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  • Vers une reconnaissance des unions « gays » par l’Eglise catholique ?

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    On a pu lire ici que Mgr Jozef De Kesel, cardinal-archevêque de Malines et Bruxelles est pour une reconnaissance symbolique des unions homosexuelles par l’Eglise. Pour la distinguer du sacrement de mariage, cette bénédiction s’appellerait « célébration de remerciement » ou « célébration de prière »: remerciement ou prière pour quoi ou pour qui ? Là, le cardinal n’est pas beaucoup plus clair que le pape François dans son exhortation sur l’accès des divorcés remariés à la communion sacramentelle.

    Qu’il soit permis de lui préférer la clarté d’expression de son prédécesseur à la tête de la primature de l’épiscopat belge. Sur ce sujet, Mgr Léonard, interrogé lors d’une conférence donnée à l’Université de Liège le 28 janvier 2015, avait fait la réponse suivante :

    "-Quelle est la position de l’Eglise vis-à-vis des homosexuels qui souhaitent voir leur union bénie par l’Eglise ?

    - L’amitié est plus large que l’amour sous sa forme sexuelle et il y a un langage de la sexualité, non pas parce qu’on y parlerait nécessairement beaucoup mais parce que, par elle-même, elle dit l’union des époux et l’ouverture à la vie. J’ai peu parlé tout à l’heure de cette dimension de la sexualité : l’ouverture à la vie, la fécondité, l’importance des enfants. Je signale que le synode [extraordinaire des évêques réunis à Rome du 5 au 19 octobre 2014, ndB], dans son dernier paragraphe, a invité à une relecture positive, bienveillante et fructueuse de l’encyclique « Humanae vitae ». J’ai trouvé cela assez original et c’était proposé par des gens desquels je ne me serais pas attendu à ce qu’ils fassent une publicité pour cette encyclique. Je ferme la parenthèse.

    Pour en revenir au langage, je trouve que si l’on emploie celui de la sexualité, il faut en respecter la grammaire. Quand je parle français, j’essaie de respecter la grammaire française, pas toujours mais alors je reconnais que je fais une faute. Quand je parle néerlandais, j’essaie de respecter la grammaire du néerlandais. Je n’y arrive pas toujours et je reconnais que je fais une faute parce que je ne respecte pas la grammaire de ce langage. Or, la grammaire de la sexualité, dans l’espèce humaine comme dans toute la nature, c’est la différenciation et la polarité du masculin et du féminin. Si l’on veut avoir des petits veaux, il faut tout de même avoir une vache et un taureau…ou un vétérinaire, enfin vous me comprenez ! La sexualité c’est, comme le nom l’indique : secare (couper), section, secteur, sexe, sécante : elle repose sur la polarité du masculin et du féminin.

    Je vous dis en résumé ce que je dis en une heure ou deux quand je rencontre des personnes dans ce cas. Quand j’ai été professeur à Louvain, j’ai tout de même consacré un certain nombre de soirées à accompagner des étudiants dans cette situation et je les ai aidés à comprendre que, comme chrétiens en tout cas, ils étaient invités et je les invitais au nom du Seigneur à respecter, avec sa grâce, le langage de la sexualité. Et, s’ils aimaient une personne du même sexe, où il n’y a pas cette complémentarité que requiert la sexualité par sa définition même, je leur recommandais : eh bien, essaie de vivre dans la chasteté et si tu as un garçon, car c’était souvent des jeunes, que tu aimes beaucoup, vis avec lui une amitié, mais comme beaucoup de gens vivent une amitié. Moi, j’ai de l’amitié pour beaucoup de gens, hommes et femmes, je l’exprime affectivement mais pas sexuellement parce que ce n’est pas dans la manière dont je suis appelé à vivre la sexualité. Je la vis autrement, sur un autre registre. Donc, j’invitais ces personnes, avec patience, respect et délicatesse, à respecter le langage de la sexualité et à ne pas exprimer sexuellement leur amitié pour un autre homme, ou une autre femme dans le cas des filles, en découvrant que le langage affectif est plus large que le langage sexuel.

