23/05/2013

Quand Benoît XVI s’attaquait au prêt à penser postmoderne

Lu sur l’excellent site « Benoît et moi », cette réflexion de Benjamin Wiker :

« Dans son homélie, lors du conclave de 2005 qui devait bientôt le choisir comme successeur de Jean-Paul II, le cardinal Joseph Ratzinger mettait en garde son auditoire: «Nous nous dirigeons vers une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien pour certain et qui a pour but le plus élevé son propre ego et ses propres désirs».

C'est un avertissement que le pape Benoît XVI ne s'est jamais lassé de répéter au cours de son pontificat.

Le relativisme est un poison. Il attaque notre capacité la plus humaine, la capacité de chercher et de connaître la vérité, y compris la vérité morale. Une dictature du relativisme impose par une authentique force culturelle (et même par la force politique) une norme non-standard (no-standard standard), l'ordre que chacun doit s'imprégner de ce poison.
À première vue, il semblerait contradictoire que le relativisme soit uni à la dictature. Le relativisme n'est-il pas juste une bonne dose d'humilité, une façon de rafraîchir les intellectuels ou les religieux à la tête chaude, qui insistent: «Moi seul ai la vérité»? Pour évaluer le relativisme rien ne vaut l'expérience. De quoi s'agit-il?

«Au cours des dernières années, - dit le Cardinal Ratzinger dans "Without roots" (ndt: co-écrit en 2004 avec Marcello Pera publié en italien sous le titre "Senza radici: Europa, relativismo, cristianesimo, islam", je ne sais pas où on le trouve en français, cf. ici) - j'ai noté que plus le relativisme devenait le mode de pensée généralement accepté, plus il tendait vers l'intolérance. Le politiquement correct ... cherche à imposer le domaine d'une unique façon de penser et de parler. Son relativisme crée l'illusion qu'il a atteint des sommets plus élevés que les réalisations philosophiques les plus élevées du passé. Il se présente comme la seule façon de penser et de parler - si l'on veut rester à la mode. ... Je pense qu'il est vital que nous nous opposions à cette imposition d'un nouveau pseudo-illuminisme, qui menace la liberté de pensée et la liberté de religion».
Ce dernier point est essentiel. Bien qu'étant en apparence l'essence même de la neutralité et de l'équité - «tous les points de vue sont égaux et également valides» - le politiquement correct sape en fait à la fois la liberté de pensée et la liberté de religion. Quant à cette dernière, il le fait (ironiquement) comme une nouvelle religion, «une nouvelle "dénomination" (ndt: anglicisme, cf.
fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9nomination_religieuse) qui impose des restrictions aux convictions religieuses et cherche à subordonner toutes les religions au super-dogme du relativisme».
Comme le cardinal Ratzinger l'a noté dans "Truth and tolerance" (ndt: en français "
Foi, vérité, tolérance"), le «relativisme ... à certains égards, est devenu la véritable religion de l'homme moderne». Il est devenu, surtout en Europe, mais maintenant de plus en plus en Amérique, la religion qui est au cœur de la civilisation sécularisée moderne, à la manière dont le christianisme a défini le cœur de la chrétienté.

C'est la religion, insiste le pape Benoît que l'Église doit combattre dans le troisième millénaire pour le bien de la civilisation elle-même. Une civilisation bâtie sur le relativisme dogmatique est une civilisation qui assure sa propre destruction. C'est aussi une civilisation dans laquelle le christianisme - défiant le relativisme dogmatique avec la proclamation que Jésus-Christ lui-même est le Chemin, la Vérité et la Vie - doit être persécuté.

Ici : Benoît contre la dictature du relativisme

 

Les évêques italiens : arrogants et paresseux ?

