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Eglise - Page 3

  • Le cardinal Barbarin devant les juges

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    De KTO :

    Après un classement sans suite par le procureur en 2016, plusieurs victimes du père Preynat ont décidé de relancer la procédure pénale contre six personnes du diocèse de Lyon, dont le cardinal Barbarin, par citation directe. La procédure, très technique, est qualifiée de « procès médiatique » par la défense. En revanche, les plaignants semblent y trouver déjà leur compte.

    De Vatican News :

    Le procès du cardinal Barbarin s'ouvre à Lyon

    Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et cinq autres personnes, sont cités à comparaître ce lundi 7 janvier devant le tribunal, pour «non dénonciation d’agressions sexuelles commis sur mineurs» par le père Bernard Preynat, et pour «non-assistance à personnes en péril».
     
    Le procès devant le tribunal correctionnel de Lyon s’ouvre ce lundi et se tiendra jusqu’au 9 janvier. Dix victimes du père Preynat poursuivent le primat des Gaules et son entourage pour ne pas avoir dénoncé le prêtre à la justice et avoir tardé à l’écarter de ses charges pastorales. Aumônier scout dans les années 1970 et 1980 dans la banlieue lyonnaise, le prêtre aurait abusé de plus de 70 jeunes scouts, au sein d’une troupe qui n’était pas affiliée aux mouvements scouts officiels. L’ampleur du scandale a eu une onde de choc bien au-delà du diocèse lyonnais, et a secoué l’Église de France.L’affaire rebondit en juillet 2014 quand un ancien scout dénonce les agressions sexuelles qu’il a subies entre 9 et 12 ans, et demande au diocèse de Lyon d’écarter le père Preynat. Il a découvert que ce dernier faisait encore le catéchisme à des enfants. Une enquête interne est alors ouverte par le cardinal Barbarin qui relève de ses fonctions Bernard Preynat, le 31 août 2015. Entre-temps, les faits ont été signalés à la justice. Les suspicions avaient déjà été transmises à l’évêché longtemps auparavant. En 1991, le cardinal Albert Decourtray , alors archevêque de Lyon, avait déjà pris une mesure d’éloignement, mais le prêtre avait ensuite été réintégré dans des paroisses, dans le Beaujolais, puis près de Roanne.

    Une longue procédure

    Les faits s’accélèrent au mois de janvier 2016 quand le père Preynat est mis en examen pour agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans. Quelques semaines plus tard, dans un entretien au quotidien La Croix, le cardinal Barbarin, nommé à Lyon en 2002, reconnaît avoir été au courant des agissements du prêtre en 2007-2008, alors que l’évêché avait, dans un premier temps, affirmé n’être au courant des faits que depuis 2014. «Quand j’ai appris les faits, nous ne disposions alors d’aucune plainte», expliquait l’archevêque de Lyon. Le 4 mars 2016, une première plainte pour non-dénonciation d’atteintes sexuelles sur mineurs est déposée contre le cardinal par François Devaux, fondateur de l’association d’anciennes victimes du père Preynat, La Parole libérée.Ces faits ont d’abord fait l’objet d’un classement sans suite, au terme d’une enquête du parquet de Lyon pendant l’été 2016, après plusieurs mois d’innvestigations, de perquisitions et plusieurs dizaines d’heures d’audition, selon le diocèse. Mais l’association a ensuite décidé de recourir à la procédure de citation directe. C’est donc cette procédure qui s’ouvre ce lundi 7 janvier à Lyon.

    Transparence

    Ces deux dernières années, l’archevêque de Lyon a souhaité rappeler sa disponibilité à rencontrer les victimes «pour avancer ensemble dans ce combat contre la pédophilie», comme le mentionnait un communiqué du diocèse de Lyon en août 2016. Au-delà du procès d’un homme, «c’est bien une responsabilité collective qu’on veut voir reconnue», explique l’association La Parole Libérée.Le Pape François, lui-même, a été interpellé plusieurs fois par les journalistes sur le cas de l’archevêque de Lyon. Interrogé en mai 2016 par La Croix, suite aux demandes de démission visant le cardinal Barbarin, le Saint-Père expliquait qu'il s'agirait là d'«un contresens, une imprudence», précisant toutefois que la question pourrait éventuellement se poser «après le procès».
     
