17/05/2013

Fête de la Pentecôte: la Séquence de la Messe

15/05/2013

Incongruités liturgiques à Buizingen

Un ami nous écrit :

Voici le récit authentique d'une curieuse expérience qui nous a été rapportée par des témoins dignes de foi.

Des connaissances sont invitées par des membres de leur famille à la "1ère communion" de leur fille le 12 mai à Buizingen. 

Première surprise, le carnet que les participants reçoivent ne parle pas de 1ère communion mais de "Fête des 8 ans".

Deuxième surprise: pas de prêtre mais deux femmes qui officient durant une heure. Les connaissances qui connaissent le néerlandais sont incapables de dire s'il y a eu consécration ou pas. L'un pense que oui, l'autre que non...

Toujours est-il qu'au moment de la communion, les "officiantes" donnent à chaque famille concernée une grande hostie qui est ensuite partagée par la famille elle-même entre tous ses membres y compris des bébés d'un an...

Si nos connaissances sont interloquées, les autochtones paraissent à l'aise, habitués semble-t-il. Chaque dimanche, en effet, ce sont ces dames qui officient...

10/05/2013

Confirmé : l’abbaye de Wisques (Pas-de-Calais) passe à la forme extraordinaire des rites liturgiques

Lu sur le site du diocèse d’Arras :

"Lors du dernier conseil presbytéral, Mgr Jaeger avait invité le père abbé de Fontgombault Dom Jean Pateau à présenter le présent et l’avenir de l’abbaye de Wisques.

La difficulté de renouvellement de l’actuelle communauté saint Paul, et le décès de l’abbé Lugez ont amené les bénédictins à revoir l’avenir de l’abbaye. Fallait-il fermer ou trouver une autre communauté ? L’actuelle abbaye de Wisques avait été fondée par des pères de Fontgombault fin XIXème siècle.

L’abbaye de Fontgombault est née en Berri, de l’impulsion donnée par Pierre de l’Etoile et ses compagnons, ermites, en 1091. Elle eut son apogée aux XII-XIIIème siècles. C’est une longue histoire avec de nombreuses vicissitudes durant près de 1.000 ans.

Fontgombault  

En 1948, après la seconde guerre mondiale, l’abbaye redevient bénédictine avec l’installation de 22 moines venus de Solesmes. La communauté, très nombreuse songe a essaimer, fonder une nouvelle abbaye, dans le souci de répondre à la demande de Jean-Paul II pour une nouvelle évangélisation. Le déclin de Wisques, avec une moyenne d’âge de plus de 75 ans, à la différence de Fontgombault (âge moyen de 51 ans) provoque la réflexion du père abbé de Fontgombault. C’est ainsi que plusieurs moines feront des “stages” à Wisques au cours du premier semestre 2013 et qu’une solution de reprise était envisagée. Ce passage de plusieurs groupes de religieux durant 4 semaines devait permettre de mûrir le projet. Les contacts furent très bons et l’installation de 13 moines à l’automne 2013 est donc envisagée.

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07/05/2013

Restaurer la liturgie n’intéresserait pas le nouveau pape

Lu sur le site de « Pro Liturgia » ce mardi 7 mai 2013 :

« Que le Pape François ne soit pas absorbé par les questions liturgiques comme l’était Benoît XVI est devenu une évidence. Il semble que l’actuel Souverain Pontife ne soit pas sensible outre mesure à l’ « ars celebrandi » que les évêques du monde entier avaient demandé de respecter au point que Benoît XVI y avait consacré plusieurs lignes dans son Exhortation post-synodale « Sacramentum Caritatis ».

Pour autant, il y a peu de risque de voir le Pape François introduire dans la liturgie les fantaisies qu’on trouve dans les paroisses de France et qui sont, de la part de nos évêques au premier chef, les marques d’une claire opposition au Concile.

Que fera le Pape ? « Wait and see », disent certains. N’étant pas lui-même un grand « liturge », on peut espérer qu’il se laissera guider par les experts qui sont au Vatican et confirmera la mission de ceux qui sont à la Congrégation pour le Culte divin.

