Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Europe - Page 5

  • La Cour Européenne des Droits de l'Homme confirme l'absence de droit au divorce

    IMPRIMER

    De Gregor Puppinck sur le site de l'European Centre for Law & Justice :

  • La crise identitaire des catholiques français

    IMPRIMER

    Lu sur le site de RTL.be :

    Les catholiques français en pleine crise d'identité

    Les catholiques français vivent-ils une crise identitaire, face à l'islam et à la question migratoire? Le débat fait rage au sein de la première religion de France, alors qu'une enquête dresse jeudi un portrait complexe de l'opinion "catho".

    "Au secours, Jésus revient" (Libération), "le réveil des catholiques" (L'Express), "le pouvoir des catholiques" (L'Obs)... Ces dernières semaines, la presse généraliste s'est penchée de manière inattendue sur la place du catholicisme dans un pays largement sécularisé.

    Ces marques d'intérêt ne sont pas sans rapport avec la nette victoire à la primaire de la droite de François Fillon, catholique déclaré qui n'hésite plus à invoquer sa foi chrétienne pour défendre son projet présidentiel.

    Mais peut-on assimiler l'opinion catholique à la droite? Une étude sociologique relayée jeudi dans deux titres du groupe de presse Bayard - le quotidien La Croix et l'hebdomadaire Pèlerin - tente d'y voir plus clair.

    Cette étude Ipsos présente des chiffres qui étayent un ancrage à droite et "confirment que même si les catholiques sont plus réticents au vote FN que le reste des Français, ce parti tend quand même à se banaliser parmi eux", relèvent ses auteurs.

    Cependant, l'enquête identifie six familles de "catholiques engagés" - estimés à près de 12 millions en France parmi les 18 ans et plus, bien au-delà des seuls pratiquants - qui esquissent un portrait relativement divers.

    La première sous-catégorie (45%) est celle des "festifs identitaires", voyant l'Eglise comme une partie de l'identité française, défiants à l'égard du pape François et hostiles aux migrants.

    Derrière arrivent les "saisonniers fraternels" (26%), qui mettent en avant des valeurs d'hospitalité à l'égard des exilés.

    On trouve aussi des "conciliaires" (14%), attachés à une Eglise ouverte après Vatican II, et des "observants" (7%), très sensibles aux combats de la Manif pour tous sur le mariage et la filiation.

    Mais, étonnamment, même les "émancipés" (4%), les plus à gauche, sont décrits comme perplexes voire frileux à l'égard de l'accueil des migrants.

    - "Racines" chrétiennes -

    "La question migratoire est extrêmement clivante, à droite mais aussi à gauche", explique à l'AFP le sociologue du catholicisme Yann Raison du Cleuziou, l'un des auteurs de l'enquête, tout en invitant à la prudence sur l'interprétation de cette étude portant sur 1.007 "catholiques engagés".

    "A gauche, la défiance me semble s'exercer non à l'égard du migrant en soi, mais du musulman: mon hypothèse est que ces catholiques voient dans l'islam un facteur de régression et de conservatisme, notamment par rapport à la condition de la femme ou la laïcité", poursuit-il.

    La question identitaire agite en tout cas les commentateurs catholiques. Journaliste à l'hebdomadaire de droite "décomplexée" Valeurs actuelles, Laurent Dandrieu publie jeudi un épais pamphlet intitulé "Eglise et immigration: le grand malaise" (Presses de la Renaissance). Sa thèse: le pape François a grand tort de marteler "l'unique impératif de l'accueil" de l'étranger, alors que "beaucoup de catholiques ressentent un malaise croissant sur ce sujet".

    "Cette inquiétude dont je me fais le porte-parole, on essaye de la minimiser en disant qu'elle est très droitière. L'étude menée par Bayard me donne raison, on s'aperçoit que cette inquiétude dépasse les clivages politiques", explique à l'AFP Laurent Dandrieu.

    Erwan Le Morhedec, blogueur très actif sous le nom de "Koz", n'est pas de cet avis. Dans un livre à paraître vendredi, "Identitaire - le mauvais génie du christianisme" (Editions du Cerf), ce catholique évoluant dans une droite plus modérée s'inquiète d'une peur "mortifère" exploitée selon lui par une extrême droite aux connexions néo-païennes. Une manipulation qui, juge-t-il, "agresse l'Eglise et subvertit" le message de fraternité évangélique.

