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Société - Page 5

  • Le ministre des affaires étrangères du Saint-Siège dénonce les atteintes à la liberté religieuse et la persécution ouverte dont les chrétiens sont les premières victimes

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    De Radio Vatican :

    Mgr Gallagher s'alarme des atteintes à la liberté religieuse

    (RV) Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Rapports avec les États, a tenu le jeudi 30 mars 2017 à l’université catholique du Sacré-Cœur, à Milan, une conférence sur le thème «Le Saint-Siège et la défense du droit à la liberté religieuse, de Pie XI à François». Son intervention s’est insérée d'un colloque sur la liberté religieuse, organisé par l’Athénée et l’Université Panaméricaine.

    La liberté religieuse toujours plus compromise dans le monde

    Le responsable de la diplomatie pontificale a remarqué que «dans la dernière période, à l’échelle mondiale, sans exception pour le continent européen», on voit que «le respect pour la liberté religieuse est souvent compromis, avec une dégradation préoccupante des conditions de cette liberté fondamentale, qui dans différents cas a atteint le niveau d’une persécution ouverte, dans laquelle les chrétiens sont souvent les premières victimes, bien que pas les seules. Les facteurs déterminants de ces situations alarmantes sont certainement liés à la permanence d’États autoritaires et non démocratiques. À cela s’ajoute le constat que aussi dans de nombreux pays à la tradition démocratique ancienne la dimension religieuse tend à être vue avec suspicion, soit à cause des problématiques inhérentes au contexte multiculturel, soit par l’affirmation idéologique d’une vision séculariste, selon laquelle les religions représenteraient une forme de sous-culture, porteuse d’un passé à dépasser.».

    La séparation entre ce qui est de César est ce qui est de Dieu est le mérite du christianisme

    Il est d’autant plus nécessaire aujourd’hui c’est un mérite du christianisme d’avoir «contribué à créer, dans la séparation entre ce qui est de César et ce qui est de Dieu, la possibilité de développement d’un État laïc, compris non pas comme un État totalement étranger à la religion, ou pire encore comme un État agnostique, mais comme un État qui, conscient de la valeur de la référence religieuse pour ses citoyens, garantit à chacun le droit de vivre la dimension religieuse selon sa propre conscience.»

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  • Quand une universitaire bat en brèche la "Légende noire" de l'Eglise en Espagne

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    D'Anne Dolhein sur "reinformation.tv" :

    L’Inquisition a évité de grandes horreurs, affirme une universitaire qui s’élève contre la Légende noire sur l’Espagne

    Maria Elvira Roca Barea a beau être issue d’une famille républicaine et franc-maçonne et s’affirmer non croyante, elle n’en est pas moins fortement engagée dans la dénonciation de la « Légende noire » de l’Empire d’Espagne. Cette universitaire a travaillé depuis de longues années sur toutes les accusations lancées contre l’Eglise catholique, sur son rôle en Espagne, et sur l’Inquisition. S’il y a une accusation qui lui paraît juste, c’est celle que l’on devrait faire à l’Eglise elle-même qui n’a pas pris la peine de se défendre face à des mensonges qui relèvent essentiellement de la propagande religieuse et politique.

    Elle vient de publier un livre sous le titre Imperiofobia y leyenda negra, « Empirophobie et légende noire », et signe d’espoir peut-être, elle a été interviewée à son propos par le portail digital du diocèse de Malaga, en Andalousie. Voir l’Eglise catholique assumer un tel discours sur l’Inquisition et la conquête de l’Amérique latine, voilà qui est revigorant.

    Spécialiste de la littérature médiévale, Maria Elvira Roca a été au contact de l’hispanophobie pendant les années où elle a enseigné aux Etats-Unis, et à force de répondre à ce qui était avancé pour la justifier, elle a rassemblé une documentation et une argumentation très solides.