Si tel ne devait pas être le cas - ce qu’à Dieu ne plaise - les conséquences seraient catastrophiques pour l’Eglise qui est en France : tout une partie du clergé proprement iconoclaste qui sévit depuis des années dans nos paroisses se sentirait conforté et continuerait, comme il l’a fait jusqu’ici, à priver les fidèles de la liturgie de l’Eglise.

Quant aux « traditionalistes » attachés à la forme extraordinaire du rite romain, ils pourraient alors avoir d’excellentes raisons de refuser définitivement l’usage du missel de « Paul VI ».

Mais c’est du côté des jeunes prêtres qu’il y aurait le plus de problèmes : avec Benoît XVI, ils se sentaient soutenus, appuyés. Ils « osaient » mettre en œuvre la liturgie actuelle selon une « herméneutique de continuité », en la célébrant en latin et grégorien selon les demandes. Mais que feront ces jeunes prêtres s’ils constatent que leurs initiatives pour redresser la situation de la liturgie - initiatives déjà contrecarrées par certains fidèles et certains évêques - ne sont pas ouvertement soutenues par les déclarations et le bon exemple du Souverain Pontife ?

N’est-il pas urgent de réfléchir à ces questions dans une France qui voit la vie liturgique - et avec elle la vie de foi - s’effondrer dans des diocèses entiers ?

Réflexion d’une religieuse bénédictine qui a eu l’occasion de discuter avec plusieurs cardinaux : « Avec le Pape François, il n’y aura rien concernant la liturgie : il laissera les choses en l’état (…) »

 

Ici: Que le Pape François ne soit pas absorbé par les questions liturgiques comme l’était Benoît XVI est devenu une évidence

 

sml304418a1b50f287191.jpgC’est bien cela qui est inquiétant, et pas seulement pour l’Eglise de France. Que va devenir le patient effort entrepris par Benoît XVI ? Lex orandi, lex credendi…

 

 

 

Photo : Les deux papes, Benoît XVI et François, en prière dans la chapelle du couvent « Mater Ecclesiae », la nouvelle résidence du pape émérite. La disposition de l’autel laisse clairement voir que le Pape émérite Benoît XVI y célébrera la Messe « versus orientem ».

Plain-chant sur Liège le samedi 11 mai : un double rendez-vous à ne pas manquer au Boulevard d’Avroy

Dixième anniversaire : un concert et une messe

L’Académie de Chant grégorien à Liège fête le dixième anniversaire de son existence. Depuis 2003, elle a accueilli plus de trois cents élèves dans ses cycles de cours annuels.

 Pour célébrer l’événement elle organise le samedi 11 mai prochain à 16 heures un concert à l’église des Bénédictines (Boulevard d’Avroy, 54), suivi d’une messe célébrée selon le missel de 1962, à 18h en l’église du Saint-Sacrement (Boulevard d’Avroy,132), par l’abbé Jean-Pierre Delville, professeur à la faculté de théologie de l'Université catholique de Louvain (U.C.L.).

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églises des Bénédictines (gauche) et du Saint-Sacrement (droite)

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académie de chant grégorien à Liège

Au cours de cette double manifestation, l’Ensemble vocal « Psallentes ♀ » (dir. Hendrik Vanden Abeele, professeur aux Conservatoires de Leuven, Rotterdam et La Haye) et les trente-cinq élèves du cycle 2012-2013 de l’académie de chant grégorien à Liège(dir. Stéphan Junker, professeur au conservatoire de Verviers) illustreront le répertoire des chants de pèlerinage au temps des cathédrales (XIIe-XVe siècles).

Un thème : les chants de pèlerinage (XIIe-XVe siècles)

codex calixtinus .jpgAu programme : plain-chant et déchant extraits du Codex Calixtinus (photo) de Compostelle (XIIe s.), du Livre Vermeil de Montserrat (XIVe s.), de l’office et de la messe de saint Jacques le majeur (graduel et antiphonaire de l’abbaye de Solesmes) et de l’office liégeois primitif de la Fête-Dieu (manuscrit de Tongres, XIIIe )

Une découverte : l’Ensemble « « Psallentes ♀ » 

L’Ensemble  « Psallentes ♀ »  (photo)a vu le jour en 2007. Fondé et dirigé, comme saimagesCAJYFV22.jpg branche masculine, par Hendrik Vanden Abeele, cet Ensemble vocal est voué à l’interprétation des chants liturgiques du  moyen âge. Il est composé de jeunes musiciennes professionnelles, particulièrement remarquées lors du dernier festival international de chant grégorien de Watou, en 2012. Le  Festival des Flandres l’a inscrite à son programme pour 2013. 

