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BELGICATHO - Page 2

  • Pour le cardinal archevêque de Gênes, c'est la fin, l'Europe est en train de mourir

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    carlo-caffarra-bologna-ansa.jpgSur son blog, Jeanne Smits traduit une interview accordée par le Cardinal Caffarra au journal Il Tempo :

    La lucidité du cardinal Caffarra (cardinal-archevêque de Gênes) : l'idéologie du genre est l'œuvre du diable. « C'est la fin. L'Europe est en train de mourir. »

    Le cardinal Carlo Caffarra a longuement évoqué l'idéologie du genre, le « mariage » gay et la « glorification de l'homosexualité » qui annonce toujours la fin des civilisations, dans un entretien qu'il a accordé au journal italien Il Tempo à la veille de la marche pour la famille à Rome le 20 juin dernier. Je vous propos ici ma traduction de ce texte important, qui est un appel à ne jamais baisser les armes, quoi qu'il en coûte. – J.S.

    Plusieurs réflexions m’ont traversé l’esprit à l’occasion de la motion votée par le Parlement européen. La première est celle-ci : c’est la fin. L’Europe est en train de mourir. Et peut-être même n’a-t-elle aucune envie de vivre, car il n’y a pas de civilisation qui ait survécu à la glorification de l’homosexualité. Je ne dis pas : à l’exercice de l’homosexualité. Je parle de la glorification de l’homosexualité. Et je fais une incise : on pourrait observer qu’aucune civilisation n’est allée jusqu’à  proclamer le mariage entre personnes de même sexe. En revanche, il faut rappeler que la glorification est quelque chose de plus que le mariage. Dans divers peuples l’homosexualité était un acte sacré. De fait, l’adjectif utilisé dans le Lévitique pour juger la glorification de l’homosexualité à travers le rite sacré est celui d’« abominable ». Elle avait un caractère sacré dans les temples et dans les rites païens.

    C’est si vrai que les deux seules réalités civiles, appelons-les ainsi, les deux seuls peuples qui ont résisté pendant de nombreux millénaires – en ce moment je pense surtout au peuple juif – ont été ces deux peuples qui ont été les deux seuls à contester l’homosexualité : le peuple juif et le christianisme. Où sont les Assyriens ? Où sont les Babyloniens ? Et le peuple juif était une tribu, il paraissait n’être rien par rapport aux autres réalités politico-religieuses. Mais la réglementation de l’exercice de la sexualité que nous rencontrons, par exemple, dans le livre du Lévitique, est devenu un facteur de civilisation extrêmement important. Voilà ma première pensée : c’est la fin.

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  • Je te le dis, lève toi ! (13e dimanche du temps ordinaire)

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    Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,21-43.

    Jésus regagna en barque l'autre rive, et une grande foule s'assembla autour de lui. Il était au bord du lac. 
    Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu'elle soit sauvée et qu'elle vive. »Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu'elle l'écrasait. [...]

    Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre pour annoncer à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. A quoi bon déranger encore le Maître ? » 
    Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de la synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. » 
    Il ne laissa personne l'accompagner, sinon Pierre, Jacques, et Jean son frère. 
    Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l'agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. 
    Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L'enfant n'est pas morte : elle dort. » 
    Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'accompagnent. Puis il pénètre là où reposait la jeune fille. 
    Il saisit la main de l'enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » 
    Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher - elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. 
    Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger.

    Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

     

    Commentaire extrait du Discours adressé par Jean-Paul II aux jeunes du Chili en avril 1987 (trad. DC 1939, p. 481):

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  • « Laudato si » : réaction de Mgr Cattenoz, évêque d’Avignon

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    Le pape François a publié une encyclique sur l’écologie : quel rapport avec l’Evangile ? Réponse de l’évêque d’Avignon, Mgr Cattenoz, sur le site web de son diocèse :