    Un nouveau regard sur l’Inquisition en Espagne

    Première légende : l’idée que la Réforme aurait fait de la religion une affaire privée en même temps que la Contre-Réforme aurait permis à la religion de conserver son rôle social. « Il n’y a rien de plus faux que cette affirmation. C’est précisément l’inverse. Quel est le pays d’Europe occidentale qui a aujourd’hui comme chef d’Etat le chef de l’Eglise ? La Grande-Bretagne. Dans quel pays a-t-il été impossible jusqu’à il y a peu d’occuper une charge publique sans appartenir à la religion nationale ? En Grande-Bretagne et dans d’autres pays protestants. Cela veut dire que le protestantisme s’est constitué en Eglises nationales et que de ce fait la dissidence religieuse s’est transformée, non en délit religieux mais en délit contre la nation, contre l’Etat. Il en a été ainsi au Danemark et dans les Etats luthériens du Saint Empire germanique. (…) C’est précisément dans le monde catholique que le délit religieux continue d’être religieux et n’est pas considéré comme portante atteinte à l’Etat », explique l’universitaire.

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  • Pourquoi vous n'emmènerez pas vos enfants voir la nouvelle mouture de la Belle et la Bête

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    De Pascal Ide sur aleteia.org :

    Le nouveau film la Belle et la Bête fait polémique

    La Belle et la Bête, actuellement dans les salles obscures françaises, est une comédie musicale fantastique américaine de Bill Condon, adapté du film d’animation des studios Disney de 1991 et, lui-même inspiré du conte éponyme de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, publié en 1757.

    Est-il besoin de rappeler cette histoire connue de tous ? Il était une fois, un jeune prince égoïste et indifférent (Dan Stevens), qui dans un somptueux château, identique à celui du logo Disney, multipliait des fêtes dispendieuses auxquelles il ne conviait que ses admirateurs. Jusqu’au jour où, ayant refusé, de plus avec mépris, d’héberger une vieille mendiante, celle-ci – qui était une fée déguisée – le punit en le transformant en une bête monstrueuse. Elle lui promet le pardon et la délivrance du sortilège qui frappe son château et ses habitants, s’il arrive à se faire aimer d’une femme – du moins avant qu’une rose magique ne perde son ultime pétale.

     

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  • Etats-Unis : le Sénat met fin au financement public des cliniques du Planning Familial où se pratique l'avortement

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    LE SÉNAT AMÉRICAIN VOTE LA FIN DES FINANCEMENTS PUBLICS DU PLANNING FAMILIAL

    Une synthèse de presse bioéthique de genethique.org

    Jeudi, à l’issu d’un vote serré, « départagé de façon exceptionnelle par le vice-président Mike Pence, qui en a le pouvoir en tant que président du Sénat », le Sénat américain a abrogé une directive de l’Obamacare « destinée à sanctuariser les financements publics des cliniques du Planning familial ».La mesure avait été approuvée en février dernier par la Chambre des représentants. Le texte doit maintenant être promulgué par le Président Donald Trump.

    Aux Etats-Unis, la loi actuelle ne permet pas le financement de l’avortement sur les fonds publics.

    Localement, si une douzaine d’Etats avaient pris des mesures pour « interdire le transfert d'argent public à toute clinique qui pratiquerait des avortements », elles ont été interdites en décembre dernier par une directive de l’administration Obama.

    Pour l'élue républicaine du Tennessee Diane Black : « Les femmes vulnérables qui cherchent de véritables soins de santé généralistes méritent mieux que des établissements centrés sur l'avortement comme Planned Parenthood ».

  • Un revirement significatif en faveur du respect de la vie à la Commission de l'ONU-Femmes

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    De Stefano Gennarini sur le site du Center for Family & Human Rights (C-Fam) :

    À la Commission de l’ONU Femmes, les Européens sont bousculés par le retour des Pro-Famille Pro-Vie.

     

    NEW YORK, 25 mars (C-Fam). Le monde a assisté au retour des États-Unis vers la tendance pro-vie après des années de promotion de l’avortement par l’administration Obama au cours de la Commission de l’ONU sur le Statut des Femmes d’hier.

    Après le coup de marteau signalant l’adoption de l’accord annuel de la commission, connu sous le nom de Conclusions Concertées, la délégation des États-Unis a prononcé une poignante déclaration pro-vie.

    Le consensus international sur le programme de l’ONU concernant “la santé sexuelle et procréative” est que “cela ne crée pas de nouveaux droits internationaux, incluant le droit à l’avortement” ainsi que l’ont déclaré les États-Unis.

