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Eglise

  • Lefebvristes : Mgr Fellay est évincé, l'abbé Davide Pagliarani devient supérieur général

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    Le point de vue de Jean-Marie Guénois  dans « Le Figaro » :

    « Dans le cadre d'un Chapitre général qui s'est tenu mercredi, à Ecône, en Suisse, un nouveau supérieur général a été élu à la tête de la Fraternité Saint Pie X, évinçant l'actuel supérieur, Mgr Fellay, pourtant donné favori. Avec ce nouveau responsable, l'abbé Davide Pagliarani, c'est la ligne opposée à un rapprochement avec Rome qui a pris le dessus.

    C'est une surprise. Après deux mandats de douze ans à la tête de la Fraternité Saint Pie X - fondée par Mgr Marcel Lefebvre, chef de file des opposants au Concile Vatican II - Mgr Bernard Fellay, 60 ans, de nationalité suisse, n'a pas été reconduit comme supérieur général. Il était pourtant donné favori.

    Réuni mercredi à Ecône en Suisse - son siège historique -, le 4ème Chapitre général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X a élu aux deux tiers des 41 capitulants l'abbé Davide Pagliarani comme supérieur général, pour un mandat de 12 ans.

    De nationalité italienne, il est âgé de 47 ans et fut ordonné prêtre par Mgr Fellay. Il a exercé son apostolat à Rimini (Italie) puis à Singapour, avant d'être nommé supérieur du district d'Italie. Depuis 2012, il était directeur du séminaire Notre-Dame Co-rédemptrice de La Reja (Argentine). Il y avait d'ailleurs remplacé Mgr Alfonso de Galarreta, évêque auxiliaire de la Fraternité Saint-Pie X, dont le nouveau supérieur est proche. Cet évêque de nationalité espagnole fut l'un des quatre évêques ordonnés, contre l'avis de Rome, par Mgr Lefebvre en 1988. Il est réputé pour son exigence doctrinale sans concession.

    Le rapprochement avec Rome pourrait encore ralentir

    Par ailleurs, on a appris dans la soirée que Mgr de Galarreta et l'abbé Christian Bouchacourt - de nationalité française et supérieur du district de France - auraient été élus «assistants» du nouveau supérieur. L'orientation de cette nouvelle équipe laisse penser que le dossier du rapprochement avec Rome pourrait encore ralentir, voire stagner, tant les divergences doctrinales sont importantes entre le Vatican et Ecône. Notamment sur le dialogue interreligieux et sur les relations œcuméniques avec les autres confessions chrétiennes mais aussi sur l'ecclésiologie, la vision de l'Église catholique.

    Il existe au sein de la Fraternité Saint Pie X - 650 prêtres dans 70 pays et environ 150 000 fidèles - une forte opposition au rapprochement avec Rome. Très présents en France, les tenants de cette position s'appellent eux-mêmes les «résistants». Ils ont probablement joué un rôle dans l'éviction de Mgr Fellay qui travaillait depuis le pontificat de Benoît XVI, puis avec le pape François, à un accord avec Rome. De même, l'un des candidats potentiels à cette élection - même si personne ne peut faire acte de candidature - le prêtre français, Patrick Duverger, plutôt en faveur d'un rapprochement avec le Saint-Siège, a été lui aussi écarté.

    La rupture des Lefebvristes avec Rome fut consommée quand le fondateur, Mgr Marcel Lefebvre, ordonna en 1988, quatre évêques contre l'avis de Rome, provoquant une forme de schisme. Benoît XVI tenta une réconciliation en levant les excommunications dont étaient frappés ces quatre évêques, tout comme l'était Mgr Fellay. Il autorisa également, à titre extraordinaire, le retour de la messe selon l'ancien rite latin. Mais les discussions échouèrent sur le refus de reconnaître l'intégralité du Concile Vatican II par la Fraternité Saint Pie X. À sa suite, le pape François - qui a une image positive du travail pastoral des lefebvristes en Argentine -, a accordé à leurs prêtres la capacité canonique de confesser et de marier. Ce qui représentait un autre pas en avant vers la normalisation des relations.