    Le témoignage d'Isabelle de Gaulmyn (La Croix)

  • « L'affaire Viganò » : une réponse et deux livres

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    Sources : Fsspx.news / La Porte Latine du 5 janvier 2019

    « L'affaire Viganò » : une réponse et deux livres

    Le 7 octobre 2018, le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, avait répondu dans une lettre ouverte aux accusations portées par Mgr Carlo Maria Viganò, ancien nonce aux Etats-Unis, sur les complicités dont le cardinal Théodore McCarrick, ancien archevêque de Washington, et d’autres clercs poursuivis pour abus sur mineurs, ont bénéficié jusqu’à Rome, afin que leur comportement scandaleux ne soit pas révélé.

    Le 19 octobre, Mgr Viganò a répondu au cardinal Ouellet en maintenant ses accusations et en désignant le « fléau » à l’origine de ces scandales. Dans un préambule, il tient à rappeler les raisons qui l’ont poussé à porter ce terrible témoignage : « C’est la conspiration du silence qui a causé et qui continue de causer de grands dommages au sein de l’Eglise – des dommages frappant tant d’âmes innocentes, de vocations sacerdotales, et les fidèles en général. En ce qui concerne ma décision, que j’ai prise en conscience devant Dieu, j’accepte volontiers toute correction fraternelle, tout conseil, toute recommandation et invitation à progresser dans ma vie de foi et d’amour pour le Christ, l’Eglise et le pape. »

    Puis l’ancien nonce réplique au préfet de la Congrégation pour les évêques : « Le cardinal Ouellet reconnaît les affirmations importantes que j’ai exprimées et que j’exprime encore, et conteste des affirmations que je n’exprime pas et que je n’ai jamais exprimées. Sur un point, je dois absolument réfuter ce que le cardinal Ouellet a écrit. Le cardinal déclare que le Saint-Siège n’avait connaissance que de “rumeurs” qui étaient insuffisantes pour justifier des mesures disciplinaires à l’encontre de McCarrick. J’affirme au contraire que le Saint-Siège était conscient d’une série de faits concrets, et qu’il possède des preuves documentaires, et que les personnes responsables ont néanmoins choisi de ne pas intervenir ou qu’elles ont été empêchées de le faire. La compensation financière accordée par l’archidiocèse de Newark et le diocèse de Metuchen aux victimes des abus sexuels de McCarrick, les lettres du P. Ramsey, des nonces Montalvo en 2000 et Sambi en 2006, du Dr Sipeen 2008, mes deux notes aux supérieurs du secrétariat d’Etat, décrivant en détail des allégations concrètes à l’encontre de McCarrick, ne sont-ce donc là que des rumeurs ? Ce sont des correspondances officielles, et non des ragots de sacristie. Les crimes évoqués étaient très graves, y compris celui de tenter de donner l’absolution sacramentelle à ses complices d’actes pervers, avec célébration sacrilège de la messe par la suite. Ces documents précisent l’identité des auteurs et de leur protecteur, et la suite chronologique des faits. Ils sont conservés dans les archives adéquates ; il n’est nul besoin d’enquête extraordinaire pour les recouvrer.

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  • L'étonnement jubilatoire de l'Epiphanie dans le répertoire grégorien

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    Du site aleteia.org :

    Trésor du grégorien : à l’Épiphanie, un étonnement jubilatoire

    © Jorge Royan / Wikimedia Commons.

    Choeur des moines de l'abbaye cistercienne de Heiligenkreuz (Autriche), où l’on pratique le chant grégorien, 12 septembre 2009.

    Parmi les trésors du chant grégorien, l’antienne chantée le jour de l’Épiphanie du Seigneur. Le motif mélodique nous introduit dans le mystère de la manifestation divine, de l’éblouissement à la raison.

    Le jour de l’Épiphanie, solennité de la manifestation du Seigneur, l’Église chante l’antienne Vidimus stellam — « Nous avons vu son étoile » : Vidimus stellam ejus in Oriente, et venimus cum muneribus adorare Dominum – « Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus avec des présents adorer le Seigneur. »

    Le chant grégorien permet, de manière incomparable, de signifier le texte par la musique. Dès l’intonation de cette pièce, le motif mélodique nous dit quelque chose sur l’observation de l’étoile par les rois mages.

