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Eglise - Page 3

  • Sur la miséricorde dans les situations atypiques : l'éclairage du Père Carniaux, abbé de Leffe, sur Amoris Laetitia

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    Amoris laetitia, la lecture du Père Carniaux, o.praem.  : “Sur la miséricorde dans les situations atypiques”

    La Croix

    Vies Consacrées 89 (*)

    Le Père abbé de Leffe, Benoît Carniaux, o.praem., professeur de théologie fondamentale, fonde son interprétation des passages discutés d’Amoris Lætitia dans la vision tout ensemble thomiste et ignatienne qu’a le pape François de la miséricorde. Attrition, indulgence, justice, peine expiatoire, gradualité, imputabilité : ces notions fontales, bien entendues, préparent, au rythme de la grâce, le cœur humain aux noces éternelles.

    La DC

    Étymologiquement, « être miséricordieux » signifie ouvrir son cœur à la misère, donner un cœur aux miséreux : miseri-cor-dare. C’est là vraiment la carte d’identité de Dieu : « La miséricorde est le propre de Dieu dont la toute-puissance consiste justement à faire miséricorde » (1). Ces paroles de saint Thomas d’Aquin montrent que la miséricorde n’est pas un signe de faiblesse, mais bien l’expression même de la force de Dieu (2).

    S’inscrivant dans cette perspective, la devise du pape François, « miserando atque eligendo » (3) est tirée d’une homélie du moine anglais saint Bède le Vénérable qui, parlant de la vocation de Matthieu, écrivait : « Jésus vit un publicain, et comme Il le regardait avec un sentiment d’amour, et le choisit, Il lui dit : “Suis-moi” ». Mais si on veut être précis il faudrait traduire miserando par un gérondif qui n’existe pas : « en miséricordant », en lui donnant sa miséricorde. « En le miséricordant et en le choisissant », veut donc décrire le regard de Jésus qui offre sa miséricorde et qui simultanément choisit, qui emmène avec lui. On voit là comment pardon et vocation, guérison et vocation, et sans doute aussi réparation et vocation, peuvent être liés.

    Avant d’aborder plus précisément l’exhortation apostolique Amoris Lætitia, nous allons faire le point sur la façon dont le pape envisage globalement la miséricorde. Pour cela, nous aurons recours à deux autres textes bien différents : la Bulle d’indiction du Jubilé de la Miséricorde Misericordiae Vultus (le Visage de la Miséricorde, MV) et une interview avec le journaliste Andrea Tornielli : on peut trouver ces deux textes réunis dans le Livre Le nom de Dieu est Miséricorde (4).

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  • Les intentions de prière du pape pour 2018

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    Défis-Intentions de prière du Saint-Père

    confiées à l’Apostolat de la Prière – Prier au cœur du monde pour une diffusion mondiale

    pour l’année 2018

    JANVIER

    Les minorités religieuses en Asie : Pour que les chrétiens, ainsi que les autres minorités religieuses, puissent vivre leur foi en toute liberté dans les pays asiatiques.

    FÉVRIER

    Non à la corruption : Pour que ceux qui ont un pouvoir matériel, politique ou spirituel ne glissent pas vers la corruption.

    MARS

    Formation au discernement spirituel : Pour que l’Eglise tout entière reconnaisse l’urgence de la formation au discernement spirituel, au niveau personnel et communautaire.

    AVRIL

    Pour ceux qui ont une responsabilité dans l’économie : Pour que les penseurs et acteurs de l’économie mondiale trouvent le courage de dire non à une économie de l’exclusion, en ouvrant de nouveaux chemins.

    MAI

    La mission des laïcs : Pour que les fidèles laïcs accomplissent leur mission spécifique en mettant leur créativité au service des défis du monde actuel.

    JUIN

    Les réseaux sociaux : Pour que les réseaux sociaux favorisent la solidarité et l’apprentissage du respect de l’autre dans sa différence.

    JUILLET

    Les prêtres dans leur mission pastorale : Pour que les prêtres qui souffrent de la fatigue et de la solitude dans leur travail pastoral, soient aidés et consolés par l’amitié du Seigneur et de leurs frères.

    AOÛT

    Les familles, un trésor : Pour que les décisions économiques et politiques protègent les familles comme trésor de l’humanité

    SEPTEMBRE

    Les jeunes d’Afrique : Pour que les jeunes du continent africain aient accès à l’éducation et au travail dans leur propre pays.

    OCTOBRE

    La mission des consacrés : Pour que les consacré(e)s réveillent leur ferveur missionnaire et rejoignent les pauvres, les marginaux et les sans voix.

    NOVEMBRE

    Au service de la paix : Pour que le langage du cœur et le dialogue priment toujours sur le langage des armes.

    DÉCEMBRE

    Au service de la transmission de la foi Pour que les personnes engagées au service de l’intelligence de la foi trouvent un langage pour aujourd’hui, dans le dialogue avec les cultures.