    Enfin, Rome avait préparé un statut sur mesure de «Prélature personnelle», sur le modèle de l'Opus Dei, pour accueillir cette Fraternité sacerdotale. Il confère une certaine autonomie d'action, le supérieur ne répondant qu'au pape et non aux évêques locaux. Mais le supérieur est alors nommé à vie. Une perspective qui a peut-être joué contre Mgr Fellay, qui avait déjà effectué deux mandats de douze ans. Même si, en l'espèce, ce sont les considérations doctrinales, relatives à l'évolution de l'Église catholique sous le pontificat de François dans une direction hérissant les Lefebvristes, qui ont été décisives. »

    Ref. Lefebvristes : Mgr Fellay est évincé, l'abbé Davide Pagliarani devient supérieur général

    JPSC

  • L'abbé Pagliarani nouveau supérieur de la Fraternité Saint Pie X

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    Lu sur le site web « Salon beige » :

    « Le 4e chapitre général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X qui se tient jusqu’au 21 juillet au Séminaire Saint-Pie X d’Ecône (Suisse), a élu l’abbé Davide Pagliarani Supérieur général pour 12 ans.

    De nationalité italienne, le nouveau Supérieur général est âgé de 47 ans. Il a reçu le sacrement de l’Ordre des mains de Mgr Bernard Fellay, en 1996. Il a exercé son apostolat à Rimini (Italie), puis à Singapour, avant d’être nommé supérieur du district d’Italie.

    Depuis 2012, il était directeur du Séminaire Notre-Dame Co-rédemptrice de La Reja (Argentine).

    Mgr de Galarreta a été élu 1er assistant général pour un même mandat de 12 ans. Et l'abbé Bouchacourt a été élu  2e assistant. 

    Cette élection ne va pas accélérer le rapprochement avec Rome. La tendance n'est pas dans l'éloignement de Rome mais dans une problématique de lent rapprochement. Les divergences ne portent pas sur le principe, mais sur la méthode, les conditions, et le calendrier.

    Ref. Le Salon Beige

    JPSC

  • L'abbé Andrzej Komorowski élu nouveau supérieur général de la Fraternité Saint-Pierre

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    De Michel Janva sur le site web « Salon beige » :

    « Lundi 9 juillet 2018, le Chapitre Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP), réuni du 3 au 18 juillet au Séminaire International Notre-Dame de Guadalupe, Denton, USA, a élu en session plénière l’abbé Andrzej Komorowski comme Supérieur Général pour six ans. La Commission Pontificale « Ecclesia Dei » a été aussitôt informée et a transmis un message de félicitations.

    Prêtre polonais né en 1975, l’abbé Andrzej Komorowski est entré au Séminaire International Saint-Pierre de Wigratzbad après des études d’Économie à l’Université de Poznań (Pologne). Ordonné prêtre en juin 2006 par le Cardinal Jorge Medina Estévez, il a exercé son ministère dans divers apostolats de la Fraternité en Pologne, en Belgique et aux Pays-Bas.

    Élu Assistant du Supérieur Général au Chapitre Général de 2012, il a exercé cette fonction à la Maison Générale de Fribourg (Suisse) tout en remplissant la charge d’Économe Général et en assurant un ministère régulier auprès des fidèles de Suisse Romande. 

    En succédant à l’abbé John Berg, l’abbé Komorowski devient le quatrième Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre.

    L'élection des Assistants et des Conseillers devrait suivre dans les prochains jours. »

    Ref. L'abbé Andrzej Komorowski élu nouveau supérieur général de la Fraternité Saint-Pierre

    JPSC

  • Chine : de nouvelles règles pour contrôler les catholiques

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    De Domitille Farret d'Astiès sur aleteia.org :

    En Chine, de nouvelles règles pour contrôler les catholiques

    Après la démolition du sanctuaire Notre-Dame-du-Mont-Carmel en juin, la répression continue contre les chrétiens en Chine. L'État veut contrôler les fidèles et demande à l'Église de lui fournir des données à leur sujet.

    La province du Henan, en Chine, compte dix diocèses. La répression se durcit aujourd’hui davantage. Selon un prêtre, les autorités municipales auraient demandé aux Églises de la province de leur transmettre des statistiques sur les fidèles, et en particulier sur les familles pauvres. L’homme d’Église, qui souhaite rester dans l’anonymat, juge cette requête « totalement déraisonnable ». Il soupçonne ce programme d’avoir pour objectif d’annuler les subventions pour les personnes ayant de faibles revenus.

