Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Eglise - Page 3

  • Les droits de l’homme ne peuvent devenir « un fourre-tout rhétorique » répondant aux caprices de l'époque

    IMPRIMER

    D'Hélène Ginabat sur zenit.org :

    ONU : les droits de l’homme ne peuvent être « un fourre-tout rhétorique »

    Mise en garde par Mgr Janusz S. Urbanczyk (Traduction intégrale)

    « Le terme “droit de l’homme” doit être strictement et prudemment appliqué, de peur qu’il ne devienne un fourre-tout rhétorique, sans cesse élargi pour répondre aux caprices passagers de l’époque », avertit le Saint-Siège. « Une telle approche élastique discréditerait le concept même des droits de l’homme. »

    Mgr Janusz S. Urbanczyk, représentant permanent du Saint-Siège, est en effet intervenu à la séance d’ouverture de la Réunion de mise en œuvre de la dimension humaine 2017 de l’OSCE ce lundi 11 septembre 2017 à Varsovie.

    Pour la Doctrine sociale de l’Église, rappelle-t-il, « les droits de l’homme sont décrits comme universels, inaliénables et inviolables… La sécurité, la sûreté et la paix ne résultent pas de la limitation des droits de l’homme, mais plutôt de leur jouissance par tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ».

    Mgr Urbanczyk met aussi en garde contre le fait de « sortir ces droits de leur propre contexte, en limitant l’étendue de l’application des droits et en permettant de varier le sens et l’interprétation des droits et de nier leur universalité au nom de différentes perspectives culturelles, politiques et sociales ». « Une telle approche, explique-t-il, semblable à celle qui considère les droits de l’homme et les libertés fondamentales comme des privilèges accordés par l’État (pour être révoqués à son gré), nuit à l’idée même des droits de l’homme et entrave certainement leur jouissance par chaque homme et chaque femme. »

    Le rôle de l’OSCE est de « corriger » les « infractions, faire avancer la cause des droits humains universels et promouvoir la juste protection si nécessaire de ces droits », exhorte le représentant du Saint-Siège.

    Voici notre traduction de la déclaration en anglais de Mgr Urbanczyk.

    Madame la Présidente,

    Le Saint-Siège est heureux de participer à cette réunion  de mise en œuvre de la dimension humaine (HDIM) 2017 et remercie la Pologne, notre pays hôte, pour son hospitalité, ainsi que la présidence autrichienne de l’OSCE et le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme, pour la planification et l’organisation de cette réunion.

    Lire la suite

  • La sexualité et l'affectivité des jeunes au menu du synode 2018 ?

    IMPRIMER

    De Radio Vatican :

    Synode 2018: «L'Église doit s'emparer de la question de la sexualité des jeunes»

    (RV) Entretien- Dans un an, en octobre 2018, l’Église universelle se penchera sur la situation de la jeunesse. Des évêques du monde entier, entourés d’experts religieux et laïcs, seront en effet réunis en synode autour du thème: «Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel».

    C’est dans l’optique de ce synode très attendu que s’est tenu du 11 au 15 septembre, à Rome, un séminaire international «sur la condition des jeunes», rassemblant de nombreux intervenants autour de débats, conférences et groupes de discussion. Les jeunes et l’identité, les jeunes et l’altérité, les jeunes et le projet, les jeunes et la technologie, les jeunes et la transcendance: voici quelques-uns des thèmes qui ont fait l’objet d’interventions durant ce séminaire.

    Certains participants ont cependant déploré que d’autres sujets n’aient pas, ou peu, été abordés, comme ceux ayant trait à la sexualité et à l’affectivité des jeunes. Des questions pourtant cruciales et déterminantes, que l’Église est invitée à prendre en considération et à suivre.

    C’est par exemple l’avis de Thérèse Hargot, sexologue et essayiste. Auteure d’un ouvrage remarqué, Une jeunesse sexuellement libérée ou presque, (éditions Albin Michel), elle a été invitée à participer à ce séminaire et à témoigner de son expérience de femme de terrain auprès des jeunes. Elle répond aux questions de Manuella Affejee.

     

  • Quand Frère Rachid, fils converti d'un imâm marocain démonte l'islam

    IMPRIMER

    Du Salon Beige :

    Frère Rachid, fils d'un imâm marocain, converti, démonte l'islam

    Interview traduite en français de Frère Rachid, né en 1971 à Sidi Bennour au Maroc. Fils d'un imâm et fin connaisseur du Coran, il s'est converti au Christ après s'être interrogé sur les invraisemblances de l'hérésie islamique. Il dirige une émission hebdomadaire le jeudi soir sur la chaîne satellitaire Al Hayat TV, basée en Égypte, où il fait débattre des intellectuels des deux religions.

