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Société - Page 5

  • Société : un eugénisme de fait

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    Un "grand entretien" entre Eugénie Bastié et Jean-François Mattei sur le site du Figaro (Figaro Vox) :

    Jean-François Mattei: «Nous sommes de fait dans une société eugénique»

    FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN.- L'ancien ministre de la Santé publie Questions de conscience, un essai où il met en garde sur les périls que font courir certaines avancées de la science, de la médecine et des technologies sur l'humanité. Il évoque notamment l'obsession des transhumanistes pour la génétique.

    Jean-François Mattei est ancien président de la Croix Rouge française (2004-2013), professeur de pédiatrie et de génétique médicale et membre de l'Académie nationale de médecine. Ancien ministre de la santé, il a été membre du comité consultatif national d'éthique. Il a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels Où va l'humanité? aux éditions LLL avec le Pr Nisand. Il publie Questions de conscience, une réflexion sur les enjeux éthiques contemporains.

    FIGAROVOX.- Dans votre livre «Questions de conscience», vous défendez la nécessité de l'éthique dans notre société, et revendiquez une certaine «tension morale». Comment définir l'éthique? En quoi diffère-t-elle justement de la morale?

    Jean-François MATTEI.- L'éthique, qu'on trouve déjà dans l'antiquité chez Aristote, a ressurgi après la seconde guerre mondiale. Après Auschwitz, Hiroshima, le goulag, l'homme s'est interrogé sur son humanité sans trouver de réponses évidentes. Or, l'éthique est précisément un questionnement sur un sujet où il n'y a pas de réponse tranchée. C'est ce qui diffère l'éthique de la morale: la morale est intangible et inconditionnelle. Ses principes tels que «tu ne tueras point» apportent la réponse avant que la question se pose. À l'inverse l'éthique s'applique à des situations où il n'y a pas de réponses mais un dilemme, un «cas de conscience». C'est en somme la formule par laquelle Camus définit l'essence de la tragédie «Antigone a raison et Créon n'a pas tort». Que faire?

    «Toute pratique eugénique tendant à l'organisation de la sélection des personnes est interdite». Est-il inscrit dans notre Code civil depuis 1994. Cela n'empêche pas par exemple que 95% des trisomiques soient éliminés après diagnostic préimplantatoire. Existe-t-il un eugénisme de fait dans notre société

    Dans mon esprit, il n'est pas question de juger une femme ou un couple qui après avoir appris qu'ils attendaient un enfant porteur de la trisomie 21, décident d'interrompre la grossesse. On a toujours assez de forces pour supporter les maux d'autrui. Il faut respecter cette liberté, qui est individuelle. En revanche, un eugénisme d'État, par essence politique, n'est pas acceptable, sauf à organiser une société fondée sur la discrimination des êtres humains pour ne garder que les meilleurs. Mais, quand 95 personnes sur 100 font le choix individuel d'interrompre la grossesse d'un trisomique 21, la somme des choix individuels dessine une société eugénique. Nous sommes donc de fait dans une société eugénique nourrissant le projet de l'enfant sain et parfait. C'est cela qu'il faut combattre. J'insiste sur ce point pour montrer que cela justifie tous les efforts de la recherche médicale. L'idéal à atteindre est bien de soigner plutôt que d'éliminer. Dès lors qu'on pourra proposer à une femme ou un couple de corriger l'anomalie génétique de leur enfant, on peut espérer que le problème sera réglé.

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  • Les cours de citoyenneté, un cache-misère !

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    Une "carte blanche" d'Arthur Ghins publiée sur le site de l'Echo :

    Le cache-misère des cours de citoyenneté

    Le cours de citoyenneté doit faire des jeunes des "citoyens", développer leur esprit critique et les encourager à s'engager dans la vie de la cité. Mais le programme des cours enchaîne les formules creuses: "discours et pièges du discours", "sens et interprétation"... 

    Arthur Ghins est doctorant et assistant en théorie politique à l'Université de Cambridge et membre du Groupe du Vendredi, plateforme politique pour jeunes d'horizons divers soutenue par la Fondation Roi Baudouin www.groupeduvendredi.be @Friday_Group

    Signe des temps: un cours de citoyenneté a été mis à l’agenda de l’enseignement officiel de deux communautés linguistiques du pays. L’idée a fait son chemin dans un contexte où l’incivisme et l’intégration sont devenus des préoccupations quasi quotidiennes, que l’on s’avoue plus ou moins selon sa couleur politique. Le discours officiel est toutefois de faire des jeunes des "citoyens", de développer leur esprit critique, de les encourager à s’engager dans la vie de la cité. On a beaucoup glosé sur la substitution d’un tel cours au cours de religion. Mais, au fond, quel type de citoyens entend-on former, et comment?