    Une circulaire avec cinq règles à appliquer

    Il explique que lors d’une visite dans son église le 1er juillet dernier, les autorités locales lui ont remis une circulaire contenant cinq règles à appliquer. La première ordonnait que soit transmis aux autorités le nombre de fidèles ainsi que leurs antécédents. D’autres règles imposaient le signalement des mineurs entrant dans les espaces religieux, la mise en évidence dans les lieux de culte des listes des membres du clergé, l’exposition permanente du drapeau national et que soit chanté l’hymne national lors de chaque cérémonie.

    Depuis plusieurs mois, le Henan connaît une série d’attaques. Avec 2,4 millions de chrétiens, dont 300 000 catholiques, cette province, considérée comme le berceau de la civilisation chinoise, représente la deuxième communauté catholique de Chine.

  • Benoît, père des moines d'Occident (11 juillet)

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    fondazione-agraria-celebrazioni-120-events-images-san-benedetto.pngLors de l'audience générale du mercredi 9 avril 2008, le pape Benoît XVI a consacré sa catéchèse à l'évocation du père des moines d'Occident : saint Benoît de Nursie :

    Chers frères et sœurs,

    Je voudrais parler aujourd'hui de saint Benoît, fondateur du monachisme occidental, et aussi Patron de mon pontificat. Je commence par une parole de saint Grégoire le Grand, qui écrit à propos de saint Benoît:  "L'homme de Dieu qui brilla sur cette terre par de si nombreux miracles, ne brilla pas moins par l'éloquence avec laquelle il sut exposer sa doctrine" (Dial. II, 36). Telles sont les paroles que ce grand Pape écrivit en l'an 592; le saint moine était mort à peine 50 ans auparavant et il était encore vivant dans la mémoire des personnes et en particulier dans le florissant Ordre religieux qu'il avait fondé. Saint Benoît de Nursie, par sa vie et par son œuvre, a exercé une influence fondamentale sur le développement de la civilisation et de la culture européenne. La source la plus importante à propos de la vie de ce saint est le deuxième livre des Dialogues de saint Grégoire le Grand. Il ne s'agit pas d'une biographie au sens classique. Selon les idées de son temps, il voulut illustrer à travers l'exemple d'un homme concret - précisément saint Benoît - l'ascension au sommet de la contemplation, qui peut être réalisée par celui qui s'abandonne à Dieu. Il nous donne donc un modèle  de  la  vie  humaine  comme ascension vers le sommet de la perfection. Saint Grégoire le Grand raconte également dans ce livre des Dialogues de nombreux miracles accomplis par le saint, et ici aussi il ne veut pas raconter simplement quelque chose d'étrange, mais démontrer comment Dieu, en admonestant, en aidant et aussi en punissant, intervient dans les situations concrètes de la vie de l'homme. Il veut démontrer que Dieu n'est pas une hypothèse lointaine placée à l'origine du monde, mais qu'il est présent dans la vie de l'homme, de tout homme.

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  • Football : quand le pape console les Brésiliens

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    Du Soir de ce lundi 9 juillet (p. 32) :

    Consolation 

    Grand amateur de football, le pape argentin François a eu un mot consolateur à l’attention des fidèles brésiliens présents dimanche sur la place Saint-Pierre de Rome. « Je vois des drapeaux brésiliens, a déclaré le chef de l’Eglise à la fin de l’angélus dominical en s’adressant à la foule. Bonjour les Brésiliens et… allez, il y aura une autre occasion », a-t-il déclaré en souriant.

  • Il y a cent prêtres à l'Ordinariat de Notre-Dame de Walsingham

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    L'archevêque de Birmingham a célébré la messe dans l'Ordinariat (source)

    Huit nouveaux prêtres ont été ordonnés pour l'ordinariat de Notre-Dame de Walsingham à l'Oratoire de Birmingham samedi.

    L'archevêque de Birmingham, Bernard Longley, a célébré la messe selon l'usage habituel du rite romain, portant la crosse du bienheureux John Henry Newman, patron de l'Ordinariat.

    L'Oratoire est la maison du Sanctuaire et des Reliques du Cardinal Newman.

    Deux des nouveaux prêtres furent les premiers à compléter entièrement leur formation au sein de l'Ordinariat. Les six autres étaient d'anciens membres du clergé anglican.

    L'Ordinariat a été créé en 2011 par le pape Benoît XVI pour les anciens anglicans cherchant la pleine communion avec l'Église catholique tout en conservant des éléments de leur patrimoine anglican.

    Le nombre de prêtres ordonnés pour l'Ordinariat était deux de plus que pour le plus grand diocèse de l'Angleterre - l'archidiocèse de Westminster - qui a ordonné six prêtres le même jour.

