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Santé - Page 5

  • Le pape encourage le développement des soins palliatifs

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    De Vatican News :

    Le Pape encourage le développement des soins palliatifs

    Dans une lettre signée par le cardinal Parolin et adressé à Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la Vie, le Pape François encourage l’utilisation des soins palliatifs, à l’occasion d’une convention sur ce sujet qui se tient à Rome jusqu’au 1er mars.

    Cyprien Viet – Cité du Vatican

    La vocation la plus profonde de la médecine consiste dans le fait de «toujours soigner»,même s’il n’est pas toujours possible de guérir. Le Pape le rappelle dans une lettre signée par le cardinal Pietro Parolin et adressée aux participants à la convention sur les soins palliatifs, organisé par l’Académie pontificale pour la Vie.

    La limite : un lieu de rencontre et non de solitude

    Ce message évoque le sens de la «limite» qui s’expérimente dans les moments de fin de vie. Ces moments suscitent parfois de la rébellion et de l’angoisse, et la société d’aujourd’hui évite donc souvent de s’y confronter. Les soins palliatifs, au contraire, montrent que la limite, si elle est acceptée, peut devenir «non plus un lieu de séparation et de solitude», mais une occasion de rencontre. La mort elle-même est introduite dans un horizon symbolique, dans lequel elle peut ressortir non pas tant comme le terme contre lequel la vie succombe, mais comme l’accomplissement d’une existence «gratuitement reçue et partagée avec amour».

    LIRE AUSSI : Les soins palliatifs, un défi de civilisation

    La thérapie de la douleur

    Parmi les thèmes centraux de la lettre revient la question de la «thérapie de la douleur». Il est rappelé que Pie XII avait déjà clairement légitimé «l’administration d’analgésiques pour alléger des douleurs insupportables qu’il ne serait pas possible de traiter autrement, même si, dans la phase de mort imminente, ils seraient la cause d’un raccourcissement de la vie». Même si aujourd’hui le raccourcissement de la vie n’est plus un effet collatéral fréquent, il souligne que «la même interrogation se repose avec des médicaments nouveaux, qui agissent sur l’état de conscience et rendent possibles diverses formes de sédation». La lettre explique que «le critère éthique ne change pas, mais l’emploi de ces procédures requiert toujours un discernement attentif et beaucoup de prudence». Avec la sédation, «surtout quand elle est prolongée et profonde», on annule en effet la dimension relationnelle et la communication, «cruciale dans l’accompagnement des soins palliatifs». La sédation profonde «demeure toujours au moins en partie insatisfaisante, et doit donc être considérée comme un remède extrême».

    Diffuser l’accès aux soins palliatifs

    La lettre exhorte donc à continuer la réflexion sur les soins palliatifs et à en diffuser la pratique pour faciliter l’accès. Un objectif dans lequel les croyants peuvent trouver des compagnons de route parmi les nombreuses personnes de bonne volonté. Dans cette perspective, la présence à la convention de représentants de différentes religions et de différentes cultures est importante. Il faut jeter un pont entre le soin reçu depuis le début de la vie, qui lui permet de se déployer, et le soin à prêter aux autres d’une façon responsable, dans la succession des générations. Les soins palliatifs montrent donc leur valeur pour l’entière coexistence humaine.

  • Qu'est-ce qui nous fait progresser en humanité ? Les réponses d'un médecin devenu archevêque.

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    MGR AUPETIT : « QU’EST CE QUI NOUS FAIT PROGRESSER EN HUMANITÉ ? »

      

    Monseigneur Michel Aupetit, nouvel archevêque de Paris, a répondu aux questions du magazine La Vie à propos de bioéthique. Les états généraux de la bioéthique sont une occasion toute particulière pour l’Eglise : « même si c’était joué d’avance, cela ne nous empêcherait pas de parler » déclare-t-il, assurant plus loin : « Je ne suis jamais inquiet, parce que l’espérance est plus forte que le désespoir ». Faire entendre la voix de l’Eglise, « c’est un devoir de conscience, quitte à être à contretemps ». Le travail de mobilisation est également important : « C’est éclairer les consciences. La plupart des gens se disent ‘pourquoi pas, qu’est-ce que ça change ?’ Nous voulons qu’ils se disent : ‘oui, il y a un problème’ ». Il y a ici « un enjeu de civilisation, la nécessité d’ouvrir les cœurs à l’attention aux plus faibles. Or on revient peu à peu à la loi de la jungle, à cet homme en bonne santé, riche, bien portant, qui pourra se payer tout ce qu’il veut, faire du transhumanisme pour lui-même, mettre une puce dans sa tête, mais aux dépense de qui ? De la majorité des gens qui crèveront de faim ».