  • Débats autour du parcours de Jorge Mario Bergoglio

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    Un article traduit sur diakonos.be :

    Le mystère Bergoglio. Pourquoi le général des jésuites ne voulait pas qu’il devienne évêque

    Un nouveau livre qui va paraître sur le Pape François fait déjà parler de lui avant même sa sortie annoncée pour le 26 février :

    > Lost Shepherd : How Pope Francis is Misleading His Flock

    Un tel titre sonne particulièrement critique. Mais il ne s’agit pas d’une critique stérile. L’auteur du livre, Philip Lawler, est en fait l’un des auteurs catholiques les plus renommés et modérés aux Etats-Unis. Il a été directeur du « Catholic World Report », le magazine d’information d’Ignatius Press, la maison d’édition fondée par le jésuite Joseph Fessio, un disciple de Joseph Ratzinger. Il dirige aujourd’hui « Catholic World News », il est né et a grandi à Boston, est marié et père de sept enfants.

    Pendant la phase initiale du pontificat de François, Lawler n’a pas manqué d’en apprécier les nouveautés. Mais aujourd’hui, il finit par voir en lui le « pasteur égaré » d’un troupeau dispersé.

    Cet avis critique sur le pape Jorge Mario Bergoglio, il l’a notamment mûri en relisant attentivement le parcours du jésuite et de l’évêque Bergoglio en Argentine.

    C’est d’ailleurs exactement ce que les autres biographes du pape actuel ont fait, aussi bien ceux qui lui sont favorables que ses détracteurs : ils ont reconstruit son parcours argentin afin d’en tirer une meilleure compréhension de ses actions en tant que pape.

    *

    Le dernier livre en date qui vient d’être publié sur lui est un exemple frappant de cette relecture de la période argentine de Bergoglio: « The Dictator Pope », diffusé sous forme d’e-book en italien et en anglais depuis fin de l’automne dernier par un auteur anonyme, vraisemblablement anglophone, se cachant derrière le pseudonyme de Marcantonio Colonna.

    L’un des passages de « The Dictator Pope » qui a suscité le plus d’émoi est celui dans lequel l’auteur lève le voile sur le rapport rédigé en 1991 sur Bergoglio par le supérieur général de la Compagnie de Jésus, le hollandais Peter Hans Kolvenbach (1928-2016) au cours des consultations secrètes sur l’opportunité de nommer de ce même Bergoglio évêque auxiliaire de Buenos Aires.

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  • Joseph Ratzinger, un théologien moderne mais pas moderniste

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    Joseph Ratzinger théologien. Pas « moderniste » mais moderne

    par Antonio Caragliu* (source)

    Antonio Livi, dans sa recension du dernier volume d’Enrico Maria Radaelli signalé dans le précédent article de Settimo Cielo, a le mérite d’être clair et de nous inviter à aborder certains problèmes de fond autour du thème toujours très actuel et pertinent du rapport entre foi et raison.

    Il reproche à Joseph Ratzinger d’adopter « le présupposé épistémologique de l’impossibilité de la connaissance rationnelle de Dieu et de la loi naturelle », désavouant de la sorte la doctrine classique des « preambula fidei » et se faisant ainsi complice du « modernisme », sceptique et subjectiviste.

    La thèse de Livi ne me convainc pas. Elle nous incite cependant à nous poser une question intéressante : quel est le caractère spécifiquement moderne de la théologie de Joseph Ratzinger ?

    En effet, le pape émérite revendiquait lui-même explicitement la modernité de sa propre réflexion théologique : « J’ai cherché à faire avancer l’Eglise sur base d’une interprétation moderne de la foi », déclare-t-il dans ses « Dernières conversations » avec Peter Seewald.

    Comme l’indique Livi, la modernité de la théologie ratzingerienne touche à la vision de la doctrine classique des « preambula fidei », autrement dit ces vérités d’ordre rationnel et naturel qui préparent à la foi. Mais cette vision différente, contrairement à ce qu’affirme Livi, ne contredit en rien le principe selon lequel il est possible de connaître Dieu rationnellement, auquel Ratzinger arrive par une autre voie.

    Cette autre voie se confronte à l’athéisme méthodologique propre aux sciences expérimentales qui, en faisant abstraction de la question de l’existence de Dieu sur le plan logique, marquent le passage de la culture classique à la culture moderne.

    Pour affronter cet athéisme méthodologique, Livi et Ratzinger prennent deux routes différentes.

    Livi prend la route d’une métaphysique du « sens commun » qu’il définit lui-même comme étant « l’ensemble organique des certitudes concernant l’existence des entités de l’expérience immédiate qui sont toujours et nécessairement à la base de toute autre certitude, c’est-à-dire à la possibilité de vérité dans les jugements, aussi bien d’existence qu’attributifs » (A. Livi, « Filosofia del senso comune. Logica della scienza e della fede », Rome 2010, p. 7). La route clairement métaphysique de Livi se concentre sur la détermination des « évidences primaires » qui restent substantiellement étrangères par rapport à l’enquête sur le réel propre aux sciences modernes.