    Le nombre de prêtres dans l'Ordinariat est maintenant exactement de 100.

  • Quand un moine théologien brise le silence sur la métamorphose de l’Église

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    De Sandro Magister traduit sur le site diakonos.be :

    Un moine théologien brise le silence sur la métamorphose de l’Église

    « Catholica » est une revue internationale de culture, de politique et de religion éditée en France dans laquelle, en plus de trente ans d’existence, se sont succédées des signatures prestigieuses dans des domaines et des orientations divers et variés, d’Émile Poulat à Robert Spaemann, d’Ernst Wolfgang Böckenförde à Vladimir Bukowski, de Stanislaw Grygiel à Thierry Wolton, en passant par Jacques Ellul et Pietro De Marco.

    Elle est dirigée par Bernard Dumont qui, dans le dernier numéro de la revue qui vient de sortir de presse, signe l’éditorial suivant, qu’on peut consulter en ligne même sans être abonné :

    > Un temps pour parler

    Cette « parole » que Bernard Dumont considère comme urgente, c’est celle qui viendrait briser « l’invraisemblable » silence de la quasi-totalité des cardinaux et des évêques – exception faite des signataires des « dubia » et de quelques rares personnes – face à la dissolution de la forme traditionnelle du catholicisme entreprise sous le pontificat de Jorge Mario Bergoglio, ou en d’autres mots face à cette fin du « catholicisme romain » dénoncée sur Settimo Cielo par le professeur Roberto Pertici.

    Mais dans ce même numéro de « Catholica », une autre voix se lève également – non pas celle d’un cardinal ni d’un évêque mais celle d’un moine bénédictin et théologien de valeur – pour analyser et critiquer de fond en comble ce qui est sans doute le bouleversement le plus radical au sein du catholicisme actuel : le fait de donner le primat non plus au sacrement – « source et sommet » de la vie de l’Église, comme le dit le Concile Vatican II – mais bien à l’éthique.

    C’est précisément ce bouleversement qui se trouve à la base aussi bien de la communion aux divorcés-remariés que de la soi-disant « intercommunion » entre catholiques et protestants.

    Giulio Meiattini, l’auteur de cette analyse critique, l’a mis en évidence de façon approfondie dans un livre qu’il a publié cette année :

    > G. Meiattini OSB, « Amoris laetitia ? I sacramenti ridotti a morale », La Fontana di Siloe, Torino, 2018

    Tandis que dans l’entretien qui se trouve dans le dernier numéro de “Catholica », dont nous reproduisons ci-dessous les passages les plus significatifs, il en expose les traits les plus saillants.

    Le Père Meiattini est moine de l’Abbaye bénédictine de Notre-Dame de La Scala à Noci, il est professeur à la Faculté théologique des Pouilles et à l’Athénée Pontifical Saint-Anselme de Rome.

    *

    « Amoris laetitia » et l’oubli du sacrement

    par Giulio Meiattini OSB
    (morceaux choisis de l’interview du numéro 140 de « Catholica »)

    Non pas du discernement mais de la ruse

    La situation de confusion est évidente. Naturellement, il y a ceux qui nient qu’il s’agisse de confusion, n’y voyant que le résultat positif d’un style de gouvernement ecclésial trop enclin à «  initier des processus plutôt que d’occuper des espaces  » (cf. « Evangelii gaudium » 223). Par conséquent, le premier discernement à faire devrait précisément porter sur la nature de cette situation  : la confusion, les désaccords entre évêques sur des points doctrinaux sensibles, peuvent-ils être des fruits de l’Esprit Saint? Il me semble bien que non  ! Discerner signifie aussi comprendre s’il est approprié de lancer des processus dans certains domaines, ou non, et aussi selon quels rythmes, avec quelles méthodes et en vie de quels objectifs.

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  • 13 octobre 2018 à 15H00 : Prier le rosaire aux frontières pour la Belgique

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    ROSAIRE AUX FRONTIÈRES

    L’initiative du Rosaire aux Frontières

    Depuis le récent centenaire des apparitions de Notre Dame à Fatima, plusieurs pays à travers l’Europe et le monde ont lancé des récitations de Rosaires, pour répondre aux nombreux appels de notre Mère du Ciel.