    C’est un sujet très important. Le mal a désarticulé l’homme au point que l’homme ne sait plus où il en est. De la même manière, l’homme a perdu ses repères dans sa relation avec ses frères. Enfin, l’homme a perdu ses repères avec la Création matérielle tout entière. La Création a été voulue pour le service de l’homme mais pas pour que l’homme l’utilise pour son égoïsme personnel. Or, quand nous voyons comment au Nord, nous faisons usage des biens de la terre, il y a là un véritable scandale. Regardons, en Afrique, l’usage des biens de la terre comme le pétrole, le coltan (utilisé pour nos téléphones portables), en plus avec un gaspillage de matières premières, notamment en République Démocratique du Congo ! Regardons comment les Etats-Unis arrivent à régler maintenant le cours de matières premières : tout simplement en ayant des réserves telles que lorsque le prix monte, ils mettent sur le marché leurs réserves, ce qui fait chuter les prix ; et dès que les prix sont bas, ils reconstituent leurs réserves. Ils font ainsi la pluie et le beau temps.

    Du coup, la Création, au lieu d’être au service de l’homme, est au service de son égoïsme. Le Saint Père, dans cette encyclique a le désir de nous conduire à regarder en face cette relation de l’humanité avec la Création, dans une vue évangélique.

    Ce n’est pas une histoire de Pape de gauche ou pas, c’est une histoire évangélique très profonde. Quel est le rapport de l’homme au jardin ? N’oubliez pas qu’au début de la Création, Dieu a placé l’homme dans un jardin pour qu’il le cultive et le mette en valeur. Mais comment se fait la culture de la Création et sa mise en valeur ?...et non pas sa destruction à un rythme totalement fou !

    Il y a une vérité dans l’Eglise comme dans le monde : il y a une prise de conscience au plan moral d’un certain nombre de choses. Il y a un siècle, un siècle et demi, la peine de mort apparaissait tout à fait naturelle. Si un homme vivait complètement en dehors de ce qui fait la vie en société, la société avait le droit de l’éliminer. Aujourd’hui, au contraire, on pense que toute vie a du prix, qu’on ne peut pas y mettre fin par nous-mêmes.
    De la même manière, le rapport à la Création est une réalité dont l’Humanité elle-même n’a conscience que depuis peu de temps. On continue, par exemple, de voir la déforestation dans les pays comme le Cameroun ou la Côte d’Ivoire, ou encore l’Asie : on ne se rend pas compte que c’est dramatique à long terme pour la planète tout entière. Car l’oxygénation se fait par l’échange chlorophyllien, et si vous supprimez les forêts de la planète, nous aurons un problème fondamental d’oxygène et de gaz carbonique.

    Des sociétés ne pensent maintenant qu’à faire du bénéfice. En Haute-Volta ou au Burkina Faso, j’ai pu voir des sociétés cotonnières qui cultivaient intensivement le coton sans faire attention que les terres arables partaient dans la rivière et qu’au bout de 10a ns, la terre ne produisait plus rien. Eux s’en fichaient royalement, car ils allaient cultiver à quelques dizaines de kilomètres plus loin. Mais les paysans qui vivaient sur place n’avaient plus de terres du tout.

    L’écologie est donc quelque chose de fondamental sur le plan même de l’Evangile.

    Ref. Publication de l’encyclique sur l’écologie du Pape François

    JPSC

  • Le pape crée un Secrétariat pour la Communication

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    De Radio Vatican :

    Création par motu proprio du Secrétariat pour la communication

    (RV) Le Saint-Siège possède un nouveau dicastère consacré aux médias et à la communication. C’est ce qu’annonce ce samedi un motu proprio du Pape François instaurant un Secrétariat pour la communication. Différents organismes convergeront vers cette nouvelle structure : le conseil pontifical pour les communications sociales, la Salle de Presse du Saint-Siège, le service internet du Vatican, Radio Vatican, le Centre télévisuel du Vatican (CTV), l’Osservatore Romano, la Typographie vaticane, le service photographique, et la Librairie éditrice vaticane(LEV). Chacun de ces organismes poursuivra son travail en tenant en compte dorénavant des indications données par le Secrétariat.

    Le site web du dicastère s'occupera du site officiel du Saint-Siège,www.vatican.va et du compte twitter du Pape : @pontifex. Le nouveau Secrétariat commencera officiellement à fonctionner lundi 29 juin et aura comme siège provisoire Palazzo Pio, autrement le siège de Radio Vatican.

