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Belgique : reprise des débats sur l'avortement

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BELGIQUE : SUITE À L'AVIS DU CONSEIL D'ETAT, LES DÉBATS SUR L’IVG REPRENNENT

13 juillet 2020

Le Conseil d’Etat a rendu son avis sur les neuf points de la loi avortement sur lesquels il a été interrogé la semaine dernière. Le vote de la loi va donc avoir lieu cette semaine. Les opposants au texte espéraient une réponse plus lente du Conseil d’Etat, pour un vote reporté à l’automne. Sur les neuf amendements renvoyés au Conseil d’Etat, sept n’ont pas été examinés, le Conseil d’Etat considérant qu’il s’était déjà prononcé sur ces questions. Les deux derniers ont été « validés car ressortent de la marge d’appréciation du législateur ». Le Conseil d’Etat a émis son avis une semaine après avoir été sollicité, une réponse exceptionnellement rapide (cf. Extension du délai pour l’IVG en Belgique : le vote reporté)

Le texte débattu entend assouplir la loi de 1990 qui a dépénalisé pour la première fois, partiellement, l'avortement en Belgique. Le délai légal d’autorisation passerait de 12 à 18 semaines de grossesse, le délai de réflexion serait réduit à 48 heures et l'IVG serait totalement dépénalisée, « sous réserve d'une qualification de coups et blessures si les conditions ne sont pas respectées ».

Deux partis, le CD&V et la N-VA sont opposés à ce projet de loi. Bart de Wever, député et président de la N-VA a déclaré samedi que la question de l’avortement était un « point de rupture », mettant en péril les projets de coalition des différents partis. « Je peux vous dire que si des partis donnent le feu vert à une loi que je trouve scandaleuse, ce sera compliqué de faire comme si de rien n'était avec eux le lendemain, a-t-il déclaré. C'est en fait impossible, ça ne fonctionnera pas. Si ces partis pensent qu'ils peuvent sur cette base former un gouvernement avec les socialistes, les communistes et les verts, ils n'ont qu'à le faire. Ce sera un gouvernement nul en Flandre, avec zéro soutien ».

Sources: La Libre, Belga (11/07/2020) / L'Echo, Sonia Romero Ruiz (10/07/2020)

 

Fondatrice d'un planning familial, et ayant réalisé plusieurs centaines d'IVG; elle refuse l'extension à 18 semaines

Découvrez le témoignage bouleversant du Dr Arielle Nuchowiz, spécialiste de l'haptonomie. Pour elle, il est impossible de concilier l'IVG à 18 semaines avec le fait que les bébés, à ce stade, sentent et ressentent. "Au niveau purement physique, c'est une pratique barbare".

Découvrir la vidéo du Docteur Nuchowicz

 

Ecouter et partager son témoignage

Des politiciens du CDH, du MR et d'Ecolo se positionnent contre cette proposition de loi

 
Le député Michel de Maegd (MR), ex présentateur TV à RTL TVI s'est exprimé longuement dans le vif, dans une tribune remarquée, où il explique posément les raisons de son refus du texte sur l'IVG à 18 semaines. Il indique: "Il m'apparaît clairement que cette option ne rassemble pas un consensus scientifique suffisant (...). J'ai l'intime conviction que ce travail parlementaire doit être encore affiné avant que la proposition puisse rassembler plutôt que diviser.  

Découvrir l'opinion de Michel de Maegd

 

Catherine Fonck (CDH) à la chambre: « J’entends l’appel de très nombreux citoyens. S’il y a une majorité ici, je ne suis pas sûre qu’il y ait une majorité dans la population »

Et Catherine Fonck de rajouter: Savez-vous que la loi actuelle permet un avortement pour raison médicale (concernant la femme ou le foetus) à tout moment de la grossesse? Jusqu’à la toute fin de la grossesse même. La Belgique est le seul pays européen à le permettre. #IVG

En savoir plus

 

"Il y a des éléments qui sont même dangereux": le député Ecolo-Groen Stefaan Van Hecke s'oppose à la proposition de loi "dangereuse" sur l'avortement

"Si la limite, c'est 18 semaines, ça doit être la limite. Mais si le médecin ou l'hôpital ne peuvent être punis, il n'y a de facto plus de limite. Le bâton derrière la porte a disparu. Si on met une limite, il faut surveiller cette limite. Telle qu'elle est écrite, cette proposition de loi mène de facto à une libéralisation complète de l'avortement", a-t-il expliqué.

