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Eglise

  • L'enseignement de la religion catholique en Flandre va davantage se concentrer sur les fondements théoriques du christianisme

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    Dans une Flandre hypersécularisée, l'épiscopat tente de recentrer le cours de religion sur les fondamentaux... Il semble que dans le Sud du pays on n'ait pas les mêmes priorités. Quoiqu'il en soit, on peut s'interroger sur l'impact du cours de religion sur les convictions des jeunes qui désertent massivement les églises alors qu'ils suivent encore en grand nombre les cours de religion catholique. Quand le sel a perdu sa saveur...

    Du site du Vif :

    En Flandre, le cours de religion catholique se concentrera davantage sur la Bible

    Les petits Flamands qui suivent un cours de religion catholique devront à l'avenir mieux connaître les principes théoriques du christianisme. Ainsi en ont décidé les évêques flamands, rapporte lundi De Morgen. Du côté francophone du pays, rien de tel n'est prévu, assure le Segec, le Secrétariat général de l'enseignement catholique en communautés française et germanophone. "L'approche est loin d'être identique."

    Sacrement de l'eucharistie, parabole de l'enfant prodigue, livre de Job... L'enseignement catholique en Flandre va davantage se concentrer sur les fondements théoriques du christianisme. Les évêques ont élaboré une sorte de "canon" de 349 principes et symboles catholiques à apprendre.

    Jusqu'ici, la priorité était donnée à l'interprétation contemporaine des valeurs chères à la religion catholique plutôt qu'aux fondamentaux bibliques. Un changement de cap alors que le précédent programme de religion catholique en Flandre datait de 1999 déjà. Une telle réflexion n'est pas menée du côté francophone de la Belgique.

    "L'approche est loin d'être identique", souligne Conrad Vandewerve, porte-parole du Segec. En 2013, un référentiel pour le cours de religion catholique a été élaboré par un groupe de travail, rassemblant "l'ensemble des chefs des religions reconnues et de la laïcité", explique-t-il.

    "Ce référentiel donne droit à des compétences transversales comme le questionnement philosophique, l'éducation à la citoyenneté ou encore le dialogue interconvictionnel", poursuit-il. "Elles sont intégrées au cours de religion sans s'y substituer." Si le texte a subi quelques adaptations depuis 2013, il n'existe nullement l'intention de se focaliser sur l'apprentissage des fondamentaux bibliques, assure le porte-parole.

  • Israël : des oeuvres insultantes pour la foi chrétienne exposées au musée d'art de Haïfa

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    De Vatican News :

    Israël : les chrétiens demandent le retrait d’œuvres "insultantes" exposées à Haïfa

    Les Patriarches et chefs des Eglises de Jérusalem demandent le retrait «immédiat» d’images «insultantes» pour la foi chrétienne exposées au Musée d’art de Haïfa. Vendredi dernier, des centaines de chrétiens protestant devant le musée ont été dispersés par la police à l’aide de gaz lacrymogènes.

    Après l’Assemblée des ordinaires catholiques de Terre sainte, les Patriarches et chefs des Églises de Jérusalem condamnent «fermement» les images «irresponsables et provocatrices» des figures et symboles les plus sacrés de la foi chrétienne, affichées depuis le mois d’août par le Musée d’art de Haïfa au sein de l’exposition «Sacred good» sur le consumérisme de la société israélienne, et ce sous le haut patronage de la municipalité de Haïfa, grande ville du nord d’Israël.

    Il s’agit du « McJesus » de l’artiste finlandais Janei Leinonen : une sculpture mettant en scène Ronald Mc Donald, la mascotte rouge et jaune du géant du fast-food américain, crucifié. D’autres œuvres représentent Jésus, l’une d’entre elles sous les traits de la poupée «Ken», compagnon de la célèbre Barbie. On découvre aussi la statue d’un Christ en Croix dont des paquets cadeaux tombent de ses mains.

    Dans leur déclaration rendue publique ce lundi et signée en date du 12 janvier, les patriarches et chef d’Eglise dénoncent les «images insultantes» et exigent que le problème soit réglé au plus vite. «Le respect des symboles et des figures religieuses qu’il soit juifs, chrétiens ou musulmans, doit être préservé dans tous les cas», écrivent-ils.