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  • Succès de la Marche pour la Vie au Pérou

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    5aee33351685c.jpegDu site de la RTBF qui reprend une dépêche d'agence évoquant "des milliers" de manifestants alors qu'il y en avait des centaines de milliers, un million d'après certaines sources :

    Pérou: des milliers de personnes manifestent contre l'avortement

    Des milliers de Péruviens ont participé ce samedi à Lima à une grande marche contre l'avortement, un événement organisé depuis six ans par le cardinal péruvien conservateur Juan Luis Cipriani.

    Le président du Congrès Luis Galarreta, des religieux catholiques et évangéliques, des politiques, des familles, des militants pro-vie ainsi que des membres d'établissements scolaires privés liés à l'Église ont participé à cette marche pacifique.

    Les manifestants ont défilé en musique et au son des tambours sous des banderoles proclamant "Unis pour la vie".

    L'édition 2017 de cette marche annuelle avait été suspendue par l'Eglise catholique en signe de solidarité avec les centaines de victimes des inondations au Pérou. "Ce n'est pas une célébration organisée contre quelqu'un, c'est une célébration pour la vie", a déclaré le cardinal et archevêque de Lima, Juan Luis Cipriani, membre de l'Opus Dei, la puissante organisation catholique conservatrice.

    Cet événement est depuis 2012 un des plus grands rassemblements publics du Pérou, un pays très conservateur qui compte 30 millions d'habitants, dont 26 millions de catholiques selon le Vatican. L'avortement est légal en cas de malformation grave du fœtus ou lorsque la vie de la mère est en danger.

  • Ecrans belges : "Jésus, l'enquête ? Ca continue !

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    "Jésus, l'enquête" ? Ca continue !

    Reportages sur les 4 premières projections & débats

    "Bien documenté", "Une belle histoire d'amour", "Un très beau témoignage"

    Les 4 premières projections suivies d'échange-débats à LLN, BXL, Tournai et Mons ont été SOLD-OUT, même après avoir basculé les projections dans les plus grandes salles des multiplexes qui nous accueillaient: 260 au Cinescope de LLN, 107 au CineAventure BXL, 307 à Imagix Mons et 339 à Imagix Tournai. Nous présentons nos excuses à celles et ceux qui n'ont pas pu obtenir de places mais il reste 4 avant-premières et une double bonne nouvelle.

    Regardez les 2 reportage et les impressions récoltées à LLN / BXL d'une part et d'autre part à TOURNAI / MONS :

    La double bonne nouvelle

    • Nouvelles séances à BXL en Version Originale Sous-Titrée en français ("VO ST.FR") au www.cinema-aventure.be, dont ce dimanche 6 à 19h10
    • Nouvelles séances à Tournai et Mons : 4 séances supplémentaires en Version Française: dimanches 6 et 13 mai à 14h30 à Mons et Tournai en parallèle. Tickets sur www.imagix.be

    Prochainement:

    Anticiper le nombre de places nécessaires n'est pas aisé pour SAJE Films car plus de 50% des billets semblent se vendre dans les 3 derniers jours. C'est chaud et tant mieux, non ?
    - Théâtre de Liège ce mardi 8 (nous venons de basculer de la salle de 145 places sold-out depuis 5 jours à la grande salle de 450 places, et déjà 176 billets) 
    Trocadéro Liège ce mercredi 9 mai (233 places déjà vendues sur 500 places) 
    - Namur ce lundi 14 mai (salle déjà sold-out et nous finalisons le basculement dans une salle plus grande, la billeterie va ré-ouvrir)
    - et La Louvière le dimanche 27 mai 18h00
    >> Tickets: https://www.sajedistribution.be/billeterie/

    Envie de reste bien informé ? 

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  • Le pape François ne décidera pas dans le différend allemand sur l’accès des époux protestants à la communion

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    D'Anne-Bénédicte Hoffner sur le site du journal La Croix :

    Accès des conjoints luthériens à la communion : aux évêques allemands de trouver un accord

    Jeudi 3 mai à Rome, six évêques allemands (dont deux cardinaux) ont rencontré plusieurs hauts responsables de la Curie pour décider de la suite à donner à leur proposition d’autoriser, sous condition, un conjoint luthérien d’accéder à la communion.