    Ce tournant a permis de revenir sur les acquis des supporters de l’avortement, comme les mentions explicites de l’avortement dépourvues de tous les restrictions qui donnaient une image faussée de l’avortement dans les accords précédents de l’ONU.

    Cette année, l’accord non seulement ne mentionne pas l’avortement, mais indique que toute référence à “la santé sexuelle et procréative”, “les services de soins en santé sexuelle et procréative” et ” les droits en matière de procréation” doivent se faire en référence aux accords précédents de l’ONU selon lesquels l’avortement n’est pas un droit, engageant les nations à aider les femmes à éviter l’avortement, et les empêchant de le promouvoir comme méthode de planification des naissances.

    Les États-Unis ont déclaré “qu’ils n’encouragent pas l’avortement comme aide sanitaire en matière de procréation” et ont souligné que “les USA sont le plus important pourvoyeur bilatéral en matière d’aide sanitaire pour la mère, le nouveau-né et l’enfant ainsi que pour le planning familial.” C’était une réponse aux critiques du Programme de Mexico City, récemment restauré, qui coupe les subventions aux groupes qui favorisent ou réalisent des avortements.

    Cet accord a porté un coup particulièrement dur aux pays Nordiques et Européens qui encouragent une “éducation sexuelle globale” qui enseigne aux moins de 4 ans une “masturbation infantile précoce”, les doits LGBT, et la prostitution légale.

    Une ultime tentative par l’Union Européenne pour enlever les restrictions au terme “santé sexuelle et procréative” a échoué.

    L’Espagne a exprimé au nom de l’Union Européenne la déception et la frustration de certains pays membres.

    Alors que la plupart des délégués dans la salle, y compris le libéral Président de session brésilien et la présidente de ONU-Femmes, ont copieusement rendu hommage à l’animatrice égyptienne de ces négociations ardues et controversées pour sa conduite du processus dans son entier, l’Union Européenne a critiqué l’accord en disant qu’il ne contenait que des “parcelles” d’engagement constructif, et qu’il n’était qu’une “interprétation” fort éloignée des négociations qui se sont poursuivies sur des semaines.

    “Nous regrettons que le lien entre émancipation économique et santé et droits sexuels et procréatifs n’ait pas pu être renforcé en prenant mieux en compte les composantes des droits de l’homme”, a déclaré le délégué espagnol.

    La délégation européenne a également déploré que l’accord mentionne la primauté de “l’espace politique des nations” prétendant que cela “limitait les ambitions de la commission”, même s’il s’agissait d’une formulation courante dans les accords de l’ONU.

    Et, elle déclara qu’ils étaient “troublés par un langage qui renforçait les rôles stéréotypés des femmes et des filles,” en référence à un appel pour la reconnaissance du rôle des mères au foyer.

    Le Canada, la Nouvelle-Zélande, et plusieurs pays d’Amérique Latine ont été déçus, mais la France seule a fait écho à la véhémence et la frustration du délégué espagnol, en se référant plusieurs fois aux “droits en matière de sexualité et de reproduction comme condition préalable à l’émancipation économique.”

    Le délégué du Saint-Siège a directement contredit cette déclaration selon les réserves habituelles du Saint-Siège, en déclarant que “les droits en matière de reproduction n’étaient pas une condition préalable à l’émancipation économique.”

    La Pologne a également indiqué qu’elle souhaitait avoir un rôle de chef de file au sein de l’Union Européenne pour s’opposer aux programmes sociaux progressistes, déclarant que la formule “droits en matière de sexualité et de reproduction n’avait pas de définition reconnue au niveau international.”

  • Stéphane Mercier sanctionné par l'Université prétendument catholique de Louvain

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    L'Université prétendument catholique de Louvain a décidé de sanctionner Stéphane Mercier. Il nous revient en réalité qu'il a bel et bien été licencié. Voici ce qu'en dit le site du Soir (C. Bq.) :

    Plaidoyer anti-avortement: Stéphane Mercier sanctionné par l’UCL

    La nature de la sanction disciplinaire n’est pas connue.