    Ratzinger opte en revanche pour une voie que je définirais comme un « approfondissement ontologique » des présupposés épistémologiques eux-mêmes de la science moderne. Un approfondissement ontologique qui tire l’origine de la raison humaine de la « Raison créatrice » de l’être.

    A ce propos, il convient d’insister sur le fait que la connaissance qui émerge de la science moderne ne consiste pas tant en une description d’états de fait et de choses (c’est l’erreur dans lequel persiste le néopositivisme et la philosophie analytique) mais dans la connaissance de lois, c’est-à-dire des rapports entre les choses, de fonctions.

    Une telle approche méthodologique fait abstraction de la détermination de la causalité de l’existence des choses.

    Cependant, l’approfondissement ontologique de Ratzinger ne porte pas sur ces « entités » et la cause de leur existence – comme le fait la métaphysique classique ou celle de Livi – mais sur la légitimité et la rationalité que constitue l’inévitable présupposé transcendantal de la recherche scientifique.

    C’est une voie qui est à la fois moderne et extraordinairement conforme à la foi biblique.

    Voici ce que Ratzinger écrit dans son « Essai introductif à la nouvelle édition de 2000 » de l’édition italienne de son introduction au christianisme [en français « La foi chrétienne hier et aujourd’hui », NdT]] qui fait l’objet des critiques de Radaelli et de Livi :

    « Le prologue de Jean place l’idée du Lógos au centre de la foi chrétienne en Dieu. Le mot Lógos signifie raison, sens, mais également parole ; donc, un sens qui est parole, qui est relation, qui est créatif.  Dieu, qui est Lógos, donne à l’homme le sens du monde, la sens de l’existence, la correspondance de Dieu à la raison et la correspondance de la raison à Dieu, même si sa raison dépasse continuellement la nôtre et peut parfois nous sembler obscure.  Le monde naît de la raison et cette raison est une personne, elle est amour : tel est le message de la foi biblique en Dieu.  La raison peut parler de Dieu, ou mieux elle doit parler de Dieu sous peine de s’amputer elle-même.  À la raison est liée l’idée de création.  Le monde n’est pas seulement ‘maya’, une apparence, que l’homme devrait, au bout du compte, laisser derrière lui.  Le monde ne se réduit pas à une roue infinie de souffrances à laquelle l’homme doit essayer de se soustraire.  Le monde est positif. » (« Introduzione al cristianesimo », Brescia 2005, p. 21).

    Il n’y a pas nécessairement de rapport logique entre les vérités ontologiques de la Raison créatrice et les présupposés transcendantaux de la science. Comme nous l’avons dit ci-dessus, les lois scientifiques font abstraction de la question de l’existence de Dieu et de l’origine de la réalité.  C’est pour cette raison logique que Ratzinger soutient que l’hypothèse de Dieu demeure « la meilleure des hypothèses, bien qu’elle soit une hypothèse », (J. Ratzinger, « L’Europa di Benedetto nella crisi delle culture », Sienne 2005, p. 123).

    Et c’est dans l’approche de cette raison logique que se trouve, à mon sens, le caractère spécifiquement moderne de la théologie de Ratzinger.

    Une théologique certes moderne mais qui n’est pas pour autant sceptique, subjectiviste ou moderniste.

    *

    Avocat du barreau de Trieste et membre de l’Union des Juristes Catholiques Italiens

  • Le pape interpellé au sujet de son attitude à l'égard de l'islam

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    Nous avions reproduit ici une lettre censée émaner de musulmans convertis mais, sur le site où elle figure, nous avons constaté que l'adresse de contact (salut.misericorde@gmail.com) est en fait celle du site "Islam et Vérité" de l'abbé Guy Pagès. Nous aurions sans doute dû nous montrer plus circonspects dès le départ et résister aux sollicitations d'amis qui nous ont incité à relayer cette initiative sur belgicatho. En effet, sans vouloir porter de jugement sur qui que ce soit, nous préférons garder nos distances à l'égard de prises de position dont le sens de la nuance et la modération semblent exclues.

  • Une nouvelle application pour les homélies

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    Du site "Vatican News" :

    La Congrégation pour le Clergé crée une application pour les homélies

    La “Clerus App” s’adresse surtout aux prêtres, mais aussi à ceux qui veulent avoir à disposition un commentaire de la Parole de Dieu.

    La Congrégation pour le Clergé, en collaboration avec le Secrétariat pour la Communication, a créé une application dédiée aux homélies. Elle s’appelle la "Clerus App". Des propositions et des suggestions sont proposées chaque semaine, offertes à ceux qui veulent approfondir et méditer la Parole de Dieu de la liturgie dominicale. L’application, qui n’existe pour l’instant qu’en langue italienne, est destinée en particulier aux curés et aux prêtres, mais aussi à tous ceux qui veulent avoir à disposition un commentaire de la Parole de Dieu.