    Un vide vertigineux

    Le cours de citoyenneté a été décrié comme un cours dénué de contenu avant son instauration – un "cours de rien". J’ai voulu me convaincre du contraire en allant aux sources. Mais force est de constater que le sujet glisse effectivement des mains. Les programmes de cours de citoyenneté disponibles sur le site de la Fédération Wallonie-Bruxelles enchaînent les formules creuses: "discours et pièges du discours", "diversité des discours sur le monde", "sens et interprétation", "culture(s) et liberté(s)"… En parcourant les documents proposés, on se retrouve vite dans un univers Orwellien où les mots n’ont plus de sens, où l’on se convainc d’avoir raison à force de répéter des formules dans l’air du temps – un paradoxe pour un cours qui prétend apprendre aux élèves à penser par eux-mêmes. Croit-on vraiment que l’on va faire des citoyens à coup d’énoncés creux du type "think out of the box", lesquels sont devenus de tels lieux communs qu’on en fait des slogans publicitaires

    L’illusion pédagogiste

    On comprend vite que dans de tels cours, la méthode est destinée à pallier le manque de contenu. Si on ne sait pas de quoi on va parler, à tout le moins apprendra-t-on à parler. Mais là aussi, il y a du souci à se faire. Il y a quelques mois, la secrétaire générale du Conseil de l’Enseignement des Communes et des Provinces (CECP) déclarait: "Avec le cours de citoyenneté, le prof n’est plus celui qui enseigne une norme. Il devient un coach qui aide les élèves à construire une réflexion commune." Non pas qu’il ne faille jamais chercher à innover dans les manières d’enseigner. Mais dans ce cas précis, le type de pédagogie proposé repose sur l’illusion qu’il suffit de mettre des adolescents autour de la table et de discuter d’un sujet vaguement défini pour que la lumière se fasse dans toutes les têtes. Cette approche procède en fait d’un cruel déni de réalité: comme si une réflexion commune se construisait ex nihilo, sans connaissances préalables, mettant progressivement tout le monde d’accord, au-delà des divergences d’opinions et à l’abri des dynamiques de groupe. Elle est par ailleurs profondément élitiste: il ne faut pas avoir beaucoup enseigné pour se rendre compte que ce type de démarche va bénéficier aux fortes têtes ou aux élèves plus avancés, qui bien vite prendront la main sur les élèves ayant plus de difficultés ou une moins forte personnalité.

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  • ONU : le Comité des droits de l’homme promeut l’avortement et l’euthanasie

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    • Ces débats à Genève ont notamment été rapportés par l’ECLJ (European Centre for Law and Justice), qui a mis en ligne une pétition et produit un mémoire pour dénoncer cette évolution dangereuse.
  • Quand la laïcité dégénère en une forme d'athéisme

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    D'Yves Casgrain sur presence-info.ca :

    «On est arrivé à faire de la laïcité une forme d’athéisme»

    «L’Église est impure, limitée, rarement à la hauteur de la Parole qu’elle prétend transmettre. Et pourtant, je lui dois d’être aujourd’hui chrétien. Alors, je m’incline. Au Moyen Âge, on appelait l’Église la 'chaste putain', femme de mauvaise vie qui porte en elle un fragment central de sainteté et qui, en se prostituant, arrive à faire vivre ses enfants.» Cette citation de Gustave Thibon, éditeur qui publia les écrits de Simone Weil, est publiée en exergue du dernier livre de Jean-Claude Guillebaud, La foi qui reste paru aux éditions L’Iconoclaste.

    «L’image que reprend Gustave Thibon veut dire que l’Église possède un double statut. Elle est une institution avec ses propres intérêts, avec ses risques de scléroses. En même temps, elle est porteuse du message évangélique. Souvent dans l’histoire, ces deux aspects se sont opposés. Chaque fois qu’elle a servi les princes, elle a un petit peu oublié les pauvres. Nous sommes les produits de cette double histoire que je trouve magnifique», explique l’essayiste et ancien journaliste français Jean-Claude Guillebaud, dans une entrevue accordée à Présence.