Lu dans le "Figaro" sous la plume de Jean-Marie Guénois:

« La cérémonie, jeudi soir dans la basilique Saint-Pierre, devait se dérouler comme un long fleuve tranquille. Les membres de l'un des plus puissants épiscopats du monde (près de 300 évêques pour 221 diocèses, soit deux fois plus qu'en France) étaient venus clôturer leur 65e assemblée générale en présence du pape François. Ils devaient repartir sereins, la plupart dans de solides limousines, surtout très préoccupés par la situation politique italienne et l'implication de l'Église, à l'image de leur président, le cardinal Angelo Bagnasco.

C'était sans compter sur la «bomba», comme l'on dit à Rome pour un discours choc et d'une franchise unique, que leur avait préparé le pape François. Texte intégralement écrit de sa main et délivré sans tenir compte des corrections suggérées par la Secrétairerie d'État, qui avait pourtant cherché à amortir le coup. La cérémonie prévue dans le cadre de l'année de la foi consistait en une «profession de foi» solennelle de tous les évêques.

Sans s'embarrasser d'aucune précaution de langage, le pape François leur a tout d'abord demandé de répondre «sans superficialité» à la question posée par le Christ à Saint-Pierre: «M'aimes-tu?» C'est la «seule question vraiment essentielle», a justifié François. Un pasteur doit se la poser car «tout ministère» se fonde sur «l'intimité avec le Seigneur. Vivre avec Lui est la mesure de notre service ecclésial qui exprime notre disponibilité à l'obéissance, à l'abaissement et à la donation totale.»

«Vivre avec le Seigneur est la mesure de notre service ecclésial qui exprime notre disponibilité à l'obéissance, à l'abaissement et à la donation totale»

Puis le Pape, en regardant les évêques, s'est lancé dans un réquisitoire d'une vigueur jamais entendue à l'époque moderne dans la basilique Saint-Pierre, tant les propos du Saint-Père sont toujours sous contrôle, en particulier quand il s'agit de se livrer à une autocritique de l'Église: «Nous ne sommes pas l'expression d'une structure ou d'une nécessité organisative», a clamé François, mais «le signe de la présence et de l'action du Seigneur ressuscité». Ce qui requiert «une vigilance» spirituelle sans laquelle le pasteur, donc l'évêque en premier lieu, «tiédit, est distrait, oublie et devient insensible, se laisse séduire par les perspectives de carrière, la flatterie de l'argent, les compromis avec l'esprit du monde. Ce qui le rend paresseux, le transforme en un fonctionnaire, un clergé d'État plus préoccupé par lui-même, l'organisation et les structures, que par le vrai bien du peuple de Dieu. Il court alors le risque, comme l'apôtre Pierre, de renier le Seigneur, même si, formellement, il se présente et parle en Son nom. Ils offensent la sainteté de la Mère Église hiérarchique en la rendant moins féconde.»

Revenant à la question de départ «M'aimes-tu?», le Pape a alors noté: «cette question insistante du Christ» pourrait susciter «amertume, frustration et même perte de la foi». Ce ne sont pas «les sentiments que le Seigneur entend susciter par sa question», mais ceux-ci «profitent à l'Ennemi, au Diable, pour isoler dans l'amertume, les lamentations et le découragement». Au contraire «Jésus n'humilie pas», il «redonne courage».

Le Pape a conclu cet examen de conscience ecclésial par deux exigences précises pour les évêques: «mettre de côté toute forme d'arrogance» et «toujours tenir leur porte ouverte en toutes circonstances» à leurs prêtres. Et par cette prière à la Vierge - alors qu'a été confirmé son voyage à Assise le 4 octobre prochain - «pour une Église priante et pénitente» qui soit «libérée de l'idolâtrie du présent» avec des pasteurs «détachés de la torpeur de la paresse, de l'esprit mesquin, du défaitisme», libérés de «la tristesse, de l'impatience, de la rigidité» mais «intègres» et revêtus de «compassion». Alors dit le Pape, «nous découvrirons la joie d'une Église servante, humble et fraternelle».

Ici :Le Pape critique «l'arrogance» des évêques italiens

Chapitrer publiquement ses subordonnés pour montrer que l’on a de la poigne : méthode bien connue, mais dont la force de conviction a peut-être ses limites.

