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Eglise - Page 3

  • François : la pagaille ?

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    Tel qu’en lui-même, le pape François, très en verve le jour de la Pentecôte 2014, réitérait ce qu’il avait déjà dit en juillet 2013, trois mois après son élection, aux jeunes réunis à Rio de Janeiro pour les  28e Journées Mondiales de la Jeunesse : « L'Église doit surprendre et ne pas hésiter à mettre la pagaille, refusant d'être un élément décoratif dans la société ». Reste à savoir si cette agitation, qui est un peu la marque de son règne, est payante pour le bien de l’Eglise dont les clés lui ont été confiées.

    Sur son site « Settimo Cielo », le vaticaniste Sandro Magister, dont l’article est ici traduit de l’italien par notre confrère de « diakonos.be », montre que, cette année encore, le pape François confirme le style à la fois agité, brouillon et populaire de son gouvernement, derrière lequel se cache un cercle de familiers, sans doute moins impulsifs et qui se contentent d’envoyer leur maître « au charbon », muni de leurs idées:

    « À trois reprise déjà cette année, François a fait volte-face sur des questions cruciales, à chaque fois sans que l’on sache si c’est définitif ou sincère, étant donné ce qu’il a dit et fait avant et après ces apparentes marches arrières.

    *

    La première fois qu’il a fait volte-face, c’est concernant l’ordination des femmes à la prêtrise. À proprement parler, Jorge Mario Bergoglio ne s’est pas contredit parce que, depuis qu’il est pape, à chaque fois qu’il a été interpellé sur le sujet, il s’est toujours déclaré personnellement opposé, par exemple après son voyage en Suède ou il avait pourtant embrassé un femme évêque luthérienne (voir photo).

    Dans le même temps cependant, il a longtemps laissé courir des opinions favorables, même de la part de personnalités amies comme celle du cardinal de Vienne Christoph Schönborn.

    Le 29 mai dernier pourtant, une note du préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi est parue dans « L’Osservatore Romano » signée par le jésuite espagnol Luis Ladaria pour reconfirmer que le non aux femmes prêtres était « définitif » et « infaillible ».

    Ladaria jouit de l’estime de François qui l’a créé cardinal il y a quelques jours. Il faut cependant préciser que les partisans des femmes prêtres n’ont pas baissé les bras puisqu’entretemps, François a chargé une commission d’étudier l’ordination des femmes non pas à la prêtrise mais au diaconat, qui est pourtant toujours un sacrement et qui est la première des trois marches qui mènent à l’ordination épiscopale.

    À en juger la document préparatoire du synode pour l’Amazonie prévu à l’agenda 2019, on prévoit que c’est dans cette région que l’on ordonnera les premières femmes diacres. Ensuite, qui sait.

    *

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  • Simone Veil au Panthéon : « et eritis sicut dei »

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    La Rome païenne « divinisait » des personnages mortels parce qu’elle avait une conception peu élevée de la divinité et de la vie au-delà de la mort : sa mythologie en témoigne. L’ère postchrétienne, qui nie la divinité et l’immortalité, ajoute un abus de langage en les glorifiant par une sépulture dans un édifice dédié par antiphrase à tous les dieux auxquels on a cessé de croire.

    Plus qu’à elle-même d’ailleurs, l’apothéose de Madame Veil s’adresse en réalité à la dépénalisation de l’avortement: un acte en soi transgressif de la loi divine et emblématique d’un culte prétendument libérateur rendu à l’homme par lui-même.

    A une supercherie éthique dont témoigne l’ampleur aujourd’hui atteinte par la banalisation de ce qu'on nomme pudiquement l' I.V.G., il est encore permis, jusqu’à présent, de préférer un autre geste: celui de la canonisation d’une Mère Térésa de Calcutta, le 4 septembre 2016 sur la place Saint-Pierre à Rome. Ici, nous entrons dans un autre monde, dont témoigne le discours prononcé par la future sainte à l’occasion de l’année de la famille, le 3 février 1994, devant le président et e vice-président des Etats-Unis. Le site « Forum Catholique » en reproduit la presque totalité du texte :  

    « Nous parlons de l'amour de l'enfant ; c'est là, dans le cœur de l'enfant, que doivent naître l'amour et la paix. Mais je sens que le plus grand destructeur de la paix dans le monde d'aujourd'hui c'est l'avortement, car c'est une guerre déclarée contre l'enfant, un meurtre pur et simple de l'enfant innocent, un assassinat de l'enfant par sa mère elle-même. Si nous acceptons que la mère ait le droit de tuer même son propre enfant, comment pourrons-nous dire aux autres de ne pas se tuer les uns les autres ? Comment persuader une femme de ne pas se faire avorter? 