    "Si l'identité est une revendication légitime, elle n'est pas la seule qui nous permettra de fonder quelque chose pour plus tard", dit-il à l'AFP. "Notre attention doit être orientée sur notre capacité à produire des fruits plutôt que de revendiquer des racines" chrétiennes, fait-il valoir.

  • Bruxelles : Yvan Mayeur enverra-t-il "une onde positive" au pape ?

    IMPRIMER

    Du site de LaCapitale.be :

    Bruxelles: Le courrier qu'Yvan Mayeur a reçu du pape

    Ce n’est pas tous les jours qu’un Bruxellois reçoit un courrier du pape François. Cela vient pourtant d’arriver au bourgmestre de la Ville de Bruxelles Yvan Mayeur (PS) qui n’a pas manqué d’en faire état sur sa page Facebook.

    « Il arrive que certains courriers nous interpellent, comme celui-ci par exemple », écrit le maïeur bruxellois sur sa page Facebook.

    Monsieur le Bourgmestre,

    Je vous remercie pour votre participation au colloque organisé à mon initiative à l’Académie Pontificale des Sciences. Pendant ces deux journées, j’en ai suivi de près les travaux et ai eu connaissance des importantes conclusions qui en ont été tirées. J’ai souhaité respecter la liberté de tous et chacun. J’apprécie beaucoup la proposition qui a été formulée de créer un réseau de maires. Je sais vos initiatives, vos batailles personnelles et les obstacles que vous devez surmonter. C’est pourquoi  je souhaite vous exprimer mon admiration et ma gratitude pour votre action avisée et votre persévérance en faveur de nos frères et sœurs réfugiés. Ma porte vous sera toujours ouverte, à vous-même et à ce nouveau réseau.

    En même temps que je demande au Seigneur de ne jamais vous abandonner, particulièrement en ces temps difficiles, je vous accompagne de ma reconnaissance et de mon affection. Je vous prie de bien vouloir prier pour moi ou de penser à moi en bien et de m’envoyer une « onde positive ».

    Sincèrement,

    François

    « Sans partager les croyances on peut partager des convictions, comme celle de se battre ensemble pour que le monde soit plus juste, pour tout le monde, précisément », ajoute Yvan Mayeur, qui précise. «  Le Pape François et les Villes s'engagent ensemble en faveur des réfugiés. »

  • D'après Michel Onfray, la civilisation judéo-chrétienne européenne est en phase terminale

    IMPRIMER

    Jean-Pierre Snyers nous écrit : "La civilisation judéo-chrétienne européenne est en phase terminale". Tel est le diagnostic du philosophe  (de gauche et athée) Michel Onfray dans une interview publiée le 11 janvier 2016 par le quotidien belge "Le Soir". En voici un extrait... "Avec le Concile Vatican II, l'Eglise a rayé d'un trait de plume vingt siècles de théologie, d'ontologie, de patristique, de scolastique, de philosophie, d'herméneutique... Elle a bradé les oeuvres d'Augustin et de Thomas d'Aquin pour se concentrer sur une morale moralisatrice de boy-scout réduite à une règle du jeu humaniste selon laquelle il vaut mieux faire le bien que le mal, faire la paix plutôt que la guerre, "construire des ponts plutôt que des murs" selon la métaphore cimentée du pape François. La religion chrétienne a perdu tout caractère transcendant au profit de la plus plate immanence". Comme on le voit, les catholiques dits rigides et identitaires ne sont pas les seuls à faire ce constat. Hélas, ils ne sont pas écoutés par ceux qui, à bord du navire, refusent de voir que cette mer qu'est leur idéologie mondialiste risque d'engloutir à jamais ce qui fut durant deux millénaires la foi de l'Eglise apostolique.

    Sur le site de l'Express.fr, Alexis Lacroix présente le dernier livre de Michel Onfray :

    decadence-par-michel-onfray_5774739.jpgL'Occident est "en phase terminale" estime Michel Onfray

    Depuis que la "chute" de l'Occident est un marqueur polémique, il fallait l'audace de Michel Onfray pour titrer son livre Décadence. Analyse.

    Il fallait oser. Oser, depuis que le terme de "décadence" est le marqueur polémique de la "rhétorique réactionnaire", titrer un livre ainsi. Décadence? Près de 700 pages d'un ouvrage dense et très ambitieux, d'un captivant précis de décomposition scandé d'aperçus philosophico-théologiques, qui électriseront ceux que hante la prescience du déclin, en donnant aussi à réfléchir à ceux qui résistent encore à l'hypothèse de la chute inéluctable. 