    « Le pape François apprécie l’engagement œcuménique des évêques allemands et leur demande de trouver un accord aussi unanime que possible », indique le communiqué du Saint-Siège.

    « Lors de la conversation en allemand, Mgr Luis Ladaria (ndlr : préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi), a indiqué que le pape François apprécie l’engagement œcuménique des évêques allemands et leur demande de trouver un accord aussi unanime que possible dans l’esprit de la communion ecclésiale. »

    En quelques mots soigneusement pesés, la salle de presse du Saint-Siège résume une réunion qui a duré plus de trois heures… Jeudi 3 mai à Rome, une délégation de six évêques allemands a rencontré de hauts responsables de la Curie romaine – responsables de la congrégation pour la doctrine de la foi, du conseil pour la promotion de l’unité des chrétiens et du conseil pour les textes législatifs. L’objet de cette réunion ? « Aborder la question d’un éventuel accès à l’eucharistie pour les époux non catholiques au sein des mariages mixtes ».

    « À la demande du pape François »

    En effet, le 22 février, la Conférence des évêques allemands a annoncé, au terme de son Assemblée plénière, a adopté « après d’intenses débats » un projet de texte sur la possibilité pour les couples luthéro-catholiques de participer ensemble à l’eucharistie. « Plus des trois quarts des membres de la conférence épiscopale allemande ont approuvé le texte », rappelle le communiqué de presse. Mais « un nombre non négligeable d’évêques n’ont pas été en mesure de donner leur consentement, pour diverses raisons ».

    Estimant que ce projet viole « la foi catholique et l’unité de l’Église », sept d’entre eux ont même écrit au préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Mgr Luis Ladaria, et au cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, pour leur demander leur « aide » et « des éclaircissements ».

    « À la demande du pape François, une réunion de quelques évêques avec les hauts responsables du Saint-Siège » a donc été décidée et programmée pour le 3 mai. Deux des signataires faisaient partie de la délégation.

    « Atmosphère cordiale et fraternelle »

    Lors de cette dernière, dont la salle de presse du Saint-Siège précise qu’elle s’est déroulée « dans une atmosphère cordiale et fraternelle », « différents points de vue ont été discutés dans la conversation, tels que le rapport de la question à la foi et la pastorale, sa pertinence pour l’Église mondiale et sa dimension juridique », indique le communiqué de presse. « Mgr Ladaria informera le Saint-Père du contenu de la conversation ».

    « Le pape renvoie les évêques à leur discussion », analyse le rédacteur en chef de KNA sur le site d’information de l’Église allemande, katholisch.de. « Ni "oui", ni "non" : le pape François lui-même ne décidera pas dans le différend allemand sur l’accès des époux protestants à la communion. Il a une vision différente pour son Église ».

    « En appelant à une solution unanime, François responsabilise les deux parties. Et il précise que l’unanimité dans l’Église exige plus d’une majorité des trois quarts », note-t-il encore, voyant comme une « heureuse coïncidence » la publication au même moment par la Commission théologique internationale d’un texte « sur la synodalité » rédigé en italien et pas encore traduit.

    « Aucune conférence de presse, ni interview ni déclaration des participants n’est prévue », a précisé de son côté le porte-parole de la conférence épiscopale allemande.

  • Bruxelles : création de l'Accueil Louis et Zélie en association avec le centre familial Saint Géry

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    Création d’un accueil Louis et Zélie à Bruxelles

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    Communiqué de Life :

    "Jeudi 3 mai, Son Eminence le Cardinal Joseph de Kesel archevêque de Malines-Bruxelles, à l'occasion d'un entretien avec Guillaume d'Alançon, directeur de l'Institut pour la Famille en Europe, a apporté son soutien au développement d'un Accueil Louis et Zélie en association avec le centre familial Saint Géry.

    Nous redisons toute notre reconnaissance au Cardinal et l'assurons de notre filial attachement ainsi que de notre prière pour lui-même et à ses intentions."

  • Une reconnaissance symbolique de l'Eglise pour les couples homosexuels ? Mgr De Kesel y serait favorable...