    Sur l’écran, le texte des homélies, préparées par le père jésuite Marko Ivan Rupnik, peut être agrandi afin d’en faciliter la lecture. Les utilisateurs peuvent aussi choisir entre deux couleurs de fond, et réguler la luminosité. L’application est gratuite et inclut la lecture vocale du texte, l’ajout de notes, la possibilité de charger et archiver les homélies. On peut en outre partager le contenu des homélies sur les réseaux sociaux. L’application est pour le moment disponible sur Play Store et le sera prochainement aussi sur l’App Store.

  • Lundi 19 mars 2018 : 9ème Marche des hommes avec saint Joseph

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    Orval ? Orval !!

    N'est-il pas bon de faire une petite pause dans les forêts gaumaises ?
    20 km et quelques heures ensemble, bande d'hommes.

    Chaque 19 mars, peu importe la météo, peu importe le jour de la semaine, parce que c’est fête de saint Joseph, patron des travailleurs et de la Belgique.

    Thème: " Lève-toi, crie vers ton Dieu, car rien ne lui est impossible" Jonas 1,6

    Cette 9ème édition partira de l'abbaye Notre-Dame d'Orval le lundi 19 mars à 9h00, retour vers 17h00.
    Possibilité de loger le dimanche soir 18 mars à l'abbaye mais sur réservation uniquement vu qu'il n'y a que 20 places et invitation à l'office des complies à 20h20 avant que les portes ne ferment.

    Les hommes savent pourquoi.
    Regardez cette brève vidéo et si vous aimez, partagez la :

    Avez vous déjà goûté le micro-climat gaumais et son célèbre sol couleur ocre ? 

    Lien direct vers le formulaire d'inscription en ligne 

    Envie de savoir qui nous sommes ?

    Besoin de plus d'infos, visitez notre sitewww.marche-de-saint-joseph.be

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    Le nombre de marches pour hommes ne cesse d'augmenter un peu partout, dont celle de nos amis de la marche des pères à Banneux et nous nous en réjouissons. Notre marche vers Orval a lieu depuis 9 ans fidèlement le 19 mars, fête de saint Joseph et c'est une initiative d'hommes membres ou amis de la Communauté de l'Emmanuel en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg.

    Notez que le week-end des 17 & 18 mars aura lieu la marche des mères, initiative de mères et femmes, membres ou amies de la Communauté de l'Emmanuel. 

    http://www.marchedesmeres.be 

    Offrons-lui ce week-end, gardons les enfants et retrouvons nous le lundi ;-).

    Lien direct vers le formulaire d'inscription en ligne pour hommes

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    Contact:
    info@marche-de-saint-joseph.be
    José +32 (497) 06 77 66

  • Il a quitté l'armée pour répondre à l'appel de Dieu

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    Lu sur le site du Sud Presse :

    Mettet: un Malonnois quitte l'armée pour rejoindre l'Église

    Il y a près d’un mois, Nicolas Baijot était ordonné diacre à l’église de Pontaury, dans l’entité de Mettet. Après une brève carrière militaire, ce jeune Namurois de 30 ans a ressenti l’appel de Dieu. 

    
Nicolas Baijot.
    Il y a près de cent séminaristes en Belgique. Nicolas Baijot, ce jeune Namurois, originaire de Malonne, âgé de 30 ans, en fait partie. Il y a un mois, il était ordonné diacre après une carrière militaire de cinq années. Actuellement, il termine sa quatrième année de théologie.

    Cela fait près d’un mois que votre vie a pris un autre tournant : vous avez été ordonné diacre à l’église Pontaury (Mettet). Vous en tirez déjà un bilan ?

    Si je devais en établir un, c’est peut-être que petit à petit, je prends ma place de serviteur du christ, dans le sens où, en tant que diacre, les personnes me voient comme tel. Donc, il est de mon devoir d’agir comme tel et de me conformer à cet esprit de service. Ma vie doit être un reflet de ce qu’est être serviteur pour son prochain. Je ne regrette rien, je suis pleinement épanoui dans mon choix et je ne regrette pas non plus d’être passé par l’armée. 

    Quel a été votre parcours avant de recevoir ce degré ?

    Après mes études secondaires à Gembloux en sylviculture, je suis rentré à l’armée. J’ai été engagé pendant cinq ans et demi. Quatre ans au 4e Génie à Jambes, dans tout ce qui était spécialisation chimique, biologique, radiologique et nucléaire. Ensuite, je suis allé à l’école royale des sous-officiers et à l’école d’infanterie, à Arlon. Finalement, j’ai quitté cela pour rentrer au séminaire et j’ai suivi le parcours classique. Une année de propédeutique, disons de discernement avec une première approche de ce qu’est la vie au séminaire. Ensuite, des années de philosophie conclues par un baccalauréat. Et maintenant, je suis en dernière année de théologie.

    Un changement de vie qui peut intriguer, surtout à votre âge. Vous expliquez ce choix comment ?