  • Congo: le Nonce Apostolique dénonce un « Etat prédateur de son peuple »

    IMPRIMER

    Lu sur le site de « La Libre Afrique » :

    mgr_luis_mariano_montemayor_nonce_rdc (1).jpgLe nonce apostolique en République démocratique du Congo a dénoncé « un Etat prédateur de son peuple » dans un entretien reproduit jeudi par plusieurs médias congolais, dans lequel il confirme que le pape ne se rendra pas à Kinshasa avant la tenue d’élection pour éviter tout « risque de manipulation ».

    Le pape François « est attristé par une certaine distance que l’on perçoit entre la classe politique et son peuple », a déclaré le nonce, Mgr Luis Mariano Montemayor, à la radio onusienne Okapi, de retour d’une visite de cinq jours dans la région troublée du Kasaï. « Ce n’est pas une critique qu’on peut faire seulement à l’Etat. L’Etat (congolais) a une tradition d’Etat prédateur de son peuple », a-t-il ajouté.

    « Pourquoi le pape a-t-il parlé plus que la classe dirigeante kasaïenne sur le problème du Kasaï? « , s’interroge le nonce.

    La nonciature a été la première à donner le bilan de quelque 3.000 victimes dans le Kasaï, théâtre depuis un an d’affrontements entre forces de sécurité et milices Kamuina Nsapu, du nom d’un chef traditionnel tué en août 2016.

    Risque de manipulation

    Argentin comme le pape François, le nonce a confirmé que le Souverain pontife conditionnait « évidemment » un voyage en RDC à l’organisation d’élections. « Avant ça, [il y a] risque de manipulation, d’exploitation de la visite du Saint Père. Soit pour dire qu’il appuie la continuation du gouvernement illégitime. Soit pour ceux qui […] espèrent expulser le régime en fonction des mouvements populaires », a-t-il développé.

    La RDC traverse une crise politique liée au maintien au pouvoir de M. Kabila dont le deuxième mandat a pris fin le 19 décembre 2016. La Constitution lui interdit de se représenter mais l’opposition soupçonne la Majorité présidentielle – qui dément – de vouloir organiser un referendum pour modifier la loi fondamentale.

    Très influente en RDC, l’Eglise catholique a parrainé le 31 décembre 2016 un accord pouvoir-opposition prévoyant des élections avant fin 2017. Mais aucun calendrier électoral n’a encore été publié et la RDC se trouve toujours dans une impasse politique. L’opposition demande le départ de M. Kabila et la publication d’un calendrier électoral

    Ref. RDC: le nonce dénonce un « Etat prédateur de son peuple »

    Les élections ne sont pas un acte magique, surtout quand aucune fée ne semble aujourd'hui détenir la baguette susceptible de transformer la citrouille en un beau carrosse doré.

    JPSC

  • Dimanche 17 septembre 2017 à 10 heures en l’église du Saint-Sacrement à Liège : messe de la fête de saint Lambert chantée en grégorien et en plain-chant liégeois

    IMPRIMER

    LA FÊTE DE SAINT LAMBERT

    martyre_SL.jpg

    Patron du diocèse de Liège 

    L'évêque Lambert fut assassiné un 17 septembre d'une année entre 696 et 705 que les historiens hésitent encore à fixer. Son martyre eut lieu à Liège dans la villa franque qu'il possédait sur le site de l'actuelle place Saint-Lambert. Un culte populaire du saint martyr s'y développa. Il fut favorisé par la décision de son successeur, saint Hubert, d'y transférer sa dépouille mortelle qui, dans un premier temps, avait été ramenée au siège du diocèse alors fixé à Maastricht. La dévotion jamais démentie à la mémoire de notre Saint entraîna ensuite le déplacement à Liège de la résidence officielle des évêques: un acte véritablement fondateur pour l'avenir de la Cité et ce qui deviendra, plus tard, le Pays de Liège.

    Le "dies natalis", la naissance au ciel, de saint Lambert se fête le 17 septembre de chaque année. La messe de cette fête sera célébrée à l'église du Saint-Sacrement à Liège ce dimanche 17 septembre 2017 à 10 heures, en grégorien et en plain chant liégeois par la Schola de l’église. À l’orgue : Michèle Baron.