    De l’éblouissement à la raison

    Vidimus — « Nous avons vu » : les trois premières notes forment un mouvement dynamique, et les suivantes semblent tomber comme une pluie. Il ne faut pas y chercher une analogie avec un phénomène astral quelconque, mais plutôt un étonnement jubilatoire : « Nous avons vu ! » Un vrai cadeau du ciel !

    Stellam ejus — « Son étoile » : il y a un court moment très enlevé, presque dansant : cette étoile est une source de joie. Quant au mot Oriente, il offre un mouvement en écho à celui de vidimus, mais beaucoup plus retenu, d’autant que la phrase se termine.

    Et venimus — « Et nous sommes venus » : nous trouvons deux élans successifs dans cette petite phrase musicale, les Rois Mages ont effectué une longue marche. Cum muneribus : dix notes égrenées pour signifier la beauté de ces présents honorifiques : l’or, la myrrhe, l’encens…

    Adorare Dominum — « Adorer le Seigneur » : après l’éblouissement vient le temps de la raison. Devant le Christ Fils de Dieu, la mélodie signifie la sobriété de l’adoration, elle passe du flamboiement à l’humilité, et le mot Dominum, chanté sur trois intervalles sobres, nous parlent d’un Dieu venu dans le dépouillement.

  • La "super nova" qui nous guide

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    Voici l’homélie de Benoît XVI prononcée en 2012 pour le jour de l'Epiphanie, dans la traduction officielle de l’italien publiée par la salle de presse du Saint-Siège (Zenit.org):

    Chers Frères et Sœurs !

    L’Épiphanie est une fête de la lumière. « Debout ! [Jérusalem] Rayonne ! Car voici ta lumière et sur toi se lève la gloire du Seigneur » (Is 60,1). Avec ces paroles du prophète Isaïe, l’Église décrit le contenu de la fête. Oui, Il est venu dans le monde Celui qui est la vraie Lumière, Celui qui rend les hommes lumière. Il leur donne le pouvoir de devenir enfants de Dieu (cf. Jn 1,9.12). Le voyage des Mages d’Orient est pour la liturgie le début seulement d’une grande procession qui continue tout au long de l’histoire. Avec ces hommes commence le pèlerinage de l’humanité vers Jésus-Christ – vers ce Dieu qui est né dans une étable ; qui est mort sur la croix et qui depuis sa résurrection demeure avec nous tous les jours jusqu’à la fin du monde (cf. Mt 28,20). L’Église lit le récit de l’Évangile de Matthieu avec celui de la vision du prophète Isaïe, que nous avons écouté dans la première lecture : le voyage de ces hommes est seulement un commencement. D’abord étaient venus les bergers – des âmes simples qui demeuraient au plus près du Dieu fait petit enfant et qui pouvaient aller vers Lui plus facilement (cf. Lc 2,15) et Le reconnaître comme Seigneur. Mais maintenant, viennent aussi les sages de ce monde. Viennent les grands et les petits, les rois et les serviteurs, les hommes de toutes les cultures et de tous les peuples. Les hommes d’Orient sont les premiers, suivis par tant d’autres, tout au long des siècles. Après la grande vision d’Isaïe, la lecture tirée de la lettre aux Éphésiens exprime la même réalité d’une façon très sobre et simple : les païens partagent le même héritage (cf. Ep 3,6). Le Psaume 2 l’avait exprimé ainsi : « Je te donne les nations pour héritage et pour domaine les extrémités de la terre » (Ps 2,8).

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  • Alors que la sécularisation se poursuit, l'identité catholique se renforce

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    De William Bourton sur le site du journal Le Soir :

    La sécularisation se poursuit, l’identité catholique augmente

    Selon le rapport annuel de l’Église, la pratique religieuse continue à chuter. Mais une majorité de la population (ré)affirme son « identité catholique », note la chercheuse Caroline Sägesser.

    Les chiffres montrent que la baisse se poursuit tant dans la pratique régulière – la pratique dominicale – que dans la pratique des sacrements.

    la fin de l’année dernière, l’Église catholique belge a, pour la première fois, publié un rapport annuel. Élaboré à la demande de la Conférence épiscopale, ce document offre une foule de données chiffrées (arrêtées à 2016) sur la pratique du rite romain dans notre pays – des renseignements devenus largement inaccessibles depuis la fin de la publication de l’Annuaire catholique de Belgique, en 2006.

