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Témoignages - Page 5

  • 7 clés pour lire Soljénitsyne

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    Du site Herodote.net :

    Soljénitsyne (1918 - 2008)

    7 clés pour lire son œuvre

    Publié ou mis à jour le : 2018-10-08 19:22:48

    Avec ses yeux rusés et son sourire formidable, sa stature de géant et sa pugnacité, Soljénitsyne (1918-2008) a surgi des profondeurs de l’U.R.S.S. pour apporter au monde une grande bouffée d’air pur.

    Alexandre Soljénitsyne en 1994, Letras Libres magazine, DR.

    Ce fils de la révolution était un communiste romantique avant d’expérimenter dans sa chair l’arrestation arbitraire et la dure réalité des camps (1945-1953). C’est là qu’il conquiert sa liberté intérieure, ouvrant les yeux sur l’envers du système.

    En 1962, il publie Une journée d’Ivan Denissovitchmais se voit bientôt contraint de poursuivre son travail de façon clandestine. Livre après livre, l’écrivain génial déploie une écriture novatrice et une critique de plus en plus radicale du régime, jusqu’à L’Archipel du Goulag en 1973.

    Sûr de sa mission, il sait que la force du verbe peut ébranler des empires et réveiller des consciences endormies. L’art ne ment pas. Par-delà les mots, il dévoile des réalités spirituelles, la dignité de l’homme et la primauté de Dieu.

    Au terme d’un éprouvant duel avec les autorités soviétiques, Alexandre Issaïevitch est expulsé en 1974. Il s’exile en Suisse puis aux États-Unis où il se consacre à la rédaction de La Roue rouge qui sonde les origines du drame russe. Très critique envers l’Occident qu’il juge lâche et matérialiste, Soljénitsyne n’a pas peur de porter une parole de contradiction, sans compromission avec la vérité. Une œuvre savoureuse, subtile et stimulante qui jaillit des entrailles mêmes de la vie.

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  • Qu'est-ce que le "secret pontifical" ?

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    confidential shutterstock_1176500848.jpgDans le cadre de l’affaire MacCarrrick, le cardinal Ouellet a évoqué le secret pontifical pour s'abstenir de divulguer publiquement certains faits graves. Qu'est donc ce secret pontifical ? Un lecteur du site web « Le Forum Catholique » traduit la réponse à cette question publiée par le « The Catholic World Report » :

    « Traduction :

    Suite aux allégations de l'archevêque Carlo Maria Viganò sur l'affaire de l'archevêque Theodore McCarrick, de nombreuses personnes ont réclamé la publication des archives officielles du Vatican concernant l'ancien cardinal. Bien que cela puisse sembler le moyen le plus simple d’évaluer la véracité des affirmations de Viganò, de nombreux documents en question pourraient être protégés par le «secret pontifical». Mais qu’est-ce que c’est?

    Le secret pontifical, également appelé parfois secret du pape, est une règle de confidentialité protégeant les informations sensibles relatives à la gouvernance de l'Église universelle. Il est similaire au statut «classifié» ou «confidentiel» commun aux sociétés ou aux gouvernements civils.

    Alors que l'utilisation du mot anglais «secret» en relation avec les documents et processus de l'Église est souvent invoquée de manière dramatique, le terme est en réalité emprunté au mot latin «secreto», qui signifie simplement «confidentiel».

    Selon le «Secreta continere», instruction canonique émise par le Secrétariat d’État en 1974, les personnes liées par le secret pontifical prêtent serment au début de leur service dans la Curie ou dans le corps diplomatique, en promettant «en aucune manière, sous n'importe quel prétexte, soit de plus grand bien, soit de raison très urgente et très grave ", de briser le secret.

    Les matériaux couverts par le secret pontifical comprennent les communications diplomatiques établies entre les nonciatures à travers le monde, mais s’appliquent également à divers autres sujets. Ceux-ci comprennent des dossiers privés et des recommandations sur les prêtres et les évêques dont la promotion est envisagée. De manière controversée, le secret couvre également les processus pénaux relatifs aux crimes majeurs traités par la Congrégation pour la doctrine de la foi, y compris les affaires de violences sexuelles sur mineurs.

    Les raisons pour lesquelles le secret est appliqué à différents matériaux dépendent des circonstances. Les communications privées entre ce qui sont en réalité des ambassades papales et le secrétariat d’État du Vatican sont protégées de la même manière par la confidentialité, et pour les mêmes raisons, les autres correspondances diplomatiques sont classées. Les dossiers relatifs aux évêques ou aux futurs évêques sont traités de la même manière que les questions confidentielles relatives au personnel sont traitées dans des entreprises ou d’autres institutions.