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    Du site 7 sur 7.be

    Une cérémonie catholique alternative pour les unions homosexuelles?

    Le cardinal Jozef De Kesel estime que l'Eglise catholique doit avoir davantage de respect pour les couples gay, lesbiens et bisexuels, en ce compris dans l'expérience de leur sexualité, rapportent samedi plusieurs journaux flamands. L'archevêque de Malines-Bruxelles réfléchit également à une célébration de prière pour sceller une relation homosexuelle.

    Avec cette façon de penser, le cardinal belge va au-delà de la position officielle de Rome, qui est d'avis que les homosexuels ne devraient pas avoir de relations sexuelles. Jozef De Kesel a confié cette vision des choses lors d'un récent entretien avec cette communauté.

    Rencontre et dialogue

    Une petite délégation d'un groupe de travail de personnes homosexuelles de Malines lui avait demandé une entrevue, ce qu'il avait accepté volontiers, précise samedi matin son porte-parole Geert De Kerpel.

    L'union homosexuelle et l'Église

    L'archevêque de Malines-Bruxelles les a alors écoutés, leur a exprimé sa préoccupation pour leur bien-être et leur a dit son respect, poursuit le porte-parole. Il a aussi essayé de répondre à leurs questions. Dans ce cadre, le cardinal a également abordé leur relation, en la différenciant d'un mariage chrétien entre un homme et une femme. Il s'agissait bien d'une rencontre personnelle, souligne encore son porte-parole.

    Reconnaissance symbolique

    Jozef De Kesel souhaiterait à présent répondre à la demande de croyants homosexuels de pouvoir bénéficier d'une reconnaissance symbolique de l'Eglise comme couple. Malgré son progressisme, un mariage religieux parait toutefois aller un pont trop loin pour l'archevêque de Malines-Bruxelles. Il ne voit pas non plus d'un bon oeil une "bénédiction" ecclésiastique car elle ressemblerait trop à celle d'un mariage.

    Une "célébration de remerciement"?

    "S'il y a une certaine retenue dans le point de vue de l'Eglise, c'est pour préserver d'autant plus la grande valeur du mariage et de la famille", ajoute Geert De Kerpel. Si les homosexuels veulent malgré tout un symbole de la part de l'Eglise, le cardinal pense plutôt à une "célébration de remerciement" ou une "célébration de prière". Un échange d'alliances ne serait par contre pas possible, selon lui.

    On devine que ces positions "ouvertes", qui vont au-delà de ce que l'Eglise romaine concède, réjouissent des commentateurs comme Christian Laporte (dans la Libre) qui applaudit à chaque fois qu'hier Mgr Danneels ou qu'aujourd'hui Mgr De Kesel semble aller dans le sens d'un libéralisme de plus en plus manifeste. Le chroniqueur de la Libre se complaît bien évidemment à souligner le contraste de ces ouvertures avec l'enseignement strictement catholique de Mgr Léonard...

  • « Mon commandement, le voici ! » (6e dimanche de Pâques)

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    Homélie pour le 6e Dimanche de Pâques  (Jean 15,9-17) du Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d. (source)

    « Mon commandement, le voici ! »

    Qu’est-ce qui fait agir l’homme ? Qu’est-ce qui le pousse à travailler, à se fatiguer, à chercher, à prévoir ? Quelle force le meut de jour en jour, d’année en année, tout au long d’une vie qui passe si vite ?

    Balzac disait : c’est l’intérêt. Les affiches crient : c’est le plaisir ; et les journaux répètent : c’est la soif du pouvoir. Jésus, lui, parlait au futur, et il disait : ce sera l’amour. Et c’est d’amour qu’il a parlé à ses disciples, longuement, dans son discours d’adieux,lors de son dernier repas, alors que s’agitaient contre lui, dans Jérusalem nocturne, Judas et ceux qui le payaient, justement : les forces de l’intérêt et du pouvoir. Et dans la bouche de Jésus, le verbe aimer, ce mot usé, faussé, sali, redevient grand , et porteur d’espérance.