    Il y a eu plusieurs facteurs. Le premier, c’est lors de ma première confession, lorsque j’avais 20 ans plus ou moins. Un moment où j’ai fait le point sur ma vie. Cela peut paraître étrange pour celui qui ne connaît pas, mais j’ai pu sentir pour la première fois la miséricorde de dieu qui a pu poser un regard sur moi, un regard de vérité, sans jugement. Le deuxième facteur, c’est une retraite que j’ai faite à Chevetogne. C’était les vacances entre l’école royale des sous-officiers et l’infanterie. J’ai pris une semaine de silence avec des moines. Après quoi, je me suis dit qu’il fallait que je vive de prières et que je me mette au service du peuple de dieu.

    On peut imaginer des réactions fortes de la part de vos proches, non ?

    Pour mes parents, c’était assez partagé entre la tristesse et la joie. Je suis le seul garçon ; donc, pour mon papa, c’est la filiation qui s’arrête. Ma maman, elle pensait aux petits-enfants qu’elle n’aura pas de ma part. Mais il y avait aussi de la joie parce que venant d’une famille catholique pratiquante, ça fait plaisir de savoir qu’un de ses enfants se mette au service de l’Église. Il y a des doutes aussi, car ils se disent que j’ai quitté une bonne situation. Finalement, toutes les questions qui se posent dans un choix de vie, quel qu’il soit. Pour mes amis de l’armée, ils l’ont très bien pris, et ce n’est sans doute pas anodin. Parce qu’un militaire comme quelqu’un qui s’engage dans la vie ecclésiastique, donne sa vie pour ce à quoi il est appelé ou est prêt à l’être. J’ai probablement eu le moins de remontées négatives du côté militaire.

    Pas de méchanceté gratuite de la part de certains ?

    Peut-être, mais je suis en paix avec mon choix. L’humanité est ainsi faite. De toute façon, pour tout, il y a des gens pour et des gens contre.

    Au quotidien, quel a été le plus gros changement ?

    Le changement s’est fait progressivement depuis mon entrée au séminaire. Au moment du diaconat, c’est plus une prise de conscience parce que les personnes se tournent vers nous pour « avoir un modèle ». Dès ma première confession, j’ai commencé à changer de vie. Par exemple, finir bourré à 4h du matin dans un bar, c’est peu convenant pour un diacre, mais je continue à prendre de temps en temps un verre avec des amis. Je suis également fort occupé avec le Patro, car je suis animateur à Mettet et aumônier pour la régionale de l’Entre-Sambre et Meuse. Ce n’est pas triste de se mettre au service de l’église. Me voyez-vous triste ?

    Votre futur, vous le voyez comment ?

    À la grâce de Dieu. J’ai quitté l’armée pour me mettre au service de l’Eglise, et donc je suis à son service. Pendant sept ans, tous les formateurs ont été là pour apprendre à me connaître, voir mes qualités et voir où je serais mieux et où je rendrai mieux service, et les services, ils sont multiples.

  • Une profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel

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    De l'Homme Nouveau :

    Profession des vérités immuables sur le mariage sacramentel

    Profession des vérités immuables <br> sur le mariage sacramentel

    À la demande de Mgr Athanasius Schneider, Évêque Auxiliaire de l´archidiocèse de Saint Marie en Astana, nous publions cette profession de foi relative aux vérités touchant le mariage sacramentel. Elle est signée de trois évêques du Kazakhstan et rappelle la doctrine catholique traditionnelle concernant le mariage. Cette profession de foi s’inscrit dans les débats soulevés par certains passages de l’exhortation apostoliqueAmoris Laetitia du pape François. Sa publication a lieu alors que la lettre du Saint-Père, félicitant les évêques de la région de Buenos Aires pour leur interprétation (large) d’Amoris Laetitia, a été rendue officielle par sa publication dans les Acta Apostolicae Sedes (AAS).   

    Après la publication de l’exhortation apostolique Amoris laetitia (2016), divers évêques ont émané, au niveau local, régional et national, des normes d’application sur la discipline sacramentelle des fidèles, dits « divorcés-remariés » qui, bien que le conjoint auquel ils sont unis par un lien valide du mariage sacramentel vive encore, ont toutefois entamé une cohabitation stable à la manière des époux avec une personne autre que leur conjoint légitime. Ces normes prévoient entre autres que, dans des cas individuels, les personnes dites « divorcées-remariées » puissent recevoir le sacrement de Pénitence ainsi que la Sainte Communion bien qu’ils continuent de vivre habituellement et intentionnellement à la manière des époux avec une personne autre que leur conjoint légitime. De telles normes pastorales ont reçu l’approbation de plusieurs autorités hiérarchiques. Quelques-unes de ces normes ont même reçu l’approbation de l’autorité suprême de l’Église. La diffusion de telles normes pastorales approuvées ecclésiastiquement, a causé une confusion notable et toujours plus grande tant chez les fidèles que dans le clergé. Confusion qui touche tellement au cœur de la vie de l’Église par des manifestations comme le mariage sacramentel, la famille, église domestique, et le sacrement de la Très-Sainte-Eucharistie.