    DIMANCHE 17 SEPTEMBRE 2017 À 10 HEURES 

    A l'église du Saint-Sacrement

    église du st sacrement.JPG

    Boulevard d'Avroy, 132 à Liège 

    Le programme des chants:

    Propre grégorien de la fête :

    Introït « Gaudeamus », graduel « Ecce sacerdos magnus », alleluia « Ego sum pastor bonus », offertoire « Posuisti » et communion « Ego sum pastor bonus »:

    Ces chants du propre de la fête sont ceux de la messe de saint Lambert en usage à Liège au XXe siècle, à partir de la réforme de saint Pie X. Il démarque lui-même une partie de la messe, beaucoup plus ancienne cette fois, du deuxième dimanche après Pâques, le dimanche du Bon Pasteur. On sait que la représentation la plus précoce du Christ dans les catacombes était celle d’un berger ayant une brebis sur ses épaules, illustration en forme d’arcane de la parabole du bon berger : d’où sa présence dans la liturgie pascale. L’adaptation de cette liturgie aux évêques martyrs est obvie, puisqu’ils ont, comme le bon berger de l’Evangile, « donné leur vie pour leurs brebis ». C’est le cas du verset alléluiatique « Ego sum pastor bonus » (1er mode) et du verset de communion sur le même texte (IIe mode). D’autres textes chantés de la messe proviennent du répertoire destiné aux fêtes d’évêques, peut-être créés en partie pour la célébration de la fête de saint Martin de Tours. Ce serait le cas du graduel « Ecce sacerdos magnus » (Ve mode) et de l’offertoire « Posuisti » (VIIIe mode). L’introït est le très célèbre « Gaudeamus » (1er mode) attesté dès le haut moyen âge et qui a tant de fois servi de « teneur » aux compositions polyphoniques ; cette page, peut-être écrite primitivement pour la commémoration du martyre de sainte Agathe, se retrouve aux fêtes de la Toussaint et de Notre-Dame.

    (D’après la notice du musicologue Carl de Nys accompagnant le disque « Plain-chant pour le millénaire de Liège ») 

    Kyriale « Cunctipotens genitor Deus » :

    Kyrie, Gloria, Sanctus, Agnus Dei et Credo IV

    Plain-chant liégeois :

    Séquence à saint Lambert "Christi nomine laetemur et Lamberto gratulemur"

    Cette prose ou séquence « Christi nomine laetemur » (Ve mode), qui se chante après l’alleluia, avant la lecture de l’Evangile, ne se trouve pas dans le répertoire : il s’agit plus que probablement, de l’adaptation d’un texte assez récent sur un schéma mélodique ancien en usage à Liège. 

    Antienne eucharistique "Jesu bone"

    Cette antienne, qui sera chantée pendant la communion des fidèles, est extraite de l'office liégeois primitif de la Fête-Dieu

    Hymne de la Principauté de Liège "Magna Vox",

    La  Magna vox  fut considérée comme l’hymne « national » de la Principauté de Liège. Un des derniers maîtres de chapelle de la cathédrale Saint-Lambert, Jean-Noël Hamal (Liège 1709-1778) nous en a laissé une belle version polyphonique à six voix.  En fait, il s’agit de l’antienne ad Magnificat des premières Vêpres de l'office liégeois de saint Lambert . Sa version primitive, en plain-chant, a été composée par l’évêque Etienne de Liège ( ° c.850 + 920). C’est cette version que l’on peut lire et  écouter ici, interprétée par des grégorianistes du diocèse:

    JPSC

  • Le point sur l'euthanasie et les Frères de la Charité (IEB)

    IMPRIMER

    Du bulletin d'information de l'Institut Européen de Bioéthique (13 septembre) :

    La branche belge des Frères de la Charité se rebelle et confirme sa position relative à l'euthanasie

    12/09/2017 - Fin de vie

    Fondée en 1807, la Congrégation des Frères de la Charité est une association  de consacrés et de laïcs dont le charisme ("Le Père Triest et sa perceptions des bons soins"), déployé dans le monde entier, est de prendre soin des personnes fragilisées par la maladie mentale. En Belgique, ce sont près de 5000 personnes malades qui sont accompagnées quotidiennement dans treize institutions psychiatriques du pays.

    En Avril 2017, le Conseil d’Administration, constitué majoritairement de onze laïcs et de seulement trois Frères de la Charité, avait publié sa décision de rendre possible l’euthanasie des malades psychiatriques qui le demanderaient, même s’ils ne se trouvaient pas en fin de vie.

    Le supérieur Général au niveau mondial des Frères de la Charité, le Frère René Stockman, avait réagi immédiatement par communiqué de presse soulignant combien cette décision ne mettait plus le respect de la vie au cœur des soins, et de plus, était en totale contradiction avec l’Enseignement de l’Eglise catholique de laquelle se revendiquent pourtant les membres du Conseil d’Administration.