Espagne : Plus de Noël ni de Pâques dans les écoles des Asturies

Lu sur le site de “La Vie”, cette matinale d’Aymeric Christensen:

“Le gouvernement de la Principauté des Asturies, communauté autonome d'Espagne, a envoyé aux écoles de la région une circulaire demandant que les références à des fêtes chrétiennes disparaissent des calendriers scolaires. C'est la ministre de l'éducation, Ana González Rodríguez, qui signe le document, dans lequel elle appelle ainsi à remplacer Noël par « vacances d'hiver » et Pâques (et la Semaine sainte) par « vacances de la fin du deuxième trimestre ».

Cette décision, que le gouvernement défend en précisant qu'elle a été prise afin de respecter « la sensibilité » de chacun, a provoqué la colère de l'Observatoire pour la liberté religieuse et la liberté de conscience, qui appelle la ministre à prendre en compte le respect de la tradition : « Nous ne comprenons pas bien comment les gens peuvent être offensés par les noms de ces fêtes, et nous demandons à Madame González de bien vouloir nous l'expliquer ».

Cette circulaire fait en tout cas écho à une initiative similaire ayant eu lieu récemment en Belgique, où il convient désormais d'appeler les vacances de la Toussaint « congé d'automne », Noël « vacances d'hiver », Pâques « vacances de printemps », etc. Même ce qui était jusqu'ici connu comme le « congé de Carnaval » est devenu pour les écoliers « congé de détente ».

Ici: Espagne : Plus de Noël ni de Pâques dans les écoles des Asturies

L’Eglise postconciliaire n’a-t-elle pas longtemps prôné une “pastorale de l’enfouissement” ?  Résultat: aujourd’hui  l’arroseur est bien  arrosé.

Annuaire pontifical 2013 : un pape qui veut s’appeler évêque et un évêque qui veut s’appeler pape (émérite)

Lu sur le site « Chiesa » de Sandro Magister (extraits)

« C’est avec deux mois de retard par rapport au calendrier traditionnel que l’édition 2013 de l’Annuaire Pontifical a enfin été publiée. Cette volumineuse publication constitue en quelque sorte un Who's Who du Saint-Siège et de toute l’Église catholique, tout au moins dans sa composante hiérarchique.

Ce retard par rapport aux délais canoniques est sans aucun doute dû à la renonciation inattendue de Benoît XVI, annoncée le 11 février, et au conclave qui en a été la suite et qui a vu l'élection du nouveau pape le 13 mars (…).

Le nouvel Annuaire n’est pas dépourvu de ces surprises qui sont la caractéristique du pontificat actuel.

La principale concerne justement le titre que le pape François a choisi pour se définir lui-même. Depuis le commencement de son pontificat, il a choisi de s’appeler presque exclusivement "évêque de Rome". Et cette préférence a également été bien mise en évidence . À la page 23* de l’édition précédente, il était indiqué que Benoît XVI était non seulement "évêque de Rome" mais également "Vicaire de Jésus-Christ, Successeur du Prince des Apôtres, Souverain Pontife de l’Église Universelle, Primat d'Italie, Archevêque Métropolite de la Province Romaine, Souverain de l’État de la Cité du Vatican, Serviteur des Serviteurs de Dieu".

Cette année, en revanche, à cette même page, on trouve uniquement, sur deux lignes, la mention "François / évêque de Rome", tandis que tous les autres titres, ainsi que les brèves notes biographiques habituelles, figurent à la page suivante, la page 24*, qui était restée blanche en 2012.

Le nouveau pape n’a donc renoncé à aucun des titres classiques qui lui reviennent, mais il a voulu les placer visiblement au second plan.

Et, dans le même temps, il n’a pas voulu réintroduire pour lui-même le titre de “patriarche d'Occident” que le pape Joseph Ratzinger avait déjà supprimé au commencement de son pontificat, ce qui avait provoqué des mécontentements dans le monde de l’orthodoxie puisque c’est justement le titre que les orientaux sont disposés à concéder à l’évêque de Rome.