    La Belgique ne manque pas à cet appel et organise un Rosaire aux Frontières le 13 octobre 2018 à 15 h. La participation se concrétisera en récitant le Rosaire soit sur la ligne d’une frontière ou sur la plage, soit n’importe où dans le pays ou à l’étranger avec l’intention de s’associer au Rosaire aux Frontières.

    Il y a la possibilité de créer et animer un lieu de prière ou de rejoindre un lieu déjà existant.

    Les intentions de prière

    Nous prierons tout spécialement pour la renaissance de la vie de la Foi en Belgique et notre adhésion au christianisme que Dieu a pris le soin de venir Lui-même nous enseigner. Nous demanderons aussi à Notre Dame la grâce de construire une vraie culture de vie, la grâce de la conversion des pécheurs, de la Paix au cœur de tous les peuples et nations et celle de l’Unité dans l’Eglise du Christ. Le Rosaire est l’initiative de Paix la plus puissante !

    Lire plus … 

    L’Église

    La Conférence épiscopale a été informée du projet que notre Archevêque le Cardinal Josef De Kesel encourage en nous portant dans la prière. Ceci exprime notre volonté de montrer la face publique de la foi catholique en Belgique et répond ainsi à l’appel du Cardinal Robert Sarah lors de sa conférence de cette année à Bruxelles :

    « Soyez fermes dans votre Foi ! Ne vous laissez pas noyer par le monde d’aujourd’hui. Soyez dans le monde mais pas du monde. Nous devons le porter vers Dieu. N’ayez pas honte de l’Évangile. Soyons courageux. Réveillons notre Foi, [réveillons] le soutien de notre Foi pour ceux qui sont persécutés… »
    « Sans Moi vous ne pouvez rien faire. (Jean 15,5) »

    [Cardinal Robert Sarah, ND de Stockel, Février 2018]

    Le patronage

    Nous confions le bon déroulement et la réalisation de ce projet à Notre-Dame de Beauraing qui nous dit

    « Priez, priez beaucoup… Priez toujours… Je convertirai les pécheurs. Aimez-vous mon Fils ? M’aimez-vous ? Alors, sacrifiez-vous pour moi. »

  • Pourquoi parler de néo-colonialisme ?

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    Lu sur le site « aleteia » :

    La-mondialisation-de-la-rvolution-culturelle-occidentale.jpg« L’imposition agressive et efficace de normes politiques et culturelles inspirées de la révolution sexuelle occidentale aux pays en voie de développement est une préoccupation croissante. Elle menace de produire dans ces pays les mêmes effets qu’en Occident : sécularisation des cultures et perte de la foi.

    • 1. 

    Les derniers papes ont dénoncé le néo-colonialisme qui exporte mondialement les « déchets toxiques spirituels » d’un Occident décadent et s’attaque particulièrement au mariage, à la famille, à la vie et à la morale chrétienne.

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    • 2. 

    Avocate et acteur-clef de la décolonisation depuis son origine, l’ONU s’est paradoxalement transformée au fil des dernières décennies en centre névralgique d’un puissant mouvement néo-colonisateur.

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    • 3. 

    Précisément depuis que l’ONU défend l’auto-détermination au nom des droits de l’homme, de la démocratie, de l’égalité et de la liberté, ces valeurs universelles ont subi le choc d’une révolution culturelle extrêmement violente en Occident. La démocratie et ses valeurs se sont corrompues de l’intérieur. Les pays soumis à la pression de « se démocratiser » en ont souffert les conséquences : « démocratisation » en est venue à signifier en pratique « alignement sur la réinterprétation révolutionnaire des valeurs démocratiques ».

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    • 4. 

    A la fin de la guerre froide, l’ONU a transformé les objectifs de la révolution culturelle d’Occident en normes politiques et culturelles mondiales. De 1990 à 96, l’ONU a organisé neuf grandes conférences internationales au cours desquelles les nouvelles « normes » furent adoptées. Elles portent des noms bien connus : santé et droits sexuels et reproductifs (ou génésiques), perspective du genre, déconstruction des stéréotypes (féminin, masculin, maternel, paternel, familial…), promotion d’un « nouveau paradigme » de la famille (« familles sous toutes ses formes » ou « diversité des familles ») etc.

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    • 5. 