    Quelles sont les grandes tendances ? Nous avons posé la question à l’historienne et spécialiste des cultes Caroline Sägesser, qui a analysé et commenté le document pour le compte du Crisp (Centre de recherche et d’information socio-politiques), où elle est chercheuse.

    Le processus de sécularisation se poursuit-il en Belgique ?

    Oui. Les chiffres montrent que la baisse se poursuit tant dans la pratique régulière – la pratique dominicale – que dans la pratique des sacrements. Au niveau des baptêmes, on voit ainsi que la proportion de nouveaux-nés baptisés en Belgique a diminué de moitié ces quarante dernières années. Sur la même période, au niveau des mariages, on est passé de trois quarts des couples qui se mariaient à l’église à un peu plus de 17 %, soit moins d’un sur cinq. Ce sont des chiffres très parlants, même si on peut noter un ralentissement du rythme de la baisse de la pratique religieuse. On tend donc peut-être vers l’atteinte d’une sorte de pallier. 

    Les églises sont vides…

    L’Église catholique a trop de pierres et pas assez de bras. Il y a toujours encore énormément d’églises, notamment parce que notre principe de financement public des cultes, inchangé depuis l’origine du pays, impose aux communes de les financer. Il n’y a donc pas de pression financière pour désacraliser les églises, pour renoncer à un certain nombre d’édifices, alors qu’il n’y a plus assez de prêtres pour les animer et plus assez de fidèles pour les remplir. À mon avis, il n’y a pas nécessairement de mauvaise volonté de la part de l’Église : la réaffectation des édifices du culte est compliquée. Une commune n’a pas besoin de plusieurs salles de concerts ou de plusieurs bibliothèques ; quant à l’aménagement de logements, il s’avère extrêmement coûteux. Et puis on voit aussi que parfois, les gens se montrent très attachés à une église au moment où on souhaite la désacraliser et la réaffecter.

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  • Poto-poto électoral au Congo

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    Le scénario se confirme, point par point. Lu sur le site de la Libre Afrique :

    « C’est le temps de la « drôle de guerre » en République démocratique du Congo. Une période de conflit faite de mots, de manoeuvres, d’intimidations.

    Vendredi soir Barnabé Kikaya Bin Karubi, le conseiller de Kabila, confie à un média américain que les évêques congolais de la Conférence épiscopale nationale congolaise (Cenco) ont révélé le nom du vrai vainqueur des élections et, dans la foulée, il cite le nom de Martin Fayulu, le candidat de la plateforme Lamuka, présenté comme le grand favori de ce scrutin… Un diplomate occidentale aurait confirmé.

    La sortie de Kikaya est parfaitement étudiée, elle vise à incriminer les instances de la Cenco qui ont mis le régime Kabila et ses projets de conserver le pouvoir coûte que coûte dans les cordes en annonçant le 3 janvier qu’elles disposaient de suffisamment d’éléments chiffrés pour pouvoir connaître le nom du vainqueur.

    En réalité, les évêques n’ont jamais franchi cette ligne rouge. Ils répondront point par point aux accusations du pouvoir dans un texte de trois pages d’une précision chirurgicale.

    C’est le président de la Cenco qui avait été interpellé et c’est donc lui, Mgr Marcel Utembi, qui répond.

    Lui et ses collègues se disent « surpris » par les allégations « de violer systématiquement les lois » alors qu’ils n’ont jamais donné de tendances ou de résultats. Jamais ils n’ont donné un nom, jamais ils n’ont même précisé si le vainqueur était de la majorité ou  de l’opposition.

    L’Église catholique congolaise a repris la main

    Dans la foulée, Mgr Utembi rappelle que l’objectif du travail que son institution a mené autour du scrutin, est de « crédibiliser le processus électoral et de contribuer à la légitimation des institutions élues ». Et il poursuit en espérant que cet objectif est… partagé par la Ceni.

    Les évêques et le soulèvement populaire ?