    Mgr Dario Edoardo Viganò, actuel directeur du CTV, sera le préfet du nouveau Secrétariat. Mgr Lucio Adrian Ruiz, chef du Bureau du service internet du Vatican sera le secrétaire. Paolo Nusiner, le directeur général de l’Avvenire, sera le directeur général. Giacomo Ghisani, chef du bureau des relations internationales et des affaires légales de Radio Vatican sera le vice-directeur général.

    Changement d'époque

    Selon le préambule du Motu Proprio, le Pape François justifie cette réorganisation des organes de communication du Saint-Siège par « l’actuel contexte communicatif caractérisé par la présence et le développement des médias numériques, par les facteurs de la convergence et de l’interactivité ». C’est donc vers « une intégration et une gestion unitaire » que doivent tendre les organes de communications. L’objectif est que « le système de communication du Saint-Siège réponde toujours mieux aux exigences de la mission de l’Eglise »

  • Notre-Dame du Perpétuel Secours (27 juin)

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    Perpetual_help_original_icon.jpg(source) Sous ce titre glorieux, on vénère à Rome une image byzantine de la Sainte Vierge Marie, datant du XIIIème ou du XIVème siècle. Conservée autrefois en l’église saint Matthieu sur l’Esquilin, l’image miraculeuse était peu à peu tombée dans l’oubli, quand en 1866, le pape Pie IX la confia aux rédemptoristes, qui célébraient sa fête. Notre-Dame du Perpétuel Secours est invoquée aujourd’hui dans la plupart des églises d’Occident.

    Voir également : notre-dame-du-perpétuel-secours

  • Saint Cyrille d'Alexandrie, gardien de la vraie foi (27 juin)

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    saint-cyrille-d-alexandrie.jpgLors de l'audience générale du mercredi 3 octobre 2007, Benoît XVI consacrait sa catéchèse à saint Cyrille d'Alexandrie (source) :

    Chers frères et sœurs!

    Poursuivant notre itinéraire sur les traces des Pères de l'Eglise, nous rencontrons une grande figure:  saint Cyrille d'Alexandrie. Lié à la controverse christologique qui conduisit au Concile d'Ephèse de 431 et dernier représentant important de la tradition alexandrine, dans l'Orient grec, Cyrille fut plus tard défini le "gardien de l'exactitude" - qu'il faut comprendre comme gardien de la vraie foi - et même "sceau des Pères". Ces antiques expressions expriment un fait qui est caractéristique de Cyrille, c'est-à-dire la référence constante de l'Evêque d'Alexandrie aux auteurs ecclésiastiques précédents (parmi ceux-ci, Athanase en particulier), dans le but de montrer la continuité de sa théologie avec la tradition. Il s'insère volontairement, explicitement dans la tradition de l'Eglise, dans laquelle il reconnaît la garantie de la continuité avec les Apôtres et avec le Christ lui-même. Vénéré comme saint aussi bien en Orient qu'en Occident, saint Cyrille fut proclamé docteur de l'Eglise en 1882 par le Pape Léon XIII, qui, dans le même temps, attribua ce titre également à un autre représentant important de la patristique grecque, saint Cyrille de Jérusalem. Ainsi, se révélaient l'attention et l'amour pour les traditions chrétiennes orientales de ce Pape, qui voulut ensuite proclamer saint Jean Damascène Docteur de l'Eglise, montrant ainsi que tant la tradition orientale qu'occidentale exprime la doctrine de l'unique Eglise du Christ.

    On sait très peu de choses sur la vie de Cyrille avant son élection sur l'important siège d'Alexandrie. Neveu de Théophile, qui en tant qu'Evêque, dirigea d'une main ferme et avec prestige le diocèse alexandrin à partir de 385, Cyrille naquit probablement dans la même métropole égyptienne entre 370 et 380. Il fut très tôt dirigé vers la vie ecclésiastique et reçut une bonne éducation, tant culturelle que théologique. En 403, il se trouvait à Constantinople à la suite de son puissant oncle et il participa dans cette même ville au Synode appelé du "Chêne", qui déposa l'Evêque de la ville, Jean (appelé plus tard Chrysostome), marquant ainsi le triomphe du siège alexandrin sur celui, traditionnellement rival, de Constantinople, où résidait l'empereur. A la mort de son oncle Théophile, Cyrille encore jeune fut élu Evêque de l'influente Eglise d'Alexandrie en 412, qu'il gouverna avec une grande énergie pendant trente-deux ans, visant toujours à en affirmer le primat dans tout l'Orient, également fort des liens traditionnels avec Rome.