    Michel Onfray, d'ailleurs, est conscient que cette divergence de sensibilités renvoie à deux conceptions irréconciliables du temps. Au cours de deux millénaires, l'Occident judéo-chrétien européen a fait triompher l'idée d'un temps prometteur; il a érigé la confiance dans le potentiel progressiste, voire émancipateur, du temps en véritable "code culturel". Or, ce qui est en train de (re)surgir, depuis que le visage de l'homme s'efface comme un dessin tracé dans le sable, c'est une temporalité non plus prometteuse, mais "cyclique": celle que les Anciens appelaient l'éternel retour. 

    La triste sagesse du penseur

    Dès la première page, avec le commentaire de l'allégorie picturale de Monsu Desiderio, Onfray installe ce qui apparaît comme un nouveau rapport à l'Histoire, ou un nouveau régime d'historicité: un devenir qui ne promet plus le progrès illimité, mais la ruine et la destruction. Surprise? En un certain sens, oui. On savait le fondateur de l'Université populaire de Caen sensible au socialisme libertaire d'un Proudhon ou d'un Camus, on le savait prompt à manier le "marteau" nietzschéen, pour déboulonner les idoles contemporaines; on le découvre ébranlé par l'axiome célèbre de Paul Valéry: "Nous autres, civilisations, savons désormais que nous sommes mortelles." Car, ainsi qu'il l'écrit, "ce qui fut grand est appelé à devenir poussière".  

    Onfray se dévoile habité par la triste sagesse d'un penseur comme Oswald Spengler (même s'il se défie de l'automatisme "mécanique" de sa théorie): à cette aune, l'histoire du monde n'est plus celle d'un progrès du droit et de l'autonomie, mais la ronde de civilisations qui, l'une après l'autre, éclosent, prennent leur essor, étincellent, dominent, puis périclitent tels des astres morts. Onfray n'en démord pas: notre civilisation - l'Occident judéo-chrétien européen, justement - se trouve "en phase terminale".

    Finis Europae? Vive l'apocalypse joyeuse? C'est précisément pour que le lecteur prenne l'entière mesure de ce qui arrive que l'auteur l'entraîne dans un récapitulatif minutieux des accomplissements de cette civilisation. Copieux flash-back subdivisé en deux parties, les temps de la vigueur et les temps de l'épuisement, ces derniers eux-mêmes découpés en une agonie à trois temps: "Dégénérescence", "Sénescence", "Déliquescence". 

    Le temps des deux barbaries

    Néanmoins, comme sous l'effet d'un déterminisme, ces moments de l'esprit dévalent le toboggan du devenir vers une fin implacable: notre présent. L'Europe, qui pensait s'être mise à l'abri des secousses mondiales, est réveillée en sursaut par des trépidations telluriques. La plus débattue de ces trépidations consiste dans les guerres dites "asymétriques", du 11 Septembre américain au 13 Novembre français: "L'Occident hyperindustriel, armé jusqu'aux dents, disposant d'armes de guerre sophistiquées à l'extrême, y compris, pour les Etats-Unis, d'avions furtifs, de sous-marins à propulsion nucléaire lanceurs d'engins atomiques, d'un état-major formé à l'école dans laquelle on analyse les guerres de Thucydide et de Napoléon, de Hitler et de Giap, de César et de Staline, s'est trouvé mis à mal par quatre hommes armés d'un cutter aux Etats- Unis et, pour la France, d'armes achetées d'occasion sur un marché parallèle." 

    Or, dans l'espoir d'éclairer cette paradoxale impuissance des hyperpuissances, Onfray convoque un placide stratège allemand, contemporain de Hegel, Carl von Clausewitz. Il sollicite le cours que ce dernier a prononcé à Berlin, au cours de l'année 1811-1812. Son intitulé? "Conférences sur la petite guerre" ("Vorlesungen über den kleinen Krieg"). Et le philosophe de déplorer que l'on soit "passé à côté de ce moment polémologique majeur", car "la petite guerre est la vérité de notre époque". Vérité d'un présent, précise Onfray, où "les bombes atomiques ne peuvent rien contre le jeune djihadiste décidé à mourir".  

    "Le néant est toujours certain"

    Logique: la petite guerre, disait Clausewitz, est bien souvent la guerre du faible au fort, c'est-à-dire d'une troupe physiquement plus restreinte face à une troupe plus nombreuse, et "il est indispensable d'attaquer par surprise l'ennemi que l'on veut assaillir, quand on est si faible que l'on peut espérer le succès uniquement par le moyen de la confusion que l'on saura semer chez l'ennemi". C'est bien des assauts de Daech contre les populations civiles désarmées d'Europe que rend compte la "petite guerre". 