    Le ton de la missive se fait sans concessions quand il s’agit de répondre aux accusations de la Ceni et du pouvoir en place qui affirment que les évêques par leurs déclarations et leur comportement préparent ni plus ni moins qu’un soulèvement. Les évêques réfutent en bloc et  écrivent : « ce sont les irrégularités qui irriteraient la population et la plus grave qui pourrait porter le peuple au soulèvement serait de publier les résultats, quoique provisoires, qui ne soient pas conformes à la vérité des urnes. »

    Le bras de fer est engagé et rappelle ce qu’avait déclaré un évêque à LaLibreafrique.be avant la réunion du 3 janvier : « l’heure est grave. La Cenco ne reculera pas devant les menaces et les intimidations. La vérité des urnes doit éclater. »

    Il démontre surtout que malgré les appels de la communauté internationale le régime Kabila ne semble pas disposer à accepter ce verdict des urnes.

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  • Houellebecq, un écrivain catholique ?

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    De Jules Germain sur le site aleteia.org :

    La conversion de Michel Houellebecq au catholicisme, sa plus grande tentation ?

    « Je reste persuadé que tout bonheur est d’essence religieuse », expliquait Michel Houellebecq en 1996 dans un entretien avec Sébastien Lapaque pour la revue Immédiatement. La sensation d’être en paix avec le monde, relié aux autres grâce à Dieu, est pour lui un idéal, quand bien même il lui semble impossible de l’atteindre. Aleteia vous en dit plus sur cet aspect méconnu de l’auteur qui sort le 4 janvier son nouveau roman, Sérotonine.

    Avec ses descriptions crues, Houellebecq est un auteur qui rebute de nombreux chrétiens. Il est vrai qu’il peut montrer certaines dimensions de notre époque plus propres à dégoûter qu’à donner envie d’espérer. Ce n’est pas pour autant qu’il faille croire qu’il soit anticatholique. C’est même le contraire, chez cet auteur qui se disait l’année dernière impressionné par le remarquable retour du catholicisme.

    Lire aussi : Michel Houellebecq : « À long terme, une société ne peut tenir sans religion »

    Houellebecq, écrivain catholique ?

    Houellebecq explique dans un entretien avec Agathe-Novak Lechevalier : « Je suis catholique dans le sens où je montre l’horreur d’un monde sans Dieu. » On retrouve ici le grand thème pascalien : la conscience de la misère de l’homme sans Dieu est un préalable à la découverte de la grandeur de l’homme avec Dieu. L’homme est grand dans la mesure où il reconnaît sa misère devant Dieu. Houellebecq précise d’ailleurs qu’il a été profondément marqué par Pascal, qui a constitué pour lui une révélation. Il parle à son sujet de « choc définitif ».

    On comprend mieux pourquoi sa prose peut révulser certains chrétiens : Houellebecq montre un monde dans lequel Dieu semble totalement absent, presque impensable. Pourtant, on y sent très présente la nostalgie d’une autre manière de vivre dans laquelle Dieu a toute sa place, donnant cette paix et cette harmonie face à l’existence. C’est particulièrement marqué dans sa poésie, par exemple avec ce poème qui va du dégoût du monde à la quête de Dieu :

    « Il est vrai que ce monde où nous respirons mal
    N’inspire plus en nous qu’un dégoût manifeste,
    Une envie de s’enfuir sans demander son reste,
    Et nous ne lisons plus les titres du journal.
    Nous voulons retourner dans l’ancienne demeure
    Où nos pères ont vécu sous l’aile d’un archange,
    Nous voulons retrouver cette morale étrange
    Qui sanctifiait la vie jusqu’à la dernière heure.
    Nous voulons quelque chose comme une fidélité,
    Comme un enlacement de douces dépendances,
    Quelque chose qui dépasse et contienne l’existence ;
    Nous ne pouvons plus vivre loin de l’éternité.»
    La Poursuite du Bonheur. Michel Houellebecq
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  • Saint Edouard le Confesseur (5 janvier)

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    À Londres, en 1066, saint Édouard le Confesseur, roi d’Angleterre, fut très aimé de son peuple, notamment des plus pauvres à cause de sa remarquable charité et sa grande piété (il n'aurait jamais consommé son mariage avec son épouse Édith de Wessex). Il assura paix et prospérité à son royaume et maintint avec soin la communion avec le Siège romain.

    http://monnier.jeanpierre.free.fr/pl/images/435.jpg 

    Édouard meurt sans descendance le 3 janvier 1066 à l'abbaye de Westminster, qu'il a lui-même fondée sur les ruines d'un ancien monastère.