    Le lien matrimonial sacramentel

    D’après la doctrine de l’Église, une église domestique n’est constituée que par le seul lien matrimonial sacramentel (cf. Concile Vatican II, Lumen gentium 11). L’admission des fidèles dits « divorcés-remariés » à la Sainte-Communion, qui est l’expression la plus haute de l’unité du Christ-Époux avec Son Église, signifie dans la pratique l’approbation ou légitimation du divorce. En ce sens, elle introduit en quelque sorte le divorce dans la vie de l’Église. Les normes pastorales évoquées contribuent de fait et dans le temps à la diffusion de « l’épidémie du divorce » (expression utilisée par le Concile Vatican II, cf. Gaudium et spes 47). Cette diffusion de « l’épidémie du divorce » intervient dans la vie même de l’Église, alors même que l’Église, par sa fidélité inconditionnelle à la doctrine du Christ, devrait être un rempart et un signe incomparable de contradiction contre la plaie du divorce toujours plus répandue dans la société civile. De manière absolument univoque et sans admettre aucune exception, Notre Seigneur et Rédempteur Jésus Christ a solennellement reconfirmé la volonté de Dieu quant à l’interdiction absolue du divorce. Une approbation ou légitimation de la violation de la sacralité du lien matrimonial, même indirectement par la nouvelle discipline sacramentelle évoquée, contredit gravement la volonté expresse de Dieu et Son commandement. Une telle pratique altère donc substantiellement la discipline sacramentelle bimillénaire de l’Église, ce qui entraînera aussi avec le temps une altération de la doctrine correspondante. Le Magistère constant de l’Église, commençant avec les enseignements des Apôtres et celui de tous les Souverains Pontifes, a conservé et fidèlement transmis l’enseignement cristallin du Christ sur l’indissolubilité du mariage : tant la doctrine (dans la théorie) que la discipline sacramentelle (dans la pratique). Elle l’a fait sans équivoque, sans l’ombre d’aucun doute et toujours dans les mêmes sens et signification (eodem sensu eademque sententia). Parce qu’établie par Dieu, la discipline des sacrements ne doit jamais contredire la parole révélée de Dieu ni la foi de l’Église dans l’indissolubilité absolue du mariage ratifié et consommé.  « Non seulement les sacrements supposent la foi, mais encore, par les paroles et les choses, ils la nourrissent, ils la fortifient, ils l’expriment ; c’est pourquoi ils sont dits sacrements de la foi » (Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium, 59). « Même l’autorité suprême dans l’Église ne peut changer la liturgie à son gré, mais seulement dans l’obéissance de la foi et dans le respect religieux du mystère de la liturgie » (Catéchisme de l’Église Catholique1125). La foi catholique, par sa nature, exclut une contradiction formelle entre la foi professée d’un côté et la vie et la pratique des sacrements de l’autre. C’est en ce sens qu’on peut comprendre l’affirmation suivante du Magistère : « Ce divorce entre la foi dont ils se réclament et le comportement quotidien d’un grand nombre est à compter parmi les plus graves erreurs de notre temps » (Concilio Vatican II, Gaudium et spes 43) et « la pédagogie concrète de l’Église doit toujours être liée à sa doctrine et jamais séparée d’elle » (Jean-Paul II, Exhortation Apostolique Familiaris consortio 33). Au vu de l’importance vitale que constituent tant la doctrine que la discipline du mariage et de l’Eucharistie, l’Église est obligée de parler d’une seule voix. Les normes pastorales sur l’indissolubilité du mariage ne doivent donc pas se contredire d’un diocèse à l’autre, d’un pays à l’autre. Depuis les temps apostoliques, l’Église a observé ce principe comme l’atteste saint Irénée de Lyon : « En effet, l'Église, bien que dispersée dans le monde entier jusqu'aux extrémités de la terre, ayant reçu des apôtres et de leurs disciples la foi (…) la garde avec soin, comme n'habitant qu'une seule maison, elle y croit d'une manière identique, comme n'ayant qu'une seule âme et qu'un même cœur, et elle les prêche, les enseigne et les transmet d'une voix unanime, comme ne possédant qu'une seule bouche » (Adversus haereses I, 10, 2). Saint Thomas d’Aquin nous transmet le même principe pérenne de la vie de l’Église : « Il n’y a qu’une seule et même foi depuis les Anciens jusqu’aux Modernes, autrement, ce ne serait pas la même et unique Église (Questiones Disputatae de Veritate, q. 14, a. 12c).

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  • RDC: Marche réprimée: l’Accord de 2016 est « la seule voie » insiste l’Onu

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    De Marie-France Cros sur le site de La Libre Afrique :

    Marche Kinshasa.jpgOnze morts à Kinshasa et un à Kananga (Kasaï-central), des dizaines de blessés et “des centaines d’arrestations”, tel est le bilan de la sanglante répression de la marche pacifique des chrétiens congolais à l’issue de la messe de dimanche 31 décembre, selon ses organisateurs du Comité laïc de coordination (*).