    Interrogé sur le « progressisme », Mgr Aupetit questionne : « Comment définir le progrès ? Est-il technique, humain ? (…) La technique doit toujours être évaluée par l’éthique ». « ‘Progressiste’ veut dire que l’on suit un progrès. Qu’est ce qui nous fait progresser en humanité ? C’est le regard que l’on pose sur les plus faibles. J’ai appris cela quand j’étais médecin et que des handicapés sont venus s’installer à côté de mon cabinet. Je les soignais. Ils m’ont appris bien plus sur l’humanité de l’homme que n’importe quel manuel ».

    Sur la fin de vie, il se dit « vigilant », alors que l’euthanasie est de nouveau débattue sans que la loi Claeys Leonetti n’ait été évaluée, ni les soins palliatifs généralisés. « Une personne très âgée, une personne handicapée, ce n’est pas rentable ! Mais ils nous apprennent l’humanité », rappelle-il. Face à des situations dramatiques présentées dans les médias, il répond : « On ne peut pas partir d’un cas pour écrire une loi générale. Qu’est-ce qui peut protéger l’ensemble des patients, leur assurer le meilleur des soins dans l’état actuel des connaissances scientifiques ou médicales ? Il faut raisonner à partir de cela ». Confronté lors de son exercice de la médecine à des situations de fin vie, il ne s’étonne pas que des proches puissent demander l’euthanasie pour la personne qu’ils accompagnent : « C’est insupportable de voir les gens que l’on aime souffrir en étant dans l’impuissance ». Mais si le proche « peut faire un geste qui soulage et qui exprime son affection », il n’y a « presque plus » de demandes d’euthanasie. « Etre dans l’impuissance, c’est insupportable. Donner la mort est une mauvaise réponse ».

    Lucide sur « les puissances financières qui mettent la main sur nous », mais aussi sur l’eugénisme en place qui « ne laisse pas naitre les enfants trisomiques », il invite à l’écologie, qui comprend aussi la « manière dont l’homme respecte sa propre nature » : « Son désir illimité épuise la planète. Son désir illimité par rapport à lui-même va détruire son humanité. Va-t-il accepter une limite à ses désirs ? La loi va-t-elle s’ordonner au désir individuel de chacun ? ».

    Sources: La Vie, Olivia Elkaim et Aymeric Christensen (20/02/2018)

  • Et si on laissait la vie nous surprendre ?

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    MARIANNE DURANO : « ET SI ON LAISSAIT LA VIE NOUS SURPRENDRE ? »

    Le coin des experts de genethique.org

    Dans le livre qu’elle vient de publier « Mon corps ne vous appartient pas »[1], Marianne Durano raconte « l’histoire d’une dépossession et le témoignage d’une reconquête », celle de la femme et de son corps. Elle revient pour Gènéthique sur l’expérience « à corps perdu » de ce livre.

    Gènéthique : Qu’est-ce qui vous a conduit à écrire ce livre ?

    Marianne Durano : Au départ, je voulais faire une thèse sur les biotechnologies, particulièrement les dernières innovations en matière de procréatique. Pendant mon master 2, je suis « tombée » enceinte de mon premier enfant, vivant, pour ainsi dire à vif, l'engendrement dont j'étudiais en même temps les manipulations techniques. Ma grossesse a été une double révélation. D'une part, je découvrais soudainement que j'avais un corps de femme, merveilleux, complexe... et parfois encombrant. D'autre part, simultanément, je vivais l'emprise médicale comme une dépossession : mon corps devenait l'objet d'une surveillance, comme s'il ne m'appartenait plus.