    Dans les affaires judiciaires, le secret est censé protéger la vie privée des victimes, la réputation de l'accusé (du moins jusqu'à ce qu'elles soient déclarées coupables) et même la confidentialité des accusateurs, qui pourraient être sous l'autorité d'une personne sous enquête.

    En ce qui concerne le cas de l'archevêque McCarrick, les dossiers du Vatican pourraient contenir des documents couvrant toutes ces catégories. Outre les procédures pénales possibles et les circonstances entourant ses diverses promotions - y compris ce qui était connu de son comportement à différents moments -, les enregistrements pourraient également concerner tout travail entrepris par McCarrick en tant qu'envoyé pontifical dans différents endroits, notamment en Chine.

    Comme son nom l'indique «secret pontifical», seul le pape - ou une personne qu'il habilite - peut le dispenser. Ceux qui espèrent que les autorités curiales agissent de leur propre initiative, même pour le bien supposé de l'Église, risquent d'être déçus. S'ils le faisaient, ils pourraient se voir imposer des mesures disciplinaires au même titre que n'importe quel responsable gouvernemental s'ils devaient divulguer des documents classifiés sans autorisation.

    La gravité de toute violation du secret par les officiers de la magistrature dans l’affaire McCarrick dépendrait de la nature des documents divulgués.

    Fr. Pablo Gefaell Chamochín, avocat canonique et professeur à l'Université pontificale de la Sainte-Croix de Rome, a déclaré à l'AIIC que si une personne est jugée avoir agi en violation du secret pontifical, elle peut être punie.

    Se référant aux instructions du Secrétariat d’État, Gefaell a déclaré: "Si la violation du secret pontifical devient connue, le dicastère compétent pourra infliger une pénalité proportionnelle à l'acte répréhensible et aux dommages qu'elle cause."

    Le droit canonique n'établit pas de sanction spécifique pour une violation du secret. Gefaell a précisé que le choix de la sanction appropriée pour une violation donnée serait laissé à la discrétion de l'autorité compétente du Vatican.

    En ce qui concerne la publication éventuelle de documents relatifs à l'archevêque McCarrick, potentiellement conservés soit à la nonciature apostolique de Washington, soit à la Congrégation pour des évêques à Rome, seul le pape François peut ordonner leur déclassification effective. »

    Ref. Qu'est donc ce secret pontifical ?

    Faut-il le préciser, le secret pontifical ne peut évidemment jamais avoir pour objet de dissimuler des infractions pénales ou des actes que la morale catholique réprouve et -faut-il l’ajouter- le droit canonique est interne à l’Eglise : il n’aucune force contraignante sur les dispositions impératives de la  législation de l’Etat.  

    JPSC

  • La foi ardente de Montserrat Caballé

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    De Caroline Becker sur le site Aleteia.org :

    Quand Montserrat Caballé éblouissait Benoît XVI en chantant le Notre Père

    La légendaire diva espagnole, Montserrat Caballé, est décédée le 6 octobre dernier à l'âge de 85 ans.

    La chanteuse lyrique Montserrat Caballé, icône du bel canto espagnol, vient de disparaître à l’âge de 85 ans. La « Superba », comme elle était surnommée en raison de son incomparable technique vocale, était célèbre pour ses grands rôles à l’opéra. Mais au cours de sa longue carrière, elle a aussi interprété des grandes œuvres de la musique sacrée.

    Parmi ses plus belles interprétations, celle qu’elle a donné en 2006 en l’honneur du pape Benoît XVI a marqué les esprits. À l’occasion de la Rencontre mondiale des familles à Valence (Espagne), la chanteuse a interprété devant le souverain pontife le Notre Père composé par José Maria Cano. Un moment inoubliable qui a ému le pape Benoît XVI, grand amateur de musique et pianiste de talent.

    La chanteuse était connue pour sa foi profonde et son amour pour la Vierge Marie, qu’elle n’hésitait pas à exprimer publiquement, comme en témoigne sa superbe interprétation de l’Ave Maria. « Chanter La Vierge ou Marie-Madeleine de Jules Massenet… c’est comme si vous ressentiez la douleur profonde de la Mère de Dieu », déclarait-elle.