    …J'élève la voix en Inde et partout ailleurs. " Il faut sauver cet enfant. " L'enfant est un don de Dieu pour une famille. Chaque enfant porte en lui, de manière unique et particulière, une ressemblance et une image de Dieu en vue de choses très grandes : pour aimer et pour être aimé. Dans cette année de la famille nous devons mettre de nouveau l'enfant au centre de notre affection et de notre attention. C'est seulement de cette façon que notre monde peut survivre, car les enfants sont notre seul espoir pour l'avenir. Lorsque les plus âgés sont appelés à Dieu, il n'y a que des jeunes qui peuvent prendre leurs places.

     

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  • 13e dimanche du temps ordinaire : la résurrection de la fille de Jaïre

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    Une homélie du Père Simon Noël pour le 13e dimanche du temps ordinaire :

    Résurrection de la fille de Jaïre, homélie

    L'évangile de ce dimanche nous rapporte deux miracles opérés par Notre-Seigneur : la guérison de la femme qui souffrait d'une perte de sang et la résurrection de la fille de Jaïre. On définit habituellement le miracle comme une intervention extraordinaire de la puissance divine et qui suspend le cours naturel des choses. Le miracle est un signe que Dieu fait à notre foi pour nous faire connaître sa puissance et son amour. Le miracle n'est perçu généralement que par celui qui a la foi. Celui qui refuse la foi cherchera toujours à nier le miracle en cherchant une explication rationnelle à celui-ci. C'est d'autre part la foi qui suscite le miracle, comme le Seigneur le dit si souvent dans l’Évangile : Ta foi t'a sauvé. Parfois, c'est le miracle qui fait naître la foi chez quelqu'un qui a l'âme ouverte et qui cherche loyalement la vérité. Dans ce cas, le miracle opère la conversion, mais le vrai miracle n'est-il pas alors la conversion elle-même ?

    Mais pour celui qui croit en Dieu, la nature elle-même n'est-elle pas un miracle quotidien ? Pour quelqu'un qui sait adorer, le lever du soleil chaque matin ou la poussée des arbres au long des années ne sont-ils pas un signe permanent de la providence et de l'action divines, toujours à l’œuvre dans la création ? Cette belle création n'est-elle pas le premier des miracles ? Pour celui qui croit tout devient signe de l'amour divin.

    Grande est l'audace de la foi de la femme atteinte d'un flux de sang ! Elle était en effet dans un état d'impureté légale. Se mêler à la foule et oser toucher la frange du manteau de Jésus n'était rien d'autre qu'un sacrilège aux yeux de la loi juive. Cette audace lui venait de sa foi profonde et de sa confiance aveugle en Jésus. Il y a dans le geste de cette femme quelque chose qui relève de la religion populaire, comme lorsque de nos jours des pèlerins cherchent à toucher des reliques. La religiosité populaire n'est nullement contraire à l’Évangile, car le Seigneur a toujours manifesté une grande estime pour les pauvres, les petits et les humbles. L’Église a pour principe d'accompagner la religiosité populaire, en l'évangélisant de l'intérieur.

    Jésus ensuite en se rendant chez Jaïre rencontre sur le chemin des personnes qui viennent dire à ce chef de la synagogue : Ta fille est morte. A quoi bon importuner encore le maître ? Or précisément Jésus veut être importuné. Il demande de notre part que notre prière soit toujours insistante, que nous persévérions à demander inlassablement les grâces dont nous avons besoin, même et surtout lorsque les apparences se font contraires.

    Entré dans la maison de Jaïre, Jésus dit cette parole énigmatique : L'enfant n'est pas morte mais elle dort. Pourtant de toute évidence la fillette était bel et bien morte et tout espoir était perdu. Mais le Seigneur nous enseigne ainsi que pour le croyant la mort n'est pas un anéantissement mais un sommeil en attente de la résurrection. C'est pourquoi une prière eucharistique nous fait prier pour les défunts, comme ceux qui se sont endormis dans l'espérance de la résurrection. Et le canon romain dit encore mieux: Souviens-toi de tes serviteurs qui nous ont précédés, marqués du signe de la foi et qui dorment dans la paix. Rappelons ce que la foi nous enseigne à ce sujet. La mort ne concerne que le corps physique, car notre âme spirituelle est immortelle, et au moment de la mort, elle se sépare du corps pour aller au ciel, au purgatoire ou en enfer, selon l'état dans lequel elle se trouve au moment de la mort : état de grâce ou état de péché mortel. Mais à la fin des temps notre corps ressuscitera pour partager le sort de notre âme pendant l'éternité. On raconte que don Bosco avait lui aussi ressuscité un de ses élèves, mort en état de péché mortel et qui se voyait au bord de l'enfer. Revenu à la vie, l'enfant se confessa et fut remis en grâce avec Dieu. Il aurait ensuite souhaité mourir pour de bon afin d'aller vers la vie éternelle.