    A ce stade de son analyse, Onfray, cependant, hésite. Il semble se déprendre de toute forme de certitude, s'accorder une suspension du jugement. Convaincu de la disparition imminente des "empires territorialisés", il pointe un tout autre péril - la reprogrammation de l'existence humaine par le transhumanisme. "Le transhumanisme comme [...] achèvement de la puissance en mort réelle de l'homme, met-il en garde, semble obéir au programme de l'effondrement de l'étoile. Le nihilisme entrera dans sa plus grande période d'incandescence." 

    Deux barbaries, donc, se sont manifestées: le sanglant songe califal des terroristes, d'un côté; le rêve scientiste et glacé de la posthumanité, de l'autre. Et si, pour l'heure, l'issue du drame reste imprédictible, il n'est nulle raison de se réjouir. Dans un cas comme dans l'autre, "le néant est toujours certain". 

    DÉCADENCE, par Michel Onfray. Flammarion, 660p., 22,90€.

    Un extrait :

    «La civilisation du rock, de la BD, du cinéma et de la télévision, de la boîte de nuit et de la tabagie, de la pilule et du divorce, de l’alcool et des produits stupéfiants, du Frigidaire et de l'automobile, de la bombe atomique et de la guerre froide, de l'amour libre et des loisirs, de l'argent et des objets, avance en broyant tout sur son passage. Vatican II ne peut rien y faire. II semble même qu'en ayant voulu être un remède le concile a augmenté la maladie: en faisant de Dieu un copain à tutoyer, du prêtre un camarade à inviter en vacances, du symbolique une vieille lune à abolir, du mystère de la transcendance une plate immanence, de la messe une scénographie décalquant le schéma de l'émission télévisée, du rituel une aventure puisant indistinctement dans le succès des chansons du moment ou dans l'art naïf des croyants les plus allumés, du message du Christ un simple tract syndicaliste, de la soutane un déguisement de théâtre, des autres religions des spiritualités valant bien celle du christianisme, l'Eglise a précipité le mouvement en avant qui annonçait sa chute.»

    Lire également la réaction de Dominique Daguet sur le site de France Catholique : 

    Michel Onfray a-t-il raison de prédire le trépas du christianisme ?

  • A l’Ulg, l’Union des Etudiants Catholiques de Liège et le Groupe « Ethique sociale » organisent un nouveau cycle de lunchs débats inauguré par Mgr Delville le mardi 17 janvier 2017 : les inscriptions sont ouvertes

    IMPRIMER

    ulg_17 janv 2017.jpg

     aimable rappel: les inscriptions sont reçues jusqu'au 12 janvier inclusivement (téléphone, email ou réservation en ligne, comme indiqué ci-dessous)  

    « Le christianisme médiéval, creuset de l’Europe », par Monseigneur Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, professeur honoraire d’histoire du christianisme à l’Université catholique de Louvain (U.C.L.) : un lunch-débat organisé  le mardi 17 janvier 2017 à 18h00, à la Salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l'Université de Liège, place du XX août, 7, 1er étage (accès par la grande entrée : parcours fléché).

    Participation aux frais : 15 € (à régler sur place) – 5 € pour les étudiants

    Inscription nécessaire au plus tard trois jours ouvrables à l’avance (12 janvier 2017)

    soit par téléphone : 04 344 10 89

    soit par email : info@ethiquesociale.org 

    Plus de renseignements et  s’inscrire en ligne, cliquez ci-dessous:

    http://www.ethiquesociale.org/

      

    CYCLE DE CONFÉRENCES 2017

    L’EUROPE, SES FONDEMENTS, AUJOURD’HUI ET DEMAIN 

    Le cycle complet comportera quatre rencontres :

    Mardi 17 janvier 2017

    1. Le christianisme médiéval, creuset de l’Europe

    par Mgr Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège

    L’Europe a-t-elle des racines spirituelles, et plus précisément des racines chrétiennes ? Les invasions germaniques qui ont suivi la chute de l’Empire romain ont bouleversé l’Europe. Le christianisme, et plus spécifiquement l’Église latine, s’est alors affirmé comme fondement de valeurs créatrices d’une culture commune, enracinée dans une histoire des peuples où la mémoire biblique et l’héritage chrétien jouent un rôle majeur.