     
     
  • Ce qui est vrai au Kivu l’est peut-être aussi en France…comme en Belgique et ailleurs !

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    De Michel Janva sur le site du « Salon Beige »:

    "Le nouvel album en bande dessinée de Jean Van Hamme, Kivu, dessiné par Christophe Simon, met en scène le médecin congolais Denis Mukwege, qui vient de recevoir le Prix Nobel de la paix, (conjointement à la yézidie Nadia Murad).

    Cet album raconte à la manière d’un thriller comment un jeune ingénieur belge découvre ce qui se déroule actuellement au Kivu, une région de l’est de la République démocratique du Congo ravagée par les guerres, les massacres et les épidémies depuis de longues années. L’intrigue met en scène un ingénieur parti au Rwanda pour surveiller la négociation d’un important contrat concernant le coltan, un minerai précieux devenu un véritable trésor pour l’industrie high-tech. Sur place, le jeune homme découvre le règne du cynisme et de la corruption. Surtout, il croise la route de Violette, une enfant congolaise violée et traquée par un puissant chef rebelle… Pris au piège, l’ingénieur décide de faire ce que sa conscience lui dicte. Ce qui l’amène bientôt à se réfugier dans la clinique du Dr Mukwege, à Panzi, un lieu protégé où travaille également le docteur Guy-Bernard Cadière.

    BD Van Hamme 51hjj-irm8l-_sx375_bo1204203200_-1050x600.jpg

    Voici un extrait de cette BD :

    BD Van Hamme img_1989-1024x529.jpg

    La destruction de la famille ne s’opère pas qu’au Kivu, hélas."

    Ref. Ce qui est vrai au Kivu l’est peut-être aussi en France

    Jean Van Hamme, né le 16 janvier 1939 à Bruxelles, est un romancier et scénariste belge de bande dessinée et de téléfilms.Il est surtout connu pour avoir créé et scénarisé les aventures de trois personnages de la bande dessinée belge, Thorgal (1977), XIII (1984) et Largo Winch (1990). Avec Christophe Simon au dessin, « Kivu » qui paraît aux éditions du Lombard est l’un des albums-choc de la rentrée, cet automne.

    JPSC

  • Müller invite le pape François à se réconcilier avec Viganò

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    Lu sur le site  riposte catholique (07/10/17)

    gerhard-mueller.jpg« Dans un entretien exclusif accordé à la chaîne de télévision catholique EWTN, le cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, répond au journaliste Raymond Arroyo sur le plateau de l’émission The World Over du 4 octobre dernier. Voici les points saillants de ses déclarations.

    Le cardinal invite le pape « à chercher une réconciliation » avec l’archevêque Viganò. Il demande aussi au pape de « donner des réponses » aux « accusations et questions » de l’ancien nonce aux États-Unis car « le peuple de Dieu a le droit de savoir ce qui s’est passé ». Le cardinal ajoute que le pape doit s’efforcer de surmonter les divisions entre catholiques et assumer sa fonction « de symbole de l’unité de l’Église. Nous devons surmonter, avec l’aide du Saint-Père, la division de l’Église entre les conservateurs et ceux qu’on nomme les progressistes. Nous sommes une seule Église unie dans la foi et non par une idéologie qu’elle soit conservatrice ou progressiste ».

    Le cardinal aborde ensuite la crise des abus sexuels du clergé en notant que l’Église « ne pourra jamais changer son enseignement : toute infraction au sixième commandement constitue un péché mortel ». Interrogé par Arroyo sur ce qui est dominant dans cette crise, le cardinal répond : « Nous pouvons dire que 80 % ou plus des victimes étaient des jeunes – mais pas des jeunes filles. C’étaient des garçons à partir de 14 ans et au-delà. C’était plus des agressions homosexuelles que des agressions pédophiles […] Les victimes ne sont pas – dans leur grande majorité – des enfants, mais des adolescents et au-delà ».

    Interrogé par Arroyo sur l’affirmation que la crise des abus sexuels a pour cause le « cléricalisme », le cardinal répond : « Non. La cause des abus sexuels est toujours le non respect du sixième commandement ».

    En passant, le cardinal confirme que le pape est bien intervenu personnellement auprès de lui pour que la Congrégation pour la doctrine de la foi cesse d’enquêter sur les allégations portées contre le cardinal anglais Cormac Murphy-O’Connor (décédé le 1er septembre 2017), qui, bien que non électeur, fut un très actif agent pour l’élection du cardinal Bergoglio en 2013. « Il n’est pas bon, déclare le cardinal, que le pape prenne ce droit pour arrêter une enquête nécessaire ».