Commentaires

  • C'est une horreur. Une vraie mutilation pour celles qui sont laissées sur le côté, avec une 'solution': supprimer leur enfant....

  • On ne peut qu'approuver sans réserve Mr De Wever. l'IVG à 18 semaines n'est que de l'idéologie pure!

  • Avortement : ma position...

    Il me semble en tant que médecin et démocrate qu’il est de mon devoir de rappeler deux faits:

    Le premier est une réalité, un fait scientifiquement prouvé et établi depuis plus d’un siècle et que rigoureusement aucun scientifique ne met en doute : c’est le moment du début de la vie humaine (et animale) individuelle. Ce moment intervient lors de la télophase (la fin) de la fusion des noyaux du spermatozoïde avec celui de l’ovocyte. L’individu humain existe en tant que tel, en tant que fait scientifiquement prouvé dès ce moment. C’est à dire : bien avant les avortements les plus précoces.
    Par conséquent l’avortement supprime inéluctablement la vie d’un individu humain.

    Cela m’amène au deuxième point : en tant que démocrate , j’estime que tous les humains doivent respecter les Droits de l’Homme. Or l’article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme stipule que « Tout individu a droit à la vie… »
    Par conséquent l’avortement , qui supprime délibérément et avec préméditation un individu humain , contrevient frontalement et dans tous les cas aux Droits de l’Homme..

    Je mets au défi toute personne qui pourrait démontrer l’inexactitude de ce qui est mis ci-dessus.

    Cela dit , la responsabilité de fait de cette action qui tue délibérément et avec préméditation est très inégalement partagée.

    Pour moi, en tant que médecin j’estime que la femme avortée est la seconde victime de ce crime. Elle tue en même temps que son descendant, son enfant à naître également sa propre maternité. Cela beaucoup de femmes avortées ne s’en rendent compte, hélas seulement qu'après coup.
    De plus elle est victime d’un enseignement et d’une éducation dévoyés quant à la responsabilité que devraient avoir les jeunes et les légèrement moins jeunes quant aux implications qu’entrainent l’acte sexuel. Car le premier but physiologique de l'acte sexuel est la reproduction de l'espèce. Mais comme l'homme est bien plus qu'un animal, il est logique qu'il mette l'accent sur la relation amoureuse que contient l'acte sexuel. Mais mettre une barrière totale et radicale à la reproduction est une illusion, même si ce qu'on appelle un "accident" est statistiquement peu fréquent. Tant en biologie qu'en médecine, les mots "toujours" et "jamais" n'existent pas. Si une grossesse non désirée survient, l'avortement tue le plus innocent des protagonistes du drame. Il faut savoir prendre ses responsabilités et éduquer les jeunes à prendre celles ci. Cela tant dans les familles que dans l'enseignement.
    Plus que jamais, le 5me commandement "Tu ne tueras pas" garde toute son actualité.

    Par contre la responsabilité tant des politiciens, des médecins, des éducateurs et des parents est bien plus importante, souvent même capitale.

    Finalement, ce n’est pas parce que les catholiques sont , dans ce domaine souvent plus respectueux des Droits de l’Homme que certains autres (heureusement pas tous),qu’il faille en faire une question de débat entre catholiques et non-catholiques.
    J'estime que c'est au delà de l'honnêteté d'oser le faire.

  • Il est requis avec force aujourd'hui d'être antiraciste. A ce propos, je trouve "étrange" que les thuriféraires de l'avortement, lesquels s'affichent presque tous dans cette mouvance, refusent de voir que le fait de nier à l'enfant à naître le statut d'être humain est incontestablement une manifestation de racisme. En effet, l'argument le plus entendu en faveur de l'avortement consiste à affirmer qu'on est en présence, non pas d'un enfant, mais seulement d'un "contenu utérin", d'un "fœtus", d'un "embryon", d'un "tas de cellules",... bref ! d'autre chose dont on peut donc se débarrasser sans excessif problème de conscience.
    Cette démarche "intellectuelle" rejoint donc celle du nazi qui pour tuer sans tourment moral considérait qu'un juif n'était après tout qu'un sous-homme, donc quasi un animal, ou encore le soldat engagé dans un conflit qui s'imagine que son ennemi est définitivement déchu de sa condition d'homme afin de pouvoir le massacrer même quand celui-ci s'abrite derrière un drapeau blanc.
    Le vrai racisme, donc pas nécessairement celui dont on nous rebat les oreilles aujourd'hui, commence toujours par une étape préliminaire qui consiste à réduire sa future victime à un statut inférieur. La suite vient alors aisément.

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