    Lire la suite

  • Europe : la proportion de femmes sans enfant ne cesse d'augmenter

    IMPRIMER

    Lu sur le site de LaLibre.be

    La proportion de femmes sans enfant ne cesse d'augmenter en Europe

    La proportion de femmes sans enfant ne cesse d'augmenter en Europe, plus particulièrement dans les pays du Sud qui "cumulent des difficultés" notamment économiques, mais elle reste inférieure au pic connu au début du XXe siècle, révèle mercredi une étude française.

    Cette recherche compare les taux d'infécondité des femmes européennes nées entre 1900 et 1972. Une femme sur quatre née dans la première décennie du XXe siècle n'a pas eu d'enfant. Pour les femmes nées après 1970, la proportion est d'environ une sur sept (14%), selon l'Institut national d'études démographiques. La Première Guerre mondiale, qui a entraîné de nombreux décès de jeunes hommes en âge de se marier, et la crise économique des années 1930, qui a forcé ceux des pays les plus pauvres à émigrer vers les pays les plus riches, expliquent majoritairement ce "retard massif de maternités" du début du XXe siècle. A la faveur de la croissance économique et de la mise en place de la protection sociale, le taux d'infécondité a ensuite fortement diminué.

    Jusqu'en 1975, c'est le "baby-boom": les femmes ont en moyenne 2,1 enfants, et parmi celles nées au début des années 1940, par exemple, seule une sur dix en moyenne est restée sans enfant. Mais depuis, la fécondité n'a cessé de baisser, souligne l'institut, atteignant des niveaux très bas en Europe: 1,7 enfant en moyenne pour les femmes nées en 1974. "Une contraception efficace, une arrivée des enfants plus tardive, une instabilité plus grande des unions, le souhait d'avoir avant tout un emploi alors qu'ils sont de plus en plus instables et l'incertitude économique croissante" ont pu favoriser cette infécondité, analyse-t-il.

    C'est en Europe du Sud - jusqu'à une femme sur quatre née dans les années 1970 pourrait rester sans enfant en Espagne, Grèce et Italie - que le taux d'infécondité a progressé le plus rapidement. Dans ces pays, qui cumulent "des difficultés sur le marché de l'emploi" et "des inégalités de genre encore très marquées qui rendent difficile la conciliation entre travail et famille", ce taux devrait encore augmenter, frôlant le pic atteint après la Première Guerre mondiale, prédit l'institut.

  • La lutte nécessaire contre tous ceux qui menacent les fondements de la liberté et de la dignité humaines

    IMPRIMER

    De Robert Royal (The Catholic Thing) traduit sur le site de France Catholique :

    Un passé sans avenir

    Quelques journaux européens ont dernièrement mentionné (très discrètement) que, selon la police du land de Rhénanie du Nord-Westphalie, il y avait eu entre 2011 et 2016 3500 cas de vandalisme et profanation d’églises chrétiennes. Environ deux par jour (et chaque jour) dans un seul land allemand.

    Vous n’en avez probablement jamais entendu parler. Tout comme la plupart des Européens pourquoi… eh bien, parce que. Il est difficile d’obtenir même ces données approximatives. La police (dans plusieurs pays) ne veut pas affoler la population en avouant qu’elle est incapable d’assurer sa sécurité. (Souvenez-vous des femmes molestées la nuit de la Saint-Sylvestre ?) Et le politiquement correct entre aussi en jeu, bien sûr.

    Les autorités allemandes disent que les profanations des églises du land de Rhénanie du Nord-Westphalie ont surtout été commises par des djihadistes salafistes qui pillent les troncs pour financer leurs activités. Les salafistes interdisent tous le recours à la raison (kalam) dans les affaires religieuses, mais sont divisés en ce qui concerne la violence. Il y a environ 7500 salafistes en Allemagne, 17000 en France, de plus petits groupes en Suède et jusqu’en Chine, mais ils se comptent par milliers en Egypte et en Inde. Ils doivent être assez nombreux en Amérique, mais les statistiques manquent.

    Si vous voulez savoir de quoi l’année 2017 sera faite, eh bien, tout dépendra de la manière dont l’Occident relèvera ou non (sans parler des attentats comme le massacre perpétré par Daech sur le marché de Noël de Berlin) les défis que présentent le salafisme et d’autres mouvement du même type. La Chine et la Russie vont réclamer des politiques étrangères et économiques créatives et sévères. La politique intérieure y sera appliquée comme dans une zone de guerre. Mais l’islamisme impose des remises en cause fondamentales de la pensée et des croyances.