    Une nuisance pour le vivre-ensemble

    Les dignitaires se disent conscients du fait qu’Israël défende la liberté d’expression et de parole, mais ils jugent que le «caractère sacré de la Terre sainte et des trois religions abrahamiques devraient toujours être respectés et révérés», et qu’un «tel comportement insultant n’aide pas les trois religions dans leur mission de promotion de la tolérance, de la convivialité et de la coexistence entre les habitants de Terre Sainte et au-delà».

    Le retrait immédiat des œuvres incriminées est exigé par les signataires de la déclaration. Ils attendent également des excuses officielles de la part de la municipalité et des responsables de l’exposition.

    Vendredi, des centaines de chrétiens ont manifesté devant le Musée d’art de Haïfa pour protester contre l’exposition des œuvres. L’un deux s’est plaint du manque de réactivité à leurs préoccupations qu’il juge comme étant dû au fait qu’elles émanent de la minorité chrétienne, rapporte The Times of Israël.

    Le journal en ligne rapporte les dires de la police israélienne selon lesquels des manifestants auraient tenté de pénétrer de force dans le musée. Certains auraient jeté des jets de pierre sur la police tentant de les disperser au moyen de gaz lacrymogènes. Trois policiers auraient été blessés. Cinq personnes ont été arrêtées.

    La veille, explique le journal, un cocktail Molotov aurait été tiré sur le musée. Une enquête aurait été ouverte.

    Réaction des autorités civiles

    «L’irrespect de symboles religieux sacrés pour de nombreux croyants du monde en guise de protestation artistique n’est pas légitime et ne peut pas faire office d’œuvre d’art dans une institution culturelle subventionnée par l’Etat», a affirmé jeudi la ministre israélienne de la Culture. Miri Regev a demandé le retrait du «Mc Jesus» au directeur du musée, ce qu’il aurait refusé de faire. Après les manifestations de vendredi, ce dernier aurait toutefois concédé, toujours selon The Times of Israël, d’installer une pancarte à l’entrée de l’exposition avertissant de la présence d’œuvres potentiellement offensantes.

  • Opus Dei, Focolari, Légionnaires du Christ... : des sectes dans l'Eglise ? La réponse de l'Opus Dei

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    En 2017, lors de la parution du livre de Vincent Hanssens et consorts qui mettait en cause divers mouvements catholiques en incriminant leurs pratiques qualifiées de sectaires, le Bureau d'Information de l'Opus Dei en Belgique dirigé par l'abbé Stéphane Seminckx avait fait la mise au point qu'on lira ci-dessous et qui garde toute son actualité puisque Christian Laporte a cru opportun de faire à nouveau la promotion de ce livre sur le site de la Libre (le 13 janvier) :

    BUREAU D'INFORMATION DE LA PRELATURE DE L'OPUS DEI EN BELGIQUE

    Avenue de la Floride 112 - 1180 Bruxelles

    Tél : 02/374.24.30 – E-mail : info.be@opusdei.org

    Bruxelles, le 20 avril 2017. A propos du livre « Vincent Hanssens (sous la direction de), De l’emprise à la liberté. Dérives sectaires au sein de l’Eglise, Mols, Wavre 2017 »

    Notre bureau d’information a été sollicité par différentes personnes à propos du contenu de cet ouvrage. Sans prétendre se livrer à une analyse détaillée, il souhaite faire une mise au point sur certains aspects de ce livre, en se limitant au cas de l’Opus Dei.

    Cette publication traite du vécu douloureux de certaines personnes qui ont quitté trois institutions de l’Eglise, l’Opus Dei, les Focolari et les Légionnaires du Christ. Nous partageons avec les auteurs du livre le souci de montrer à ces personnes notre sollicitude et notre compréhension. Nous leur demandons également pardon si nos erreurs ou nos maladresses ont pu leur faire mal.