    La sentence est tombée vendredi soir. L’UCL a décidé de sanctionner Stéphane Mercier, le chargé de cours invité en philosophie auteur du plaidoyer anti-avortement qui avait provoqué un tollé il y a maintenant une dizaine de jours.

    La nature de la sanction disciplinaire n’a pas été rendue publique: « Cette procédure relève de la relation contractuelle entre un employeur et son employé », explique l’UCL dans un communiqué.

    Une procédure disciplinaire ouverte

    Une procédure disciplinaire avait été ouverte contre le chargé de cours invité en philosophie, suite aux propos qu’il avait tenus sur l’avortement dans le cadre de ses cours de bacheliers. Il avait notamment qualifié l’avortement de «meurtre», «plus grave que le viol».

    L’UCL s’était alors immédiatement démarquée de ces propos, rappelant «son profond attachement au rôle de l’université comme animatrice de débats et d’échanges, y compris sur des questions controversées».

    Il y a une semaine, l’université avait décidé de suspendre «les activités d’enseignement» de Stéphane Mercier, «la sérénité requise pour dispenser ses enseignements dans de bonnes conditions n’étant plus assurée».

    L’instruction de son dossier a donc été clôturée ce vendredi avec la proposition d’une sanction disciplinaire dont l’intéressé «a été immédiatement informé». «Des recours sont autorisés par la procédure et les enseignements de M.Mercier restent suspendus jusqu’à la décision finale», a indiqué l’université.

  • Défendons la liberté et le droit des professeurs à être contre l’avortement; signons la pétition

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    5.578 personnes ont signé. Aidez-nous à augmenter ce nombre 10.000 signatures.

    Le 26 mars, Stéphane Mercier a donné un speech à la Marche pour la Vie à Bruxelles. Et il a dit ceci : « Il est de ma tâche en tant que philosophe de méditer librement sur le sens et la dignité de la vie. Une université catholique devrait également, selon moi, défendre la dignité de la vie. »

    L’Université Catholique de Louvain  a signalé à Monsieur Stéphane Mercier que ses cours étaient suspendus et qu’une procédure disciplinaire avait été introduite contre lui. Un jour noir pour la liberté académique en Belgique.


    Stéphane Mercier, chargé de cours invité auprès de l’institut de philosophie, s’est exprimé contre l’avortement. Dans un texte de 15 pages, sous le titre « La philosophie pour la vie », il qualifie l’avortement de meurtre : « La vérité est que l’avortement est le meurtre d’une personne innocente. Et c’est même un meurtre particulièrement abject, parce que l’innocent en question est sans défense. »

    Par voie de communiqué, l’Université Catholique de Louvain a affirmé que les opinions de Monsieur Mercier étaient contraires aux valeurs de l’université (qui est pourtant une université catholique).

    L’université estime inacceptable que ces opinions soient exprimées dans le cadre des cours puisque le droit à l’avortement est établi dans la loi belge, selon l’université.

    C’est pourquoi le professeur Mercier a été convoqué par les autorités de l’université pour répondre de son texte et de son usage éventuel dans ses cours. Une procédure disciplinaire est lancée à son encontre. C’est en contradiction flagrante avec la liberté académique, la liberté d’expression, la liberté de conscience et la liberté d’enseignement. Une université, surtout si elle est catholique, doit permettre à ses professeurs et chargés de cours  de prendre position contre l’avortement dans le cadre d’une argumentation.

    Que reste-t-il du débat académique si, concernant chaque question morale, seul un avis peut être exprimé ?

    Au lieu de réagir avec des arguments dans le débat en question, l’Université Catholique de Louvain menace de faire taire ce chargé de cours qui a laissé parler sa conscience dans son travail. Cela dépasse les bornes. 

    Il est absurde que des enseignants catholiques ne puissent pas respecter le Magistère au sein même d’une université catholique.

    Cette pétition est adressée au recteur de l’Université, Monsieur Vincent Blondel.