    Confirmé dans ses démarches par les responsables de l’Eglise à Rome, le Frère Stockman avait demandé au Conseil d’Administration de revoir sa position, faute de quoi, en tant que responsable mondial de la Congrégation, il devrait prendre des mesures juridiques pour les institutions belges des Frères de la Charité (15.000 personnes y travaillent). Le Pape François avait rappelé qu’une euthanasie constitue le « meurtre délibéré moralement inacceptable d’une personne humaine ». En date du 10 août, la Salle de presse du Saint-Siège confirmait que le pape avait pris le dossier en main et qu’il avait bien demandé à la communauté belge des Frères de la charité de renoncer à laisser pratiquer l’euthanasie sur des patients qui résident dans leurs centres psychiatriques.

    Ce 12 Septembre 2017, se rebellant ouvertement, le Conseil d’Administration a réaffirmé sa position comme quoi les malades psychiatriques pourront être euthanasiés dans ses implantations belges.

    Voulant justifier leur position, les responsables ont publié une synthèse reformulant une nouvelle éthique qui veut « prendre en compte le changement et les évolutions au sein de la société ». Ils la détaillent en deux pages et la considèrent « conforme à la doctrine de l’Eglise catholique ». Selon le Prof. et Dr. Axel Liégeois de la KuLeuven, en charge de "l’éthique" chez les Frères de la Charité, la protection de la vie est « une valeur fondamentale mais plus absolue ».

    Le Frère René Stockman s'attriste du fait que « le Conseil d’Administration n’aurait plus l’intention de négocier le contenu de son texte.»

    Flash Expert de l'IEB : " Euthanasie pour troubles psychiatriques ou démence en Belgique : analyse des cas officiellement reportés"

  • Frères de la Charité : une video d'Arnaud Dumouch

    IMPRIMER

    Contre l'avis du pape François et du frère René Stockman, L'euthanasie a été votée dans les hôpitaux des frères de la charité en Belgique  

    L’organisation des frères de la charité a décidé ce 12 septembre 2017 de désobéir au pape François et de pratiquer l’euthanasie dans les établissements catholiques chargés des personnes handicapées.

    http://www.famillechretienne.fr/eglis...

    Que se passe-t-il au Royaume de Belgique ? Il se passe que la tolérance et l’ouverture du pape François ont eu un effet paradoxal : ils ont fait sortir à la lumière « la bête de la terre » (Ap 13, 11) qui était tapie depuis 60 ans au cœur de l’Eglise et que les papes avaient simplement mis sous le boisseau sans la nommer clairement, sans la désigner comme le fit saint Athanase à son époque pour l’hérésie de son temps. Le nom de cette hérésie est l’humanisme sans Dieu, l’humaniste de cette terre uniquement, sans vie surnaturelle avec Dieu, sans éternité. Le mot « hérésie » signifie, au sens originel « choix ». Il s’agit bien ici d’une « hérésie » car, tout en se revendiquant « catholique », elle a choisi d’exalter « une partie » du message de Jésus Christ (la dimension horizontale d’attention au prochain, dans ses besoins terrestres). Mais elle n’est plus catholique car elle en a rejeté toute la partie verticale, surnaturelle (le sens ultime de cette vie, l’Autre Réalité qui arrive). Son chef de file est le théologien Allemand Hans Küng qui vient lui-même de demander l’euthanasie à cause de son âge et de sa maladie de Parkinson. Il s’exprima dès les années 60 comme professeur de théologie, avant de quitter le sacerdoce. Selon lui, le vrai message du Christ, a été remis sur ses jambes après 2000 ans d’errance par « l’esprit de Vatican II » (la lettre de ce concile étant soumise « aux anciennes superstitions spiritualistes »). Ce « vrai message », c’est que Dieu a fait l’homme pour le bonheur sur terre, et que seule la construction du monde ici-bas est réaliste et légitime. Fini le fanatisme illuminé qui s’illusionnait dans une espérance de l’au-delà. Jésus est le révolutionnaire du bonheur sur terre. Il nous veut heureux maintenant et tout de suite. Cette idéologie a conquis le cœur des clercs, de la majorité des fidèles en Occident suite au traumatisme des deux guerres mondiales. Son chef de file en Belgique fut Gabriel Ringlet et le combattant inlassable qui essaya de maintenir un peu de spiritualité théologale fut Monseigneur Léonard.

    Que faire ?