    La police de Kinshasa ne reconnaît que trois morts, des “pillards” et des “bandits”, a-t-elle assuré, alors que l’Onu, lundi, annonçait déjà huit morts. Le gouvernement évoque pour sa part un policier tué dans “l’attaque” d’un commissariat.

    Mardi, internet a été rétabli. Samedi, le ministre des PTT, Emery Okundji, avait ordonné aux opérateurs de téléphonie “pour des raisons de sécurité d’Etat”, de suspendre internet et le service de SMS le même jour dès 18h.

    La rhétorique de Kinshasa ignorée

    Samedi, le gouvernement de Kinshasa avait qualifié  la marche des chrétiens à venir de “tentative subversive” et assurait que ses organisateurs avaient recruté des “individus démobilisés de groupes armés auxquels des armes de guerre auraient été distribuées pour s’en prendre à la paisible population” – une accusation portée le 4 décembre dernier, mais contre le régime Kabila, par l’ONG Human Rights Watch. Cette rhétorique kabiliste n’a pas passé la rampe.

    L’Onu, qui insiste sur le caractère “pacifique” de la marche des chrétiens, a en effet rappelé que l’Accord de la St-Sylvestre 2016 (qui balise le chemin vers des élections consensuelles mais n’est pas appliqué par le régime) au nom duquel les chrétiens voulaient marcher pacifiquement dimanche, était “l’unique voie viable devant mener à la tenue d’élections, à une alternance pacifique au pouvoir et à la consolidation de la stabilité” en République démocratique du Congo.  Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a incité le gouvernement de Kinshasa et ses forces de l’ordre “à faire preuve de retenue et à respecter les droits du peuple congolais aux libertés d’expression et de manifester pacifiquement”. Ces libertés sont garanties par les articles 23 et 26 de la Constitution de 2006.

    L’Organisation internationale de la Francophonie a, elle, dénoncé les “attaques inqualifiables” contre les fidèles congolais, dimanche.

    Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a, pour sa part, jugé que la responsabilité des dirigeants congolais était engagée dans la “répression brutale” de la marche pacifique. “Face à des événements aussi tragiques, la responsabilité individuelle des auteurs et de ceux qui n’ont pas respecté l’Accord” de la St-Sylvestre 2016 “est engagée”, a-t-il écrit sur Twitter. “Plus que jamais la mise en oeuvre fidèle des accords de la St-Sylvestre s’impose”.

    Deux pays bloquent une déclaration de l’UE

    En revanche, malgré les efforts de la Belgique, il a été impossible, mardi, d’obtenir une déclaration des 28 pays de l’Union européenne sur la répression de Kinshasa, comme cela l’avait été, vendredi dernier, d’en obtenir une mettant en garde le régime Kabila. Dans les deux cas, les efforts se sont heurtés aux louvoiements de deux pays ayant des intérêts industriels au Congo, selon les informations de La Libre Afrique.be.

    Les organisateurs de la marche, le Comité laïc de coordination, a, de son côté, exprimé son engagement à poursuivre sa lutte, à “dire HALTE à la dictature”. “Nous nous donnons quelques jours pour enterrer dignement nos compatriotes”, écrivent-ils, décidés à ne plus laisser “de répit au pouvoir en place”.

    “Vatican News”, de son côté, s’est indigné de ce que “certains policiers ont interdit la célébration de la messe” et des “fouilles musclées de fidèles” et autres violences commises dimanche. Le média a stigmatisé l’atteinte à la liberté de culte ».

    (*) A toutes fins, précisons que le mot « laïc » au Congo n’a rien à voir avec la « laïcité ». Il  signifie simplement non clerc, laïc au sens chrétien (ndB).

    Ref. RDC : Marche réprimée. L’Accord de 2016 est « la seule voie » insiste l’ONU

    On serait intéressé à connaître quels sont les deux pays membres de l’Union européenne qui, malgré les efforts de la Belgique, ont empêché l’Europe de mettre Kabila en garde.

    JPSC

  • Invoquer sainte Marie, Mère de Dieu, une priorité pour le pape

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    De l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    En ce début d'année, le pape encourage fortement la dévotion mariale

    Agence I.Media

    vierge marie saint pierre

    Au premier jour de l’année, le 1er janvier 2018, le pape François a célébré la messe de Sainte Marie Mère de Dieu à la basilique Saint-Pierre au Vatican. Le Souverain pontife a fortement encouragé la dévotion mariale, “exigence de la vie chrétienne“, faite de silence devant le mystère de la vie. 

    Pour bien commencer l’année, il faut “repartir du centre“, a conseillé le pape : “laisser les fardeaux du passé et recommencer à partir de ce qui compte“. Et le point de départ, a-t-il insisté, c’est la Mère de Dieu, qui est exactement “comme Dieu nous veut“ : tendre, humble, pauvre, libre du péché et unie à Jésus.