    « Demeurez dans mon amour », dit Jésus aux disciples. Entendons ; demeurez dans l’amour que j’ai pour vous. Et effectivement, pour cette poignée d’hommes qui ont tout quitté et qui l’ont suivi, c’est la seule chose qui puisse donner sens à leur vie : demeurer dans l’amitié de Jésus de Nazareth, le seul qui ait les paroles et les réalités de la vie éternelle.

    Et ils savent ce que cela veut dire, comme nous le savons nous-mêmes : l’amour que Jésus a pour nous est toujours à la fois une initiative et un appel. Une initiative, car Jésus n’attend pas, pour nous aimer, que nous puissions être fiers de nous ; un appel, puisque son amour prend tout l’homme et tout dans l’homme : l’intelligence, l’affectivité, le goût d’agir et la soif de beauté. Tout cela, l’amour de Jésus veut le mettre à son service. C’est pourquoi Jésus ajoute : « Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour ».

    C’est dire que cette amitié entre Jésus, Fils de Dieu, et nous, fils et filles de Dieu, ne se mesure pas au baromètre du sentiment, mais à celui de la fidélité. Rien de plus ordinaire, en un sens, que l’amour de Jésus et notre réponse à cet amour, car ils se vivent dans le quotidien et en habits de tous les jours. Jésus lui-même n’a pas vécu autrement l’amour inouï qui le liait à son Père : « Moi de même j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour ».

    Mais quelles sont les consignes de Jésus, qui doivent dessiner ainsi l’horizon de notre liberté et nous permettre de demeurer dans son amour ?

    Jésus n’en a laissé qu’une : « Aimez-vous ». Et de fait, tout est là, car aimer, c’est faire vivre. Aimer, c’est vivre pour que l’autre vive, pour qu’il puisse se chercher, se trouver, se dire ; pour qu’il se sente le droit d’exister et le devoir de s’épanouir. Aimer, c’est faire exister l’autre, les autres, à perte de vue, à perte de vie, malgré nos limites et les handicaps de l’autre, malgré les frontières sociales et culturelles, malgré tous les tassements de l’existence, malgré les ombres de l’égoïsme ou de l’agressivité qui passent jusque dans les foyers les plus unis et les communautés les plus fraternelles. Aimer, c’est repartir sans cesse, à deux, à dix, en communauté, en Église, parce que l’amour du Christ ne nous laisse pas en repos, et parce que, après tout, d’après Jésus lui-même, il n’y a pas de plus grand amour, il n’y a pas d’autre limite à l’amour que de donner sa vie, en une fois ou à la journée.

    Déjà le Psalmiste disait à Dieu dans sa prière, comme pour résumer sa découverte de l’amour du Seigneur : « Toi, tu ouvres la main, et tu rassasies tout vivant ». Dieu est celui qui ouvre la main et qui est sans cesse en train de l’ouvrir ; le disciple de Jésus est celui qui garde la main ouverte, sans jamais la refermer ni sur rien ni sur personne.

    Et nous voilà perplexes et démunis devant un pareil renversement des valeurs. Nous sentons bien, pourtant, et nous savons d’expérience, que par là, sur ce « chemin de la charité », comme disait saint Paul, notre vie retrouve toujours un peu de sa légèreté, et notre cœur un peu de son espace. C’est bien ce que Jésus ajoute, sur le ton de la confidence : « Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite ».

    Quand cette joie du Christ trouve un écho en nous, notre vie, comblée ou douloureuse,commence à laisser un sillage. Parfois, il est vrai, la route de l’abnégation paraît longue et nos efforts bien mal payés, par nos frères ou nos sœurs, par les enfants, ou par Dieu. Il est bon, à ces heures-là, d’écouter le Christ nous redire, comme aujourd’hui, pour remettre les choses au point et notre vie dans sa lumière : « Ce n’est pas toi qui m’as choisi, (ce n’est pas toi qui m’as fait un cadeau en acceptant la foi et mon appel), c’est moi qui t’ai choisi ; et je t’ai placé/e, là où tu es, là où tu sers, là où tu souffres et là où tu espères, pour que tu ailles de l’avant, que tu portes du fruit,et que ton fruit demeure ».

    Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d.

