019)

    Ce article est issu du site Pan-Amazon Synod Watch, mis en ligne spécialement à l'occasion du Synode sur l'Amazonie par un mouvement qui fait hurler les 'bons' catholiques, l'Institut Plinio Corrêa de Oliveira. Pour autant que j'ai pu en juger, le site, bilingue, (italien et anglais) est une véritable mine. Il a été signalé par Giuseppe Nardi (qui annonce rien de moins que «la révolution à venir dans l'Eglise») ici: katholisches.info

    LE SYNODE PANAMAZONIQUE OU LA REVANCHE D'ELEAZAR LÓPEZ SUR JOSEPH RATZINGER

    José Antonio Ureta
    panamazonsynodwatch.info 
    9 avril 2019
    * * *
    Le prochain Synode aura lieu à Rome et traitera de l'Amazonie, la vaste région de plaines d'Amérique du Sud. Mais, paradoxalement, le grand gagnant de l'événement sera un Zapotèque indien originaire des régions de haute montagne d'Amérique du Nord, plus précisément de Oaxaca, au Mexique. En l'occurrence, le prêtre Eleazar López Hernández1, du diocèse de Tehuantepec, qui se consacre à la pastorale indigène depuis 1970 et qui est «considéré comme l'accoucheur de la Teologia india (Théologie indienne) » en Amérique latine.

    Déjà dans les années 90, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (CDF), dirigée par le Cardinal Joseph Ratzinger, avait demandé à un professeur mesuré de l'Université de Salamanque, le jésuite Luis Ladaria Ferrer, actuellement Cardinal Préfet de cette Congrégation, d'étudier et de donner une opinion sur les écrits de Don Eleazar López.

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  • Le pape aux médecins : "soigner veut dire respecter le don de la vie du début à la fin"

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    D'Anita Bourdin sur zenit.org :

    Portrait robot du médecin catholique, par le pape François (traduction complète)

    Audience aux membres de la FIAMC

    Le pape François rappelle aux médecins catholiques les exigences de leur « vocation », « compétence, patience, force spirituelle et solidarité fraternelle » : « Le style d’un médecin catholique allie professionnalisme, capacité de collaboration et rigueur éthique ».

    Des membres de la Fédération internationale des associations de médecins catholiques (FIAMC) ont été reçus par le pape François dans la Salle Regia du Palais apostolique du Vatican, ce samedi 22 juin 2019.

    Ces membres de la FIAMC étaient réunis à Rome pour célébrer, en ce mois de juin, mois du Sacré-Cœur, la consécration de la FIAMC au Cœur de Jésus (Université pontificale Urbanienne, 21-22 juin 2019).

    Le pape a invité à tout faire pour soulager les souffrances, une expression qui rappelle le nom de l’hôpital voulu par saint Padre Pio à San Giovanni Rotondo, la Maison du soulagement de la souffrance » : « Nous pouvons et nous devons soulager les souffrances et éduquer chacun à devenir plus responsable de sa santé et de celle de leurs proches et leurs familles. »

    Il a invité à respecter et servir la vie et toute vie humaine : « Nous devons également nous rappeler que soigner veut dire respecter le don de la vie du début à la fin. Nous ne sommes pas les propriétaires: la vie nous est confiée et les médecins en sont les serviteurs. »

    Une vie que Dieu veut donner à tous, a recommandé le pape : « Votre mission est à la fois un témoignage d’humanité, une façon privilégiée de faire voir, de nous faire sentir que Dieu, notre Père, prend soin de chaque personne, sans distinction. Pour cela, il souhaite également utiliser nos connaissances, nos mains et notre cœur pour soigner et guérir chaque être humain, car il souhaite donner vie et amour à tous. »

    Voici notre traduction, rapide, de travail, du discours que le pape François a adressé aux personnes présentes.

    AB

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