    1° Identifier et nommer l’hérésie. C’est fondamental. On trouvera ici la raison de la nécessité de cette étape préalable de « mise en lumière ». Voici le récit de l’action théologique précise de saint Athanase au IV° s face à une crise tout aussi grave : Saint Athanase, Docteur de l’Eglise, la colonne de la foi catholique (+373) (64 mn), https://youtu.be/WhKbh4v45rs  Il faut donc se demander : Qu’est-ce que l’humanisme sans Dieu ? Pourquoi est-ce une hérésie ? En quoi est-ce différente de la foi et de l’espérance catholiques ?

    2° A court terme : imposer aux personnes ayant une autorité dans les structures catholiques, un « minimum déontologique », à savoir le serment de fidélité institué par saint Jean-Paul II en 1989. On en trouvera le texte ici. http://docteurangelique.free.fr/AD_TU... Il est évidemment impossible de demander d’adhérer intimement à cette foi. Mais le minimum est d’en défendre les conséquences lorsqu’on est responsable d’une instance catholique. L’idée du frère René Stockman de retirer le label catholique aux hôpitaux des frères de la charité qui sortiraient des exigences minimales du catholicisme ne me paraît pas bonne. C’est l’inverse qui me paraît souhaitable : les personnes qui se sont mises formellement en désobéissance avec les exigences minimales de la morale catholique doivent démissionner des instances dirigeantes et être remplacées par des défenseurs de la vie.

    3° A long terme : un travail de réappropriation de la foi catholique et de sa cohérence est à refaire. Ce sera un travail long et difficile tant le paysage intellectuel et spirituel est en ruine. C’est un travail sans espoir pour la génération de mai 68 mais plein d’espérance pour la génération des jeunes qui, abreuvée d’un monde terrestre sans but ultime, à soif de connaissances. Je l’ai expérimenté durant 20 ans dans les écoles où j’ai enseigné la religion catholique.

    Arnaud Dumouch, 12 septembre 2017

    Soutenez l’Institut Docteur Angélique sur Tipeee : https://www.tipeee.com/institut-docte... Accédez à tous les cours philo, théologie : http://docteurangelique.free.fr/accue...

  • "Un peuple capable d’avoir des enfants et capable de les montrer avec fierté, avec espérance : ce peuple a un avenir !"

    IMPRIMER

    De zenit.org (Hélène Ginabat) :

    Colombie : Un peuple capable d’avoir des enfants… a un avenir

    Catéchèse du pape François (Traduction intégrale)

    « Un peuple capable d’avoir des enfants et capable de les montrer avec fierté, avec espérance : ce peuple a un avenir », a déclaré le pape François dans sa catéchèse à propos de la Colombie. Exprimant sa reconnaissance aux Autorités qui l’ont accueilli ainsi qu’aux évêques qu’il a rencontrés, il a étendu ses remerciements au peuple colombien, « un peuple joyeux parmi toutes ses souffrances, mais joyeux ; un peuple avec de l’espérance ».

    Selon l’usage, le pape est revenu sur les différentes étapes de son récent voyage apostolique en Colombie (6-11 septembre), deux jours après son retour, durant l’audience générale de ce mercredi 13 septembre 2017, sur la place Saint-Pierre.

    Il a commencé par évoquer le processus de réconciliation actuel du pays en affirmant : « Par ma visite, j’ai voulu bénir l’effort de ce peuple, le confirmer dans la foi et dans l’espérance et recevoir son témoignage, qui est une richesse pour mon ministère et pour toute l’Église. »

    Rappelant les racines chrétiennes « très fortes » de la Colombie, il a assuré qu’elles constituent « la garantie de la paix, le ferme fondement de sa reconstruction, la sève de son invincible espérance ».

    Visiblement touché par l’accueil qui lui a été réservé, le pape François a redit qu’il était venu bénir le « désir de vie et de paix qui déborde du cœur de cette nation : j’ai pu le voir dans les yeux des milliers et des milliers d’enfants, d’adolescents et de jeunes », « cette force de vie que proclame la nature elle-même avec son exubérance et sa biodiversité ».

    Voici notre traduction intégrale de la catéchèse du pape François. 

    Catéchèse intégrale du pape François

    Chers frères et sœurs, bonjour,

    Comme vous le savez, ces jours derniers j’ai effectué un voyage apostolique en Colombie. De tout cœur je remercie le Seigneur pour ce grand don ; et je désire renouveler l’expression de ma reconnaissance à l’égard de Monsieur le Président de la République qui m’a accueilli avec tant de courtoisie, des évêques colombiens qui ont tellement travaillé – pour préparer cette visite – ainsi qu’à l’égard des autres Autorités du pays et de tous ceux qui ont collaboré à la réalisation de cette visite. Et un remerciement particulier au peuple colombien qui m’a accueilli avec tant d’affection et tant de joie ! Un peuple joyeux parmi toutes ses souffrances, mais joyeux ; un peuple avec de l’espérance. Une des choses qui m’a le plus frappé dans toutes les villes, parmi la foule, c’était les papas et les mamans avec leurs enfants, qui soulevaient leurs enfants pour que le pape les bénisse, mais aussi avec fierté, ils faisaient voir leurs enfants comme pour dire : « C’est notre fierté ! C’est notre espérance ! » J’ai pensé : un peuple capable d’avoir des enfants et capable de les montrer avec fierté, avec espérance : ce peuple a un avenir. Et cela m’a beaucoup plu.