    Le paradoxe est donc pour le successeur de Pierre que pour avancer, il faut “revenir en arrière“, et recommencer depuis la crèche. Ainsi, la dévotion à Marie n’est pas pour lui une “bonne manière spirituelle“, mais “une exigence de la vie chrétienne“.

    Le pape François a concrètement recommandé à tous le silence de la Vierge Marie devant la crèche, pour savourer le sens authentique“ de la vie et laisser Jésus “parler à notre cœur“. “Nous avons besoin du silence“, a-t-il souligné, pour maintenir un dialogue avec Dieu, quelles que soient les angoisses et les espérances de la vie.

    “Ménager chaque jour un moment de silence avec Dieu, c’est garder notre âme“, a-t-il ainsi suggéré, face aux banalités corrosives de la consommation, aux étourdissements de la publicité, au bavardage et au bruit.

    Accueillir toute vie humaine

    L’humanité est chère et sacrée au Seigneur, a encore ajouté le pontife. Toute vie doit ainsi être “accueillie, aimée et aidée“, depuis celle qui est dans le sein de la mère jusqu’à celle qui est âgée, souffrante et malade, à celle qui est gênante et même répugnante. Car “servir la vie humaine c’est servir Dieu“.

    Dans la vénération de la Vierge Marie comme Mère de Dieu, instituée au concile d’Ephèse en 431, est de fait contenue une “splendide vérité“ sur Dieu et sur nous, a-t-il affirmé. Dans sa Mère, le Dieu infini s’est fait petit, s’est fait matière, “pour être non seulement avec nous, mais aussi comme nous“. Et dès lors, l’homme n’est plus seul, mais “fils“, pour toujours.

    Le pape a conclu son homélie en se tournant vers la statue de Marie placée à côté de l’autel sous le baldaquin du Bernin, et demandant aux fidèles de répéter par trois fois, “comme les chrétiens d’Ephèse“ : ‘Sainte Marie Mère de Dieu !’.

  • Subversive, la théologie de Joseph Ratzinger ?

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    Lu ICI :

    (...) L’attaque portée ces derniers jours contre le théologien Ratzinger se trouve dans un livre qui vient de sortir de presse sous la plume d’Enrico Maria Radaelli, connu comme étant le plus fidèle disciple de Romano Amerio (1905-1997), le philosophe suisse qui, en 1985, avait publié « Iota Unum », l’accusation la plus systématique et la mieux argumentée contre l’Eglise catholique de la seconde moitié du vingtième siècle à laquelle il reproche d’avoir subverti les fondements de la doctrine au nom du subjectivisme moderne. (Voir ICI et LA)

    Le livre de Radaelli s’intitule « Au cœur de Ratzinger, au cœur du monde » et une première mouture vient d’être éditée par Aurea Domus, l’éditeur dont ce même auteur est propriétaire auprès duquel il peut être acheté par courrier électronique ainsi que dans quelques librairies de Rome et de Milan. 

    Ce qui a décidé Radaelli à incriminer également la théologie de Ratzinger d’avoir été subversive c’est la lecture et l’analyse de son œuvre théologique la plus connue et la plus lue, « Einführung in das Christentum », Introduction au christianisme [paru en français sous le titre « La foi chrétienne hier et aujourd’hui », NdT]. Publié pour la première fois en 1968 avant d’être réédité des dizaines de fois et d’être traduit dans plusieurs langues jusqu’à aujourd’hui. 

    Le plus frappant c’est que Radaelli n’est pas le seul à démolir la théologie de Ratzinger puisqu’il a rapidement reçu le soutien de l’un des théologiens et philosophes les plus renommés, Mgr Antonio Livi, le doyen émérite de la faculté de philosophie de l’Université pontificale du Latran, académicien pontifical et président de l’International Science and Commonsense Association. 

    En effet, selon Mgr Livi, Ratzinger et sa théologie ont contribué de façon notable à la montée en puissance de ce qu’il appelle « la théologie moderniste et sa dérive hérétique évidente » qui est devenue de plus en plus hégémonique dans les séminaires, les athénées pontificaux, les commissions doctrinales, les dicastères de la Curie ainsi qu’aux plus hauts échelons de la hiérarchie, jusqu’à la papauté. 

    Nous ne pouvons pas résumer ici les arguments avancés par Radaelli dans son réquisitoire contre le théologien puis pape Ratzinger.  Il suffit d’en lire la présentation très claire qu’en fait Mgr Livi dans cette autre page de Settimo Cielo, au titre sans équivoque : 

    > L’eresia al potere (l’hérésie au pouvoir) 

    Il en ressort qu’aujourd’hui, François n’est pas le seul pape à être la cible d’une « correction » pour hérésie puisque même son prédécesseur émérite n’est plus à l’abri. 

    Radaelli comme Livi figurent parmi les premiers signataires de la « correctio » adressée au Pape François l’été dernier.  Et aujourd’hui également de celle contre Benoît XVI.