    Pour ce qui est du contenu du livre, ce qui frappe d’emblée le lecteur, c’est le fait que l’ouvrage se limite à reproduire des accusations, acceptées en bloc comme vérités d’Evangile, sans entendre la partie accusée et sans le moindre esprit critique.

    D’autres aspects de la méthodologie sont également surprenants : l’auteur envoie un questionnaire de 13 questions à une trentaine de personnes ; il reçoit 11 réponses (dont 4 concernant l’Opus Dei) et se félicite d’avoir suscité une « parole vraie et libre (…) sur une réalité et des faits inacceptables » (p. 52), parole qui l’amène à se demander « comment l’Eglise catholique (…) peut tolérer, si pas encourager, de tels mouvements sans exercer le moindre contrôle à ce sujet » (p. 53).

    A notre sens, ce n’est pas du rôle de l’Eglise qu’il faut s’inquiéter, mais des procédés du directeur de la publication : comment un professeur d’université peut-il utiliser une méthodologie aussi curieuse ? Peut-on prétendre connaître la réalité d’une âme — et surtout d’une âme blessée — en lui envoyant quelques questions par la poste ? Lorsqu’on recueille des données d’une enquête, une étape obligée ne consiste-t-elle pas à en faire une analyse critique ? Quatre questionnaires (et sept autres concernant d’autres institutions), est-ce un matériel suffisant pour produire une « étude » de 320 pages et émettre des jugements à l’emporte-pièce ?

    Il y a pour l’instant environ 93.000 fidèles dans l’Opus Dei à travers le monde. La plupart vivent leur vocation avec leur conjoint et leurs enfants, au sein de leur famille. D’autres la vivent dans le célibat. Ce sont des gens normaux, épanouis, ouverts et accessibles à tous. Pourquoi n’avoir pas interrogé également ces personnes ? Ne sont-elles pas crédibles ? M. Hanssens se plaint de n’avoir reçu que 4 réponses alors qu’il avait à sa disposition 93.000 personnes qui témoignent tous les jours de leur vécu.

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  • Abus sexuels : le pape qui en savait trop

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    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso, en traduction sur le site Diakonos.be : 

    François et les abus sexuels. Le pape qui en savait trop

    Depuis longtemps déjà, le Pape François montre clairement comment il juge et entend affronter la question des abus sexuels dans le clergé. Pour lui, il ne s’agit pas avant tout d’un problème de sexe mais plutôt de pouvoir qui serait le fait  non pas de quelques individus mais bien d’une caste, la caste cléricale.

    C’est ce qu’il a fait comprendre dans la lettre qu’il a adressée au « peuple de Dieu » le 20 août 2018 et qui traite de ces questions.  Dans cette lettre, il ne parle jamais d’« abus sexuels » en tant que tels mais à la fois « d’abus sexuels, de pouvoir et de conscience ».

    Il l’a à nouveau répété dans le lettre du 1er janvier de cette année aux évêques des États-Unis dans laquelle cette formule tripartite revient systématiquement mais dans un ordre différent : « abus de pouvoir, de conscience et sexuels ».

    Il l’a redit encore plus explicitement lors de sa rencontre à huis clos à Dublin avec les jésuites irlandais le 25 août qui avait été fidèlement retranscrite et publiée par le P. Antonio Spadaro dans « La Civiltà Cattolica » du 15 septembre : « L’élitisme, le cléricalisme favorisent toutes sortes d’abus.  Et l’abus sexuel n’est pas le premier.  Le premier c’est l’abus de pouvoir et de conscience ».

    Même le document final du synode d’octobre dernier s’est approprié ce théorème de François aux paragraphes qui traitent des abus sexuels, en attribuant la faute de tout au « cléricalisme », c’est-à-dire à « une vision élitiste et exclusive de la vocation qui considère le ministère reçu comme un pouvoir à exercer plutôt que comme un service gratuit et généreux. »

    Dans ce contexte, la convocation à Rome des présidents des conférences épiscopales du monde entier programmée du 21 au 24 février devrait consister, dans les intentions du pape, en un procès d’une représentation organique de la caste cléricale face à laquelle il se présenterait lui-même comme une autorité alternative et immaculée au seul service des sans-pouvoir et des victimes du pouvoir.