    Jésus ressuscite la petite fille en lui donnant l'ordre : Je te le dis, lève-toi. La résurrection est en effet le fait de se relever d'entre les morts. Les premiers chrétiens parlaient souvent de la résurrection du Christ comme d'un lever, d'un relèvement d'entre les morts. Telle est la manière traditionnelle de parler de la résurrection, qui met bien en valeur que la mort n'est pas un retour au néant ou au nirvana des bouddhistes mais un sommeil et un passage vers la vie éternelle.

    Une dernière chose. Jésus ordonne enfin de donner à manger à l'enfant. Cela nous rappelle que notre baptême est pour nous déjà une résurrection et que la vie du baptisé doit être nourrie par la méditation de la Parole de Dieu, la prière et l'eucharistie. Toutefois si nous ne pouvons communier sacramentellement, pour quelque raison que ce soit, l'assistance à la messe est à elle seule capable de nous nourrir parce que par elle-même la messe nous imprègne des grâces et des bénédictions divines, car elle est le sacrifice du Christ sur la croix, qui a sauvé le monde par sa mort, et qui nous communique dans l'eucharistie les fruits de sa rédemption, à partir du moment où nous assistons à la messe avec foi et piété.

  • Irlande : le sabotage de la visite du pape s'organise

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    De Constance Vilanova sur le site du journal La Croix  :

    Des Irlandais disent non à la visite du pape François

    Des opposants à la visite du pape François en Irlande fin août ont lancé une opération de boycott.

    Elle consiste à réserver des tickets pour la messe célébrée par le pape et à ne pas les utiliser.

    « Le gouvernement irlandais dépense 20 millions d’euros pour cette visite, partagez cet article ! », « Il reste des places disponibles, n’hésitez pas ! ». La page Facebook des opposants à la visite du pape en Irlande les 25 et 26 août a déjà attiré en trois jours mille participants et 4 500 « intéressés ». Elle est intitulée« Say nope to the Pope » (« Dites non au Pape »).

    Ces opposants encouragent les internautes à réserver le plus grand nombre de places pour la messe de clôture du souverain pontife, qui se tiendra au Phoenix Park de Dublin le 26 août, mais à s’abstenir de s’y rendre. Une façon de faire baisser la participation. Les billets émis par les organisateurs de l’événement, qui se tiendra dans le cadre du Rassemblement mondial des familles, sont gratuits, mais les participants sont sollicités pour faire un don.

    Le record de réservations fantômes est pour l’instant tenu par Jonathan Keane. Cet habitant de Cork a déclaré à l’Irish Times avoir réservé 800 tickets depuis l’ouverture de la billetterie le 25 juin en utilisant différents noms et adresses mail. Sa campagne prend plus d’ampleur qu’il ne l’aurait imaginé. Contacté aussi par l’AFP, pour justifier son action, il a expliqué qu’il agissait parce qu’il « était dégoûté par les scandales liés à l’Eglise ».

    À LIRE AUSSI : En Irlande, l’Église catholique perd du terrain

    Une réaction aux scandales liés à l’Église catholique irlandaise

    Ces vingt dernières années, les affaires impliquant l’Église irlandaise ont bouleversé l’île. Les internautes partagent ainsi massivement sur la page Facebook « Say nope to the Pope » de nombreux articles concernant le scandale des couvents de la Madeleine. En 2002, The Magdalene Sisters, le film de Peter Mullan, racontait le parcours de ces milliers de mères célibataires, envoyées et exploitées dans des couvents catholiques entre 1922 et 1996. Plus tard, en 2009, ce sont des cas d’abus sexuels, couverts pendant des décennies par la hiérarchie ecclésiale irlandaise, qui ont généré un véritable traumatisme dans le pays.

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  • Avortement : les catholiques doivent accepter d'entrer en dissidence

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    Avortement : accepter d'entrer en dissidence (du Salon beige)

    Tribune de Thibaud Collin dans L'Homme Nouveau à propos de l'avortement dans La Croix :

  • Congo : une indépendance pour quoi faire ?

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    Souvenir : il y a 58 ans, jour pour jour, c’était le jeudi 30 juin 1960: sur le coup des 11 heures, au fond de la brousse de l’Uélé, par petits groupes, des villageois se rassemblent  sur la  barza et dans le lupango de la maison familiale: « Radio Congo Belge » relaie la cérémonie de la déclaration de l’indépendance qui se déroule très loin de là (1.500 km à vol d’oiseau) à Léopoldville, dans la grande salle des congrès de la résidence du gouverneur général (rebaptisée Palais de la Nation).