    Mon corps de mère était pesé, ausculté, réifié : les gynécologues à qui j'avais affaire n'y voyaient que des pathologies potentielles, quand ils ne se permettaient pas des remarques paternalistes. Au même moment, à l'université, parmi mes amis, j'avais l'impression d'être devenue un ovni (objet vivant non-identifié) : quelle idée d'avoir un enfant à 23 ans, alors qu'on n'a pas fini ses études ? Quelle indécence d'étaler ainsi son corps de femme enceinte dans les allées de la bibliothèque ? Mon corps, dont je réalisais le mystère, était considéré comme un phénomène gênant dans l'espace public, comme un mécanisme dangereux dans les cabinets médicaux. Comment en étions-nous arrivés là ? Pourquoi me sentais-je moi-même mal-à-l'aise dans ce corps sexué ? Pourquoi acceptais-je sans broncher les regards et les mains froides des médecins ? A partir de cette expérience de la grossesse, j'ai relu tout mon parcours de jeune femme moderne : la puberté, les premières relations sexuelles, la première contraception, les règles, les discours de prévention, les modèles de féminité qu'on nous propose. Partout la même logique technicienne, qui trouve son aboutissement dans la procréation artificielle, et son origine dans un corpus philosophique qui dévalue systématiquement la noblesse du corps féminin.

    G : Vous dénoncez une aliénation du corps de la femme à la technique qui fonctionne comme un miroir aux alouettes et, loin de la libérer, elle maintient la femme sous domination masculine. Comment cette domination, que vous déclinez de la contraception à l’avortement, de la PMA à la GPA, se joue-t-elle ?

    MD : Il y a bien des manières de répondre à cette question. Pour commencer, on propose aux femmes une émancipation qui passe par la mise sous contrôle de leur corps et de leur fécondité. On leur demande de s'adapter à des rythmes – sexuels, affectifs, professionnels – qui sont pensés par et pour les hommes. Ainsi la pilule permet-elle aux jeunes filles d'être disponibles sans restriction au désir masculin, sans que ces derniers aient à assumer aucune responsabilité dans la prise en charge de la contraception. Toutes les techniques de contrôle de la fécondité féminine permettent aux hommes, et à la société toute entière, de se désengager totalement sur cette question, laissant les femmes seules devant leur gynéco, leur plaquette de pilule, leur contraception d'urgence, leur test de grossesse. De même, la carrière-type – des études longues, une productivité maximale autour de la trentaine, le placard passé 45 ans – est absolument contradictoire avec l'horloge biologique des femmes : une grande fécondité avant 25 ans, de jeunes enfants entre 25 et 40 ans, la vie devant soi pour mener d'autres projets après la ménopause. Conséquence : les femmes s'infligent une contraception hormonale lorsqu'elles sont fécondes, au risque d'avoir plus tard des difficultés à concevoir un enfant naturellement. Or, plutôt que d'adapter notre société au corps féminin, on préfère plier ce dernier à coup de techniques toujours plus innovantes : congélations d'ovocytes, stimulations ovariennes, PMA, voire GPA. Selon le rapport d'activité du CNSE (Centre National des Soins à l’Étranger) pour l'année 2015, 50,2% des femmes ayant eu recours à une PMA à l'étranger avaient plus de quarante ans. Le nombre de femmes ayant leur premier enfant passé la quarantaine a ainsi triplé en 20 ans. Pas étonnant, dans ces conditions, qu'on réclame à grands cris la PMA pour toutes !

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  • Les médecins africains rejettent euthanasie et suicide assisté

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    Du Bulletin d'Information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Association Mondiale des médecins : les médecins africains rejettent euthanasie et suicide assisté

    13/02/2018 - Fin de vie

    Les représentants des pays-membres africains de l’AMM se sont retrouvés les 2 et 3 février derniers au Nigeria, pour la réunion de la « Région Afrique » de l’Association sur les questions de fin de vie. Le Professeur Mike Ogirima, Président de l’Association médicale du Nigéria (NMA), a appelé à un renforcement des soins palliatifs en Afrique, afin de permettre aux médecins d’ « apaiser les souffrances physiques, psychologiques, sociales, spirituelles et émotionnelles » des patients en phase terminale. 

    Seuls quelques pays en Afrique bénéficient en effet de lois et de recommandations médicales en matière de soins palliatifs pour l’instant. 

    Il s’est également fait la voix des médecins de la Région d’Afrique, pour condamner l’euthanasie et le suicide assisté. Il décrit ces pratiques comme contraires aux lois nationales des pays d’Afrique, à l’éthique de l’AMM et au serment d’Hippocrate, qui fait promettre à tout médecin « de ne pas user de ses connaissances médicales pour violer les droits et libertés de l’homme, même sous la menace », ajoute-t-il. 