    En fait, plus qu’une menace extérieure, il suscite une crise au sein de l’Occident lui-même. La chancelière Angela Merkel a déclaré que le problème en Europe n’était pas le nombre trop important de musulmans, mais l’affaiblissement du christianisme : une rationalisation qui vient un peu tard après qu’elle a autorisé l’afflux en Allemagne – et, en vertu des accords de Schengen, dans l’ensemble de l’Europe, voire au-delà - de plus d’un million de musulmans, sans aucun contrôle.

    Lire la suite

  • La présidence maltaise de l'UE se propose de revivifier la foi dans le projet européen

    IMPRIMER

    Du service Presse de la Comece :

    Présidence maltaise de l'UE: revivifier la foi dans le projet européen

    Le vendredi 6 janvier, une délégation conjointe de la Conférence des Églises européennes (CEC) et de la Commission des Conférences épiscopales de l'Union européenne (COMECE) a été reçue le Premier ministre de Malte, M. Joseph Muscat, et des représentants de son gouvernement alors que Malte vient d’endosser pour six mois la présidence du Conseil de l'Union européenne. La réunion avait pour objectif d’échanger sur des sujets de préoccupation commune, en particulier les priorités de la présidence maltaise, notamment la migration, la politique de voisinage et l'inclusion sociale.

    "La Présidence maltaise du Conseil de l'Union européenne offre à notre pays l'occasion de donner une impulsion forte visant à revivifier la foi dans le projet européen", a déclaré l'archevêque de Malte, Mgr Charles J. Scicluna.

    Les questions relatives à la migration et à l'accueil des réfugiés en Europe ont dominé les discussions. Les représentants du gouvernement et des églises ont souligné la nécessité de recadrer le débat public, en parlant notamment des avantages de la migration pour les sociétés européennes et en soulignant les opportunités d'accueillir en Europe ceux qui ont besoin de sécurité. Les Eglises ont également réitéré leur appel à l'amélioration des voies sûres et légales vers l'Europe, l'importance centrale de l'unité et de la réunification familiales, et le travail fourni par les Eglises dans les contextes locaux qui favorisent des rencontres enrichissantes avec les réfugiés.

    La délégation de la CEC-COMECE a également encouragé le gouvernement maltais à adopter une approche holistique et globale lors de la mise en œuvre de ses priorités. Les réponses apportées aux problèmes de migration et à l'accueil des réfugiés devraient prendre en compte les causes profondes à l’origine du déplacement des populations, y compris les crises écologiques. Mettre en cohérence des politiques de l'Union européenne avec les objectifs de développement durable des Nations Unies constituerait une piste pour l'élaboration d'une approche plus solide et équilibrée en la matière.

    La rencontre de la CEC et de la COMECE avec la présidence maltaise du Conseil de l'Union européenne s’est tenue sous l’égide de l'article 17 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. Celui-ci engage l'UE à un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les Eglises et les communautés religieuses. Les Eglises sont très reconnaissantes de l'occasion qui leur a été offerte d’être reçues au tout début de la présidence maltaise, qui a commencé le 1er janvier 2017.

    Télécharger le document de réflexion de l’Eglise de Malte sur la présidence maltaise de l’UE (en anglais).

    Communiqué de presse de l’Eglise catholique de Malte

    Voir les photos 

    Liste des participants :

    Représentants du Gouvernement maltais

    • Dr Joseph Muscat, Premier Ministre
    • Louis Grech, Vice Premier Ministre et Ministre des Affaires européennes
    • Dr George Vella, Ministre des Affaires étrangères
    • Dr Ian Borg, secrétaire pour les relations avec le Parlement pour la présidence maltaise et les fonds européens

    Représentants de la COMECE et de la CEC

    • Mgr. Charles J. Scicluna, archevêque de Malte et membre de la COMECE
    • Mgr. Mario Grech, évêque de Gozo
    • Révérend Dr Robert Innes, évêque de Gibraltar en Europe, Church of England
    • Mgr Joseph Galea Curmi, Vicaire général
    • Rev. Prof. Emanuel Agius, Doyen, Faculté de Théologie de l’Université de Malte
    • Mme Doris Peschke, secrétaire générale, Churches’ Commission for Migrants in Europe
    • Fr Olivier Poquillon OP, secrétaire général de la COMECE
    • Mme Erin Green, Chargée de Communication, CEC
  • L’avortement tabou emblématique de la nouvelle religion sans Dieu