    Babuas ou Bakérés, les paysans des bords de la Bima ou de l’Andu, ne comprennent pas le français. Au fur et à mesure, Maman traduit en lingala les discours bien lissés du Roi Baudouin et du futur président de la République, Joseph Kasavubu. Une harangue impromptue de Lumumba alourdit soudain l’atmosphère: la traductrice improvisée, imperturbable, prend alors des libertés avec les propos désobligeants du leader nationaliste: tout va bien, chacun veut la paix.

    Le peuple approuve. Simon Mpango, le capita-chef,  invite toute la famille  à participer à la grande fête organisée au village. Papa esquisse quelques pas de danse entre deux haies de travailleurs indigènes. Je filme la scène avec ma petite caméra 8mm. La bière et le vin de palme coulent au milieu des épilis, des coiffes à plumes et des pagnes en écorce. Non, la nuit dernière, les morts ne sont pas ressuscités, aucun enfant n’a disparu dans la forêt et ce soir la voie lactée baignera encore le ciel de sa douce lumière. Mais cinq jours plus tard la Force Publique se rebelle à Thysville, l’incendie se propage et tout s’effondre comme un château de cartes. Le Congo ne s’en est jamais remis.  

    Eternel retour d’une histoire sans fin : 58 ans plus tard, un an et demi après avoir arraché in extremis l’Accord de la Saint-Sylvestre, les évêques catholiques congolais continuent à exiger la tenue des élections libres, démocratiques et inclusives en République démocratique du Congo. Lu sur le site de "La Libre Afrique":

    Cenco ob_6630c9_carton-rouge-des-eveques-a-kabila.JPG« Dans un long courrier diffusé ce jeudi 29 juin, à la veille de la fête nationale et au terme de leur assemblée plénière, les évêques congolais dressent une série de constats et adressent une série de recommandations à l’ensemble de la population congolaise, mais aussi à la communauté internationale, appelée à continuer à soutenir le processus démocratique en RDC. Les évêques se disent préoccupés par les incertitudes qui planent sur le procesus électoral à six mois du passage par les urnes.

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  • Le mariage chrétien a-t-il encore un avenir ? Pour en finir avec les malentendus

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    De Philippe Maxence, le 29 juin 2018, sur le site du bimensuel « L’Homme Nouveau »:

    Thibaud Collin FIC140625HAB0.jpg« Cinquante ans après la parution de l’encyclique Humanæ vitæ, le philosophe Thibaud Collin se penche à nouveau sur la crise du mariage. Son dernier livre, Le mariage chrétien a-t-il encore un avenir ?, semble poser dans son titre une question quasi désespérée. C’est pourquoi, il ne faut pas manquer d’y associer le sous-titre retenu : Pour en finir avec les malentendus, qui ouvre des perspectives, non seulement plus optimistes, mais surtout plus actives. On prendra ainsi mieux en considération le propos et le but de l’auteur.

    Et si nous évoquons pour notre part le repère historique que constitue Humanæ vitæ, il ne s’agit pas non plus d’un hasard. Certes, l’analyse de Thibaud Collin ainsi que sa réflexion ne portent pas essentiellement sur cette encyclique publiée en 1968 par le pape Paul VI. Mais celle-ci avait marqué un coup d’arrêt dans les hésitations du magistère concernant le recours à la contraception artificielle, période qui a ébranlé en profondeur chez les fidèles la perception de ce qu’est le mariage chrétien. Après la parution de l’encyclique, la contestation ne s’est pas tue ; la pratique d’une grande partie des couples catholiques ne s’est pas forcément conformée à l’enseignement du magistère, mais la parole était claire, les repères présents et une pastorale cohérente possible.

    Le contexte historico-magistériel

    Humanæ vitæ rappelait dans une époque en crise l’enseignement de l’Église catholique. À sa manière et pour son temps, Paul VI s’inscrivait dans les pas de l’un de ses prédécesseurs. Le 31 décembre 1930, le pape Pie XI avait en effet publié une encyclique intitulée Casti connubii dans laquelle il rappelait le sens authentique du mariage chrétien. Le contexte historique n’était déjà plus favorable à ce dernier. Le droit nouveau, né de la Révolution, enraciné dans les Lumières, favorisait le divorce. Comme l’a bien montré Xavier Martin, les Lumières rompaient aussi radicalement avec la conception chrétienne de la femme et ravalaient celle-ci au rang de mineure, déséquilibrant le couple chrétien et accumulant à long terme les ingrédients nécessaires à la révolution féministe. L’égoïsme des classes bourgeoises se manifestait également dans sa volonté de réduire le nombre d’enfants, volonté élevée au rang de théorie puis de politique par le malthusianisme.