    Le pape risque d’être assassiné

    Si l’Église s’égare, elle est capable également de retrouver le chemin. «Il s’est toujours trouvé des gens pour la rappeler à l’ordre: les mystiques comme sainte Thérèse d’Avila, saint Jean de la Croix, saint François d’Assise. Des gens qui ont eu le courage de lui dire: ‘Attention! Tu oublies le message évangélique’. Ils ont joué un rôle fondamental dans notre histoire», rappelle-t-il.

    Selon l’essayiste, le pape François fait partie de cette longue lignée de prophètes. «Je me suis laissé enthousiasmer par le pape François. Je n’arrive pas encore à comprendre comment une assemblée de très vieux cardinaux, très conservateurs, très réacs, a pu sortir de son chapeau ce lapin, si j’ose dire! Là, il faut croire au Saint-Esprit!», lance-t-il dans un éclat de rire.

    «En quelques mots, le pape François, alors qu’il était sur le balcon de la place Saint-Pierre, a tout changé. Il a dit: ‘Je vous demande de me bénir’! En une semaine, il a retourné l’image de l’Église. Bon, cela ne veut pas dire qu’il va réussir. La réforme de la curie, c’est très compliquée. Il risque d’être assassiné.»

    Vraiment? «Je n’en sais rien, mais c’est que je lis. Je constate qu’il y a un clan qui s’est organisé au sein de l’Église, y compris aux États-Unis où on le considère comme un pape gauchiste. Pour ce clan, François est pire que Che Guevara!»

    François et Bernanos

    Outre le souverain pontife, Jean-Claude Guillebaud cite régulièrement Georges Bernanos dans son ouvrage. «En lisant Essais et écrits de combat publié chez Gallimard, je me suis rendu compte que Bernanos a été durant toute sa vie encore plus critique que je ne le croyais à l’égard du cléricalisme. Il comparaissait l’esprit clérical à l’esprit de vieillesse. Pour lui, le message évangélique, c’est l’esprit d’enfance. Il a écrit des textes magnifiques. Il a été d’une telle droiture.»

    Qu’aurait pensé Bernanos du pape François qui tente de réformer l’Église? «Il serait absolument de son côté. D’ailleurs, j’ai le sentiment quelquefois que le pape François a lu Bernanos. Lorsqu’il s’est exilé au Brésil durant de la Deuxième Guerre mondiale, il a accordé des d’entrevues et publié beaucoup de textes dans les journaux et les revues latino-américains. Je suis sûr que le pape l’a lu. Indiscutablement, il y a des ponts communs, il y a des sonorités communes. Je pense que Bernanos aurait été enthousiasmé par le pape François.»

    À l’image de Gustave Thibon et de Bernanos, Guillebaud ne fait pas que critiquer la chaste putain, il la défend également. C’est donc vent debout qu’il peste contre les «laïcards» qui sont en guerre contre les religions. «En France, être pour la loi concernant la séparation des Églises et de l’État votée en 1905 cela n’est pas très original puisque tous les catholiques sont pour. L’Église est pour la laïcité. En revanche, ce qui se passe en France aujourd’hui, c’est une espèce de crispation, comme chez vous depuis la Révolution tranquille. Au fond, on voudrait que la laïcité oblige les religions à rester chez elles et à ne pas se montrer dans la rue. C’est ridicule. On est arrivé à faire de la laïcité une forme d’athéisme.»

    Une sotte inquisition

    Il y a plus grave encore, selon lui. «C’est l’interdiction de la référence à la religion. Il n’y a pas une semaine en France sans qu’une controverse n’éclate à ce sujet. Dernièrement, c’est une croix sur un monument à la mémoire de Jean-Paul II que l’on voulait enlever. Il y a eu également ce débat autour d’un prêtre qui était candidat au poste de directeur d’une université publique. Il y a eu tout un mouvement pour empêcher qu’il soit nommé. Ce qui est invraisemblable! C’est une inquisition un peu sotte», lance-t-il.

  • La Chine aurait-elle cessé d'être communiste ?

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    Du site de l'Homme Nouveau :

    La Chine est-elle encore communiste?

    Rédigé par Odon de Cacqueray, entretien avec Stéphane Courtois le  dans International

    La Chine est-elle encore communiste?