  • Dans le cadre de la Fête de l’Orgue 2018 à Liège (4-21 mai)

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    CHAPELLE DE BAVIÈRE

    JEUDI 10 MAI A 15h00 et 17h00

    Accès exceptionnel:

    Visite guidée suivie d'un concert :

    BACH, PURCELL, BABOU, CHAUMONT…

    Jean-Marie Verdière, présentation de la chapelle

    Muriel Bruno, soprano • Éric Mairlot, orgue

    PAF libre

    inscription préalable requise :

    tous les jours de 10 h à 11 h

    portable 0476 40 87 82 

    courriel : asblliegelesorgues@gmail.com

    En 1894, lors du transfert de l'hôpital de Bavière au boulevard de la Constitution, la Chapelle Notre-Dame (1606) fut reconstruite par l'architecte Demany. Dédiée à saint Augustin et classée depuis 1990, c’est une réplique exacte de l'ancienne chapelle. La majorité des éléments intérieurs sont anciens (mobilier, escalier en marbre, tribune, orgue…). Georges Simenon y fut enfant de choeur et les funérailles de sa mère y eurent lieu le 8 décembre 1970. L’orgue est un beau spécimen de l’âge d’or classique liégeois. Accès exceptionnel !

    Folder Sursum Corda-page-001.jpg

    JPSC

  • "Affaire Alfie" : réflexions sur la fin de vie

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    Après « l'affaire Alfie », une réflexion sur la fin de vie

    Un entretien avec Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban; propos recueillis par Odon de Cacqueray le dans Culture de Vie / Contreculture de mort

    Mgr Ginoux a été en charge des Aumôneries d’Hôpitaux de son diocèse d’Avignon de 1994  à 2000, ce qui lui a permis de de voir comment se passe l'accompagnement des malades et des mourants, mais aussi de travailler avec les  soins palliatifs.  Déjà à cette époque surgissait la question de l’euthanasie. Selon lui, la situation qui n'était pas excellente s'est dégradée depuis. Il a accepté de revenir pour L'Homme Nouveau sur "l'affaire Alfie Evans".

    Atteint d’une grave maladie neurovégétative, Alfie Evans, qui aurait eu deux ans ce mois-ci, a été l’objet d’un véritable combat entre ses tout jeunes parents et le corps médical de Liverpool (Angleterre). Malgré diverses interventions, dont celle du Pape et du gouvernement italien, le 28 avril peu après minuit, l’enfant reçoit quatre médicaments en intraveineuse. Alfie meurt quelques heures plus tard. Un drame qui soulève de nombreuses questions éthiques.

    Dans un conflit entre les deux parties, le médecin et la famille, qui doit décider ?

    Il y a plusieurs éléments à prendre en compte : l’état du patient, les probabilités de vie, la disproportion des soins donnés par rapport à la situation, etc. Les premiers responsables de la vie de l’enfant sont les parents, les équipes médicales doivent être au service de la vie. Il est donc nécessaire qu’un dialogue soit conduit entre les parents et l’équipe médicale. Pour le petit Alfie, ce dialogue a dû être rompu puisque c’est la justice qui a imposé sa décision. Or, l’enfant – hormis l’assistance respiratoire – n’était pas en état de « mort » puisqu’il a même respiré plusieurs heures sans aide. Le débrancher était un acte intentionnel de donner la mort, donc un acte euthanasique. Cet acte ne pouvait donc pas être approuvé par les parents et la justice humaine, en donnant raison à l’équipe médicale, a outrepassé sa mission. 

    Le Pape a parlé pour Alfie Evans. L’Église a-t-elle une légitimité pour parler dans ces affaires complexes ? 