    IMPRIMER

    Jozef De Kesel, le nouvel archevêque de Malines-Bruxelles désigné voici un an par le pape François pour remplacer Mgr Léonard, déclarait récemment à l’agence Zenit « ne pas vouloir tenir de discours anti-moderne » et promouvoir « une Eglise qui accepte la culture dans laquelle elle vit  tout en restant fidèle à l’Evangile ». Mais encore ? La question reste en effet entière de savoir comment ce haut prélat compte concilier un certain nombre de contraires manifestes, car l’Ecriture nous dit justement qu’on ne peut pas servir deux maîtres à la fois.  

    Le problème de l’avortement illustre le genre de question qui surgit tôt ou tard si l’on approfondit un peu le souci exprimé d’ouverture à « une culture pluraliste dans une société sécularisée » :

    Deviens ce que tu es

    A ce propos, dans un récent livre d’entretiens (« Un évêque dans le siècle », Drieu Godefridi, éd. du CEP), le prédécesseur de l’archevêque De Kesel,  Monseigneur Léonard, rappelle par exemple que l’homme n’est pas que liberté individuelle. S’il pense que tout est suspendu simplement au choix de la liberté individuelle, il renie une part de son être au monde.  Qu’il s’agisse de l’avortement, de l’euthanasie, de l’homosexualité, de la théorie du genre ou de l’omnipotence de la technique,  « il y a toujours, observe-t-il,  cette conception d’une liberté qui est absolutisée alors que, dans son fonctionnement concret, elle est  toujours relative à mille autres aspects de notre existence ou de la réalité ». Si la liberté singulière de l’individu se prend elle-même comme but, elle déshumanise l’homme, elle devient une pure forme indifférente au contenu. Qu’est-ce qui vaut vraiment pour moi ? Paraphrasant Aristote et Thomas d’Aquin, l’archevêque émérite répond : « le contenu, la liberté ne peut le trouver qu’en dehors d’elle-même, dans les appels qu’elle accueille et qui viennent finalement des données de notre humanité. La grandeur de l’homme, c’est de devenir librement ce qu’il est ».

    La vie morale n’est pas qu’une affaire de sincérité

    Au sujet des débats sur l’avortement, Mgr Léonard témoigne : « J’entendais souvent, dans les années 1970, des raisonnements qui étaient de l’ordre de l’existentialisme sartrien : pourquoi pénaliser l’avortement, il faut que chacun agisse suivant sa conscience, selon ce qu’il juge sincèrement être le bien pour lui. Je ne pense pas que les journalistes qui s’exprimaient de la sorte connaissaient la philosophie existentialiste, mais ils raisonnaient dans ces termes-là. Or, la sincérité ne suffit pas, l’authenticité ne suffit pas. Une grave erreur peut être sincère, une erreur d’orientation peut être authentique. La vie morale n’est pas qu’une affaire de sincérité. La sincérité est une condition nécessaire mais pas suffisante de la moralité. Sinon, on se prend pour Dieu, comme si on était soi-même le Bien. De ce point de vue-là, la formule révélatrice de Sartre est : ce n’est parce qu’une chose est bonne qu’elle s’impose à moi, mais elle est bonne parce que je choisis librement de la faire ». C’est un simplisme que professait déjà Spinoza, au siècle les « Lumières »…

    Vouloir contenter tout le monde et son père n’a jamais été une solution, comme le constatait déjà le fabuliste. A fortiori s’il s’agit de notre Père des Cieux.

    JPSC 

  • Le Kosovo, terreau du djihadisme

    IMPRIMER

    De Radio Vatican :

    Le Kosovo, terreau du djihadisme

    (RV) Entretien – Le Kosovo est le pays d’Europe qui compte le plus de ressortissants partis combattre en Syrie par rapport à sa population. Ils sont trois cents à être partis depuis 2014 et la proclamation du soi-disant califat par al-Baghdadi. Le Kosovo est aussi un État où les musulmans représentent plus de 95 % de la population.

    Depuis son indépendance effective en 1999, les fondations sunnites du Golfe persique ont investi le pays, étendant leur influence sur la population comme elles l’ont fait en Bosnie ou en Albanie. Elles exploitent les défaillances de ces États et des individus. Elles diffusent un islam rigoriste, le wahhabisme, originaire d’Arabie saoudite. Des fondations chiites se sont aussi implantées. Mais elles sont loin d’être les seules responsables de cette vague de départs de Kosovars vers le Proche-Orient.