    Depuis les années 1990, l’ONU se présente de plus en plus comme une organisation, non plus internationale (ce qu’elle est par mandat), mais mondiale. Cette qualification, auto-proclamée, est abusive. Elle représente de graves menaces au respect de la souveraineté des nations, un principe de la Charte des Nations-Unies, et à la subsidiarité. Elle est d’autant plus dangereuse que le contenu des normes dites mondiales est aujourd’hui souvent contraire à l’esprit de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, qui reconnaît la famille, fondée sur le mariage entre un homme et une femme, comme cellule de base de la société, et promeut la liberté de religion.

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    • 6. 

    Depuis la conférence du Caire, la plupart des pays en voie de développement ont permis à leurs politiques de développement social, de santé et d’éducation – et fréquemment aussi à leurs lois, d’être infectés, du moins jusqu’à un certain point, par les composantes radicales de la santé reproductive. Dans la mesure où ils l’ont fait, ils ont vendu leur souveraineté et leur indépendance à une minorité étrangère au pouvoir de la gouvernance mondiale. Les agents de la santé et des droits reproductifs ont avancé en Afrique avec une détermination implacable. Rien ne saurait être plus contraire à l’âme africaine que des politiques et lois s’attaquant à la maternité, la vie et la famille.

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    • 7. 

    Pour la première fois dans l’histoire de l’Eglise, la constitution pastorale Gaudium et Spes, dans le contexte de décolonisation du début des années 1960, met en lumière « les richesses des diverses cultures » (54) et le « génie propre de chaque peuple » (56). La vocation spécifique de chaque peuple, les dons que Dieu a fait à chacun sont aujourd’hui appelés, en ce temps de mondialisation, à bénéficier à tous, dans un fructueux « échange des dons ». Cette perspective ouvre un immense champ d’action. »

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    Ref. Pourquoi parler de néocolonialisme ?

    Marguerite Peeters 64Fiche.pngMarguerite Peeters est journaliste. De 1991 à 1993, elle a vécu en Ukraine. A son retour en Occident, elle a commencé à s’intéresser aux grandes conférences internationales de l’ONU et à la construction d’un consensus mondial sur le développement durable et ses composantes qui avait commencé directement après la guerre froide. En 1995, elle a fondé un service d’information spécialisé dans la mondialisation et les organisations internationales (Interactive Information Services). Elle a produit jusqu’à ce jour plus de 200 rapports détaillés sur ces sujets. Son travail s’est surtout distingué par les interviews d’experts qu’elle a pu réaliser pour tenter de comprendre le sens du nouveau langage employé par les organisations internationales: experts de l’ONU, de la gouvernance mondiale, des ONGs influentes. En 2001 elle a publié une synthèse analytique de ses travaux sur un site Internet américain: Hijacking Democracy – The Power Shift to the Unelected, dont elle a apporté quelques copies ici. En septembre 2003, elle a fondé à Bruxelles l‘Institute for Intercultural Dialogue Dynamics, dont l’objet est l’étude des concepts-clefs, valeurs et mécanismes opérationnels de la mondialisation. Ces dernières années, elle a participé à divers séminaires et conférences sur le thème de la laïcité

    JPSC

  • Avorter en Belgique : échec à la surenchère abolitionniste des sanctions pénales ?

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    De Jean-Jacques Durré sur le site interdiocésain francophone de Belgique :

    « 4 juillet 2018 :

    Au moment où la Commission Justice de la Chambre débat de la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), deux pétitions circulent pour s’opposer à une dépénalisation totale. L’une émane d’un collectif de citoyens. L’autre met en exergue la menace qui pèse sur le personnel médical, en matière de liberté de conscience.

    avortement-1440619389_137234_1000x667x0.jpgAu moment d’écrire ces lignes, les discussions sont toujours en cours à la Commission Justice de la Chambre où les députés débattent de la sortie de l’IVG du code pénal. Pas moins de sept propositions sont été déposées, émanant de tous les partis. Certaines visent à ramener l’avortement à un acte purement médical, ce qui aura pour conséquence en quelque sorte, de « faire sauter les barrières » qui canalisent cette pratique, encadrée par la loi Lallemand-Michielsens de 1990, portant sur une dépénalisation partielle. Surprise: hier la majorité fédérale annonçait qu’elle allait déposer un projet de loi, issu d’un compromis sans doute âprement négocié entre les partis de la coalition. Selon l’agence Belga, la proposition de loi sera prise en considération ce jeudi 6 juillet ou le 13 juillet.