    Otmar Kloiber, Secrétaire-Général de l’AMM a plaidé quant à lui pour que les gouvernements concernés libèrent les ressources nécessaires à la mise en place de soins palliatifs décents, reconnaissant le manque de fonds comme principal obstacle. Il a également proposé la création d’une « couverture soins de santé » à portée mondiale, afin d’assurer à tous, notamment en Afrique, une assurance de soins palliatifs de bonne qualité. 

    Pour rappel, cette réunion fait suite à la réunion régionale européenne de l’AMM à Rome les 16 et 17 novembre 2017. A cette réunion-là, les médecins représentants des Pays-Bas et du Canada, avaient plaidé pour que l’AMM revoie sa position sur l’euthanasie et le suicide assisté, afin de les considérer comme des actes éthiquement neutres, et ne s'opposant pas aux soins palliatifs.

     Source : WMA et nan.ng

  • Lourdes : un septantième miracle reconnu

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    Du site de RTL.be :

    Un 70e miracle est annoncé à Lourdes: invalide, "Soeur Bernadette a maintenant une vie parfaitement normale"

    L'Eglise reconnaît un miracle à Lourdes après la guérison de Soeur Bernadette

    La guérison en 2008 de Sœur Bernadette Moriau, atteinte d'une grave invalidité et alors âgée de 69 ans, a été reconnue "comme miraculeuse" dimanche par l'évêque de Beauvais, ce qui constitue le 70e miracle survenu à Lourdes.

    "Observant que ladite guérison, fut soudaine, instantanée, complète, durable et reste inexpliquée dans l'état actuel de nos connaissances scientifiques", Mgr Jacques Benoît-Gonnin déclare "le caractère prodigieux-miraculeux et la valeur de signe divin de la guérison de Sœur Bernadette Moriau obtenue par l'intercession (...) de la vierge Marie", peut-on lire dans un communiqué transmis à l'AFP.

    Sœur Bernadette Moriau, née dans le Nord en 1939, est entrée à 19 ans au couvent dans une congrégation de franciscaines et devient infirmière en 1965. Dès 1966, à 27 ans, elle ressent des douleurs lombo-sciatiques et malgré quatre interventions chirurgicales ne peut plus exercer comme infirmière et marcher normalement.

    En juillet 2008, elle participe au pèlerinage à Lourdes de son diocèse et reçoit le sacrement des malades. À son retour en Picardie, le 11 juillet 2008, "elle ressent une sensation inhabituelle de relâchement et de chaleur dans tout son corps" et "perçoit comme une voix intérieure qui lui demande d'enlever l'ensemble de ses appareils, corset et attelle", d'après le communiqué du diocèse. Sœur Moriau interrompt le jour même tous ses traitements.

    De nouveaux examens médicaux, des expertises et trois réunions collégiales à Lourdes (2009, 2013 et 2016) ont permis au Bureau des constatations médicales d'affirmer collégialement "le caractère imprévu, instantané, complet, durable et inexpliqué de la guérison".

    En novembre 2016 à Lourdes, lors de sa réunion annuelle, le Comité médical international de Lourdes (CMIL) confirme "la guérison inexpliquée, dans l'état actuel des connaissances scientifiques".

    "Oser dire que Dieu est intervenu par la voix d'un miracle dans une existence, c'est quelque chose de redoutable. J'ai bien conscience que j'agis comme évêque de Beauvais et que, en même temps, ça retentit sur l’Église en France et dans le monde", a réagi à l'AFP Mgr Benoît-Gonnin.

    Dans l’Oise, trois miracles avaient déjà été reconnus en 1908 (sœur Joséphine Marie, Aurélie Huprelle et Clémentine Malot).

    "Sœur Bernadette Moriau a maintenant une vie parfaitement normale, elle est en très bonne santé et visite elle-même des malades régulièrement", a indiqué à l'AFP le Dr Alessandro de Franciscis, le 15e président du Bureau des constatations médicales de Lourdes depuis la création de cette instance à vocation scientifique en 1883.

    "Je suis l'avocat du diable", dit ce pédiatre napolitain d'une soixantaine d'années qui en 2009 a eu à se pencher le premier sur la guérison de sœur Bernadette Moriau dans le cadre du processus de reconnaissance des miracles.

    Il explique que son travail est de rechercher "la faute" éventuelle dans le dossier médical de la personne, "examens neurologiques, psychiatriques, imageries médicales..." qui permettrait d'écarter un cas de guérison.