    Après le colloque "100 ans du communisme Histoire et Mémoire", organisé par Platform of European Memory and Conscience avec le soutien du professeur Stéphane Courtois. Ce dernier a accepté de répondre à notre question concernant le régime politique en Chine aujourd'hui.

    Bonjour professeur, pour faire suite au colloque sur le centenaire du communisme, pouvez-vous nous dire si vous estimez que la Chine est encore un pays communiste ?

    À mon sens ça ne fait pas beaucoup de doutes, il suffit d’examiner 4 domaines importants du communisme:

    Le parti 

    Il suffit de voir, là-bas, les élections du pari communiste qui reste dans les canons des bureaux politiques soviétiques, quelque chose de complètement fermé qui pratique le fameux centralisme démocratique, c’est-à-dire qu’en fait le leader suprême commande à peu près tout. C’est ce que nous voyons, monsieur Xi-Jinping est en train de reprendre en main tout le pouvoir.

    L’économie 

    Pour ce qui est de l’économie, bien sûr on parle d’un capitalisme chinois, mais ce capitalisme est sous le contrôle permanent du parti communiste et si jamais l’un de ces « capitalistes » ne faisait pas l’affaire, je ne doute pas qu’en trois jours on le traînerait devant une télévision pour qu’il fasse une auto critique terrible, etc. Comme l’ont fait beaucoup de très hauts responsables lors de ces derniers mois et ces dernières années. Donc là il y a vraiment un parti communiste au pouvoir, extrêmement puissant.

    Le totalitarisme 

    Reste à savoir s’il est toujours totalitaire, c’est plus compliqué parce qu’il est incontestable que ce pouvoir politique laisse sortir maintenant beaucoup de Chinois, des touristes très aisés, des touristes moins aisés, et ça, c’est nouveau, puisqu’en principe un régime totalitaire enferme sa population, ça a toujours été comme ça. Si c’est bien une nouveauté, nous pouvons nous demander jusqu’où tout cela est contrôlé. Est-ce que les gens qui sortent n’ont pas l’autorisation uniquement parce que le pouvoir considère que ces gens ne représentent pas de danger à l’extérieur ?

    Les libertés 

    Une chose est sûre, c’est que le pouvoir continue de surveiller de très près tout ce qui est du domaine de la presse, de l’enseignement, de la publication et surtout d’internet, qui n’existait pas au temps de Staline et de Lénine, mais qui existe aujourd’hui et est un formidable outil de communication. Nous savons très bien que les Chinois contrôlent et font pression sur les grands serveurs internationaux, pour empêcher certaines choses.

    Jusqu’où la liberté d’expression va-t-elle ? Pas très loin à mon avis, et puis il n’y a pas de doute que le pouvoir chinois continue de réprimer sévèrement, les tibétains, les ouïgours, la secte falun gong (une secte religieuse), là nous sommes dans des processus d’extermination, de massacres, de destruction de cultures nationales, qu’elles soient tibétaines ou ouïgours, tibétaines bouddhistes, ouïgours musulmanes. Quoi qu’on pense de ces cultures, elles sont respectables comme beaucoup d’autres et il n’y a pas de raison de massacrer ces gens parce qu’ils ont cette culture.

    Il y a évidemment à l’aide de ce pouvoir chinois, une gigantesque pression démographique : quand on est un 1 300 000 000, on peut se permettre d’écraser un petit peuple comme les Tibétains, ne serait-ce que par la pression démographique, c’est la même chose pour les ouïgours. Les Chinois sont dans un processus de colonisation, c’est à dire de peuplement et même de remplacement des populations sur place par des populations chinoises.

  • L'ère de la christianophobie

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    Vu ICI :

    Sommes-nous entrés dans l’ère de la christianophobie ?” s’interrogent “Les Terriens du dimanche”

    Dans “Les Terriens du dimanche” présenté par Thierry Ardisson, Gilles-William Goldnadel réagit au hashtag #MontreTaCroix. “Dans mon enfance judaïque et normande, je ne pouvais pas dormir dans une chambre ornée d’un crucifix. Aujourd’hui, adulte, le fait qu’on veuille enlever les croix en France me donne des cauchemars” explique-t-il. Et Jeremstar de s’étonner de la quantité de réactions sur Twitter mais du peu de monde qui va à la messe le dimanche. “Le Conseil d’Etat est complètement zinzin” renchérit FOG : “Pour certains, l’islamophobie est un péché et la christianophobie une obligation”. Extrait de l’émission du 05 novembre 2017 :