Aux orgues « Le Picard » (XVIIIe s.) des Bénédictines et Thomas du Saint-Sacrement on pourra aussi entendre Patrick Wilwerth (professeur au conservatoire de Verviers).

cliquez ici pour voir les affiches du concert et de la messe chantée 

Entrée libre aux deux manifestations et à la réception de clôture 

Pour des renseignements complets sur le programme, cliquez ici :

Journée grégorienne à Liège le samedi 11 mai 2013 

Contacts : e-mail jpschyns@skynet.be ou tél. 04.344.10.89

06/05/2013

Les rogations

0a51.jpgSur Evangile au Quotidien :

Qu'est ce que les Rogations ?

          Rogations, du latin " rogatio ", veut dire une prière de demande. " Les Rogations " sont une prière de demande liturgique, accomplie par la Communauté Chrétienne à une époque de l'année fixée au printemps, les trois jours avant l'Ascension.  

        Elles ont pour objet de demander à Dieu un climat favorable, une protection contre les calamités et peuvent être accompagnées d'une bénédiction de la terre, des champs et des instruments de travail. On peut aussi les faire dans des circonstances diverses, comme par exemple aujourd'hui la fièvre aphteuse, la maladie de la vache folle, les inondations, etc...

2° Histoire des Rogations

        Les Rogations avaient été instituées vers 474 par Saint Mamert (encore connu dans le dicton météorologique parmi les " Saints de Glace ", avec les Saints Pancrace et Servais dont la fête tombe les 11, 12 et 13 mai ; c'est à cette époque en effet que peuvent survenir les dernières gelées, les plus dangereuses pour la végétation).  À l'époque il y avait des calamités de tout ordre, non seulement agricoles, mais aussi tremblements de terre, destructions incendies et guerres, Saint Mamert proposa donc au peuple chrétien trois jours de prières, processions, litanies et jeûne. On dit que, plus tard, Charlemagne suivait lui-même à pied cette procession.

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05/05/2013

Liège, 11 mai : le plain chant à l'honneur

PLAIN-CHANT SUR LIEGE LE SAMEDI 11 MAI 2013

Concert à 16h, église des Bénédictines, Bd d’Avroy, 54

Grande messe chantée à 18h, église du Saint-Sacrement, Bd d’Avroy,

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Au cours de cette double manifestation, l’Ensemble « Psallentes ♀ », dir. Hendrik Vanden Abeele, professeur aux Conservatoires de Leuven, Rotterdam et La Haye, chercheur à l’Université de Leyde et les trente-cinq élèves de l’académie de chant grégorien à Liège, cycle 2012-2013, dir. Stéphan Junker, professeur au Conservatoire de Verviers illustreront :

 

LES CHANTS  DE PÈLERINAGE

 AU TEMPS DES CATHÉDRALES
XIIe – XVe SIÈCLES

 

en interprétant un florilège de mélodies grégoriennes, diaphoniques et polyphoniques extraites du Codex Calixtinus de Compostelle (XIIe s.), du Livre Vermeil de Montserrat (XIVe s.), de l’office et de la messe de saint Jacques le majeur (graduel et antiphonaire de l’abbaye de Solesmes), et de l’office liégeois primitif de la Fête-Dieu (Jean de Cornillon, 1246).

Aux orgues « Le Picard » (XVIIIe s.) des Bénédictines et Thomas du Saint-Sacrement : Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers.

 

Pour entendre l’Ensemble vocal  féminin placé sous la dir. d’Hendrik Vanden Abeele, cliquez ici « Psallentes » ♀, et pour voir les affiches ici : affiches du concert et de la messe chantée.