    "Notre méthode de travail est très rigide, il n'y a pas de place au mirobolant" affirme encore le médecin, ajoutant : "Lourdes est reconnu comme un lieu de guérison pas forcément comme un lieu de miracle".

    Jusqu'à la fin de 2016, sur les 7.200 guérisons répertoriées comme ayant eu lieu à Lourdes, seulement 69 avaient été reconnues par l’Église comme miracles.

    Une conférence de presse est prévue mardi matin à Beauvais en présence de Sœur Bernadette, de l'évêque de Beauvais et du président du Bureau des constatations médicales de Lourdes.

    Le précédent miracle survenu à Lourdes (le 69e), la guérison en 1989 d'une Italienne victime de graves crises d'hypertension, avait été reconnu en 2013.

  • L'Université de la Vie 2018 "Que faire du temps ?" est sur KTO

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    L'édition 2018 de l'Université de la vie donnait chaque soir (15, 22, 29 janvier et 5 février) la parole à de grands témoins. Ils ont partagé leur propre rapport au temps et la manière dont ils tentent de vivre en harmonie avec leur temps. 

    Université de la Vie 2018 : Vivre avec son temps

    Université de la Vie 2018 : Vivre avec son temps

    Intervenants : Tugdual Derville : Individualisme intégral et bioéthique ; Henri de Soos : une éthique intemporelle face à des lois bioéthiques éphémères ; Blanche Streb : décodeur bioéthique, les mots de notre temps ; Damien Desjonquères : bioéthique, s'inscrire dans notre temps.

    Université de la Vie 2018 : Etre présent

    Université de la Vie 2018 : Etre présent

    Intervenants : Valérie Boulanger : grossesse et maternité, vivre le temps ; François-Xavier Bellamy : en temps réel ; Tugdual Derville : décodeur bioéthique, être présent dans le débat ; Caroline Roux : être présent auprès des plus fragiles.

    Université de la Vie 2018 : Se donner le temps

    Université de la Vie 2018 : Se donner le temps

    Intervenants : Caroline Roux : le temps et la vie ; Martin Steffens : le temps et la mort ; Xavier Mirabel : décodeur bioéthique, se donner le temps de la réflexion ; Tugdual Derville : l'urgence du temps long.

    Université de la Vie 2018 : Conserver, progresser

    Intervenants : Pierre-Yves Gomez : les critères de l'écologie humaine pour notre temps ; Blanche Streb : un progrès au service de l'homme ; Tugdual Derville : décodeur bioéthique, s'ajuster au temps ; François-Xavier Pérès : faire du temps notre allié.
  • Le CHU d'Amsterdam stocke des foetus avortés pour la recherche

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    AMSTERDAM : MISE EN PLACE D’UNE BIOBANQUE DE FŒTUS MORT-NÉS ET AVORTÉS

     de genethique.org

    Aux Pays-Bas, le CHU d’Amsterdam proposera désormais à tous les couples venus pour un avortement de donner leur fœtus pour la recherche au CHU. L’objectif de l’établissement est de « créer une biobanque de fœtus » destinée à deux types de recherche : l’étude des anomalies génétiques pour les fœtus porteurs de handicaps génétiques et l’étude du développement des fœtus durant la grossesse, pour ceux « normalement constitués ».

    Jusque-là, l’hôpital utilisait les fœtus que des couples proposaient spontanément de donner à la science, « mais ce petit nombre de fœtus ne suffit plus » annonce le médecin embryologue Bernadette de Bakker. Elle explique que « les fœtus doivent être amenés le plus rapidement possible » à la biobanque, « dès que les parents ont donné leur consentement et fait leurs adieux ». Leur anonymat « est garanti ». Par ailleurs, elle précise que ces fœtus « seront traités avec le plus grand respect possible », car « un fœtus de 24 semaines mesure approximativement 30 cm, on ne parle pas ici d’un tas de quelques cellules ».

    Sources: Institut européen de bioéthique (31/01/2018)

  • Chaque année, un millier de morts provoquées sans consentement en Belgique

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    1.000 morts provoquées sans consentement en Belgique (source)

    Chaque année en Belgique, à peu près 1.000 personnes voient leur vie abrégée sans leur demande ni consentement.