    Léon XIII avait déjà rappelé la sainteté du mariage dans l’encyclique Arcanum divinæ sapientiæ. Pour sa part, Pie XI répondait en quelque sorte à la décision de la Communion anglicane qui, lors de la Conférence de Lambeth de 1930, avait ouvert la voie au recours à la contraception artificielle, ouvrant ainsi dans les milieux chrétiens une longue et inachevée période de doutes.

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  • 29 juin : la solennité des saints apôtres Pierre et Paul

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    stspierreetpaul.jpgLe mercredi 29 juin 2005, lors de la célébration en la Basilique Saint-Pierre, Benoît XVI a prononcé l'homélie suivante :

    Chers frères et soeurs,

    La fête des saints Apôtres Pierre et Paul est à la fois une commémoration reconnaissante des grands témoins de Jésus Christ et une confession solennelle en faveur de l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique. C'est tout d'abord une fête de la catholicité. Le signe de la Pentecôte - la nouvelle communauté qui parle dans toutes les langues et qui unit tous les peuples en un unique peuple, en une famille de Dieu - ce signe est devenu réalité. Notre assemblée liturgique, au sein de laquelle sont réunis des Evêques provenant de toutes les parties du monde, des personnes de multiples cultures et nations, est une image de la famille de l'Eglise présente sur toute la terre. Des étrangers sont devenus des amis; au-delà de toutes les frontières, nous nous reconnaissons comme des frères. Ainsi est menée à bien la mission de saint Paul, qui savait "être un officiant du Christ Jésus auprès des païens, ministre de l'Evangile de Dieu , afin que les païens deviennent une offrande agréable, sanctifiée dans l'Esprit Saint" (Rm 15, 16). Le but de la mission est une humanité devenue elle-même une glorification vivante de Dieu, le culte véritable que Dieu attend:  tel est le sens le plus profond de la catholicité - une catholicité qui nous a déjà été donnée et vers laquelle nous devons toutefois toujours nous acheminer. La Catholicité n'exprime pas qu'une dimension horizontale, le rassemblement de nombreuses personnes dans l'unité; elle exprime également une dimension verticale:  ce n'est qu'en tournant le regard vers Dieu, seulement en s'ouvrant à Lui que nous pouvons devenir vraiment une seule chose. Comme Paul, Pierre vint lui aussi à Rome, dans la ville qui était le lieu de convergence de tous les peuples et qui, précisément pour cette raison, pouvait devenir avant toute autre l'expression de l'universalité de l'Evangile. En entreprenant le voyage de Jérusalem à Rome, il savait assurément qu'il était guidé par les voix des prophètes, par la foi et par la prière d'Israël. En effet, la mission vers le monde entier fait également partie de l'annonce de l'Ancienne Alliance:  le peuple d'Israël était destiné à être une lumière pour les nations. Le grand Psaume de la Passion, le psaume 21, dont le premier verset est:  "Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné?". Jésus a prononcé ce psaume sur la croix, il se terminait par la vision suivante:  "Tous les lointains de la terre se souviendront et reviendront vers Yahvé; toutes les familles des nations se prosterneront devant lui" (Ps 21, 28). Quand Pierre et Paul vinrent à Rome le Seigneur, qui avait commencé ce psaume sur la croix, était ressuscité; cette victoire de Dieu devait à présent être annoncée à tous les peuples, accomplissant ainsi la promesse avec laquelle le Psaume se concluait.

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  • La façon dont le pape François prépare le prochain conclave

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    De Marie-Lucile Kubacki sur le site de l'hebdomadaire "La Vie" :

    Comment François prépare le prochain conclave

    Ce jeudi 28 juin, le pape crée 14 nouveaux cardinaux à Rome, dont 11 électeurs. Par ces nominations, François façonne par petites touches le visage de l'Église catholique de demain. Analyse.

    Les consistoires se suivent… et ne se ressemblent pas. Et pour cause, cette cinquième vague de « création de cardinaux » du pape François marque symboliquement un passage : pour la première fois depuis le début du pontificat, le nombre d’hommes en rouge créés par François dépassera le nombre de ceux créés par son prédécesseur Benoît XVI, pour atteindre presque la moitié des cardinaux électeurs. Une donnée importante, car ce sont ces cardinaux de moins de 80 ans qui devront élire le prochain pape. Sur les 125 cardinaux électeurs que comptera le collège après ce consistoire, 59 ont été créés par François, 47 par Benoît XVI et 19 par Jean Paul II. D’une certaine manière, à travers ces nominations et les changements qu’il impulse au collège cardinalice, le pape sculpte le visage de l’Église catholique des prochaines années et prépare l’après.