    Lire la suite

  • Ciel ! Des prêtres en soutane !

    IMPRIMER

    Vu sur le site de France Bleu :

    Les nouveaux curés de Brive portent la soutane

    La soutane avait pratiquement totalement disparue. Elle réapparaît aujourd'hui surtout portée par les jeunes prêtres

    La soutane avait pratiquement totalement disparu. Elle réapparaît aujourd'hui surtout portée par les jeunes prêtres © Maxppp - P. Deliss/picture-alliance/godong/Newscom

    Des prêtres en soutane en Corrèze ! Dans quelques jours, trois prêtres de la Communauté Saint-Martin doivent arriver dans le diocèse de Tulle. Cette communauté qui forme des jeunes prêtres est souvent montrée du doigt pour son côté très conservateur.

    La Communauté Saint-Martin est basée dans l'abbaye d'Evron en Mayenne. Elle forme des prêtres, une centaine chaque année, qui sont envoyés ensuite dans les départements pour suppléer l'absence localement de curés. Une congrégation certes reconnue par le Saint-Siège mais qui montre un visage très conservateur de l'Eglise, pour ne pas dire traditionaliste. Les prêtres notamment portent la soutane, et chantent des chants grégoriens en latin durant les messes. C'est l'évêque du diocèse de Tulle qui a fait appel à cette communauté. Et monseigneur Francis Bestion n'est pas du tout gêné par cet aspect. "Bien sûr ils portent la soutane. Mais il ne la portent pas pour revendiquer quelque chose. Ce n'est pas un  étendard".

    L'habit fait le moine

    Et les fidèles en Corrèze n'ont visiblement pas peur de l'arrivée de ces prêtres. "On en a tous besoin pour se sentir en communauté. C'est à ça que sert leur soutane" précise Clotilde Leménager, présidente de l'Association Familiale Catholique de la Corrèze. Monseigneur Bestion espère même que ces prêtres en soutane susciteront des vocations grâce à leur jeunesse. _"Les jeunes ne voient pas de jeunes prêtres pour pouvoir s'identifier à eux et comme nous quand nous étions jeunes se dire : pourquoi pas faire comme eux ?"

    "Qu'ils se montrent ouverts"

    Il n'y a que des fidèles plus âgés pour émettre quelques réserves certes mesurées. "Tout dépend de l'enseignement qu'ils auront, dit Marie-Joseph Evrard, du Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement. Comme ils vont surtout intervenir auprès de jeunes, j'espère qu'ils se montreront ouverts". Les trois prêtres, plus un stagiaire de la communauté, seront affectés dès leur arrivée à l'espace missionnaire de Brive-la-Gaillarde.

  • Notre tâche : oeuvrer à la décolonisation idéologique

    IMPRIMER

    De Jean-Michel Beaussant sur le site de l'Homme Nouveau :

    Pour une décolonisation idéologique !

    À plusieurs reprises le Pape François a parlé de « colonisation idéologique » soutenue par des pays ou des lobbies très influents à l’encontre de la famille et de la loi naturelle. Le terme s’applique parfaitement au laïcisme et à sa dictature du relativisme. Explication et résolution de rentrée.

    Avec la sagesse surnaturelle propre à l’Église, les derniers papes ont induit des concepts particulièrement éloquents, fondés sur la réalité de notre monde contemporain : « culture de mort », « structures de péché », « dictature du relativisme », « totalitarisme sournois » de la démocratie moderne… Retenons ce dernier, en nous souvenant de ce que disait Benoît XVI à son propos : « Le sécularisme qui porte le sceau de l’Occident, différent et sans doute plus sournois que celui du marxisme, présente des signes qui ne peuvent que nous préoccuper. » (24 janvier 2008 aux évêques de Slovénie).