    C’est ainsi que François a prévu que les choses se passent. Mais entretemps, les faits pointent dans la direction opposée.

    *

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  • Entretien avec l'abbé Barthe : la messe de Vatican II

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    Lu sur le site web du bi-mensuel « L’Homme Nouveau »

    « L'abbé Claude Barthe vient de publier aux éditions Via Romana un nouveau livre sur la liturgie, La messe de Vatican II, qui devrait faire débat par les liens qu'il établit entre le nouvel ordo promulgué par le pape Paul VI et le concile Vatican II et par l'historique qu'il propose de la crise liturgique. Nous avons rencontré l'auteur.

    Selon vous, la réforme liturgique qui a suivi Vatican II n’a pas de précédent historique ?

    Barthe.jpgIl y a certes eu bien des modifications dans les liturgies catholiques, au cours des siècles, telle, pour la liturgie romaine, la synthèse romano-franque commencée au VIIIe siècle et achevée au XIe siècle, qui a vu une hybridation entre le rite vieux-romain et les rites des pays francs et germaniques. Quant au terme de réforme, qui désigne traditionnellement dans l’Eglise, un phénomène de rénovation disciplinaire, doctrinale et spirituelle (réforme grégorienne, réforme tridentine, par exemple), il a pu s’accompagner d’un versant liturgique (pour la réforme tridentine, l’édition des livres romains comme livres « canoniques » pour l’ensemble de l’aire latine). On peut parler à ce titre de réforme liturgique, mais cela n’a rien à voir avec la réforme liturgique de Vatican II. Celle-ci relève plutôt d’une réforme sous un mode d’inculturation, d’adaptation des formes cultuelles à une civilisation qui reçoit la mission catholique, comme cela s’est produit pour permettre l’accès des Slaves à la liturgie byzantine via le slavon ancien, lors de l’évangélisation des saints Cyrille et Méthode, au IXe siècle.

    Mais l’inculturation à l’époque de Vatican II a été très spécifique : elle visait à adapter la liturgie au monde moderne comme tel, avec cette différence, par rapport aux inculturations du passé, que la culture de la modernité est de soi étrangère, et même est hostile, au religieux chrétien contre lequel elle s’est édifiée.

    Le problème est le même que celui de l’appareil philosophique dans lequel s’exprime la théologie : on ne peut pas utiliser les philosophies contemporaines comme instrument de la théologie de la même manière que l’avait fait saint Thomas avec la philosophie d’Aristote. Ce qui ne veut pas dire qu’on n’a pas à tenir compte du monde dans lequel nous vivons pour faire entendre le message aux hommes qui s’y trouvent. Le faire comprendre par des traductions, celles des missels notamment, en faisant de gros efforts de pédagogie aussi. Mais il faut en même temps assumer l’opposition entre le sacré et le profane moderne comme un des moyens importants pour résister à l’esprit de sécularisation de la société actuelle. Ce fut l’option, entre autres, de l’œuvre de Solesmes. Ceci est tout autre que de réformer en gommant la différence avec les revendications modernes, par des modifications de mise à jour, pour évoquer le terme d’aggiornamento, qui a servi pour qualifier l’œuvre de Vatican II.

    La réforme liturgique de Vatican II s’est bien voulue une réforme d’aggiornamento : en prétendant restaurer la liturgie en son état supposé de l’Antiquité tardive, d’avant le Moyen Âge, elle l’a surtout restructurée et on peut dire, elle l’a largement refabriquée, conformément à la mentalité contemporaine.

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  • Supercherie électorale congolaise : le chat a bien piégé la souris.

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    Excellent résumé de l'impasse actuelle par Hubert Leclerq sur le site de « La Libre Afrique » :

    farine e0c2b829fcfd7eb128f82f967eb8b357.jpg« Deux semaines après le passage par les urnes, cinq jours après l’annonce du verdict provisoire de la présidentielle et deux jours après celle du résultat des législatives, le processus congolais mis sur pied par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne convainc plus grand monde

    Le président zambien, Chagwa Lungu, qui préside actuellement l’organe chargé de la politique, de la défense et de la sécurité de la SADC (communauté des Etats de l’Afrique australe) n’a pas chômé ces derniers jours. C’est que toute la sous-région est suspendue aux évolutions du processus électoral en République démocratique du Congo. Et ce processus est loin de faire l’unanimité. Il fait craindre la résurgence d’une période d’instabilité et de violence dans ce pays de plus de 80 millions d’âmes.