 

Entrée libre aux deux manifestations et à la réception de clôture

 

Pour des renseignements complets sur le programme, cliquez ici :

Journée grégorienne à Liège le samedi 11 mai 2013

 

Contacts : e-mail jpschyns@skynet.be ou tél. 04.344.10.89

29/04/2013

Malmedy: messe grégorienne du 1er dimanche du mois aux Capucins

premier dimanche du mois

MALMEDY

PROCHAINE MESSE TRADITIONNELLE

Célébrée en latin (missel de 1962) par M. l’abbé Claude Germeau,

Directeur du foyer des jeunes de Herstal et prêtre auxiliaire à l’église du Saint-Sacrement à Liège

 DIMANCHE 5 MAI 2013 A 18 HEURES

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EGLISE DES CAPUCINS

Ruelle des Capucins à 4960 Malmedy 

CELEBRATION DU CINQUIÈME DIMANCHE APRÈS PÂQUES 

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L'icône évoque la dernière rencontre de st Pierre avec le Christ ressuscité au bord du lac de Tibériade (Jn,21).

Propre grégorien de la messe «  Vocem Iucunditatis »

Kyriale du Temps Pascal, Credo I

Motets : « Verbum Supernum » et « Ave Maria » polyphoniques (W.-A. Mozart, 1756-1791), Reine des Cieux, « Königin im Himmelreich »

A l’orgue : Michèle Baron et Léonard Aussems

Renseignements : L. Aussems  tél. 080.33.74.85

27/04/2013

Comment combattre le narcissisme liturgique ?

Lu sur le site « Pro Liturgia » :

Dans son Epître aux Corinthiens, Saint Paul déclare : « Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever la pâte tout entière ? » (1 Cor. 5, 6) Appliquée à la liturgie, cette question permet de comprendre qu’un célébrant peut être, lorsqu’il agit comme un levain, celui qui fait fermenter la foi de toute une assistance, de toute une communauté paroissiale.

Mais comment un célébrant peut-il devenir comme un levain dans la pâte ? La première chose qu’il doit garder présente à l’esprit, c’est que lorsqu’il célèbre la Messe, il agit « in persona Christi » : il doit donc avoir toujours conscience qu’il ne fait rien de son propre chef.  Certes, Jésus-Christ, seul véritable prêtre, ne peut être rendu présent que grâce à un ministre ordonné : mais ce ministre doit toujours avoir la parole de S. Jean-Baptiste présente à l’esprit : « Il faut qu’il croisse et que je diminue » (Jn, 3, 30).

Or il y a, chez beaucoup de personnes - et le prêtre est d’abord une personne - une entrave à cette nécessaire « diminution de soi » sans laquelle l’autre n’a plus aucune place, n’a plus « sa » place : c’est le narcissisme. Le Dr Richard Fitzgibbons, psychiatre et consultant auprès de la Congrégation pour le Clergé, déclare, en se basant sur 35 années d’expériences médicales, a constaté que le narcissisme - un trouble de la personnalité qui se manifeste par un insatiable besoin d’être admiré - était aussi présent dans le clergé. De nombreux prêtres, lorsqu’ils célèbrent la liturgie, auront toujours tendance à faire davantage porter l’attention des fidèles sur eux que sur la personne du Christ.

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26/04/2013

Mais si, le pape chante…

Interrogé sur l’intérêt porté par le nouveau pape à la liturgie, le Père Lombardi, porte parole du Saint-Siège, et jésuite lui aussi, avait eu cette formule lapidaire: « nec cantat, nec rubricat » (il ne chante pas et ne s’intéresse pas aux rubriques).

Ce petit reportage l'a tout de même surpris en train de chanter discrètement le "Regina Caeli" simplex, avec l'assemblée...

11/04/2013

A Paris : une paroisse pour la Communauté Saint Martin

POSTED ON 10 AVRIL 2013 BY MAXIMILIEN BERNARD IN BRÈVESDIOCÈSESEGLISE EN FRANCEPEREPISCOPUS AVEC 1 COMMENTAIRE

Selon ce post publié sur "riposte catholique",  le cardinal archevêque de Paris a confié à la Communauté Saint-Martin la paroisse des Blancs-Manteaux dans le Marais à Paris (4e arrondissement).