    La pauvreté, qui touche une grande partie de la population, est également un facteur explicatif. Sans oublier le fait que le Kosovo, et plus largement les Balkans, sont le terrain d’affrontement entre plusieurs puissances étrangères : la Russie et la Turquie, historiquement présentes dans la péninsule, l’Union européenne et les États-Unis. Le Kosovo se retrouve donc à la croisée de multiples intérêts conflictuels.

    Sébastien Gricourt, qui a dirigé la publication de l’ouvrage «Kosovo : récits sur la construction d’un Etat» (Editions Non Lieu, mars 2014), revient avec Xavier Sartre sur ces départs vers la Syrie.

  • Les conclusions des expertises de l’Église concernant les restes présumés de la famille impériale russe bientôt publiées

    IMPRIMER

    D'Orthodoxie.com :

    L’Église orthodoxe russe révélera les conclusions de l’expertise des restes présumés de la famille impériale durant le second trimestre 2017

    Le supérieur du monastère Sretensky de Moscou, l’évêque de Iegorievsk Tikhon (Chevnoukov) a donné des indications sur le moment auquel seront publiées les conclusions des expertises de l’Église concernant les restes présumés de la famille impériale russe retrouvés à Ekaterinbourg. « Nous espérons, compte tenu de l’ampleur du travail et de la longueur du rapport, que nous pourrons, vers la fin du second trimestre de cette année, présenter les conclusions : celles des enquêteurs seront soumises au comité d’investigation, et les nôtres, à la future Assemblée des évêques de L’Église orthodoxe russe » a déclaré à l’Agence Interfax l’évêque Tikhon, qui fait partie de la Commission ecclésiale pour l’étude des résultats des investigations sur « les restes d’Ekaterinbourg ». En ce qui concerne leur reconnaissance ou non en tant que saintes reliques, « les conclusions définitives seront tirées uniquement par l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe », a précisé l’évêque Tikhon. « Un travail intensif est en cours. Il s’agit d’expertises génétiques, qui sont effectuées dans les meilleurs laboratoires du monde. Une expertise de grande dimension et très intéressante s’achève, avec des données nouvelles, dont je ne peux actuellement parler », a ajouté Mgr Tikhon. « C’est une expertise historique, à laquelle participent nos grands historiens spécialistes des archives, ainsi que des experts criminologiques ». L’évêque Tikhon a qualifié la nouvelle équipe de chercheurs de « très professionnelle ». « Ils ont déjà découvert beaucoup de choses intéressantes, d’une importance certaine. Mais, puisque le dossier n’est pas encore clos, nous n’avons pas le droit de diffuser les détails de l’enquête » a-t-il ajouté.

  • Mgr Delville en lunch débat le mardi 17 janvier 2017 à l’Ulg

    IMPRIMER

    ulg_17 janv 2017.jpg

    « Avec pour thème Le christianisme médiéval, creuset de l’Europe, Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, animera le mardi 17 janvier prochain la première rencontre du cycle de lunchs débats de l’année 2017 organisé à l’Université de Liège par le Groupe de réflexion sur l’éthique sociale et le Cercle inter-facultaire de l’Union des étudiants catholiques de Liège, avec le concours du Forum de conférences Calpurnia.

    Le cycle de cette année est intitulé « L’Europe, ses fondements, aujourd’hui et demain ». Quatre rencontres seront proposées pour réfléchir sur des enjeux majeurs de la crise actuelle de l’Europe. Parmi les prochains conférenciers figureront notamment Hamza Fassi-Fihri, député à la Région de Bruxelles-Capitale, et Pierre Defraigne, directeur exécutif du Centre Madariaga-Collège de l’Europe.

    Programme : apéritif à 18h ; exposé suivi du lunch débat de 18h15 à 20h30. La rencontre se tient à la Salle des professeurs, dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, place du XX août, 7, 1er étage » (La Libre Belgique , 27 XII 2016).

    Participation aux frais : 15 € (à régler sur place) – 5 € pour les étudiants

    Inscription nécessaire au plus tard trois jours ouvrables à l’avance (12 janvier 2017)

    soit par téléphone : 04 344 10 89

    soit par email : info@ethiquesociale.org 

    Plus de renseignements et  s’inscrire en ligne, cliquez ci-dessous:

    http://www.ethiquesociale.org/

     

     JPSC