    Comment François a-t-il changé la donne ? La réponse tient en trois mots clés : universel, périphéries, minorités. Sous son pontificat, l’Europe a vu sa représentation fondre lentement pour passer de 60 électeurs au conclave de 2013 à 53 après le dernier consistoire, avec une nette érosion de la part italienne, passée de 28 électeurs à 22. L’Amérique du Nord a maintenu son chiffre de 17 cardinaux électeurs. Il n’y a pas eu d’explosion du nombre de centre et latino-américains, qui n’ont gagné que 2 électeurs, passant de 16 à 18. En revanche, l’Afrique et surtout l’Asie-Océanie ont vu leur représentation s’envoler depuis 2013, les premiers passant de 11 à 16 électeurs et les seconds, de 11 à 21 électeurs. En vision d'ensemble, cela signifie que « le Sud » est beaucoup plus représenté qu’en 2013, avec 55 électeurs contre 28 à l’époque.

    Changer le visage de l'Église

    Si l’on regarde à présent dans le détail, plusieurs constats s’imposent. Le premier est que François ne respecte plus nécessairement la tradition des sièges cardinalices « privilège historique », qui veut qu’être nommé évêque à la tête de certains diocèses – généralement de grandes villes à forte représentation catholique – soit synonyme de barrette rouge. Le but ? Conserver la plus large liberté de choix possible afin de pouvoir véritablement changer le visage de l’Église. Pour autant, certains, y compris parmi ses admirateurs, estiment qu’il nomme encore trop de cardinaux parmi les responsables de Curie. C’est le cas du prêtre jésuite et éditorialiste américain Thomas Reese, qui déclarait à La Vie, à l’occasion de l’anniversaire du pontificat : « La plus grande réforme dont la Curie ait besoin est ce cesser de faire évêques ou cardinaux tous ceux qui y travaillent. Le pape demande aux gens d’adopter une attitude de service mais il ne comprend pas que pour qu’ils se comportent réellement comme tels, ils doivent cesser d’être ordonnés évêques ou créés cardinaux. »

    Par ailleurs, le pape crée des cardinaux dans des pays qui n’en ont jamais eus, mais en cela il n’est pas particulièrement novateur, Jean Paul II ayant commencé à le faire avant lui, animé par la volonté de reconnaître que le catholicisme croissait dans certains pays du Sud quand il avait tendance à stagner ou décliner au Nord. La véritable nouveauté impulsée par François, en revanche...

    (la suite est en accès payant)

  • D'après le cardinal Müller, nous nous convertissons au monde au lieu de nous convertir à Dieu

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    Du Catholic World Report, ces extraits traduits par un membre du Forum Catholique (Chicoutimi):

    "Voici ma traduction française de quatre propos intéressants du Cardinal Müller recueillis par Catholic World Report:

    Cardinal Müller: "Nous expérimentons la conversion au monde, au lieu de Dieu"

    1. Sur le programme des évêques allemands:

    ''Un groupe d'évêques allemands, avec en tête leur président [de la Conférence épiscopale allemande], se considèrent comme des faiseurs de tendances de l'Église catholique dans la marche vers la modernité. Ils considèrent la laïcisation et la déchristianisation de l'Europe comme un développement irréversible. Pour cette raison, la Nouvelle Évangélisation - le programme de Jean Paul II et Benoît XVI - est à leurs yeux une bataille contre le cours objectif de l'histoire, ressemblant à la bataille de Don Quichotte contre les moulins à vent. Ils cherchent pour l'Église une niche où elle peut survivre en paix. Par conséquent, toutes les doctrines de la foi qui s'opposent au «courant dominant», au consensus sociétal, doivent être réformés.

    Une conséquence de ceci est la demande de la Sainte Communion même pour les personnes sans la foi catholique et aussi pour les catholiques qui ne sont pas dans l’état de grâce sanctifiante. Sont également à l'ordre du jour: la bénédiction pour les couples homosexuels, l'intercommunion avec les protestants, la relativisation de l'indissolubilité du mariage sacramentel, l'introduction de viri probati et l'abolition du célibat sacerdotal, l'approbation des relations sexuelles avant et hors mariage. Ce sont leurs objectifs, et pour les atteindre, ils sont prêts à accepter même la division de la conférence des évêques.

    Les fidèles qui prennent la doctrine catholique au sérieux sont considérés comme conservateurs et expulsés de l'Église, et exposés à la campagne de diffamation des médias libéraux et anti-catholiques.

    Pour de nombreux évêques, la vérité de la révélation et de la profession de foi catholique n'est qu'une variable de plus dans la politique du pouvoir intra-ecclésial. Certains d'entre eux citent des accords individuels avec le pape François et pensent que ses déclarations dans des entretiens avec des journalistes et des personnalités publiques loin d’être catholiques justifient même l'édulcoration de vérités définies et infaillibles de la foi (= dogmes). Tout compte fait, nous avons affaire à un processus flagrant de protestantisation.