    C’est ce qu’a déclaré Marc Cosyns, médecin et défenseur de l’euthanasie en Belgique, lors du procès de Ivo Poppe le 29 janvier dernier. Ce sont le plus souvent les infirmiers qui abrègent discrètement la vie de leurs patients sans qu'ils l'aient demandé. Ils s’y sentent obligés parce que les médecins refusent de le faire eux-mêmes, affirme le Docteur Cosyns.

    Ce dernier a toujours affirmé ne pas avoir besoin d'une loi dépénalisant l'euthanasie, car selon lui, le médecin agit en conscience pour le bien de son patient et " l'accompagne" dans le processus de mourir. Il n'appelle pas cela euthanasie et ne les déclare par conséquent pas toujours à la Commission Fédérale de Controle et d'Evaluation de l'Euthanasie. De par le contexte médical entourant l’acte posé par les infirmiers, et même sans que le patient n'y ait consenti, cela n’aurait, selon le Docteur Cosyns, rien à voir avec un meurtre.

    Il plaide pour plus de transparence, mais sans représailles, afin d’alléger la conscience du personnel médical concerné.

    Source : De Standaard

  • La rétrospective 2017 de l'Institut Européen de Bioéthique

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    RETROSPECTIVE 2017

    Institut Européen de Bioéthique

    Institut Européen de Bioéthique

    Bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique - Bruxelles - Le 30 janvier 2018

    GPA

    DOSSIERS publiés en 2017 

    Pour les lecteurs qui  aiment avoir une vue d'ensemble des documents publiés au cours de l'année 2017.

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  • Euthanasie : le pape prie la Congrégation pour la doctrine de la foi de rappeler la dignité « intangible » de l’homme

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    Du site de l'hebdomadaire Famille Chrétienne :

    Euthanasie : le pape demande à la Congrégation pour la doctrine de la foi de rappeler la dignité « intangible » de l’homme

    (Agence I.Media)

    Le pape François a reçu en audience le 26 janvier 2018 les participants de l’assemblée plénière de la Congrégation pour la doctrine de la foi qui s’est en particulier penchée sur les questions de fin de vie. Face à l’acceptation croissante de l’euthanasie, a déclaré le pontife, le dicastère a une mission “éminemment pastorale” pour aider les hommes à retrouver le sens de leur dignité “intangible“.

    La Congrégation pour la doctrine de la foi, a expliqué le Souverain pontife, doit rappeler aux hommes leur “vocation transcendante”. A une époque où les hommes semblent conter sur leurs propres forces pour le Salut, il est nécessaire de rappeler que celui-ci consiste “en la communion avec le Christ ressuscité”. Selon le pontife, L’Eglise a pour devoir de “ne pas abandonner l’homme à lui-même” et à ses erreurs.

    La vocation du dicastère, a poursuivi l’évêque de Rome, est donc “éminemment pastorale”, en particulier sur les questions liées à la fin de vie. Face à la demande croissante de légalisation de l’euthanasie comme “affirmation idéologique de la puissance de l’homme”, il faut rappeler que la dignité humaine est ”intangible“, a insisté le pape François. Quand la dignité est jugée selon son “efficacité et par sa productivité”, a-t-il déploré, tout devient possible.

    La sécularisation actuelle, a regretté le pontife, “absolutise“ l’autodétermination et l’autonomie. Une allusion critique notamment à l’Italie, où le Parlement a voté fin 2017 une loi faisant valoir des directives anticipées sur les décisions médicales, sans objection de conscience possible. Plusieurs hôpitaux catholiques du pays ont annoncé qu’ils s’opposeraient à ce refus d’objection. XLN

  • Promouvoir une médecine qui soigne plutôt qu'une technique qui déshumanise

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    « CONTRE UNE TECHNIQUE QUI DÉSHUMANISE, IL EST ENCORE TEMPS DE PROMOUVOIR UNE MÉDECINE QUI SOIGNE »

     de genethique.org

    Quelques jours après le lancement des états généraux de la bioéthique, Marianne Durano, agrégée de philosophie et auteur de Mon corps ne vous appartient pas, publie une tribune dans le Figaro dans laquelle elle dénonce le « simulacre de débat (…) censé déboucher sur un consensus non seulement sur la PMA, mais à court terme, sur la GPA elle-même ». L’issue est « connue d’avance »constate-t-elle : « le business plan est prêt, avec ses éléments de langage, son calendrier, ses porte-parole médiatiques et ses représentants de commerce ». Elle use de ces termes car « quoiqu’on en pense, « la PMA est un service bien plus qu’un soin » : les différentes techniques d’assistance médicale à la procréation « n’ont pas pour but de soigner des corps malades mais de se substituer techniquement à la procréation ».