  • Elle réalisait des avortements, elle plaide aujourd’hui pour la vie devant le Congrès américain

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    D'InfoChretienne.com (14 novembre) :

    Dr Kathie Aultman réalisait les avortements, elle plaide aujourd’hui pour la vie devant le Congrès américain

    Dr Kathie Aultman a réalisé nombre d’avortements. Cela faisait partie de son travail. Elle plaide aujourd’hui pour la vie devant le Congrès américain, et pour l’arrêt des avortements dès les premiers battements de coeur.

    Quand elle était étudiante, Kathie ne s’est pas questionnée au sujet de la pratique de l’avortement. Elle a réalisé cet acte médical « comme un autre », mais après être devenue mère elle-même, le retour à son  travail s’est avéré particulièrement déroutant pour elle. Au point qu’elle ait complètement changé d’avis sur la question de l’avortement. Dans un plaidoyer devant le Congrès américain, Kathie raconte son cheminement, ses expériences, et de quelle manière avec le recul, elle déplore cette banalisation d’un acte aussi définitif que l’avortement, et ce qu’elle nomme la « culture de la mort » promu de plus en plus dans la société.

    Nous vous proposons de découvrir des extraits de son intervention en vidéo.

  • La légalisation du mariage gay inquiète l'épiscopat australien

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    De Radio Vatican (15 novembre) :

    Australie: la légalisation du mariage gay inquiète l'épiscopat

    (RV) Dans un communiqué paru le 15 novembre 2017, les évêques australiens ont fait part de leurs inquiétudes sur la protection de la liberté de conscience et la liberté religieuse, après l’adoption de la loi légalisant le mariage homosexuel le 15 novembre 2017.

    Mgr Denis Hart, archevêque de Melbourne et président de la conférence épiscopale australienne a réitéré son souhait de voir le parlement rassembler tous les Australiens, «en respectant les différents points de vue sur le mariage».

    «L’Église catholique, et tous ceux qui souhaitent conserver l’institution du mariage telle qu’elle est comprise depuis des siècles, continue de considérer le mariage comme l’union particulière entre un homme et une femme», a fait savoir l’archevêque de Melbourne, assurant que cette évolution du droit civil n’altèrait «aucunement» la nature du mariage selon sa conception catholique.

    «L’Eglise catholique continue de respecter la dignité des Australiens LGBTQ et nos prêtres continueront de prendre soin profondément de la dignité et de la valeur de chacun», a toutefois garanti Mgr Hart. 

    Enfin, le président de la conférence épiscopale australienne a appelé de ses vœux la reconnaissance et le respect des parlementaires pour les inquiétudes des plus de 4.8 millions d’Australiens opposés è ce changement juridique. Pour ce faire, il espère la mise en place d’une plus forte protection de la liberté de conscience et de la liberté religieuse, car «ces protections sont la garantie que les Australiens pourront continuer d’exprimer leur propre vision du mariage, et que les écoles confessionnelles pourront continuer d’en enseigner sa conception traditionnelle».

  • Quand la modification génétique de l'embryon se banalise

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    « LA BANALISATION DE LA MODIFICATION GÉNÉTIQUE DE L’EMBRYON EST EN MARCHE »

     de genethique.org (15 novembre)

    Jean-François Bouvet, docteur ès-sciences et auteur de Bébés à la carte, publie une tribune dans le Point dans laquelle il s’indigne de la « banalisation de la modification génétique de l’embryon ». La première expérience de ce type, rendue publique en 2015 par une équipe chinoise[1], avait suscité « indignation ou enthousiasme », en tant qu’ « intrusion sans précédent, avant la naissance, dans le patrimoine génétique de l’espèce humaine ». Mais les mises en garde formulées alors par des scientifiques américains sont demeurées « sans grand effet pour l’instant ». Et les « expérimentations génétiques sur l’embryon, ou sur l’œuf dont il est issu, se sont succédées à un rythme soutenu en Chine[2], en Suède[3], aux Etats-Unis[4] et au Royaume-Uni[5] ». L’une des dernières en date, celle du Francis Crick Institute de Londres en septembre dernier[5], n’a provoqué que « quelques lignes ici ou là ». Pour Jean-François Bouvet, l’éthique est « dépassée par la multiplication des expériences sur l’embryon » et « ne se fait plus entendre ».