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  • France, Isère : un acte de guerre

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    Lu sur Liberté Politique :

    Vendredi 26 juin, un attentat a eu lieu à l’usine Air Products de Saint-Quentin-Fallavier en Isère. Une voiture a forcé les barrières de sécurité, provoquant une explosion qui a fait au moins deux blessés. Un corps décapité a été retrouvé à proximité du site. L’analyse del’équipe de recherche Synopsis des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan : un acte de guerre qui porte la marque de Daech.

    Les faits : un contexte propice

    1 – Le suspect, Yassine Saali, était un salafiste connu qui n’était pas passé au jihadisme. Malgré l’absence de formation paramilitaire, il a su faire preuve d’un haut degré d’aguerrissement et de force psychologique (acte de décapitation, voiture-bélier) que seule une idéologie puissante peut donner.

    2 – Le drapeau utilisé retrouvé sur place fait référence aussi bien à Daech, à AQMI ou à AQPA, néanmoins le mode opératoire se rapproche de Daech. La mise en scène du cadavre rappelle les têtes plantées sur des piques lors de la prise de Mossoul en juin 2014. Les inscriptions manuelles en arabe sont forcément le fait d’un homme ayant une instruction religieuse et culturelle.

    3 – L’attentat répond à un contexte propice : le mois du ramadan, l’anniversaire de la proclamation du califat (29 juin 2014), et le retour en force de Daech en Syrie et en Irak (assauts sur Kobané, prise d’al-Hassaka, résistance dans la province d’al-Anbar).

    4 – L’attentat obéit au message du porte-parole de Daech, al-Adnani, du 24 juin dernier : « Précipitez-vous et participez à une expédition pendant ce mois et cherchez le martyr pendant celui-ci [...]. Et il se peut qu'Allâh augmente la récompense du martyr pendant ce mois pour atteindre la récompense de dix martyrs pendant un autre mois [...]. Élancez-vous afin de faire du Ramadan un mois de calamités pour les mécréants. »

    Interprétation : la logique de l’État islamique

    1 – Nous sommes en présence d’actes de guerre qui s’inscrive dans la logique préconisée par l’État islamique. Les décapitations rappellent celles de l’État islamique à Mossoul. Les attaques se font de façon aléatoire pour déstabiliser l’adversaire.

    2 – L’attentat de Grenoble montre que la propagande de l’État islamique a bien fonctionné. Grâce à ses réseaux — qui n’ont pas été attaqués par les puissances occidentales – l’État islamique est susceptible de faire se lever le drapeau noir partout où vivent des musulmans radicalisés. Or cette proportion augment de façon vertigineuse.

    Pas de réponse adaptée

    3 – L’attentat montre a contrario les limites voire l’échec du plan Vigipirate destiné essentiellement à rassurer les populations. Les cibles sont aléatoires, l’État mobilise par conséquent 7000 hommes sans réelle efficacité. Les grandes métropoles, surtout Grenoble, sont des lieux où les candidats au jihad peuvent s’approvisionner sans mal en armes. La question n’est donc pas d’accuser les manques du renseignement — lequel identifie et classifie correctement les individus dangereux — mais les failles juridiques de notre système de lutte anti-terroriste.

    4 – Depuis les attentats de Paris, nous n’avons progressé en rien et sommes toujours au même point. L’État islamique opère une séduction forte sur les minorités immigrées et les musulmans en général, y compris sur son propre territoire. Face aux propositions religieuses et politiques de l’État islamique, nous n’avons proposé que le vide jusqu’à présent. Les valeurs républicaines sont perçues comme une mystification. Or il existe une alternative, proposer la France tout simplement.