    Dans la nuit de mercredi à jeudi, sur le coup de 3 heures du matin, la Ceni a annoncé les résultats provisoires de l’élection présidentielle. Des résultats qui ont donné la victoire à l’opposant Félx Tshisekedi, d’une tête devant l’autre opposant, Martin Fayulu. Le dauphin de Joseph Kabila devant se contenter d’une troisième place, loin des deux autres.

    Un résultat immédiatement rejeté par Martin Fayulu qui annonce, ses chiffres de compilation à la main, avoir décroché plus de 60% des suffrages. L’Église catholique, à travers la commission épiscopale nationale congolaise (Cenco), a répété son incompréhension face à ces chiffres officiels. Pour la Cenco, ce résultat ne correspond pas du tout aux chiffres qu’elle a obtenus en compilant les procès-verbaux des bureaux de vote.

    Le malaise est évident. Aucun pays africain, jusqu’ici, n’a d’ailleurs félicité publiquement les gagnants, quoi que disent leurs QG. Tous les voisins ont félicité les Congolais pour leur détermination à faire entendre leur voix mais personne n’a félicité le lauréat. Tous se sont contentés de prendre acte.

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  • Messe pour le dimanche du Baptême du Seigneur (chant grégorien)

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  • Le Baptême du Seigneur, fête de la Théophanie

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    Le baptême du Christ - Fonts baptismaux de Saint-Barthélemy à Liège

    À ton baptême dans le Jourdain, Seigneur,

    s'est révélée l'adoration due à la Trinité :

    car la voix du Père Te rendait témoignage

    en Te nommant Fils bien-aimé ;

    et l'Esprit, sous forme de colombe,

    confirmait la certitude de cette parole.

    Christ Dieu, Tu es apparu et Tu as illuminé le monde,

    gloire à Toi!

    (Tropaire, liturgie byzantine)

  • Ce baptême qui nous sauve (dimanche 13 janvier)

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    le baptême qui nous sauve

    Une homélie de l'abbé Christophe Cossement pour la fête du baptême du Seigneur, 13 janvier 2019

    Esprit Saint

    Il y a quinze jour nous avons entendu les anges annoncer aux bergers qu’un enfant était né pour être le sauveur (Lc 2,11), comme ils avaient dit à Joseph qu’il sauverait son peuple de ses péchés (Mt 1,21). Devant l’enfant Jésus, personne ne pouvait se douter de la façon dont ce salut viendrait. L’évangile de cette fin du temps de Noël nous transporte 30 ans plus tard, au premier geste public de cette action de sauveur : le baptême par Jean sur les bords du Jourdain. C’est là que Dieu commence à sauver son peuple de ses péchés. Et qu’est-ce que cela veut dire ?

    La première lecture choisie pour cette fête donne un mot précieux pour comprendre l’initiative de Dieu : la consolation. « Consolez mon peuple, dit votre Dieu ! » (Is 40,1). La venue puissante de Dieu — « il vient avec puissance, son bras lui soumet tout » (v.10) — est racontée avec des mots qui disent sa tendresse et sa proximité : il porte les agneaux sur son cœur, il conduit les brebis qui allaitent. (v.11) Cela suggère que l’œuvre du sauveur s’accomplira en restaurant une intimité, en rapprochant notre cœur du sien.