    Demande de respect de la liberté académique

    Nous avons appris qu’un chargé de cours de votre université, Stéphane Mercier, s’est exprimé contre l’avortement dans un article. Il l’a fait dans le cadre d’un débat académique à propos de ce sujet, avec les arguments pour et contre. Nous sommes choqué d’un chargé de cours soit convoqué pour cela et que l’Université Catholique de Louvain déclare officiellement que son opinion est contraire aux valeurs de l’université. Votre université porte le nom « catholique », mais un enseignant catholique ne peut pas y transmettre les points de vue catholiques concernant l’avortement ?

    C’est non seulement indigne du nom « catholique, mais également de celui d’ « université ». A l’université, les différentes opinions doivent toujours pouvoir être confrontées les unes aux autres, dans le cadre du débat académique.

    Il est inadmissible que des contributions fondées soient exclues par avance du débat, parce que la conclusion ne plait un certain groupe de personnes.

    Pour ces motifs, nous vous demandons de réagir et de restaurer la liberté académique dans votre université.

    Bien respectueusement,

    Salutations,
    [Votre Nom]
  • Le Parlement européen met clairement à mal la clause de conscience du personnel soignant

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    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Le Parlement Européen désavoue l’objection de conscience des professionnels de la santé.

    Le rapport Ernest Urtasun sur « L’égalité entre les femmes et les hommes dans l’Union européenne » a été adopté mardi 14 mars 2017 par le Parlement Européen malgré un paragraphe 47 comportant une entrave évidente à l’objection de conscience.

    En appelant « les Etats membres à faire en sorte que les clauses d’objection de conscience n’empêchent pas les patients d’accéder à des soins médicaux licites », y compris la contraception et l’avortement mentionnés dans les paragraphes 46 et 48, le Parlement met clairement à mal la clause de conscience du personnel soignant et sa liberté de l’invoquer.

    Cette précision vise à contrer les « difficultés d’accès aux services de santé sexuelle et génésique » que semble causer le recours croissant au droit fondamental qu’est l’objection de conscience. De plus, en qualifiant le recours aux clauses d’objection de conscience d’« excessif », on sous-entend qu’il y aurait des limites dans l’application même de cette liberté.

    A ce stade, ce rapport n’a aucune valeur contraignante dans l’Union Européenne. Toutefois, la vigilance est de mise, surtout si le Parlement et la Commission décidaient de produire un rapport législatif qui pourrait alors déboucher sur un acte législatif contraignant.

    En Belgique : Brochure "Clauses de conscience au profit des professionnels de la santé"

    Pour nous demander la Brochure cliquer ICI

  • Avortement et miséricorde de l'Eglise

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    Du Père Simon Noël osb, sur son blog :

    On reparle à nouveau de la position de l'Eglise face au douloureux problème de l'avortement. En Belgique ces derniers jours, avec l'étrange position adoptée par les autorités de l'université catholique (?) de Louvain, la question refait surface. Aussi je vous propose les réflexions d'un prêtre de la base, qui entend rester fidèle à l'enseignement de Jésus et de son Eglise, et qui dans son ministère pastoral a été amené plusieurs fois à rencontrer des femmes qui ont pratiqué l'interruption volontaire de grossesse.

    On nous dit qu'à une Eglise du passé, marquée par la rigidité et le dogmatisme, doit succéder enfin une Eglise tolérante et pratiquant la miséricorde. Il y a en cela une grave erreur de perspective, qui consiste à mal situer ce qu'est la miséricorde dans la vue chrétienne des choses. 

    L'enseignement de l'Eglise maintient les deux bouts de la corde: vérité et justice, d'une part, miséricorde et compréhension, d'autre part.

    Qu'est-ce que l'avortement pour l'Eglise? Pour le concile Vatican II, l'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables! L'encyclique Evangelium Vitae de saint Jean-Paul II enseigne que l'avortement est le meurtre délibéré d'un être innocent! Ainsi le souverain pontife, dans son magistère, a tranché une question soulevée depuis un certain temps, dans le sens que l'avortement est une violation réelle du cinquième commandement. Il s'agit bel et bien d'un meurtre. Enfin, est-ce une coïncidence?, le pape François, le 27 mars dernier, au moment où la Belgique s'agitait autour de l'affaire Mercier, a écrit sur son compte twitter: Protéger le trésor sacré de toute vie humaine, de sa conception jusqu'à la fin, est la meilleure voie pour prévenir toute forme de violence.