    « Service public » ou « service clients » ? Dans les deux cas, « le problème n’est pas individuel, mais politique ». Un service public relève de la solidarité nationale, qui « n’a pas à fournir des prestations techniques, mais à prendre soin des plus fragiles ». Or ouvrir la PMA aux femmes seules ou homosexuelles, redéfinit le rôle de cette solidarité nationale « désormais chargée de prendre en charge non plus seulement les maladies, mais les frustrations. (…) Financer leur PMA à des femmes qui sont biologiquement fertiles, alors même qu’un français sur trois renonce à se soigner faute d’argent, et que le nombre de maternités a été divisé par trois en quarante ans, c’est détourner de l’argent public à des fins privées » observe la philosophe. En outre, « subventionner des procréations artificielles pour des femmes qui sont en bonne santé », c’est consacrer un « droit à l’enfant, potentiellement inconditionnel et illimité », et ainsi transformer l’enfant en objet. Alors, « si la biologie n’est plus un critère, au nom de quoi priver une célibataire sexagénaire de la joie d’être mère ?»

    Mais  « il est encore temps de refuser qu’on fabrique des enfants sur commande. Contre une technique qui déshumanise, il est encore temps de promouvoir une médecine qui soigne » conclut Marianne Durano.

    Sources: Le Figaro, Marianne Durano (23/01/2018)

  • Des infirmières belges quittent leurs unités de soins palliatifs devenues "maisons de l'euthanasie"

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    DES INFIRMIÈRES BELGES QUITTENT LES UNITÉS DE SOINS PALLIATIFS, « MAISONS DE L’EUTHANASIE »

     

    Des infirmières belges et des assistantes sociale spécialisées dans les soins aux personnes en fin de vie quitte les unités de soins palliatifs  parce qu’elles se transforment en « maisons en l’euthanasie ». Parmi les équipes hospitalières, un nombre croissant de personnes quittent ce secteur parce qu’elles ne veulent pas être réduites à préparer les patients et leurs familles aux injections létales. C’est ce qu’affirme le professeur Benoit Beuselinck, oncologiste consultant à l’hôpital de l’université catholique de Louvain qui ajoute que les infirmières considèrent que les demandes d’euthanasie sont « un fardeau impossible » « en complète contradiction avec leur désir initial d’administrer d’authentiques soins palliatifs aux personnes en phase terminale ».

    Dans un livre Euthanasia and Assisted Suicide : Lessons from Belgium, le professeur Benoit Beuselinck montre comment la légalisation de l’euthanasie a corrompu la médecine belge « en sapant les soins palliatifs et en mettant les patients en danger mortel ». Pour lui, l'euthanasie constitue une « menace réelle pour la pratique de la médecine » et il regrette que les droits des professionnels de la santé et des établissements de santé à l’objection de conscience soient insuffisamment protégés.

    Il remarque que les médecins hospitaliers évitent les demandes d'euthanasie en les renvoyant aux unités de soins palliatifs, « pensant que ces médecins sont habitués à traiter les questions de fin de vie ». (…) De ce fait, ce sont ces médecins des unités de soins palliatifs qui se voient obligés d’euthanasier les patients qui leur ont spécifiquement été envoyés à cette fin. Aussi, « certaines unités de soins palliatifs ont décidé de ne plus admettre de patients s'ils avaient une demande active d'euthanasie pour empêcher leurs unités de soins palliatifs de devenir le lieu d'exécution de toutes les demandes d'euthanasie de l'hôpital ».

    Le livre explique que le gouvernement, cynique, sabre les budgets des soins palliatifs au fur et à mesure que le nombre de personnes décédées par euthanasie en Belgique augmente.

    Si l’accès à l’euthanasie est limité par la loi aux adultes dont les souffrances sont intolérables et qui sont en capacité de donner leur consentement et aux mineurs émancipés, entre 2010 et 2015, les médecins pratiquant l’euthanasie sont passés de 954 à 2021. La loi est interprétée de façon tellement libérale que l’euthanasie est effectivement disponible à la demande et que les médecins pratiquent des injections létales sur des personnes malades, démentes et souffrants de troubles psychiques.

    Sources: Catholic Herald, Simon Caldwell (18/01/2018)