De plus, sous la photo-portrait du souverain pontife, il y a maintenant sa signature avec uniquement le prénom "Francesco" en italien, alors que, dans le cas du pape Ratzinger, la signature était en latin et comportait la mention du titre papal : "Benedictus PP XVI".

On était également curieux de voir comment serait traité le cas de figure, inédit pour l'Annuaire, d’un souverain pontife ayant renoncé à sa charge. La réponse se trouve justement au début de la partie principale de l’Annuaire, à la page 1, où Benoît XVI est défini comme "souverain pontife émérite"(…).
Et cela en dépit du fait qu’un certain nombre de gens ont cherché à démontrer qu’il serait préférable d’utiliser le titre d’"évêque émérite de Rome", ne serait-ce que pour éviter de donner l’impression qu’il peut y avoir “deux papes” dans l’Église, ce qui aurait pour effet de désorienter les fidèles. (…).

Toutefois il convient de noter que François, à chaque fois qu’il a parlé de son prédécesseur après que celui-ci eut renoncé à la papauté, ne l’a jamais appelé "pape" ou "souverain pontife" émérite, mais simplement "évêque".

On peut donc présumer que la qualité de "souverain pontife émérite", officialisée dans la nouvelle édition de l'Annuaire Pontifical, a été voulue personnellement par Joseph Ratzinger et que le pape actuel a simplement décidé de ne pas s’opposer à cette volonté (…) ».

A noter aussi qu’ « il n’y est  pas fait mention du groupe de huit cardinaux constitué par le pape François le 13 avril dernier "pour le conseiller en ce qui concerne le gouvernement de l’Église universelle et pour étudier un projet de révision de la constitution apostolique 'Pastor bonus' relative à la curie romaine".

Mais le fait que même la première mise à jour - à savoir les “Modifications apportées à l’Annuaire Pontifical 2013”, supervisées par la secrétairerie d’état et publiées le 16 mai - ne fasse pas mention de la constitution de ce “groupe” pourrait faire penser que cet organisme restera tellement informel qu’il ne trouvera même pas place dans le prochain Annuaire. On verra bien »

Tout l’article ici : Journal du Vatican / Les cartes d'identité des deux derniers papes

 

22/05/2013

BXL, 2 juin : célébration de la Fête-Dieu et procession du Saint-Sacrement avec Mgr Léonard

Affiche FETE-DIEU 2013.jpg

Don Giussani ou comment communiquer au monde la rencontre avec le Christ

L'expérience de don Giussani (I/II)
Communiquer au monde la rencontre avec le Christ

(Zenit.org) - Voici la première partie de l’intervention de Roberto Fontolan, directeur du Centre international de Communion et Libération, au Congrès international sur la mission des mouvements ecclésiaux et des nouvelles communautés dans la formation et la diffusion de la foi, organisé le 16 mai 2013 à l’université pontificale Regina Apostolorum, à Rome. 

1. La communication comme reflet de l’expérience.

« Si vous ne proposez pas […] ce qui vous rend libre, cela veut dire tout d’abord que vous n’y tenez pas tant que ça »1. C’est en ces termes que Don Giussani, en 1975, s’était adressé à ses jeunes en les défiant sur un point extrêmement provocateur : jusqu’à quel point ce que vous avez rencontré est-il important pour vous ? Si cela compte vraiment pour vous, vous devez le dire à tout le monde. Comme le rappelait Benoît XVI, « affirmer « je crois en Dieu » nous pousse […] à partir, à sortir continuellement de nous-mêmes, comme Abraham, pour apporter dans la réalité de notre vie quotidienne la certitude qui nous est donnée par la foi: soit la certitude de la présence de Dieu dans l’histoire, […]»2.