    Outre la sortie du Code pénal de faits prévus par la loi, le futur texte supprimerait la notion d’état de détresse de la femme exigé aujourd’hui pour recourir à une IVG, mais conserverait le délai de douze semaines pour recourir à l’acte, alors que certaines propositions soutenues par les milieux laïcs voudraient porter le délai à 18, voire 20 semaines. Dans la proposition que présenterait le gouvernement, le délai de réflexion de 6 jours, préalable à toute intervention, est conservé mais en cas de raison médicale urgente invoquée par la femme, on pourra prolonger de quelques jours le délai de 12 semaines de grossesse au-delà duquel l’avortement n’est plus autorisé. Enfin, le médecin qui refuse de pratiquer une IVG serait contraint de renvoyer sa patiente vers un confrère. A noter que si l’avortement est retiré du Code pénal, les sanctions à l’égard des actes réalisés hors respect des conditions sont maintenues.

    Parallèlement, le ministre de la Justice Koen Geens déposera rapidement un projet de loi permettant la reconnaissance du foetus. Pour l’équipe Michel, il n’y a là aucun lien à y voir. La majorité espère que l’opposition se joindra à la proposition de la majorité.

    Mise en garde des évêques et pétition

    L’accord a déjà été critiqué par le recteur de l’ULB, Yvon Englert, qui avait été auditionné par la commission de la Justice de la Chambre. Il regrette que la majorité ne touche pas au délai de réflexion et de grossesse, qui conditionne le droit à l’avortement, jugeant que ce délai de réflexion (6 jours aujourd’hui) « doit relever du colloque singulier entre le médecin et sa patiente ». Yvon Englert propose aussi de porter à 20 semaines de grossesse pour recourir à l’avortement. Réaction immédiate du chef de groupe MR à la Chambre, David Clarinval: « Yvon Englert critique la proposition de loi visant à sortir l’IVG du code pénal, alors qu’il ne l’a pas lue ! »

    Dans ce contexte, deux pétitions ont vu le jour dernièrement. La première initiative émane d’un collectif de citoyens et s’intitule « Lettre ouverte aux membres de la Chambre des représentants de Belgique concernant la détresse des femmes et jeunes filles confrontées à une grossesse non prévue ». On peut y lire notamment: « Nous pensons que le débat actuel ne pose pas la bonne question. Le fait de sortir ou non l’IVG du Code pénal ne nous semble pas la réponse adéquate à la seule vraie question : comment faire diminuer le nombre de femmes et jeunes filles en situation de détresse, c’est-à-dire comment aider les femmes et les jeunes filles à ne pas se trouver enceintes sans l’avoir voulu, et d’autre part, comment améliorer l’accueil, l’écoute et l’accompagnement des femmes et jeunes filles en détresse en raison d’une grossesse non prévue.« 

    La deuxième pétition concerne plus particulièrement la menace que ferait peser la dépénalisation totale de l’IVG sur les soignants: comme  le soulignent les experts soutenant la pétition,  » si l’avortement venait à être considéré comme un acte médical – ainsi qualifié par une loi distincte ou parce qu’il serait réglé dans la loi relative aux droits des patients – et non plus comme une infraction dépénalisée dans certaines circonstances, la liberté des institutions de soins et la liberté de conscience des soignants seraient gravement mises en danger. » Cette pétition a déjà récolté les signatures des soignants mais aussi de tous les citoyens voulant protéger la clause de conscience du personnel soignant, confronté aux demandes d’avortements.

    On ne peut en tous cas que regretter que le débat tourne à la cacophonie et prenne des allures de « gueguerre » entre majorité et opposition. Faut-il rappeler à nos élus que l’on parle ici de vie humaine. Personne dans ce débat n’a fait mention de cet élément qui doit primer sur tout. Personne non plus n’a aborder le cas de détresse que vivent nombre de femmes ayant eu recours à l’avortement. Ramener l’IVG à un acte purement médical, c’est nier la primauté de la vie.