    5 – L’attentat pose immédiatement la question de l’unité nationale, d’autant que 16 % des Français interrogés par le magazine Newsweek le 25 juin se sont déclarés favorables à Daech.

  • Paris, 24-26 août, session d'été : Christianisme et mémoire des martyrs : pourquoi ?

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    Session d’été d’EEChO
    Paris, du lundi 24 au mercredi 26 août 2015 :

    Christianisme et mémoire des martyrs : pourquoi ?
    – « christianicides » et sens de l’histoire –

    martyrs
    Trois jours de témoignages, d’enseignements, de pratique de l’oralité, de compte-rendu des recherches en cours

    Avec Mgr Athanasios, Métropolite de l’Eglise copte orthodoxe pour l’Europe, Patrice de Plunkett, Pierre Perrier, P. Frédéric Guigain, Joseph Alichoran, Dr Claude Manoug Atamian,…

    Depuis le temps des apôtres, les chrétiens font mémoire de leurs martyrs. Cependant, depuis un siècle en Occident, ces actes de mémoire sont devenus rares.

    Pour les chrétiens, l’évocation des victimes n’est pas une forme de revendication socio-politique sectaire, comme elle l’est pour d’autres groupes. Il n’y a donc pas à craindre de froisser les pouvoirs en place – sauf s’ils étaient mêlés aux crimes en question. Mais serait-ce une raison de se taire ? Et comment les chrétiens pourraient-ils dire leur foi et le sens véritable de l’histoire sans parler des martyrs ? En Orient, les Eglises ont toujours entretenu leur mémoire (sauf sans doute les Maronites après 1918, qui ont préféré ne pas parler des 200 000 victimes du génocide par la faim organisé par le pouvoir turc). 

    En ce centenaire de 1915, la convergence des mémoires arménienne, assyro-chaldéenne-syriaque et grecque montre que le génocide qui a eu lieu à ce moment-là fut un, et non l’addition des « génocides » touchant chaque Communauté (comme le terme pourrait le laisser entendre). Il serait donc plus exact de parler de « christianicide » – avec la portée du terme de « génocide » lui-même :volonté d’éradiquer un groupe humain pour ce qu’il est et d’effacer sa mémoire.

    Quelle est la juste manière d’en parler au milieu de toutes les revendications victimaires ? Pourquoi ceux qui se soucient du bien commun, à la suite de Jésus (Mt 20:26-28) ou simplement à l’exemple des chrétiens, sont-ils persécutés, souvent jusque dans leur vie quotidienne ? Que dit exactement la Révélation ?

    Devant ces questions et d’autres, nous avons choisi Paris comme lieu de session en vue de favoriser la présence de tous, avec deux rencontres le soir pour ceux qui ne pourraient pas se libérer de la journée.

    Inscription : 50 € – 25 € étudiants – déjeuner sur place 10 € /midi
    (s’inscrire aussi – L/m/M) 
    logement non prévu
    Lieu : St Jean Baptiste de la Salle, 70 rue Falguière Paris 15e (M° Pasteur)

    renseignements : communication@eecho.fr
    ___PDF provisoire_session_été_2015___

    Le planning de la session et les horaires sont en train d’être finalisés

  • Le pape recommande aux guides de faire retentir l’annonce explicite du Christ qui donne joie et lumière au monde

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    Le Pape reçoit la Conférence internationale catholique du guidisme

    Cité du Vatican, 26 juin 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin pour son cinquantenaire la Conférence internationale catholique du guidisme qui, "occupe une place de choix parmi les mouvements éducatifs, et s’enracine dans une longue tradition pédagogique qui a largement fait ses preuves. Je rends grâce avec vous pour tout le bien que le Seigneur vous a permis d’accomplir dans les cœurs. En même temps, je forme des vœux pour que l’Esprit Saint conduise les diverses Associations que vous regroupez sur la route à suivre, en vue de relever les défis de l’avenir. L’éducation est en effet le moyen incontournable de permettre aux jeunes filles de devenir des femmes actives et responsables, fières et heureuses de leur foi au Christ vécue au quotidien. De cette manière elles participeront à la construction d’un monde imprégné de l’Evangile. J’aime le thème que vous avez choisi pour votre rencontre: Vivre comme guide la joie de l’Evangile. C’est là un magnifique programme, annoncer aux autres par le témoignage de notre propre vie, que rencontrer Jésus nous rend heureux, que rencontrer Jésus nous libère et nous guérit, nous ouvre sur les autres et nous pousse à l’annoncer, en particulier aux plus pauvres, à ceux qui sont les plus loin, les plus seuls et abandonnés. Il y a toujours eu dans le guidisme catholique cette tradition de rencontre avec le Christ et d’ouverture joyeuse et généreuse aux besoins du prochain, et je vous invite à entretenir et à développer, davantage encore, ce précieux héritage".