Les Blancs-Manteaux, c’est en 1258, un ordre mendiant en provenance de Marseille. Ces moines revêtaient un manteau de laine de couleur blanche : aussi les désigna-t-on comme les «Blancs-Manteaux» et ce nom restera attaché à l’église en dépit du remplacement de cet ordre en 1297 par celui des Guillemites qui eux, allaient vêtus de noir. L’église actuelle date du XVII° siècle. La révolution n’épargne pas  le couvent dont il ne subsiste que l’actuel bâtiment du presbytère. En 1802, l’église est constituée en paroisse.

 Qu’est-ce que la Communauté Saint-Martin ? Voir Belgicatho ici : France : une Communauté sacerdotale en pleine expansion

10/04/2013

Liturgie : peut-on plaire à tout le monde ?

En matière de liturgie, l’association française « Pro Liturgia », fondée par Denis Crouan (voir Belgicatho : Connaissez-vous " Pro Liturgia " ?) ne demande que l’exacte application des décisions relatives au culte divin prises à la suite du concile Vatican II et des enseignements magistériels ultérieurs. Son but est donc de favoriser la mise en oeuvre de la liturgie telle qu’elle est définie par les livres officiels, y compris quand les fidèles en font la demande ou qu’une occasion se présente, sous sa forme latine et grégorienne, comme le recommande l’Eglise. Or, comme beaucoup, nos amis alsaciens s’interrogent sur les divers « signaux », très différents de ceux de Benoît XVI, déjà lancés par le nouveau pontife romain en cette matière sensible.

« Pour l’instant, peut-on lire sur leur site (en cliquant ici :L'ACTUALITE DU 10 AVRIL 2013), le Pape François s’emploie à plaire à presque tout le monde : aux fidèles qu’on ne voit jamais dans les églises, aux non-croyants, aux sportifs, aux agitateurs et agitatrices de foulards... Il aime, dit-on, être auprès des pauvres. Mais il existe une catégorie de « pauvres » qu’il semble ignorer : ce sont les fidèles qu’on a dépouillés du droit de participer dans leurs paroisses à la liturgie de l’Eglise. Ceux-là ont encore faim ; ceux-là mendient auprès de leurs curés, de leurs évêques, des célébrations conformes à ce que le Concile a établi. En vain : on ne les écoute pas ; on ne les a d’ailleurs jamais écouté. D’ailleurs, on n’a pas écouté non plus Benoît XVI qui voulait leur donner la « nourriture liturgique » qu’ils demandaient ; certains se sont même empressés de refuser à Benoît XVI le droit de consoler ces fidèles qui ne demandaient que de pouvoir participer à des messes qui soient vraiment des messes. Aujourd’hui, ces fidèles commencent à s’interroger : le nouveau Pape les écoutera-t-il ? Les comprendra-t-il ? Leurs donnera-t-il ce qu’il donne aux « pauvres » et qui n’est pas le droit de célébrer n’importe comment la liturgie de l’Eglise ? Beaucoup de fidèles - et pas seulement les « traditionalistes » attachés à la forme extraordinaire du rite romain mais aussi ceux qui tiennent à la juste application du Concile - sont inquiets. Inquiets en songeant qu’ils risquent de demeurer longtemps encore sur leur faim. Personne ne demande au pape François d’être un « liturge averti » comme le fut son prédécesseur. Mais ce qu’on peut attendre de lui, c’est qu’il donne le bon exemple lorsqu’il célèbre la liturgie ; c’est-à-dire qu’il mette fidèlement et dignement en œuvre le missel romain et rappelle à tous les prêtres - évêques en premier - qu’ils ont à en faire autant et à s’interdire d’introduire de leur propre chef des innovations dans les célébrations paroissiales. Ce sera faire preuve d'une grande charité. »

Or, selon le mot du Père Lombardi (directeur de la salle de presse du Saint-Siège) invoquant la santé fragile du nouveau pontife, le pape François « nec cantat, nec rubricat », pas même pour s’agenouiller à la consécration semble-t-il…