    Dans la lettre à Tite, l’œuvre du Seigneur est décrite comme « nous racheter de toutes nos fautes » et nous purifier (Tt 2,14) ; en nous faisant renaître par le bain du baptême, en nous renouvelant dans l’Esprit Saint (3,5). Nous pouvons rapprocher cela de l’œuvre de tendresse décrite par Isaïe en comprenant mieux ce qu’est le péché. Dieu, qui est la source de la vie, du bonheur intérieur, nous nous sommes habitués à vivre loin de lui, à être indifférents à lui, à vivre indépendamment de lui. C’est cela, le péché, qui nous rend tristes, insatisfaits, et qui nous pousse à nous mordre les uns les autres de mille façons : disputes, jalousie, domination, mensonge, amour de l’argent, recherche du plaisir pour lui-même, etc. C’est la prise de distance par rapport à Dieu, source du bonheur, qui cause tout cela. Et c’est pourquoi Jésus est venu nous racheter, pour que le péché ne continue pas de nous attrister et de nous rendre blessants et blessés.

    Quel est l’outil du Seigneur ? L’Esprit Saint : le Christ baptise dans l’Esprit Saint. L’Esprit, c’est l’amour qu’il échange avec son Père. Un amour si fort, si rayonnant, si brûlant, qu’il est quelqu’un : le Saint-Esprit — ce que l’évangile suggère en lui donnant une apparence corporelle et en le faisant apparaître du ciel ouvert : des images bien claires d’une communication renouvelée avec le monde de Dieu, grâce à Jésus le Fils. Être baptisé dans l’Esprit Saint, c’est être plongé dans cet amour intense, c’est être habité par ce mouvent d’adhésion totale au Père et au Fils. Fini, le désir de faire nos petites affaires dans notre coin ! L’heure est venue de vivre en fille, en fils de Dieu. Pas une étiquette, un label mais une mission : accueillir l’Esprit qui nous est donné.

    Nous qui sommes baptisés, voulons-nous vivre dans l’Esprit ? Vivre dans l’Esprit, c’est accueillir l’amour de Dieu sur nous et choisir de régler notre vie sur la présence de cet amour. Pour terminer je voudrais en donner quelques exemples :

    • Quand je me sens abandonné, me rappeler que mon Père du ciel a inventer le monde pour qu’il soit ma maison et que j’y sois avec lui ;
    • quand je me sens seul, dire à Dieu : tu es là, et tu m’aimes, et je pense à toi pendant que tu penses à moi ;
    • quand je réussis quelque chose de difficile, rendre gloire à Dieu pour son aide et pour comment il m’a fait ;
    • quand je suis inquiet, exposer à Dieu mon souci et compter sur lui pour ce qui dépasse mon pouvoir ;
    • en toute circonstance, demander à Dieu : veille sur ma foi, aide-moi à te faire confiance et à te rester fidèle, même quand c’est difficile.

    Que notre être d’enfant de Dieu grandisse ainsi cette année !

  • Opus Dei, Focolari, Légionnaires du Christ... : des sectes dans l'Eglise ?

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    Christian Laporte, sur le site de La Libre, fait écho à un appel adressé au pape par d'anciens membres de divers mouvements présents au sein de l'Eglise et dont les pratiques s'apparenteraient à celles des sectes :

    Des victimes interpellent François, une analyse très étayée à l’appui.

    C’est ce qui s’appelle reprendre la balle au bond… Évoquant un passage fort de sa fameuse Lettre au Peuple de Dieu publiée fin août dernier dans la tourmente des révélations récurrentes de scandales de pédophilie impliquant des hommes et des femmes d’Église, des ex-membres de mouvements ecclésiaux aux convictions fortes interpellent directement le pape François.

    "Si un membre souffre…" (Corinthiens)

    Leur réflexion part d’un verset de l’épître de Paul aux Corinthiens : "Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui."

    Un groupe d’ex-membres de l’Opus Dei, du Mouvement des Focolari/Œuvre de Marie, des Légionnaires du Christ l’interpellent en leur nom mais aussi en celui de "tous ceux qui se reconnaissent victimes d’emprise sectaire au sein de l’Église".

    Et d’expliquer au Pape que "leurs parents, amis et connaissances ainsi que moult personnes qui ont étudié de près certaines structures ecclésiales et leurs dérives de type sectaire veulent aider des proches tombés dans leurs filets".