    Enfin, le cardinal fait une remarque sur l’actuel synode en cours à Rome : « Le synode des évêques n’est pas un concile œcuménique – il n’a pas d’autorité magistérielle. Le pape ne peut pas changer la constitution fondamentale de l’Église ».

    Ref. Müller invite le pape François à se réconcilier avec Viganò

    La récente « lettre ouverte » du Préfet de la Congrégation romaine des évêques à Mgr Viganó  (lue sur le forum catholique) donne peut-être, en primeur, le ton général de la réplique annoncée par le Saint-Siège pour « recadrer » l’interprétation des faits qu’invoque le prélat dans son réquisitoire.    

    JPSC

  • Le docteur Denis Mukwege reçoit le prix Nobel de la paix

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    Mukwege 648x360_docteur-denis-mukwege-femmes-panzi.jpgAvec une confiance inébranlable en Dieu, ce médecin congolais soigne des milliers de femmes rescapées de viols et témoigne dans le monde. Il a été nommé Prix Nobel de la Paix 2018 ce vendredi 5 octobre (prix partagé avec Nadia Murad, une ancienne victime du groupe Etat islamique). Le gouvernement congolais a "félicité"  Denis Mukwege, « malgré les "désaccords" avec cette figure de la société civile congolaise aux messages radicaux contre le régime du président Joseph Kabila (Belga) ». 

    Lu sur le site du magazine «Famille chrétienne »,  sous la signature de Pierre Jova :

    « L’homme qui répare les femmes ». Ce titre singulier, le Dr Denis Mukwege le doit à son engagement. Gynécologue, il soigne les victimes de viols de guerre dans la région des Grands Lacs, à l’est de la République démocratique du Congo. Habitué des unes du Monde et de Time Magazine, il a reçu le prix Sakharov du Parlement européen, en 2014. Des honneurs qui, souvent, omettent de mentionner sa foi chrétienne. Elle est pourtant palpable.

    Dans le salon de l’hôtel parisien où nous le rencontrons, le médecin congolais a posé sur sa table une Bible. Il est de passage en France pour présenter l’ouvrage de Nicolas Fouquet Ils ont aimé leur prochain (Blf éditions), série de portraits de philanthropes chrétiens, dont il a rédigé la préface. La voix posée, le Dr Mukwege, qui a échappé à six tentatives d’assassinat, ouvre son cœur. Les yeux plantés dans les nôtres.

    « Je n’avais jamais planifié ma vie. C’est un accident de parcours.  J’avais fait des études pour soigner la mortalité infantile », raconte celui qui, dans sa jeunesse, visitait les enfants malades avec son père, pasteur pentecôtiste. Après des études à l’université d’Angers, il retourne dans son pays natal pour ouvrir un hôpital à Bukavu, à la frontière avec le Rwanda. La guerre civile qui s’ouvre en 1998 lui apporte sa première patiente. « Cette femme, qui avait subi un viol, était très gravement blessée au niveau génital. Au bout de trois mois, une cinquantaine d’autres se sont présentées avec des séquelles identiques. »

    Depuis, le médecin et son équipe ont soigné près de cinquante mille femmes rescapées de ces viols commis avec une extrême brutalité par des soudards. « C’est une arme de guerre satanique, détruisant la femme et son entourage, s’attaquant à l’Église, dont la cellule de base est la famille », juge Denis Mukwege. Il blâme sévèrement la cupidité des grands groupes occidentaux, qui achètent les bandes armées de la région pour exploiter le coltan, un minerai utilisé pour les condensateurs d’ordinateur et de téléphone portable. « Si cette exploitation était réglementée, les milices ne se battraient plus sur le corps des femmes. »

    Épuisé de voir se succéder dans son hôpital, depuis vingt ans, « la mère, la fille et la petite-fille », il parcourt le monde pour alerter les décideurs internationaux. « Je suis citoyen, je dois participer à la gestion de la cité. L’indifférence a toujours tué, surtout les innocents. Je considère qu’on ne peut pas garder le silence, qui peut apparaître comme une complicité. »