    "En tant que responsables catholiques, vous avez aussi l’opportunité de faire retentir l’annonce explicite du Christ qui donne joie et lumière au monde, au sein de l’Association mondiale des Guides et des Éclaireuses. Vous y rencontrez des chefs guides de toutes cultures et religions. Je souhaite que ce soit l’occasion d’un dialogue sincère et vrai entre vous, dans le respect des convictions de chacun, et dans l’affirmation sereine de votre foi et de votre identité catholiques. J’ai écrit, dans la récente encyclique Laudato Si’, que l’éducation à l’écologie est essentielle pour transformer les mentalités et les habitudes, afin de surmonter les inquiétants défis qui se posent à l’humanité concernant l’environnement. Je pense que le guidisme, qui accorde dans sa pédagogie une place importante au contact avec la nature, est particulièrement bien armé pour cela. Je souhaite que les guides continuent à être éveillées à la présence et à la bonté du Créateur dans la beauté du monde qui les entoure. Cette habitude de contemplation les portera à vivre en harmonie avec elles-mêmes, avec les autres et avec Dieu. C’est un nouveau style de vie, plus conforme à l’évangile qu’elles pourront ensuite transmettre dans leurs lieux de vie. Enfin, il est aujourd’hui très important que la femme soit valorisée comme il convient, et qu’elle puisse prendre toute la place qui lui revient, tant dans l’Église que dans la société. Là encore, le rôle d’associations éducatives comme les vôtres, qui s’adressent à des jeunes filles, est absolument déterminant pour l’avenir, et votre pédagogie doit être claire sur ces questions. Nous sommes dans un monde où se répandent les idéologies les plus contraires à la nature et au dessein de Dieu sur la famille et le mariage. Il s’agit donc, non seulement d’éduquer les jeunes filles à la beauté et à la grandeur de leur vocation de femme, dans un rapport juste et différencié entre l’homme et la femme, mais aussi à prendre des responsabilités importantes dans l’Église et dans la société. Dans certains pays où la femme est encore en position d’infériorité, et même exploitée et maltraitée, vous avez certainement un rôle notable de promotion et d’éducation à jouer. Je vous demande de ne pas oublier non plus la nécessaire ouverture explicite de votre pédagogie à la possibilité d’une vie consacrée au Seigneur, dont le guidisme a été si fécond dans son histoire. La Vierge Marie est le modèle de la femme selon l’Evangile et selon le cœur de Dieu dont l’Eglise et nos sociétés ont besoin. Qu’elle soit pour vous une source d’encouragement et d’inspiration. Je vous confie toutes à son intercession, et je vous bénis de tout cœur".

  • Une ordination à Gand ce dimanche 28 juin

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    Le dimanche 28 juin, Mgr Van Looy ordonnera prêtre Etienne Miji Lusamba (Congo) en la cathédrale Saint-Bavon, à 15H00. 

    Le dimanche 19 avril, l'évêque de Bruges a procédé à l'ordination sacerdotale de Matthias Noë en l'église Saint Tillo à Izegem.

    Cela répond donc à notre question (à propos de l'ordination à Hasselt) où nous nous demandions s'il y avait d'autres ordinations prévues dans les diocèses d'Anvers, Bruges et Gand. Si nous calculons bien, cela fait un total de 10 ordinations sacerdotales (dont celle d'un Paraguayen et d'un Congolais) pour la Belgique cette année : 1 à Bruges, 1 à Gand, 1 à Hasselt, 3 à Malines-Bruxelles, 1 à Liège, 1 à Namur et 2 à Tournai. Seul le diocèse d'Anvers semble ne pas connaître d'ordination(s) sacerdotale(s) cette année... Mais peut-être nos informations ne sont-elles pas complètes ?