    Le bienheureux Paul VI pouvait affirmer que l’Église était « experte en humanité ». L’Église n’oublie pas qu’elle est envoyée par le Christ pour annoncer la « Bonne Nouvelle » aux hommes de ce temps. Elle rappelle la valeur unique de toute créature humaine de sa conception à sa mort naturelle, elle plaide pour le respect de la vie des plus faibles, des plus démunis, des « sans-voix ». À travers son enseignement, à travers l’écoute et la pratique médicale (Académie pontificale des Sciences, Académie pontificale pour la Vie, hôpitaux, œuvres caritatives…), elle a sa place et son expérience dans le monde de la santé. Elle insiste sur le droit à la vie, le refus de la mort provoquée, le développement des soins palliatifs, l’accompagnement de celui qui meurt selon le principe même de la fraternité et de la solidarité. C’est la mise en pratique de l’Évangile du Bon Samaritain et de ce que Jésus demande explicitement : « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40). L’Église voit dans le malade le visage du Christ souffrant et lui porte secours. Elle reconnaît à chaque personne sa dignité intrinsèque et elle alerte sur l’eugénisme vers lequel nous glissons peu à peu.

    Quel est le rôle de la loi et de la justice dans la décision médicale ?

    Il est regrettable que la décision d’un juge entraîne la mort de quelqu’un. La confiance en la médecine en est ébranlée, le conflit autour d’une vie est sorti de la relation entre le soigné et le soignant. Si la justice est saisie par l’une ou l’autre des parties c’est en raison même d’un conflit. L’équipe médicale voulait arrêter l’aide respiratoire du petit Alfie Evans, les parents ne le voulaient pas. Il a donc fallu faire intervenir un jugement de justice. En France la loi insiste sur la nécessité du caractère collégial de la décision médicale. Il faut cependant reconnaître que nous irons de plus en plus vers de telles situations si l’euthanasie est légalisée.

    Quelles sont les limites aux décisions médicales et au pouvoir médical ?

    Cette question est capitale. Toutes les dérives sont possibles si notre société n’accepte pas de mettre l’homme au premier plan, mais pas l’homme comme un matériau à façonner, « l’homme augmenté », qui nous est promis aujourd’hui. La technique, les améliorations de la vie, l’intelligence artificielle, les progrès génétiques conduisent droit à « l’absolutisme technologique » (Benoît XVI, Caritas et Veritate). Les limites viendront d’une prise de conscience, d’une conversion vers un regard anthropologique nouveau, l’acceptation de l’homme comme créature à qui Dieu a donné la mission de construire une société fraternelle œuvrant pour le bien commun.

    Lire également, sur zenit.org : https://fr.zenit.org/articles/quelques-elements-au-dossier-dalfie-evans-et-de-ses-parents-par-james-gallagher/

  • Dépénaliser l'avortement sans approfondir le vécu des femmes ?

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    Du Bulletin d'information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Dépénalisation totale de l’avortement : comment légiférer sans approfondir le vécu des femmes ?

    Cela fait 6 ans que la pratique de l’avortement en Belgique n’est plus évaluée. Aucun chiffre n’a été publié depuis 2012. (Voir les derniers chiffres). Or, la loi de 1990 dépénalisant l'avortement à titre exceptionnel et à certaines conditions,  avait pourtant donné à une commission nationale la mission expresse de rendre un rapport au Parlement tous les deux ans.  Aucun rapport n’a vu le jour depuis 2012. Si les données nécessaires à l’évaluation existent, elles n’ont plus été traitées depuis cette date.

    Ces données fournissent des informations sociodémographiques, psychosociales et médicales essentielles et permettent de cerner les circonstances dans lesquelles les femmes recourent à un avortement. Sans ces informations, il est presque impossible d'étayer une analyse de la pratique de l'avortement, et, partant, de construire une politique de prévention efficace. Cette absence de transparence et de connaissance de la pratique de terrain ne semble pas inquiéter les partisans de la dépénalisation totale de l’avortement.

    Au Parlement, les partis demeurent divisés sur la question. PS, DéFI, Ecolo-Groen, PTB et Open VLD expriment ouvertement leur empressement à légiférer.  

    Ils désirent non seulement sortir l’avortement du code pénal, mais réformer la loi en vigueur, notamment par la suppression de l'état de détresse, le raccourcissement de la période de réflexion, et l’augmentation des délais durant lequel l’avortement est légalement autorisé (12 semaines actuellement). (Voir tableau comparatif ci-dessous).

    Au sein de la majorité, le CD&V et la N-VA s’opposent pour l’instant encore à la dépénalisation. Au MR, 15 députés sur les 20 y seraient favorables.