    Outre la multiplication des expériences, leur objectif évolue : dans les premiers cas, il s’agissait de « corriger un gène défectueux ». Mais dans l’étude du Francis Crick Institute, il était question d’ « inactiver un gène précis de l’embryon (…) pour mieux cerner son implication dans l’embryogenèse » : « Après avoir inventé la FIV il y a une quarantaine d’années, on ‘bricole’ génétiquement des embryons obtenus par cette technique en vue d’optimiser les étapes suivantes »,résume Jean-François Bouvet. Ou encore, des « embryons clonés », comme dans la dernière étude chinoise publiée elle aussi en septembre[6].

    Face à ces expériences tout autour du globe, le questionnement éthique peine à suivre, constate Jean-François Bouvet. Et en France, « la révolution procréatique qui se dessine s’inscrit essentiellement dans le champ sociétal ».

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  • Démographie : pour l'Eglise, la fin ne justifie pas les moyens

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    De Dominique Greiner sur le blog "La Doctrine sociale sur le fil" (La Croix) (15 novembre) :

    L’Église catholique et la démographie mondiale : la fin ne justifie jamais les moyens

    Dans les années 1950, la question démographique était déjà à l’ordre du jour. Retour sur quelques déclarations de responsables d’Église.

    Faute d’actions pour préserver l’environnement et les écosystèmes, l’avenir de la planète est sérieusement assombri, viennent d’avertir 15 000 scientifiques de 184 pays dans une déclaration rendue publique lundi 13 novembre. Ces chercheurs préconisent notamment de freiner la croissance démographique dans les pays en développement, notamment grâce à une plus grande généralisation du planning familial et des programmes d’éducation des femmes.

    Le social et l’intime

    Le sujet est sensible parce qu’il se situe au point d’articulation du social et de l’intime, et renvoie à des aspects tant socio­culturels, politiques, économiques que religieux. Les gouvernements et les organismes internationaux sont eux-mêmes pris dans une tension entre la volonté de faire évoluer les caractéristiques démographiques globales d’une population et celle de faciliter et renforcer les capacités et l’autonomie des individus. Mais, comme le signifie la déclaration signée par les scientifiques, la démographie est un levier parmi bien d’autres : l’augmentation de la population mondiale n’est pas l’unique cause des déséquilibres qui menacent la biosphère.

    Pour sa part, l’Église catholique n’a jamais nié l’importance des enjeux démographiques, comme le montre un article publié en 2004 dans la Revue théologique de Louvain. Rufin Mika Mfitzsche présente en quelques pages les résultats de son travail de thèse sur  l’enseignement des conférences épiscopales sur la démographie. Il indique au passage les conférences de Carême de l’année 1959 prononcées par cinq archevêques (M. Feltin, P. Richaud, P. Gerlier, J. Frings et Godfrey) sur le thème : « Chaque seconde, un homme de plus, que peut l’Église ? » (Cf. La documentation catholique, tome 56, 1959, n° 1303, p. 847-855). La curiosité m’a poussé à lire ces textes.

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  • Fin de vie : le pape s'inscrit dans l'enseignement constant de l'Eglise

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    D'Hélène Ginabat sur zenit.org (16 novembre) :

    Fin de vie : « que chacun donne de l’amour », demande le pape

    Et que l’on serve le bien intégral de la personne

    Face à la fin de vie, lorsque les situations angoissantes et les choix difficiles « nous exposent à la tentation de nous soustraire à la relation », analyse le pape, c’est au contraire « le lieu où nous sont demandés amour et proximité, plus que toute autre chose, reconnaissant la limite qui nous est commune à tous et nous rendant justement là solidaires. Que chacun donne de l’amour de la façon qui lui est propre (…) Mais qu’il le donne ! »

    Le pape François a envoyé un Message au président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Vincenzo Paglia, et à tous les participants au Rassemblement régional européen de l’Association médicale mondiale, sur les questions de la fameuse « fin de vie », organisé dans la « Aula Vecchia » du Synode au Vatican, les 16 et 17 novembre 2017. Le message est daté du 7 novembre.