  • Ordinations à la Communauté Saint-Martin

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    saint-martin.jpgSur le site du bimensuel « L’Homme Nouveau » , un entretien d’Agathe du Boullay avec don Paul Préaux, Modérateur général de la Communauté Saint-Martin :

    Le 27 juin prochain, 10 séminaristes de la Communauté Saint-Martin seront ordonnés dans la basilique Notre-Dame d’Évron. Les ordinands sont appelés à rendre un service dans une mobilité et à travers une vie communautaire, à un diocèse.

    Quand auront lieu les prochaines ordinations sacerdotales de la communauté Saint-Martin ? Combien y aura-t-il d’ordinands ?

    Les ordinations auront lieux le 27 juin en la basilique Notre-Dame d’Évron en Mayenne. Elles seront présidées par Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval. Les ordinands seront au nombre de 10 : quatre prêtres et six diacres. Priez pour eux !

    Quelle sera la mission de ces nouveaux prêtres ? Quels liens entretenez-vous avec les diocèses ?

    La mission du prêtre découle de sa consécration. En tant qu'elle est unie à l'ordre épiscopal, elle participe à l'Autorité par laquelle le Christ construit, sanctifie et gouverne son Corps. C'est pourquoi, par l’ordination, il est marqué d'un « caractère » spécial, qui le configure au Christ Prêtre pour le rendre capable d'agir au nom du Christ Tête en personne. Concrètement, cette action ministérielle sera délimitée par une mission canonique reçue de l’évêque. Elle sera différente pour chacun des ordonnés, en fonction de leur affectation dans tel ou tel diocèse. Nous entretenons avec les diocèses des liens de communion et de service dans un esprit d’écoute et de collaboration.

    Que montre le fait qu’aujourd’hui tant d’hommes choisissent le sacerdoce ?

    Cela montre que le Seigneur continue d’appeler à Le suivre dans cette vocation très spécifique au service de l’Église et du monde. Cela signifie aussi que des hommes savent entendre, discerner et répondre à cet appel, avec la grâce de l’Esprit Saint. Cela montre qu’il y a beaucoup de générosité de part et d’autre !

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  • Le silence gêné des médias après la Manif pour Tous en Italie

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    Lu ICI, mais on peut en dire autant pour les médias belges :

    SILENCE GÊNÉ DES MÉDIAS FRANÇAIS APRÈS LA MANIF POUR TOUS EN ITALIE

    ALORS QU’UNE SIMPLE APPARITION DE FEMEN FAIT TOURNER LES IMPRIMERIES À PLEIN RÉGIME, LA MOBILISATION DE CENTAINES DE MILLIERS DE PERSONNES À ROME POUR LA DÉFENSE DE LA FAMILLE ET CONTRE LA DÉNATURATION DU MARIAGE SAMEDI 20 JUIN A ÉTÉ TRÈS PEU RELAYÉE PAR LES MÉDIAS DOMINANTS.

    « Une simple dépêche de l’Agence France-Presse, relayée automatiquement par la plupart des médias en ligne. Pas un article, pas un reportage », s’étonne le site catholique Aleteia. Si la Manif pour tous s’est bien félicitée pour cette mobilisation considérable, les médias français ont en effet brillé par leur silence, se contentant du « minimum syndical ».

    Les manifestants italiens s’étaient rassemblés pour s’opposer au projet de Matteo Renzi de légaliser les unions entre personnes de même sexe ouvrant un droit à l’adoption. « Bravo aux Italiens qui ont réussi une mobilisation historique que personne n’avait vu venir ! C’est un peu comme en 2012, en France, lors du lancement du mouvement social contre la loi Taubira »a déclaré Ludovine de La Rochère, présidente de la Manif pour Tous.

    Au moins, nos voisins seront-ils épargnés par l’éternel débat médiatique qui succède à chaque manifestation en France : en Italie, la police ne communique pas sur le nombre de manifestants.