    Son décès déclenchera une crise de succession au trône d'Angleterre entre son beau-frère Harold (qui s’empara aussitôt de la couronne après sa mort) et Guillaume de Normandie.

    Trente-six ans après la mort d'Edouard, en 1102 on aurait ouvert son tombeau sans constater la moindre trace de décomposition de son corps. Un parfum suave emplit l'église, le roi avait sa couronne sur la tête, son sceptre au côté, un anneau au doigt. 

    Sa couronne sera utilisée pour le couronnement de tous les souverains britanniques jusqu'à la destruction des joyaux par Cromwell, après l'exécution du roi Charles Ier en 1649.

    Édouard était connu pour sa générosité. Selon la légende attachée au "saphir d'Édouard le Confesseur", il fut un jour accosté par un mendiant alors qu'il se rendait à l'Abbaye de Westminster. Sa première réaction fut de chercher quelque argent pour le lui donner. Mais ses poches étant vides, il enlèva sans hésitation le saphir de son doigt et le donna au mendiant. Celui-ci remercia le monarque et s'en alla. Quelques années plus tard, deux pèlerins de Terre Sainte rapportèrent la bague au roi et lui dirent qu'ils rencontrèrent S. Jean l'Évangéliste. Ce dernier leur raconta que, sous les traits d'un mendiant, il reçut jadis cet anneau. Il félicita Édouard pour sa gentillesse et lui promit de le voir au ciel dans six mois. Exactement six mois plus tard, Édouard le Confesseur mourut.

    Edouard est canonisé en 1161.

    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/86/BayeuxTapestryScene01.jpg

    Édouard le Confesseur (première scène de la tapisserie de Bayeux, broderie commandée par Odon de Bayeux, le demi-frère de Guillaume le Conquérant et décrit les faits relatifs à la conquête normande de l'Angleterre en 1066.)

    Sources1 Martyrologe Romain, 23

  • "Ce n'est pas pour rire que je t'ai aimée"

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    On fête aujourd'hui Angéle de Foligno, une mystique ombrienne du XIIIe siècle. Le pape Benoît XVI y a consacré sa catéchèse lors de l'audience générale du mercredi 13 octobre 2010 : c'est à découvrir ici : http://www.vatican.va.

    Le "blog du Mesnil-Marie" a mis en ligne un célèbre passage du "Livre des Révélation" où fut adressée à Angèle cette parole interpellante : "ce n'est pas pour rire que je t'ai aimée" :

    L’Amour vrai et l’amour menteur.

    (chapitre 33ème du livre des révélations de Sainte Angèle de Foligno)

    … C’était le quatrième jour de la semaine sainte, j’étais plongée dans une méditation sur la mort du Fils de Dieu, et je méditais avec douleur, et je m’efforçais de faire le vide dans mon âme, pour la saisir et la tenir tout entière recueillie dans la Passion et dans la mort du Fils de Dieu, et j’étais abîmée tout entière dans le désir de trouver la puissance de faire le vide, et de méditer plus efficacement.

    Alors cette parole me fut dite dans l’âme : «Ce n’est pas pour rire que je t’ai aimée

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  • Abus : le pape adresse une longue lettre aux évêques américains

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    De Vatican News (Cyprien Viet) :

    Le Pape aux évêques américains: veiller et discerner en abandonnant les luttes internes

    Le Pape a écrit une longue lettre aux évêques américains actuellement réunis en retraite spirituelle. Dans le contexte du scandale des abus, il appelle à la «conversion» et à la «communion fraternelle», et à ne pas se contenter de logiques d’organisation.

    Dans cette lettre publiée sur le site de la conférence épiscopale américaine et remise en mains propres à chacun des participants, le Pape rappelle que lors de son entretien du 13 septembre à Rome avec la présidence de l’épiscopat américain, dans le contexte de la crise provoquée par la révélation de scandales d’abus concernant notamment l’ex-cardinal Theodore McCarrick, il avait suggéré l’organisation d’une retraite spirituelle, comme une étape fondamentale «dans le chemin pour affronter et répondre d’une façon évangélique à la crise de crédibilité» traversée par l’Église. Ces évènements exigent en effet «de nous, pasteurs, la capacité et surtout la sagesse de générer une parole fruit de l’écoute sincère, priante et communautaire de la Parole de Dieu et de la douleur de notre peuple. Une parole générée dans la prière du pasteur qui, comme Moïse, lutte et intercède pour son peuple.»