    Rappelons que le 15 juin dernier, dans un communiqué, les évêques de Belgique ont attiré l’attention sur le danger que représente selon eux, le retrait de l’avortement du Code pénal: « c’est prendre le risque d’en faire une intervention médicale anodine. Non seulement, dans les cas prévus par la loi, l’avortement ne sera plus considéré comme une infraction. Il deviendra un droit. Celui qui posera des questions ou refusera l’avortement devra se justifier. Cela vaut tant pour le médecin que pour la femme concernée. Même si on conserve la clause de liberté de conscience, elle sera de moins en moins invoquée. Car un acte médical requiert une décision médicale, et non pas tant une décision de conscience ». Et d’ajouter: « L’avortement n’ira jamais de soi. Même si on le supprime du Code pénal. Il ne deviendra jamais une ‘intervention’ ordinaire. Il ne sera jamais pratiqué de gaîté de cœur. Ce sera toujours un échec: il y aura toujours des perdants. Certes, en certaines circonstances, on peut se sentir perdu et désespéré. On se retrouve alors si seul, déboussolé. Une législation qui ferait de l’avortement une intervention ordinaire, fait très peu de cas du vécu, du ressenti des personnes. Pourquoi à ce moment-là demander aide et conseil? Les questions menacent de ne même plus être prises au sérieux. Ce qui ne fera qu’augmenter solitude et désarroi. »

    Ref. Deux pétitions pour s’opposer à la dépénalisation totale de l’avortement

    L’imputabilité d’un acte intrinsèquement mauvais est variable selon les circonstances, cela ne change rien à sa nature objectivement condamnable. On juge toujours des personnes. Autre chose est d’appeler le mal un bien.

    JPSC

  • Concilier vacances et vie de prière...

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    Du Père Max Huot de Longchamp sur le site de Famille Chrétienne :

    Comment concilier vacances et vie de prière ?

    Le Vacare Deo, c’est-à-dire « vaquer à Dieu », des moines du Moyen Âge, a donné notre mot « vacances », et cela parce que la prière est essentiellement reposante : « On trouve l’oraison aisée quand on la regarde non comme un exercice fatigant, comme un travail d’esprit, mais plutôt comme un divertissement agréable », nous dit le grand jésuite Surin au XVIIe siècle, d’accord avec saint François de Sales pour qui « la vie dévote est une vie douce, heureuse et aimable ». Bref, l’homme qui prie est en vacances toute l’année.

    Reste que, chrétiens ou non, les congés payés bouleversent durant quelques semaines nos habitudes et nos horaires, laissant une grande part à l’improvisation. Comment rester fidèles au Vacare Deo dans ces conditions ? Voici quelques repères.

    On prie comme on vit, et l’on vit comme on prie, durant les congés comme durant le reste de l’année. Se détendre fait partie de la volonté de Dieu. Cela suppose de ne pas trop regarder l’horloge ni le porte-monnaie, sans pour autant vivre n’importe comment : « Si tu aspires à prier, ne fais rien de ce qui est incompatible avec la prière, afin que Dieu s’approche et fasse route avec toi » (Évagre, IVe s.). Comment prier si les vacances consistent à s’abrutir de jeux vidéo, boire entre copains jusqu’à 2 h du matin ou se contenter de faire le beau sur la plage ?

    Le temps des vacances est celui des découvertes et, dans un pays comme le nôtre, celles des trésors de notre foi et de notre tradition chrétienne. On peut visiter une cathédrale ou une abbaye en touriste ; le chrétien sait qu’il y est chez lui à un autre titre, et, qu’au-delà de la curiosité ou même de l’intérêt esthétique, le lieu est habité par Quelqu’un qui se révèle à travers des pierres ou des vitraux qui appartiennent au langage de sa foi. Visiter une église dans cette intention devient un pèlerinage, une écoute de la parole de Dieu. Tout un programme de formation chrétienne est ici parfaitement compatible avec d’excellentes vacances.

    On prie comme on vit, et l’on vit comme on prie, durant les congés ou le reste de l’année.

    La gaieté des retrouvailles familiales rend souvent difficile le minimum d’isolement nécessaire au recueillement. Lorsque l’on est habitué à une prière régulière, il y a là un vrai sacrifice, mais qui est encore « quitter Dieu pour Dieu », dirait saint Vincent de Paul : c’est encore Jésus qui entre dans votre chambre quand le petit neveu débarque au moment où la maisonnée allait s’endormir et où vous pensiez pouvoir enfin faire oraison. Il est vrai aussi qu’une prière sérieuse suppose des moments où l’on vous laissera tranquille, et que le plus simple pour cela est en général de vous lever avant tout le monde ! Eh oui, le chrétien doit faire des choix ! 

    Enfin, le recul des vacances est propice à une mise au point de nos choix chrétiens pour le reste de l’année. Pourquoi ne pas prendre quelques jours de retraite dans un lieu de silence et de recueillement, pour voir où nous en sommes de notre baptême, et prendre quelques décisions qui installeront solidement le Seigneur au cœur de la vie familiale ou professionnelle ?