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Samedi 1er juin à Liège: Fête-Dieu à l'église du Saint-Sacrement

 

LA FÊTE-DIEU À LIÈGE

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SAMEDI 1er JUIN 2013 À L’EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d’Avroy, 132

MESSE SOLENNELLE À 18 HEURES

célébrée selon le missel de 1962  par 

L’ABBÉ JEAN-PIERRE DELVILLE

Professeur à la Faculté de théologie de l’Université catholique de Louvain (U.C.L) 

Homélie prononcée par le Chanoine ERIC de BEUKELAER

Doyen de Liège (rive gauche) 

Propre grégorien de la fête, plain-chant liégeois, diaphonies et polyphonies interprétés par:  

 

LA SCHOLA RESUPINA DE VIENNE

Dir. Isabell Kösler   

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LE CHŒUR D’ENFANTS DE LA BASILIQUE  

DE BASSE-WAVRE 

Dir. Charlotte Messiaen 

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À L’ORGUE : PATRICK WILWERTH 

professeur au conservatoire de Verviers 

 

PORTES OUVERTES LE 1er JUIN  

A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT 

Boulevard d’Avroy, 132 à Liège  

SAMEDI 1er JUIN 2013

DE 14h à 19h

 

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ADORATION EUCHARISTIQUE 

 animée par  

14:00 à 15:00 : la Communauté St. Christophe- groupe de prière « Agneau de Dieu » 

15:00 à 16:00 : le Mouvement Eucharistique Liégeois (MEL) 

16:00 à 16:30 : l’Association Sursum Corda 

16:30 à 17:30 : la Communauté de l'Emmanuel -prière adaptée aux enfants et familles

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De 14:00 à 17:30 : possibilité de recevoir le sacrement de réconciliation chez un des confesseurs présents.  

À 18:00 : Messe solennelle (missel de 1962) célébrée par l'abbé Jean-Pierre Delville. Homélie du doyen Eric de Beukelaer. Chorales d’adultes (Vienne) et d’enfants (Basse-Wavre) 

  19 :00 : Clôture. Bénédiction solennelle avec l’ostensoir

 

Copie de saint-sacrement.png

ostensoir de l'église du Saint-Sacrement (Liège)

Plus de renseignements tél 04.344.10.89 ou sursumcorda@skynet.be 

 http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

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20/05/2013

BXL, 2 juin : célébration de la Fête-Dieu et procession du Saint-Sacrement avec Mgr Léonard

Le Mouvement Ecclésial Carmélitain 

et les Pères Carmes de Bruxelles 

vous invitent

le dimanche 2 juin 2013 

à la célébration eucharistique de 18h00

présidée par notre Archevêque

Mgr. André-Joseph Léonard

et animée

par la chorale "Mater Amabilis",

suivie de la Procession du Saint-Sacrement.

Affiche FETE-DIEU 2013.pdf

Faut-il s’en vanter ?

Cinquantenaire oblige, les Presses Universitaires de Louvain rééditent « Vatican II et la Belgique », un ouvrage de 336 pages  réalisé en 1996 sous la direction de Claude Soetens. Claude Soetens est historien de formation et il enseigne  à la Faculté de Théologue de l’U.C.L. (Centre « Lumen Gentium »).

Commentaire de l’hebdomadaire  «Le Vif » :

« Rome, printemps 1963. Au Concile Vatican II, commencé quelques mois plus tôt, on aborde enfin les questions essentielles. Beaucoup se rendent compte alors de l’influence sans pareille des évêques et théologiens belges sur le travail conciliaire. Dès mars 1963, le grand dominicain français Yves Congar, expert au Concile, décide de prendre ses quartiers au Collège belge de Rome, où résident les évêques belges. Car c’est là, selon lui, que « se fait pratiquement tout le travail ». Congar quitte sans regret l’Angelicum, l’université dominicaine de la capitale italienne, où l’on se méfie de ses idées réformatrices et où l’on subit le Concile plutôt qu’on ne le vit.