    S’ils ont décidé de faire la présente démarche, c’est "afin de témoigner que l’appartenance à ces structures et l’obéissance à la doctrine de leurs fondateur ou fondatrice ont contribué à ruiner (leurs) vies en (leur) faisant subir au nom de Dieu des abus de pouvoir, de conscience, des abus sexuels, financiers, etc."

    Des milieux influents

    Leur conclusion ? "Dans ces mouvements religieux ou ecclésiaux et ces nouvelles communautés, des personnes ont beaucoup souffert et souffrent encore à cause des dérives sectaires."

    Une accusation en l’air ? Ils s’en défendent, disant "détenir des témoignages et des récits des souffrances vécues […] Certains préfèrent garder, par prudence, l’anonymat, redoutant la très grande influence de certains membres hauts placés de ces mouvements et nouvelles communautés dans tous les domaines : sociaux, politiques, religieux."

    Leur diagnostic n’en est pas moins interpellant : "Nous devons libérer notre parole emprisonnée de trop longues années sous le joug de l’omerta spécifique à chacun de ces mouvements et communautés qui sont en fait des Églises parallèles à l’Église catholique mais qui souffrent de la même maladie du cléricalisme dans leur fonctionnement et qui apparaît clairement dans leurs actions."

    Leur appel au Pape vise aussi à "mettre en garde les actuels adeptes et les autres personnes pouvant être sollicitées par leurs membres actifs contre les dangers physiques, psychiques et spirituels qui peuvent être résumés (sans cependant être exhaustifs) dans une étude qui voudrait susciter une approche critique envers ces structures".

    Une recherche publiée en Belgique

    C’est ici que la démarche passe directement par la Belgique… Et par la recherche doublée du livre De l’emprise à la liberté - Dérives sectaires au sein de l’Église - Témoignages et réflexions qui a été publié il y aura bientôt deux ans.

    Coordonnée par le psychosociologue Vincent Hanssens qui fut notamment vice-recteur de l’Université catholique de Louvain, elle est partie d’une enquête auprès d’anciens membres issus de divers pays et milieux dont les témoignages ont été analysés notamment par des chercheurs et des acteurs ecclésiaux pleinement intégrés dans l’institution, à l’aune de la doctrine de l’Église.

    En allant à la rencontre du Pape, c’est aussi, selon les signataires, "un appel à toute l’Église afin qu’elle renforce sa prudence et ses dispositifs de vigilance, tant pour le présent et le futur, que pour prendre en compte les souffrances du passé".

    "De l’emprise à la liberté" dirigé par Vincent Hanssens est paru aux Édition Mols.

    Ce livre avait suscité une réaction de l'abbé Seminckx au travers d'un courrier adressé à Vincent Hanssens que l'on trouvera reproduite ICI.

  • 2019 sera une année clef pour le pontificat du pape François

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    2019, une année clef pour le pontificat du pape François (ANALYSE)

    En 2019, pour sa sixième année à la tête de l’Eglise catholique, le pape François sera confronté à de nombreux défis. Abus sexuels, rôle des femmes ou encore voyages dans le monde entier, l’année qui s’ouvre s’annonce chargée pour le Souverain pontife.

    Pour le pape François, l’année 2018 a constitué un véritable tournant. Alors que le Souverain pontife était encore largement populaire fin 2017, ses propos maladroits sur les abus sexuels au Chili ont engendré une rupture entre le pape argentin et une partie de l’opinion publique. La révélation de nouveaux scandales dans la gestion de ces abus n’a pas amélioré la situation. Pire encore, un ancien nonce, Mgr Carlo Maria Viganò, a directement accusé le pape François d’avoir eu connaissance des abus commis par l’ex-cardinal Theodore McCarrick et d’en avoir pourtant fait un conseiller.

    Si 2018 a été l’année des révélations et des excuses, 2019 doit désormais être celle du passage à l’action et de la prise de mesures concrètes, comme le demandent de nombreuses voix que ce soit chez des fidèles, des victimes ou même des prêtres. Inédite, la convocation à Rome en février prochain de tous les présidents des conférences épiscopales pour aborder le thème de la protection des mineurs sera ainsi un moment décisif.