    Battu par les flots de l’horreur, Denis Mukwege est un roc. Les femmes qu’il opère ne se révoltent-elles pas contre Dieu ? « Elles sont animées d’une force morale et spirituelle qui les poussent en avant. Je me sens si petit devant elles. » Lui-même, n’a-t-il jamais été tenté de reprocher au Seigneur ces atrocités ? « Mon Dieu est un Dieu de miséricorde, qui nous donne sa grâce, mais aussi le choix. Nous ne sommes pas ses esclaves. Celui qui ne voit pas dans l’autre l’image de Dieu, c’est son péché. Ce n’est pas de Dieu, mais de la perversion humaine que vient le péché. »

    Cette confiance inébranlable fait du lui un missionnaire dans l’Occident sécularisé. Il témoigne de sa foi auprès des dirigeants et milliardaires désireux de l’aider, comme Bill Gates. « Ils veulent être heureux en servant l’homme : ils comprennent que leur fortune ne peut pas les combler. Mais ils ont besoin de faire l’expérience qu’ils sont aimés de Dieu, et que c’est de Lui dont on tire la force d’aider son prochain ! » De l’aider, et, ce qui est plus difficile encore, la force de l’aimer.  »             

    Ref. Le docteur Denis Mukwege reçoit le prix Nobel de la paix

    Panzi bklv_p14.jpgL’hôpital du Dr Denis Mukwege à Bukavu est situé à Ibanda: la plus importante (résidence du gouverneur de la province du Sud-Kivu, anciens quartiers européens) -quoique la moins peuplée- des trois communes de la ville.  L’hôpital se trouve dans le quartier en expansion de Panzi  (où l’on a beaucoup construit, le long de la route vers Uvira via Nyangezi : photo). L'hôpital de Panzi a été fondé en 1999 par les pentecôtistes d’Afrique centrale. La population de la RDC est christianisée à 80-90% environ: 50% de catholiques et de 20 à 35% de protestants. Le reste se partage entre animistes et musulmans.

    JPSC

  • Ces prêtres internés et morts à Dachau entre 1938 et 1945

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    De Philippe Maxence sur le site de l'Homme Nouveau :

    Un livre à la gloire des prêtres déportés

    Un livre à la gloire des prêtres déportés

    Journaliste de grand talent, Guillaume Zeller est aussi un historien passionnant. Ce livre paru une première fois en 2015, puis en version de poche en octobre 2017, s’attache à une page peu connue de la déportation. Entre 1938 et 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes ont été déportés à Dachau. Au total, 1 034 d’entre eux y ont laissé leur vie.

    Pourquoi y revenir aujourd’hui ? Tout simplement, parce que nous sommes lassés que l’on ne parle plus des prêtres que sous l’aspect des scandales sexuels, englobant d’un même mouvement ceux qui hier comme aujourd’hui ont été fidèles à leur sacerdoce. Les prêtres qu’évoque Guillaume Zeller, justement, ont payé d’un prix fort, du prix extrême, leur amour du Christ et leur fidélité à Jésus prêtre.

    D’où venaient ces prêtres? De tous les territoires occupés par les nazis ! Parmi eux, deux évêques, Mgr Piquet et Mgr Kozal. Regroupés dans des « bloks » spécifiques, ces prêtres vivront une descente en enfer tout en maintenant allumée l’étincelle d’une vie spirituelle et religieuse, dans un univers où tout espoir, même humain, semble banni.

    Comme les autres déportés, ils sont confrontés aux coups, au travail permanent, à la faim et aux maladies. Certains sombrent par faiblesse. La grande majorité tient le coup. Fait incroyable, une chapelle leur est allouée alors que de son côté l’archevêque de Munich a érigé le camp en doyenné.

    Sans jamais tomber dans le voyeurisme rétrospectif, Guillaume Zeller raconte la survie de ces déportés, les moments d’horreur comme ceux où la joie parvient malgré tout à vaincre la haine au sein même de son empire. Il ne décrit pas l’existence de matricules, mais celle d’hommes de chair et d’os chez lesquels les droits de l’âme n’ont jamais abdiqué.

    Il va plus loin, pourtant. Il décrypte l’opposition fondamentale du nazisme envers le christianisme, s’interroge sur la sainteté dont il indique qu’elle n’est pas le seul apanage des grandes figures que furent Maximilien Kolbe ou Édith Stein. Il montre aussi les changements que cette expérience de déportation produira au sein du catholicisme : œcuménisme ou affirmation de la dignité de la personne, par exemple. Un passage du livre qui aurait mérité d’être mis en perspective avec les autres facteurs historiques qui ont joué dans les domaines abordés. Sa conclusion sur la déposition de Mgr Majdanski au procès d’un ancien SS est une belle ouverture sur le « mystère du pardon ». La vraie défaite du nazisme !