    Le nazisme plus sournois que le communisme

    Incompris de ses proches (les catholiques autrichiens) en son temps, le bienheureux Franz Jägerstätter avait dit similairement du national-socialisme qu’il était « plutôt plus sournois » voire « franchement plus dangereux » que le communisme en ce qu’il est moins ouvertement athée et matérialiste et peut, avec ses aspects subrepticement spirituels et ésotériques, pénétrer l’âme humaine sans se montrer sous son véritable visage d’ennemi mortel de Dieu et de l’humanité. « Selon moi, écrivait-il, ceux qui ne touchent pas aux églises mais complotent avec malice et astuce, ont plus de succès dans la destruction des âmes que ceux qui démolissent les bâtiments sacrés et emprisonnent les prêtres. »

    Laïcisme et islamisme

    Avec le recul, le propos n’est pas si osé qu’il n’y paraît et renvoie à celui du pape émérite. En risquant d’être aussi incompris des catholiques contemporains, on pourrait du reste poser également cette question de nos jours, relative­ment au sécularisme et au « communisme du XXIe siècle » (l’islamisme) : si le nazisme et le sécularisme sont plus sournois que le communisme, le laïcisme occidental n’est-il pas aussi plus insidieux que l’islamisme comme totalitarisme ? Sa « dictature du relativisme » n’est-elle pas plus perfide non seulement que les dictatures du XXesiècle (communisme et nazisme) mais également que celle – théocratique – de l’heure (l’islamisme) avec ses violences ostensibles ? Car il nous faut craindre davantage ceux qui tuent les âmes que ceux qui ne peuvent tuer que les corps, avertit l’Écriture. Martyr en grec veut dire témoin. Et il est aujourd’hui une forme de martyre non sanglant qu’il importe de saluer et soutenir en Occident face à un terrorisme intellectuel plus sournois que le terrorisme physique de l’Orient. Selon un courage et une grâce sans doute différents, l’un n’excluant d’ailleurs pas l’autre et pouvant même y conduire, comme en témoignent la vie et la mort de Jägerstätter.

    Refus de la compromission

    C’est le refus évangélique de la compromission évoqué le 12 août, dans une homélie au Puy du Fou – « Prions pour qu’une puissante et joyeuse Vendée intérieure se lève dans l’Église et le monde » – par le cardinal Sarah comme dans son fameux livre Dieu ou rien, où il appelle finalement à la même attitude morale que Soljénitsyne : « Le mensonge ne passera pas par moi. » Le laïcisme, lui non plus, ne détruit pas forcément les églises. Il ne nous interdit pas de croire au Christ mais il nous y oblige d’y croire comme à une opinion subjective aussi respectable et fantaisiste que toutes les autres croyances dans son temple relativiste : contre le dogme, tous les dogmes ou celui selon lequel il n’y en a pas, d’après la stratégie maçonnique ! Il nous est demandé de rejeter cette dictature du relativisme comme les premiers chrétiens refusaient, au milieu du polythéisme de leur époque, d’aller brûler trois grains d’encens au Panthéon, c’est-à-dire de sacrifier aux idoles en reniant le vrai Dieu. Dieu ou rien ! Comme les dissidents du communisme ou de l’islamisme, les dissidents chrétiens de la religion idolâtrique de l’Empire romain risquaient alors la mort, tandis que nous ne risquons pour l’heure qu’une certaine relégation sociologique.

    Avoir le courage de réagir

    Mais si nous ne risquons pas plus, n’est-ce pas précisément parce nous avons déjà mis un certain pied dans ce lieu idéologique de la démocratie religieuse et du culte de l’homme ? S’il s’agissait pour les premiers chrétiens de refuser de pénétrer dans le Panthéon clairement contraignant de Rome, il s’agit davantage pour nous aujourd’hui d’avoir le courage de sortir de celui plus subtil et dissolvant de notre temps. Autrement dit : accomplir une « décolonisation idéologique » ! Afin d’être plus fidèle à l’Évangile sans hésiter, pour participer au Royaume de Dieu et passer ainsi par la Croix rédemptrice et son mystère d’iniquité : « Parce que vous n’êtes pas du monde et que moi je vous ai choisi du milieu du monde, voilà pourquoi le monde vous hait » (Jn 15, 19).

    Le bienheureux Franz Jägerstätter est né le 20 mai 1907 à St. Radegund, près de Salzbourg, et mort le 9 août 1943 à Berlin. Il était un objecteur de conscience autrichien. Victime du régime nazi, il est vénéré comme bienheureux et martyr par l’Église catholique. Cf. Cesare G. Zucconi, Christ ou Hitler ? Vie du bienheureux Franz Jägers­tätter, DDB, 272 p., 32,50 €.