    Aujourd'hui, pour de nombreuses personnes, être accepté par les médias est plus important que la vérité, pour laquelle nous devons aussi souffrir. Pierre et Paul ont souffert le martyre pour le Christ à Rome, le centre du pouvoir à leur époque. Ils n'étaient pas célébrés par les dirigeants de ce monde comme des héros, mais plutôt moqués comme le Christ sur la croix.

    (…)

    Nous ne devons jamais oublier la dimension martyrologique du ministère pétrinien et du ministère épiscopal.''

    2. Sur la communion pour les protestants:

    ''Aucun évêque n'a le pouvoir d'administrer la sainte communion aux chrétiens qui ne sont pas en pleine communion avec l'Église catholique. Ce n'est que dans une situation de danger de mort qu’un protestant peut demander l'absolution sacramentelle et la Sainte Communion comme viatique, s'il partage toute la foi catholique et entre ainsi en pleine communion avec l'Église catholique, même s'il n'a pas encore déclaré officiellement sa conversion.

    Malheureusement, aujourd'hui, même des évêques ne connaissent plus la foi catholique en l'unité de la communion sacramentelle et ecclésiale et justifient leur infidélité à la foi catholique avec un prétendu souci pastoral ou avec des explications théologiques contraires aux principes de la foi catholique. Toute doctrine et praxis doivent être fondées sur la Sainte Écriture et la Tradition Apostolique, et ne doivent pas contredire les déclarations dogmatiques antérieures du Magistère de l'Église. (…)''

    3. Sur la trahison des pasteurs:

    ''Il y a beaucoup de gens qui vivent leur foi, qui aiment le Christ et son Église, et qui placent tout leur espoir en Dieu dans la vie et dans la mort. Mais parmi eux il y en a beaucoup qui se sentent abandonnés et trahis par leurs pasteurs. Être populaire dans l'opinion publique est de nos jours le critère d'un soi-disant bon évêque ou prêtre. Nous faisons l'expérience de la conversion au monde, au lieu de Dieu, contrairement aux déclarations de l'Apôtre Paul: ''Est-ce que je cherche maintenant la faveur des hommes ou de Dieu? Ou est-ce que j'essaye de plaire aux hommes? Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ'' (Ga 1, 10).

    Nous avons besoin de prêtres et d'évêques remplis de zèle pour la maison de Dieu, qui se consacrent entièrement au salut des êtres humains dans ce pèlerinage de la foi vers notre demeure éternelle. Il n'y a aucun avenir pour le ‘’christianisme léger" (Christianity Lite). Nous avons besoin de chrétiens avec un esprit missionnaire.''

    4. Sur le sacrement de l’Ordre réservé aux hommes:

    ''La foi est nécessaire pour le salut. La diplomatie papale peut accomplir beaucoup de bien dans le monde. Mais la proclamation de la foi et de la doctrine ne doit pas être subordonnée aux exigences et aux conditions des jeux de pouvoir terrestres. La foi surnaturelle ne dépend pas du pouvoir terrestre. 

    Dans la foi, il est clair que le sacrement de l'Ordre - dans les trois degrés (évêque, prêtre et diacre) - ne peut être reçu validement que par un homme baptisé, parce que lui seul peut symboliser et représenter sacramentellement le Christ comme époux de l'Église. Si le ministère sacerdotal est compris comme une position de pouvoir, alors cette doctrine de la réservation des Ordres sacrés aux catholiques de sexe masculin est comprise comme une forme de discrimination contre les femmes.

    Mais cette perspective de pouvoir et de prestige social est fausse. Ce n'est que si nous voyons toutes les doctrines de la foi et des sacrements avec des yeux théologiques, et non en termes de pouvoir, que la doctrine de la foi concernant les prérequis naturels pour les sacrements de l'Ordre et du Mariage nous sera aussi évidente. Seul un homme peut symboliser le Christ, l'Époux de l'Église. Un seul homme et une seule femme peuvent symboliquement représenter la relation du Christ à l’Église.'' (…)"

    * Pour lire l'intégralité de l'entrevue (en anglais), c'est sur Catholic World Report

  • Dimanche 1er Juillet 2018 (10h00) à l’église du Saint-Sacrement à Liège : Solennité de la fête des saints Pierre et Paul

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    Saint-Sacrement 1er dimanche du mois_juillet2018.jpg

    MESSE GRÉGORIENNE, ORGUE ET VIOLONS

    DIMANCHE 1er JUILLET 2018 À 10 HEURES

     

    IMG_6965 - Copie.jpgL’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132) offre chaque premier dimanche du mois à 10h00 une messe particulièrement soignée sur le plan musical.