    La baraque des prêtres, Guillaume Zeller, Tallandier, 314 p., 9,50 €

     

  • Traditionalistes à la mode de Bretagne

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    Vu sur le site web « salon beige » :

     

    Plus de six cents fidèles assistèrent, dimanche dernier 30 septembre à Sainte-Anne-d’Auray, à la messe de clôture du premier « Pèlerinage pour la Bretagne ». Messe solennelle, dans une nef comble, célébrée au maître-autel de la basilique. Orgue et bombarde soutenaient les cantiques bretons chantés par une foule fervente. Des pèlerins de toute la Bretagne historique avaient marché durant deux jours pour honorer sainte Anne, patronne de leur pays et de leurs familles.

    Organisé par l’association Feiz e Breizh (Foi en Bretagne), ce pèlerinage novateur, ouvert à tous, se veut avant tout missionnaire. Il repose sur l’esprit de tradition et de chrétienté, dans un esprit d’attachement à la langue bretonne et d’enracinement. D’ores et déjà, Feiz e Breizh donne rendez-vous l’année prochaine – pour la seconde édition de ce pèlerinage – à tous les Bretons de cœur !

    www.feiz.bzh

     Ref. Succès du premier pèlerinage pour la Bretagne

    JPSC

     

  • Quand Charles Aznavour chantait la Vierge Marie

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    Sur le site web de « Famille chrétienne » :

    Le célèbre chanteur Charles Aznavour, d'origine arménienne, est décédé ce lundi 1er octobre à l'âge de 94 ans. On lui doit de nombreuses chansons dans un magnifique Ave Maria qu'il avait notamment chanté avec les Petits Chanteurs à la Croix de Bois.


    Ave Maria
    Ceux qui souffrent viennent à toi
    Toi qui as tant souffert
    Tu comprends leurs misères
    Et les partages
    Marie courage

    Ave Maria
    Ave Maria
    Ceux qui pleurent sont tes enfants
    Toi qui donnas le tien
    Pour laver les humains
    De leurs souillures
    Marie la pure

    Ave Maria
    Ave Maria
    Ceux qui doutent sont dans la nuit
    Maria
    Éclaire leur chemin
    Et prends-les par la main
    Ave Maria
    Ave Maria, Ave Maria
    Amen

    JPSC

     

  • Emission de rentrée pour « l’Esprit des Lettres » sur KTO

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    Jean-Marie Guénois évoque le pape Paul VI, canonisé en octobre, avec Michel Cool (auteur de Paul VI prophète. Dix gestes qui ont marqué l´histoire, Éditions Salvator). Un pape méconnu, controversé, prophétique par ses paroles et ses gestes. L´abbé Guillaume de Tanoüarn, présente sa méditation stimulante sur la fraternité : "Face aux enjeux de notre temps, nous semblons à bout de souffle : nous ne savons plus définir ce qui nous est commun et permettrait de relever les défis qui se présentent à nous. Désemparés, nous oublions la fraternité, notion évangélique qui nous permet de vivre ensemble. Pour raviver cette fraternité qui se dérobe à nos yeux, la seule solution est de refonder une foi commune, non pas confessionnelle, mais un élan de vie partagé qui nous porte et nous rassemble. » (Le Prix de la fraternité, Éditions Tallandier). Avec Bernadette Chovelon, l´émission mensuelle du livre de spiritualité accueille un couple étroitement uni sous le regard de Dieu et donné aux autres : le roi Baudouin de Belgique et son épouse Fabiola. De leur romanesque rencontre jusqu'à ce que la mort les sépare, leur itinéraire est aussi historique que spirituel et inspirant. (Aux Éditions Artège, par l´auteur de L´aventure du mariage chrétien).