    Adopter une attitude molle et libérale dans ce domaine n'est pas une attitude de miséricorde. Car il faut toujours tout faire pour dissuader une femme d'interrompre sa grossesse. Il suffit pour s'en convaincre de voir les blessures psychiques qu'une femme porte tout le reste de sa vie, lorsqu'elle a commis cette faute. Ayant détruit la vie en elle, un esprit de mort va s'installer dans son âme, et un malaise dépressif chronique et récurent risque de la torturer tout le reste de son existence. Dans tout avortement, il y a deux victimes: l'enfant et la mère.

     Heureusement des prêtres peuvent leur venir en aide, par des prières de délivrance et de guérison. Là entre en jeu la miséricorde. En effet Dieu aime le pécheur tel qu'il est et par le repentir et la confiance en la miséricorde, accompagnée d'une vraie vie de prière et de conversion, empreinte d'une totale confiance en Dieu, un véritable processus de guérison intérieure et de résurrection spirituelle est possible. De nombreux témoignages le confirment. Puisse toute femme qui a fauté trouver le guide spirituel qui l'accompagnera sur ce chemin de reconstruction, qui pourra même se terminer par cette louange de l'Exultet: heureuse la faute qui nous a valu une telle rédemption. Dieu dans sa miséricorde va jusqu'à transformer nos fautes du passé en bénédiction pour l'avenir.

    La miséricorde de l'Eglise, réclamée à cors et à cris par certains, c'est là qu'elle se situe et elle est inséparable d'un discours ferme et courageux sur les principes moraux intangibles de la morale catholique. »

     Ref. Avortement et miséricorde de l'Eglise 

    Sous peine de s’effondrer dans l’anarchie, toute société distingue l’objectivité des codes qui la structurent de la question de l’imputabilité de la faute commise par ceux qui les transgressent. L’Eglise n’échappe pas à la règle: l’objectivité du prescrit légal est une chose, la responsabilité du délinquant une autre. Les causes d’excuse et de justification, les circonstances atténuantes ou absolutoires peuvent, selon le cas, suspendre en tout ou partie l’effet de la loi, sans l’annuler. A fortiori si cette loi prend sa source dans les commandements de Dieu. La miséricorde du Seigneur qui nous juge n’annule pas ceux-ci, pas plus qu’elle ne justifie la soumission de la loi divine au relativisme des lois humaines.

    JPSC.

  • Autour de l’avortement, c’est la liberté d’expression qui est menacée

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    Du bulletin de l'Institut Européen de Bioéthique :

    Belgique : autour de l’avortement, c’est la liberté d’expression qui est menacée

    A l’heure où plusieurs lobbies ont entamé récemment une campagne visant à sortir l’avortement du code pénal, la conjonction de deux événements, à savoir un cours de philosophie dispensé à l’Université Catholique de Louvain par le professeur Stéphane Mercier - où ce dernier déployait un argumentaire qualifiant l’avortement de meurtre - et une interview radio de la porte-parole de la Marche pour la Vie, Constance du Bus, a permis de faire surgir, au-delà du débat souvent brimé sur l’avortement, celui relatif à la liberté d’expression.

    Dans le cas Mercier, l’on constate une atteinte à la liberté académique et une remise en cause de la faculté d’un enseignant à ouvrir une réflexion philosophique chez ses étudiants. Plusieurs professeurs, dont Jean Bricmont et Michel Ghins de l’UCL, ont exprimé leurs craintes par rapport à cette liberté académique menacée. En effet, l’UCL a décidé de suspendre les des cours de philosophie assurés par Stéphane Mercier et a entamé une procédure disciplinaire à son encontre.

    Ce premier événement a sans doute contribué au succès de la Marche pour la Vie, au cours de laquelle plus de 2.000 personnes ont défilé en silence ce dimanche 26 mars 2017.