Le Collège belge est un véritable carrefour d’idées. L’ordre du jour du Concile et ses méthodes y sont réorganisés. Des projets de textes et des formules compromis y sont avancés. L’activité belge est à ce point intense que Vatican II a la réputation d’être « le Concile de Louvain qui s’est tenu à Rome ». Impressionnés par l’efficacité de la délégation emmenée par le cardinal Suenens, dont les effectifs correspondent grosso-modo à ceux d’une équipe de football, les journalistes italiens la baptisent, dès l’ouverture de la deuxième session du Concile, la squadra belga.

« Au début des travaux, les Belges ne formaient pas une équipe très soudée, nous confie Claude Soetens, professeur émérite d’histoire de l’Eglise à l’UCL et spécialiste de Vatican II. Lors de leur arrivée à Rome, les évêques belges, très individualistes, n’avaient même pas pensé à se faire accompagner par des théologiens. La collaboration avec les conseillers s’est organisée sur place, petit à petit. Suenens, archevêque de Malines-Bruxelles, était présent lors des quatre sessions plénières, mais le Concile s’est surtout joué pendant les intersessions, hors de Saint-Pierre. C’est ainsi que des textes soumis au vote de l’assemblée ont été concoctés au Collège belge. »

Jean XXIII, le pape qui a convoqué l’ « aggiornamento » de l’Eglise catholique, meurt le 3 juin 1963. Son successeur, Paul VI, nomme Mgr Suenens membre du collège des « modérateurs » chargé de diriger le Concile. L’archevêque belge est dès lors directement impliqué dans la grande stratégie – et les petites chamailleries ! – de Vatican II. « Suenens était bien vu de Paul VI, raconte Claude Soetens. Mais les relations se sont nettement tendues quand le cardinal a cherché à jouer un rôle prépondérant par rapport aux trois autres modérateurs. En outre, Suenens a reproché au pape de s’être réservé personnellement deux dossiers : le célibat des prêtres et la contraception. Ces deux questions sensibles étaient ainsi soustraites à la compétence des pères conciliaires. »

Autre figure marquante de la squadra belga : Mgr Charue, évêque de Namur. Cet exégète a été élu vice-président de la commission doctrinale, la plus importante du Concile. Il est l’un des artisans du texte fondamental qui reconnaît le recours à l’analyse critique et aux méthodes scientifiques pour l’interprétation des textes bibliques. Mgr De Smedt, l’évêque de Bruges, contribue au texte sur le dialogue avec les autres religions (l’ouverture œcuménique). Mais le Belge le plus actif à Rome est un théologien de Louvain, Mgr Gérard Philips, secrétaire adjoint de la commission doctrinale. Ce brillant latiniste participe à la rédaction et à l’adoption des textes centraux du Concile. Au premier rang de ceux-ci figure la constitution Lumen gentium, qui remplace une conception toute hiérarchique de l’Eglise catholique par la notion égalitaire de « peuple de Dieu ».

Tout l’article ici : Vatican II : la squadra belga dévoilée

Ceci n’est donc pas un scoop.

Plus original, en 2005 l’éditeur François-Xavier de Guibert avait publié un intéressant  « journal du concile »  tenu par le baron Prosper Poswick qui fut, à l’époque (1962-1965), ambassadeur de Belgique auprès du Saint-Siège. Il témoigne aussi, non sans quelques exagérations, du rôle prépondérant joué par des évêques et théologiens belges dans la tournure prise par l'événement conciliaire. Posant aujourd’hui un regard rétrospectif sur ces assises, on peut se demander s’il y avait là matière à se vanter : un arbre se juge à ses fruits et ceux de Vatican II sont plutôt amers. Ses inconditionnels nous disent qu’une meilleure récolte reste encore à venir, lorsque le concile « authentique » aura triomphé du concile « médiatique ». Par une relecture autorisée ? Comme Sœur Anne, on l’attend toujours…

La Pentecôte du Pape François

Des heures particulièrement riches à découvrir sur Zenit.org :