    Le risque est toutefois grand que les attentes très élevées dans certaines parties du monde soient déçues en raison de l’universalité de ce sommet. En effet, certains épiscopats semblent toujours convaincus que les abus sont avant tout un problème occidental. L'enjeu sera donc de parvenir à ces deux objectifs – véritable prise de conscience chez tous les évêques et réponses sérieuses. Sinon, comme l'affirmait le pape lui-même lors de ses vœux à la Curie le 21 décembre, l'Eglise risque de perdre toute “crédibilité”.

    Nombreux voyages et opération de la cataracte

    Sur un tout autre sujet, le synode sur l’Amazonie, convoqué en octobre prochain, pourra également constituer un moment clef du pontificat. Réunissant tous les évêques de la région amazonienne, ce synode pourrait se prononcer sur l’ordination d’hommes mariés – les viri probati – et le rôle des femmes. Face au manque de prêtres, explique ainsi le document préparatoire publié en juin dernier, il faut trouver de “nouveaux chemins” ce qui suppose “d’évaluer et de repenser les ministères nécessaires”. Sans oublier, poursuit le document, de “discerner le type de ministère officiel qui peut être confié aux femmes”.

    Par ailleurs, 2019 constituera une année importante en termes de voyages apostoliques. Pas moins de quatre voyages sont d’ores et déjà annoncés : le Panama du 23 au 27 janvier, Abou Dabi du 3 au 5 février, le Maroc les 30 et 31 mars et la Macédoine et la Bulgarie du 5 au 7 mai. Parmi ces déplacements, celui à Abou Dabi marquera une grande première puisque jusqu’à présent aucun chef de l’Eglise catholique n’a foulé le sol de la péninsule arabe.

    Outre ces voyages officiellement annoncés, d’autres pourraient également avoir lieu, notamment en Afrique et à Madagascar en septembre et au Japon en novembre. Au total, ce ne sont donc pas moins de six voyages qui sont déjà envisagés ce qui ferait de 2019 l’année où le pape François voyagera le plus, à égalité avec 2016.

    En 2019, le premier pape latino-américain fêtera le 13 mars le sixième anniversaire de son accession au pontificat ainsi que ses 83 ans le 17 décembre. Il n’aura donc plus que deux ans de moins que Benoît XVI quand celui-ci avait renoncé au pontificat, notamment en raison de son âge avancé. Enfin, le pape François devrait subir une opération de la cataracte en 2019. Si cette opération est bénigne, elle n’en concerne pas moins un homme âgé, à la tête de plus d’un milliard de catholiques dans le monde. XLN

    Il faut ajouter un voyage en Roumanie :

    https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2019-01/c-est-desormais-officiel-le-pape-francois-se-rendra-en-roumanie.html

  • Le pape François soutient la Marche pour la Vie à Paris le 20 janvier prochain

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    Chers amis,

    Nous avons eu la joie de recevoir un message du pape François qui « salue cordialement les participants de la Marche pour la vie organisée le dimanche 20 janvier 2019 à Paris » et nous encourage à « témoigner sans se lasser des valeurs inaliénables de la dignité humaine et de la vie ».

    Cette année, nous vous proposons de découvrir à partir de 12h notre « Village Pour la Vie » qui s’installe pour la première fois -avec stands de restauration- au départ de la Marche pour la Vie. Y seront représentées de nombreuses associations qui œuvrent tout au long de l’année au service de la dignité de la vie humaine et des plus fragiles, parmi lesquelles la Fondation Jérôme Lejeune, Alliance Vita, Choisir La vie, les Associations Familiales Catholiques, la fédération européenne One Of Us. 

    RDV le dimanche 20 janvier à Paris, Porte Dauphine, à 13h30 !
    Venez nombreux et partagez notre teaser :

    Teaser Marche pour la vie 2019

    Pour nous aider, vous pouvez encore commander nos tracts, affiches et autocollants (si vous êtes francilien), faire partie de nos 1 000 bénévoles (nous en recherchons encore 300), où vous inscrire dans nos cars qui partent de plus de 40 villes de France :

    Pour nous aider autrement : Je donne