    De son côté, Constance du Bus a évoqué la légalité du recours à l’avortement au-delà de la 12ème semaine de grossesse et même jusqu’au terme, puisqu’aucune limite n’est précisée pour les avortements dits thérapeutiques. Effectivement, le texte dépénalisant l’IVG stipule qu’au-delà du délai de douze semaines : « l’interruption volontaire de grossesse ne pourra être pratiquée que lorsque la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme ou lorsqu’il est certain que l’enfant à naître sera atteint d’une affection d’une particulière gravité et reconnue comme incurable au moment du diagnostic ».

    Provoquant des réactions virulentes, mademoiselle du Bus a dénoncé des motifs d’avortement tardif pouvant paraître abusifs tels que la surdité et la polydactylie. Bien que ces malformations soient handicapantes, constituent-elles une raison suffisante pour mettre fin à la vie de l’enfant à naître ? Or ces motifs sont explicitement évoqués dans des rapports officiels de la commission avortement mentionnant la surdité congénitale (2007, p.42) et la polydactylie (2011, p.50) parmi les motifs d’avortement tardif déclarés.

    Alors que d’aucuns s’efforcent d’étouffer toute voix discordante sur la question de l’avortement, et où un débat serein semble bien difficile, n’est-il pas temps de se poser des questions sur l’évolution de sa pratique, sur les mesures qui pourraient être mises en place pour le prévenir et sur ses conséquences ?

    Flash Expert : Faut-il sortir l’avortement du Code Pénal ?

    Le commentaire d'un visiteur de belgicatho :

    "Autour de "l'affaire Mercier", il est évident que, et le rectorat de l'UCL et les évêques francophones de Belgique sont passés à côté des questions centrales. Sur le fond: celle du statut de l'embryon humain. Car c'est de cette question que tout le reste découle... Ce n'est pas d'abord l'avortement qui est en question mais bien le statut de cet être en sa condition initiale. Ensuite, celle qui est soulignée ici: la liberté d'expression et même de pensée. Puisque le professeur a ensuite été attaqué sur le registre de l'homophobie etc, je me contente de citer M. Nabati, psychanalyste juif: "Qualifier ceux que le mariage homosexuel interpelle et inquiète d’homophobes, d’intégristes, de réactionnaires, de rétrogrades, de conservateurs, voire même de « fâchos », prouve, tout en ne démontrant rien, la pauvreté ainsi que la fragilité de l’argumentaire des homosexuels pour soutenir leur revendication. Au lieu de répondre sereinement à nombre de questions sérieuses, ces jugements insultants sont destinés, en réalité, à disqualifier et à écarter, dans un climat émotionnel et agressif, aussi bien les interrogations que ceux qui les formulent". Dans une déclaration fade et insipide, aussi terne que leur épiscopat, nos évêques ont d'entrée de jeu signifié qu'ils étaient prêts à sacrifier cette liberté d'expression et de pensée en déclarant "faire confiance" à une institution qui venait déjà de suspendre un homme précisément parce qu'il a osé une parole discordante..."

  • Le "rapport sur la liberté religieuse dans le monde" publié tous les deux ans par l'Aide à l'Eglise en Détresse est disponible

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    L’Aide à l'Église en Détresse publie tous les deux ans le « Rapport sur la liberté religieuse dans le monde ». Le rapport 2016 est disponible en intégralité sur http://religious-freedom-report.org/fr/home-fr/.

    Au Pakistan, la liberté de culte des minorités religieuses a été réduite, avec notamment de sérieux obstacles à la conversion et des lois ‘anti-blasphème’ infligeant des peines plus lourdes pour le blasphème.
    La violence persistante au Soudan du Sud est de nature ethnique et politique, plus que religieuse. Les responsables religieux paient cependant un lourd tribut, les missions, églises, couvents et autres lieux de culte étant souvent pris pour cible.
    L’archevêque Joseph Coutts de Karachi (Pakistan) et l’évêque Eduardo Hiiboro Kussala de Tombura-Yambio (Soudan du Sud) viendront vous parler de la situation de l’Église dans leur pays.

    Venez les écouter lors de ces journées de rencontre de l'Aide à l'Église en Détresse Belgique/Luxembourg du 24 Avril au 30 Avril 2017. Inscrivez-vous à l’aide du bulletin d'inscription ci-joint ou via info@egliseendetresse.be.

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