    La commission parlementaire « justice », compétente sur la question, s’est réunie ce mercredi 2 mai 2018. Il y a été décidé que le sujet de la dépénalisation de l’avortement ferait l'objet d'auditions d'experts organisées dans un cadre plus large, relatif à la future réforme du Code pénal.

    D'autres thématiques, tels que la traite des êtres humains, les crimes sexuels, sont également prioritaires, a justifié la députée Sonja Becq (CD&V).

    Source : rtbf.be

    Tableau comparatif des différentes propositions de loi

    Eléments d'analyse de l'IEB : Faut-il dépénaliser l'avortement ?

    A lire aussi, dans le même bulletin :

  • Italie : à la recherche de la liturgie perdue (table de communion et orientation du célébrant)

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    Du site "Paix liturgique" :

    EN ITALIE A LA RECHERCHE DE LA LITURGIE PERDUE : table de communion et l'orientation du célébrant

    Depuis 20 ans vaticaniste de la télévision publique italienne, Aldo Maria Valli tient un blog personnel dans lequel il partage avec style et clarté ses réflexions sur la vie de l’Église. À l’occasion de la publication de deux livres de don Enrico Finotti, prêtre du diocèse de Trente (Italie), il s’est arrêté sur la question liturgique, livrant des réflexions que nous partageons et commentons volontiers à notre tour.

    I – IL ÉTAIT UNE FOIS LA TABLE DE COMMUNION
    (13 février 2018 : source)

    « L’une des aberrations les plus répandues de l’après-concile a été l’élimination de la table de communion. Une erreur considérable sur le plan historique, liturgique, doctrinal, artistique et pastoral. »

    Ainsi écrit don Enrico Finotti en page 19 de son livre Il mio e il vostro sacrificio. Il liturgista risponde (1), une œuvre précieuse à recommander à tous ceux qui ont à cœur une juste compréhension et exécution du culte à rendre à Dieu.

    Cela peut sembler étrange de partir d’un détail comme celui de la table de communion mais la liturgie est faite de détails et chaque fois que l’on en néglige un c’est l’ensemble qui en souffre (il est bien connu que le diable est dans les détails). En outre, l’observation de don Finotti fait comprendre de quelle trempe est ce prêtre qui n’a pas peur des mots et va droit au but. Voyons donc quelle était la fonction de la table de communion et ce qui a motivé sa suppression.

    Outre à permettre aux fidèles de s’agenouiller pour recevoir le Saint-Sacrement avec toute la révérence due, la table de communion servait à marquer la séparation entre la nef, où se rassemblent les fidèles, et l’espace sacré de l’autel, où s’accomplit le sacrifice. Cette séparation est une constante de la tradition liturgique, en Orient comme en Occident. Sa raison liturgique est la protection de l’accès à l’autel, afin d’en garantir la sacralité. Sa raison théologique est la mise en évidence de la hiérarchie des rôles au cours de la célébration, celui du ministre ordonné, agissant in persona Christi Capitis, étant bien entendu différent de celui de l’assemblée des fidèles. 

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  • En Iowa : pas d'avortement si le coeur bat

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    IOWA : PAS D’AVORTEMENT SI LE CŒUR BAT

     de genethique.org

    Dans l’état de l’Iowa aux Etats-Unis, le Parlement vient d’adopter une loi plus restrictive sur l’avortement, la plus restrictive de tout le pays. Dès que le gouverneur Kim Reynolds aura promulgué la loi, l’avortement y sera interdit dès le « moment où les battements du cœur sont détectés », soit environ à la sixième semaine. Seules exceptions, les victimes de viol ou d’inceste.

    Si l’ACLU [1] craint que la loi ne ramène « les femmes de l'Iowa près d'un demi-siècle en arrière ».Shannon Lundgren, l’élue républicaine locale se félicite : « Nous effectuons aujourd'hui un pas courageux... pour dire à la nation que l'Iowa défendra ses plus fragiles, ceux qui n'ont pas de voix, nos enfants à naître ».

    Voir aussi : Iowa : Des mesures dissuasives vis-à-vis de l’avortement.

    [1] (en anglais American Civil Liberties Union, Union américaine pour les libertés civiles).