  • Raviver la mémoire de Jerzy Popieluszko, martyr

    IMPRIMER

    D'Anne Bernet sur le site de l'Homme Nouveau :

    Jerzy Popieluszko, autre Christ jusqu'au Calvaire

    Jerzy Popieluszko, autre Christ jusqu'au Calvaire

    Cela fait presque quarante ans, et c’était hier.

    L’URSS étendait ses tentacules sur les cartes murales de nos salles de classe, jusqu’à nos frontières ou presque. Inexorablement, le communisme gagnait du terrain aux quatre coins de la planète. L’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques aux premières heures de 1980 laissait croire à une offensive décisive, prélude à une attaque contre un Occident où certains défilaient en criant : « plutôt rouges que morts » et l’un de mes amis d’aumônerie, dont un frère aîné était officier d’état-major, nous répétait, l’air grave, ce qu’il entendait chez lui : « en jetant toutes nos forces dans la bataille et en nous faisant tuer sur place, nous les retarderions de vingt minutes … »

    C’était aussi l’époque où, à Gdansk, un ouvrier électricien des chantiers navals du nom de Walesa entamait avec le pouvoir communiste un bras de fer qui, vu de l’Ouest, paraissait insensé à ceux qui se souvenaient de Budapest et Prague. D’ailleurs, avant la Noël 1981, lui et ses camarades seraient jetés en prison, et Solidarnosc, dont nous arborions l’insigne en dérisoire soutien, interdit. Le ciel était très noir cet hiver-là. Et les ténèbres s’assombriraient encore, en octobre 1984, tandis que la répression à l’est battait son plein, lorsque seraient annoncés la disparition, puis l’assassinat, de l’abbé Jerzy Popieluszko, aumônier du syndicat bâillonné.

    Lire la suite

  • Euthanasie : les Frères de la Charité en Belgique ont choisi de désobéir à Rome (mise à jour à 17H00)

    IMPRIMER

    Euthanasie : les Frères de la Charité en Belgique désobéissent à Rome (source)

    L’organisation des Frères de la Charité en Belgique ne reviendra pas sur sa décision, prise en mars dernier, d’autoriser la pratique de l’euthanasie au sein de la quinzaine d’établissements psychiatriques placés sous sa responsabilité, a-t-elle déclaré le 12 septembre à l’issue d’une conférence de presse. Cette prise de position a été prise la veille lors d’une réunion exceptionnelle du conseil d’administration.

    L’organisation belge a donc choisi de ne pas suivre les recommandations de Rome et du supérieur général de l’ordre lui demandant de revenir sur sa décision, jugée contraire à l’enseignement de l’Église catholique. Elle estime au contraire que leur texte « est conforme à la doctrine de l'Église catholique » et affirme prendre « en compte le changement et les évolutions au sein de la société ». L’organisation risque l’exclusion de l’ordre selon le frère Stockman, son supérieur.

    Le communiqué de l'organisation est en pdf ICI et l'annexe justificative ICI

     

    La réaction du Supérieur général des Frères de la Charité ne s'est pas faite attendre :

    Communiqué de presse du Généralat des Frères de la Charité à Rome :

    Rome, 12 septembre 2017.

    Le supérieur général des Frères de la Charité, le Frère René Stockman, a pris connaissance de la position du Conseil d'administration de l'organisation des Frères de la Charité en Belgique concernant l'application de l'euthanasie à des patients psychiatriques en phase non terminale.

    Il déplore le fait qu'il n'y ait plus aucune volonté de négocier le texte d'orientation. Il ne comprend pas que le conseil d'administration ne veuille prendre aucun compte des experts de terrain qui ont exprimé des objections claires à l'égard du texte d'orientation. Il regrette également que la consultation planifiée, sous la direction du Prof. Rik Torfs qui devait agir en tant que médiateur ait fait long feu parce que le Prof. Rik Torfs ne pouvait plus faire confiance à l'organisation des Frères de la Charité en Belgique. Cependant, au Vatican, un report provisoire de l'ultimatum posé qui expirait le 11 septembre avait été consenti afin de permettre un dialogue entre le Conseil général et l'organisation belge.

    Le supérieur général reste prêt à dialoguer, pourvu que ce dialogue porte sur le contenu du texte d'orientation, et donc sur le fait qu'il s'agit ou non d'appliquer l'euthanasie dans les murs des Frères de la Charité, et non pour trouver un "modus vivendi". Toutefois, il présentera de nouveau la situation actuelle aux autorités compétentes du Vatican avant de prendre d'autres mesures. Cela se produira dans la semaine du 25 du mois de septembre en cours.

    Compte tenu du fait que le supérieur général séjourne momentanément au Congo, il n'est pas disponible pour d'autres commentaires.