    Le Pape François révèle avoir eu le projet de participer personnellement à cette retraite spirituelle organisée dans un séminaire de l’archidiocèse de Chicago, au moins durant quelques jours, mais ce voyage n’a pas pu se concrétiser pour des raisons logistiques et pratiques. Il a donc envoyé le père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, pour guider les Exercices spirituels, et cette lettre vise à suppléer en quelque sorte à son absence. «Je désire vous être plus proche, et, comme frère, réfléchir et partager certains aspects que je considère importants, et aussi vous stimuler dans la prière et dans les pas que vous faites dans la lutte contre “la culture de l’abus” et dans la façon d’affronter la crise de la crédibilité», précise le Saint-Père.

    Vivre dans un esprit de serviteur

    Le Pape articule son message autour de ces paroles de Jésus dans l’Évangile de Marc : «Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous.» Dans cet extrait évangélique, Jésus ferme la discussion alors que Jacques et Jean demandent à s’asseoir à la droite et à la gauche du Maître et que l’indignation naît entre les disciples.

    «L’Évangile n’a pas peur de révéler et de mettre en évidence certaines tensions, contradictions et réactions qui existent dans la vie de la première communauté de disciples», avec tous les écueils inhérents à toute institution humaine : «recherche des premières places, jalousies, envies, arrangements et accommodements», souligne le Pape François. «Tout comme aussi les intrigues et les complots qui, parfois secrètement et aussi publiquement, s’organisaient autour du message et de la personne de Jésus de la part des autorités politiques, religieuses et des marchands de l’époque. Des conflits qui augmentaient au fur et à mesure que se rapprochait l’heure de Jésus dans son don de lui-même sur la croix, quand le prince de ce monde, le péché et la corruption semblaient avoir le dernier mot, en contaminant tout avec amertume, défiance et murmures.».

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  • L'apostolat de Mgr Léonard à Notre-Dame du Laus

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    Un site réalisé par les amis de Mgr Léonard est consacré au sanctuaire et à l'apostolat de notre archevêque émérite et regretté :

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  • La foi chrétienne orthodoxe, là où la Russie trouve son sens

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    D'Anne Gichkina sur le site de la Revue Méthode :

    L’orthodoxie comme sens de la Russie

    Par cet article, je tâcherai de vous prouver pourquoi l’orthodoxie n’est pas un trait supplémentaire de la Russie mais sa constante indispensable.

    I. LA VOIE HISTORIQUE DU PEUPLE RUSSE

    Pourquoi je parle du sens. L'Histoire humaine a le sens, tout comme la vie humaine en a un. L'Histoire d'un peuple a donc aussi son sens. Cette question du sens est au cœur de toutes les religions. Les religions sont à l’origine des cultures. Si nous voulons comprendre telle ou telle culture il est impératif d'accourir à l'histoire de sa religion. Sans connaître sa religion nous ne pouvons pas connaître une culture. La religion c'est également la vision du monde et l'identité du peuple. L'orthodoxie est une vision du monde, le catholicisme en est une autre, l'islam - encore une autre etc. Ce sens d'un peuple s'appelle « l'idée nationale ». L'Histoire nous montre qu’uniquement les peuples qui ont la culture très riche et la tradition de réflexions sur leur Histoire nationale et sur le sens de cette Histoire arrivent à survivre à travers des siècles.

    Ils peuvent avoir de graves crises sur la courte distance mais à long terme ils sont les plus endurants. Différemment des peuples qui ont perdu toute préoccupation du sens de leur Histoire, de leur identité nationale, de leur culture. Ces peuples essaient de survivre juste pour survivre. Mais survivre pourquoi faire ? S'il n'y a pas de sens. L’avenir s’ordonne et peut s’expliquer comme le passé pour ceux qui connaissent leur Histoire. Et ceux qui la négligent paient généralement très cher pour cette ignorance. La Russie aujourd’hui représente l’exemple de la continuité et de la cohérence historique, autrement dit de la fidélité à son Histoire.

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