    Devant la complexité des questions soulevées par cette étape de la vie, il faut « un supplément de sagesse », explique le pape car, parfois, les traitements possibles « ne servent pas au bien intégral de la personne » et ne correspondent pas « à ce critère éthique et humaniste qui sera par la suite défini comme la “proportionnalité des soins” »

    Le pape souligne que « le fait de ne pas activer de moyens disproportionnés ou d’en suspendre l’usage, équivaut à éviter l’acharnement thérapeutique, c’est-à-dire à accomplir une action qui a une signification éthique complètement différente de l’euthanasie, qui demeure toujours illicite, dans la mesure où on se propose d’interrompre la vie en procurant la mort ».

    Pour établir si une intervention médicale cliniquement appropriée est effectivement proportionnée, il plaide pour « un discernement attentif, qui considère l’objet moral, les circonstances et les intentions des sujets impliqués ».

    Voici notre traduction du message en italien du pape François.

    Message du pape François

    A mon vénérable Frère, Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie

    Je vous adresse mes salutations cordiales, ainsi qu’à tous les participants au Rassemblement régional de l’Association médicale mondiale sur les questions de la fameuse « fin de vie », organisé au Vatican en lien avec l’Académie pontificale pour la vie.

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  • Faire payer l’entrée des cathédrales et autres églises classées toujours affectées au culte ?

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    cathedrale-notre-dame-paris-touristes-fideles-payer-entree.jpgCette pratique est en déjà en  vigueur dans plusieurs pays d’Europe comme…l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne ou les Pays-Bas.  Heureusement pas (encore ?) en Belgique ni en France où Stéphane Bern, chargé d’une mission sur le patrimoine, a suggéré de faire payer l’entrée des cathédrales pour entretenir ces monuments: une idée que l’épiscopat français  a rejetée lundi en soulignant que ceux-ci étaient « avant tout » des « lieux de prière et de culte dont l’accès doit être libre ».

    De Mahaut Hermann sur le site web de « La Vie » :

    « Une proposition se voulant audacieuse, le tollé général, un recul partiel : la mécanique est bien rodée et marche à tous les coups. La dernière idée de Stéphane Bern pour le patrimoine religieux (faire payer l’entrée des cathédrales) n’a pas fait exception à la règle.  « Je suggérais de faire payer l'entrée de Notre-Dame aux visiteurs touristiques - qui empêchent du reste les croyants de se recueillir - en dehors des heures où s'y rendent les fidèles »a précisé l’animateur de télévision sur Twitter. Celui-ci a aussi accusé ses détracteurs d’avoir « déformé cette suggestion qui émane de l’observatoire du patrimoine religieux ».

    De fait, la cohabitation entre ceux qui prient et ceux qui visitent des lieux de culte hautement touristiques n’est pas toujours aisée, que ce soit à Paris avec Notre-Dame, à Reims, à Chartres, à Lyon avec Fourvière, à Vézelay, et dans bien d’autres villes. La proposition relayée par Stéphane Bern ne sort pas du néant. Elle sert à gérer les visites des édifices religieux de bien des pays européens en dehors des horaires de cultes et de prière. Cependant, même répandue, elle repose sur une distinction curieuse. Distinguer le fidèle du touriste revient à postuler que le touriste ne peut pas être touché par la dimension sacrée d’un lieu de culte et qu’il ne voit en lui que la « vieille pierre », et que, réciproquement, le fidèle ne voit ce lieu que comme un toit qui l’accueille pour prier, sans s’appuyer pour lui pour nourrir sa prière. De l’art sacré, l’un ne retiendrait en somme que l’art et l’autre que le sacré, sans comprendre les liens qui unissent l’un et l’autre. Or le fidèle entré dans Notre-Dame pour prier peut très bien avoir envie d'aller admirer les œuvres par lesquelles ses prédécesseurs ont chanté la gloire de Dieu avant de s'arrêter devant le Saint-Sacrement ou dans tout autre endroit de l’édifice réservé à la prière. Le lien étroit entre art et prière est d’ailleurs développé dans le texte le plus officiel qui soit, le Catéchisme de l’Église catholique : « ‘créé à l’image de Dieu’ (Gn 1, 26), l’homme exprime aussi la vérité de son rapport à Dieu Créateur par la beauté de ses œuvres artistiques » (§2501), « l’art sacré véritable porte l’homme à l’adoration, à la prière et à l’amour de Dieu Créateur et Sauveur, Saint et Sanctificateur » (§ 2502).

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