    JPSC

  • Affaire McCarrick : tensions entre les dirigeants de l’USCCB et le Saint-Siège

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    Lu  sur le site web « Riposte catholique »

    daniel-dinardo.jpg« La commission administrative de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), la plus haute instance dirigeante de la Conférence épiscopale, a pris la décision de proposer au vote lors de la prochaine assemblée plénière d’automne des évêques qui se tiendra du 12 au 15 novembre à Baltimore (Maryland), qu’une enquête complète soit menée par une commission de laïcs qualifiés sur les agissements de Théodore McCarrick dans ses fonctions épiscopales. Il s’agirait donc de passer en revue les archives du diocèse de New York (New York) où l’ancien cardinal fut évêque auxiliaire de 1977 à 1981, du diocèse de Metuchen (New Jersey) où il fut évêque de 1981 à 1986, de l’archidiocèse de Newark (New Jersey) dont il fut archevêque de 1986 à 2000, puis enfin de l’archidiocèse de Washington D.C. dont il fut l’ordinaire de 2000 à 2006. Outre le fait qu’il faudra obtenir un consensus à Baltimore, l’autre problème, qui n’est pas mince, c’est que l’USCCB n’a aucune autorité canonique sur les évêques des diocèses précités, et, pour qu’un tel projet voie le jour, il faudra obtenir l’accord et la pleine coopération des ordinaires de ces diocèses… En outre, il ne semble pas du tout envisageable que cette commission, si l’assemblée en accepte la constitution, aie accès aux archives du Saint-Siège où le dossier sur McCarrick est volumineux selon l’archevêque Viganò…

    La commission administrative a imaginé ce pis aller, puisque la visite apostolique de tous les diocèses des États-Unis demandée au Saint-Siège par le cardinal DiNardo, président de l’USCCB, officiellement les 16 et 27 août et vraisemblablement réitérée lors de l’audience avec le pape François, le 13 septembre dernier, n’aura pas été acceptée. Le pape n’y est pas présentement disposé et a même suggéré à la délégation épiscopale que conduisait le cardinal DiNardo, de repousser la tenue de l’assemblée plénière d’automne et de la remplacer par une retraite spirituelle des évêques : ce que la direction de l’USCCB n’a pas accepté, estimant que le scandale des abus sexuel devait être traité de toute urgence.

    On sait désormais que la Secrétairerie d’État prépare un rapport sur le scandale McCarrick : l’annonce en a été faite le 10 septembre. Le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation des évêques, lui aurait déjà transmis tous les éléments d’archives en sa possession. La perspective que ce rapport soit rédigé par la Secrétairerie d’État, n’enchante pas unanimement aux États-Unis et ailleurs, évêques ou non. Certains craignent que la rédaction de ce rapport prenne du temps, qu’il soit abondamment censuré et qu’il ne réussisse pas à satisfaire l’exigence de l’opinion d’obtenir une explication honnête… Les évêques des États-Unis arriveront peut-être à en savoir plus sur les trente ans d’épiscopat de McCarrick et sur ceux qui l’ont couvert aux États-Unis, mais l’essentiel de ce qu’il faudrait savoir, et pas que sur McCarrick, est de l’autre côté de l’Atlantique. Et cela est une toute autre histoire… »

    Ref. Tensions entre les dirigeants de l’USCCB et le Saint-Siège

    JPSC

  • Mgr Michel Aupetit : « En libéralisant la PMA, nous créons des souffrances futures »

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    Interview de l’archevêque  de Paris par Antoine Pasquier et Samuel Pruvot  pour le magazine « Famille Chrétienne » :

    « EXCLUSIF - L’archevêque de Paris ne mâche pas ses mots après le dernier avis rendu par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE). L'ancien médecin juge que l’embryon n’est plus protégé par la loi qui cède à la volonté du plus fort.

    Quel regard portez-vous sur l’avis du CCNE qui recommande l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et la libéralisation de la recherche sur l’embryon ?

    Ces deux points se rejoignent. Ceux qui sont sans-voix demeurent sans-voix. La France refuse toujours de statuer sur l’embryon alors que d’autres pays l’ont déjà fait. L’embryon n’est pas protégé par la loi ; il n’a pas même droit à la parole. Une larve de scarabée doré est certainement mieux protégée aujourd’hui qu’un embryon humain ! Au lieu de protéger le plus faible, ce qui est sa mission normalement, le droit se met aujourd’hui au service de la volonté du plus fort. Nous avons tous été un embryon à un moment donné. Nous étions totalement dépendants de la volonté de nos parents. Mais une chose est de dépendre de nos parents, qui nous ont accueillis avec amour, et une autre d’être à la merci d’une volonté coercitive.

    En quoi cette logique de domination est-elle présente dans la PMA ?