    Le dimanche 1er juillet prochain, l’organiste Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers et l’Ensemble instrumental Darius ont choisi de privilégier la musique de l’âge baroque et la découverte d’un compositeur chilien d’aujourd’hui.

    Le propre grégorien de la messe de la Fête des saints Pierre et Paul est chanté par la Schola du Saint-Sacrement. Il commence par la mélodie de l’introït composée sur des paroles extraites des actes des apôtres et du psaume 138 illustrant la confiance en Dieu dans les épreuves et se termine par les Laudes Carolingiennes en l’honneur du Christ Vainqueur.

     

  • Revers et difficultés pour la dernière période du pontificat actuel

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    De Bernadette Sauvaget sur le site de Libération.fr :

    Cinq ans de Vatican et des trous d’air pour le Saint-Père

    S’il reste populaire, le pape François, 81 ans, n’est malgré tout pas au mieux de sa forme. Et vient d’essuyer de graves revers. 

    Ces temps-ci, le pape François irait plutôt couci-couça. L’âge venu (il a atteint 81 ans), sa démarche est lourde et incertaine. Il monte difficilement les escaliers, s’appuyant souvent sur les bras de ceux qui l’entourent et trébuche fréquemment. C’est encore arrivé publiquement la semaine dernière lors d’un déplacement à Genève. Mais surtout, le jésuite argentin s’est pris les pieds dans le tapis dans deux affaires d’importance qui ont écorné son aura et son autorité. Sans vraiment remettre en cause sa (encore) grande popularité dans l’opinion publique mondiale.

    En février, le Vatican a même frôlé le «Françoisgate» à cause du dossier ultrasensible de la pédophilie, sur lequel le pape a donné une impression de flottement et d’ambiguïté. Lors d’un voyage calamiteux au Chili, il avait apporté un soutien inconditionnel à l’évêque Juan Barros, soupçonné d’avoir couvert les agissements du prêtre pédophile Fernando Karadima. Le chef de l’Eglise catholique avait alors suggéré que ces soupçons étaient de la calomnie et réclamé qu’on lui apporte des preuves. Mais voilà, il est très vraisemblable qu’il les avait déjà, ces preuves. Au moins qu’il avait été personnellement alerté.

    Flair

    Quelques semaines après ce voyage au Chili, la presse anglo-saxonne révélait la lettre qui lui avait été adressée, en avril 2015, par une ancienne victime du prêtre Juan Carlos Cruz. Le courrier avait été remis en mains propres au cardinal américain Sean O’Malley, en charge du dossier de la pédophilie au Vatican, avec pour mission de la transmettre au pape. A la suite de cette publication, François et le Vatican ont rétropédalé à vive allure : envoi d’une mission sur place, rapport de 2 300 pages, longues rencontres au Vatican entre le pape et trois victimes de Karadima, repentance du chef de l’Eglise catholique - une première dans ce genre de situation - et démission collective de l’épiscopat chilien. Homme d’un grand flair politique, François a réussi à rétablir in extremis la situation.

    Crash

    Sur une autre affaire, plus confidentielle, le pape vient d’essuyer un grave revers. Il y a quelques mois, la Conférence épiscopale allemande avait décidé d’autoriser le conjoint protestant d’un(e) catholique à accéder à la communion s’ils assistaient ensemble à la messe. Un dossier byzantin pour l’opinion publique. Mais, en interne, la décision allemande constituait une grande avancée. Las ! Un petit groupe de sept évêques conservateurs allemands, opposés à cette mesure, en ont appelé au Vatican et y ont trouvé des soutiens pour se faire entendre. Le pape et son ami le cardinal Reinhard Marx (oui, oui…), patron des évêques allemands, ont dû reculer. Si l’affaire est importante, c’est parce qu’elle remet en cause l’un des axes forts de la réforme que veut entreprendre le pape François : décentraliser l’Eglise catholique en autorisant les conférences épiscopales à prendre des décisions d’ordre doctrinal. Une vraie révolution dans l’Eglise catholique, formatée autour de la centralité romaine.

    L’affaire allemande était une sorte de test. Il s’est soldé par un crash pour le pape, en butte à une sérieuse opposition au sein de son institution. Homme à poigne et autoritaire, le jésuite argentin y fait quand même face, bon an mal an. Et sait surtout jauger lorsqu’il faut reculer.

    Mais les années lui sont désormais comptées. Indéniablement, le pontificat entre dans sa dernière période. La plus difficile, sûrement. D’autant que le Vatican et le pape ont connu, sur un terrain plus politique celui-là, deux défaites cuisantes : la chute du bastion catholique irlandais (le pays est en marche pour autoriser l’IVG) et l’arrivée au pouvoir d’une droite extrême et populiste en Italie. François, c’est sûr, a connu des jours meilleurs.