PAPE FRANÇOIS

DOC. DU PAPE FRANÇOIS

19/05/2013

Veni Creator Spiritus

LatinFrançais
Veni, creator, Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei.
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae.
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
Accende lumen sensibus
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
Amen.
Viens, Esprit Créateur,
visite l'âme de tes fidèles,
emplis de la grâce d'En-Haut
les cœurs que tu as créés.
Toi qu'on nomme le Consolateur,
Le don du Dieu très-Haut,
La source vivante, le Feu, la Charité,
L'Onction spirituelle.
Tu es l'Esprit aux sept dons,
le doigt de la main du Père,
Son authentique promesse,
Celui qui enrichit toute prière.
Fais briller en nous ta lumière,
Répands l'amour dans nos coeurs,
Soutiens la faiblesse de nos corps
Par ton éternelle vigueur !
Repousse au loin l'Ennemi,
Donne-nous la paix qui dure ;
Que sous ta prévenante conduite,
nous évitions tout mal et toute erreur.
Fais-nous connaître le Père,
révèle-nous le Fils,
et toi, leur commun Esprit,
fais-nous toujours croire en toi.
Gloire soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
à l'Esprit Saint Consolateur,
maintenant et dans tous les siècles.
Amen. (wikipedia)

18/05/2013

Pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres : c’est parti…

C’est, chaque année, l’événement phare du monde de la tradition catholique (plus de dix mille participants) : Paris-Chartres (les tradis  « Ecclesia Dei ») et Chartres-Paris (les tradis de la mouvance « Saint-Pie X »).  

Dans l’hebdomadaire « Famille Chrétienne » Hervé Rolland, vice-président de Notre Dame de Chrétienté, qui organise le 31e pèlerinage de Pentecôte de Paris à Chartres, du 18 au 20 mai,  répond à trois questions :

Comment accueillez-vous ceux qui font le pèlerinage pour la première fois ?

Le chef de chapitre rencontre les nouveaux avant le pèlerinage. À raison de trois ou quatre, parfois plus, les nouveaux sont répartis dans les différents chapitres (groupes de cinquante pèlerins en moyenne). Le chef de chapitre vérifie que les nouveaux aient de bonnes chaussures et de quoi se nourrir correctement pendant les trois jours. Enfin, pour ceux qui appréhendent de faire cent kilomètres en trois jours, une possibilité est offerte de ne marcher qu'une journée.

Parmi eux, y en a-t-il qui ne pratiquent pas la forme extraordinaire du rit romain ?

Ceux qui ne pratiquent habituellement pas la "messe traditionnelle" représentent un pèlerin sur trois. Du côté des prêtres accompagnants, sur un total de cent trente, les prêtres diocésains dont ce n'était pas la culture sont même une quarantaine ! Ce qui en fait le groupe de prêtres le plus nombreux à participer au pèlerinage. De leur côté, les laïcs bénéficient d'une présentation de la forme extraordinaire au cours d'un topo qu'ils reçoivent avec les autres membres de leur chapitre. Mais au cours du pèlerinage, il y a plus de questions sur l'Église et la morale que sur la forme de la messe. C'est pourquoi on n'hésite pas à reprendre les bases : qu'est ce que la Trinité, l'Église la Messe ...

En plus du thème du pèlerinage ?

Avoir un thème - cette année l'éducation, troisième point non négociable après la défense de la vie et de la famille abordée en 2011 et 2012 – n'empêche pas de reprendre les bases: en trente ans, le profil des pèlerins a changé. Avant, 95 % pratiquaient la "messe traditionnelle", et la catéchèse de base était connue à 100%. Ce n'est plus le cas non plus: un pèlerin sur dix est un recommençant. Ceux-là ne se posent même pas la question du rite.

Propos recueillis par Guilhem Gargnies

Ici : Chartres  les nouveaux pèlerins de la Pentecôte

Un signe de pérennité : s’ouvrir aux « recommençants » et aux autres, pour mieux faire connaître son propre charisme : la chrétienté n’est pas une forteresse hérissée de créneaux.