    De quel droit les parents font-ils peser sur leurs enfants leur désir ? Demain, ils voudront choisir aussi leur morphologie !? En libéralisant la PMA, nous sommes en train de créer des souffrances futures. J’ai constaté que les jeunes chrétiens de cette génération sont plus sérieux et plus pieux que ceux de la génération précédente. Quand on les écoute en confession, on perçoit qu’ils portent en eux les déchirures de cette société « liquide » dont parlent les sociologues. Une société dont les relations ne sont ni stables ni fiables.

    En demandant aux médecins de répondre à des demandes sociétales, ne modifie-t-on pas leur rôle ?

    On veut transformer les médecins en prestataires de services. Autrefois, le médecin et son patient entretenaient une vraie relation, avec la possibilité pour le premier de refuser de soigner (sauf urgence) et pour le second de changer de médecin. Aujourd’hui, la relation a disparu. Seul demeure un désir individuel auquel le médecin doit se soumettre.

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    L’ordre des médecins se dit pourtant favorable à la PMA pour les femmes…

    Autrefois, l’ordre des médecins défendait une certaine forme de déontologie. Le mot « déontologie » vient du grec deontos, ce qui doit être. Le serment d’Hippocrate était ordonné au bien du malade et comportait une liste d’actes que les médecins se refusaient de poser. L’ordre des médecins a perdu cette capacité. Quand j’entends son président dire : « Nous n’avons pas à faire de morale », cela veut dire que la déontologie a disparu puisque la déontologie et la morale sont une seule et même chose.

    Le CCNE ne semble pas du tout tenir compte des avis exprimés lors des États Généraux de la bioéthique. Pourquoi ?

    On peut effectivement se poser la question de savoir à quoi ont vraiment servi ces États Généraux !? Près de 80% des personnes ont exprimé leur opposition à la PMA. Pourquoi organiser une telle concertation si on ne tient aucun compte de ses résultats ?

    Le CCNE est-il fidèle à sa mission d’origine ?

    Le comité d’éthique a été institué au départ comme une entité indépendante de sages, autour du professeur Bernard. Celui-ci avait la réputation d’être un sage, mais aussi un esprit libre. Aujourd’hui, force est de constater qu’une majorité de membres du CCNE sont choisis parce qu’ils pensent la même chose que le gouvernement ! Le CCNE n’est plus vraiment un comité de sages dont on peut attendre une parole indépendante et libre. Il existe cependant des voix divergentes, courageuses, grâce auxquelles cela ne ressemble pas trop à une démocratie à l’africaine.

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    Que peuvent faire les fidèles catholiques qui ont joué le jeu des débats de bioéthique et qui se sentent floués ?

    Les fidèles vivent la même chose que les évêques… Nous avons mené un important travail de réflexionpour informer les politiques et les citoyens, dont notre dernière déclaration « La dignité de la procréation » est un des fruits. Cependant, il est peut-être possible que la détermination du gouvernement ou du Parlement sera telle que notre parole ne sera pas entendue. Ceci dit, nous avons posé une parole, et cette parole demeurera toujours. Personne ne pourra nous reprocher de n’avoir rien dit.

    Vous défendez une parole prophétique des évêques, mais quelle est la valeur d’une parole qui ne produit pas de résultats tangibles au niveau législatif ?

    Notre parole continue à faire son chemin. Elle passe de conscience en conscience, de pensée en pensée. Un jour prochain, l’opinion publique se rendra compte que nos alertes étaient légitimes. La vérité a toujours le dernier mot. Quand Pilate demande à Jésus, « qu’est-ce que la vérité », Jésus ne lui répond pas. C’est maintenant que nous comprenons la vérité du Christ. Nous continuerons donc à parler sans nous faire d’illusion. Notre parole est pareil au grain de blé qui tombe en terre ; il meurt mais pour porter beaucoup de fruits. Si ma parole n’est pas entendue aujourd’hui, je crois qu’elle portera du fruit avec la grâce de Dieu.

    Pour hâter un retournement de l’opinion, faut-il se mobiliser dans la rue comme le demande La Manif pour tous ?

    Les chrétiens pourront agir en tant que citoyens pour se manifester ou manifester tout court. Il existe de nombreuses possibilités pour engager une action citoyenne.

    Des parlementaires demandent la suppression de la clause de conscience des médecins pour l’IVG. Êtes-vous inquiet ?

    Je crois vraiment que tout Etat qui touche à la liberté de conscience s’appelle une dictature. »

    Ref. Mgr Michel Aupetit : « En libéralisant la PMA, nous créons des souffrances futures »

    JPSC