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BELGICATHO - Page 2

  • Plain-Chant sur Liège le samedi 16 juin 2018 de 16h45 à 19h00

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    À l’église du Saint-Sacrement, Bd d’Avroy, 132

    Avec la Schola Gregoriana Cardinalis Stephani  Wyszyński de Varsovie :

    et les élèves de l’Académie de Chant Grégorien à Liège

    Plain-chant sur Liège 16-06-2018.jpg

    Entrée libre. Renseignements : tel 04 344 10 89

    ou email academiedechantgregorienliege@proximus.be

    Plus de détails ici :

    Plain-Chant sur Liège,  le samedi 16 juin 2018 : avec la Schola Gregoriana Cardinal Wyszyński  et les élèves de l’Académie de Chant grégorien

    JPSC

  • Communiqué de la Conférence épiscopale de Belgique : "Supprimer l’avortement du code pénal : une décision symboliquement lourde"

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    Communiqué de presse (15 juin 2018)

    Supprimer l’avortement du code pénal : une décision symboliquement lourde

    Déclaration des évêques de Belgique

    Dans notre pays et depuis un certain temps l’avortement est dépénalisé sous certaines conditions. Diverses propositions actuellement soumises au Parlement belge visent à le supprimer du Code pénal. Cela entraînera sans doute peu de changements dans la pratique. Pourtant, cette décision a une signification symboliquement lourde. Le regard sur l’interruption de grossesse changera fondamentalement. Avec de très sérieuses conséquences. Cela nous pose question. Et ces questions dépassent les frontières idéologiques.

    Dans une démocratie, le Code pénal garantit la protection de la dignité humaine et de l’intégrité physique de chaque personne. Peut-on négliger cette protection lorsqu’il s’agit d’une vie humaine en développement avant la naissance? La vie que tant de personnes désirent, qui les pousse à se lever et à se battre, pour laquelle la médecine connaît de grandes avancées, cette vie si précieuse. Pourquoi précisément cette vie-là ne devrait-elle pas être protégée dès ses premiers jours ?

    L’avortement n’ira jamais de soi. Même si on le supprime du Code pénal. Il ne deviendra jamais une ‘intervention’ ordinaire. Il ne sera jamais pratiqué de gaîté de cœur. Ce sera toujours un échec: il y aura toujours des perdants. Certes, en certaines circonstances, on peut se sentir perdu et désespéré. On se retrouve alors si seul, déboussolé. Une législation qui ferait de l’avortement une intervention ordinaire, fait très peu de cas du vécu, du ressenti des personnes. Pourquoi à ce moment-là demander aide et conseil? Les questions menacent de ne même plus être prises au sérieux. Ce qui ne fera qu’augmenter solitude et désarroi.

    Voilà le danger que nous voudrions souligner: supprimer l’avortement du Code pénal, c’est prendre le risque d’en faire une intervention médicale anodine. Non seulement, dans les cas prévus par la loi, l’avortement ne sera plus considéré comme une infraction. Il deviendra un droit. Celui qui posera des questions ou refusera l’avortement devra se justifier. Cela vaut tant pour le médecin que pour la femme concernée. Même si on conserve la clause de liberté de conscience, elle sera de moins en moins invoquée. Car un acte médical requiert une décision médicale, et non pas tant une décision de conscience.

    Notre société éprouve des difficultés croissantes par rapport à tout ce qui contrecarre ses projets, ce qui perturbe notre mode de vie. Cela s’applique aux personnes âgées ou malades, aux personnes handicapées, aux pauvres, aux étrangers ou réfugiés qui se retrouvent parmi nous. Cela s’applique également à la vie à naître. Dans son encyclique Laudato Si’ le Pape François affirme que tout est lié: Si la sensibilité personnelle et sociale à l’accueil d’une nouvelle vie se perd, alors d’autres formes d’accueil utiles à la vie sociale se dessèchent (120).

    Cardinal Jozef De Kesel et les évêques de Belgique

    SIPI – Bruxelles, vendredi 15 juin 2018

  • Le numéro 2 du Vatican invité parmi les puissants de ce monde

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    De Nicolas Senèze sur le site du journal la Croix :

    Le « numéro 2 » du Vatican invité du groupe Bilderberg

    Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, a participé à la dernière réunion annuelle du groupe Bilderberg qui s’est tenue du 7 au 10 juin dans un hôtel de Turin (nord de l’Italie).

    C’est la première fois qu’un responsable du Vatican était invité dans ce forum mondial qui, depuis 1954, réunit chaque année environ 130 personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias.

    Dialogue

    Un discret aréopage dont le secret des débats – qui selon les organisateurs doit permettre la plus grande liberté d’expression des participants – suscite la méfiance, notamment chez les théoriciens du complot qui voient dans le groupe Bilderberg une tentative de « gouvernement mondial ».

    De fait, si certains se sont émus de voir le « numéro 2 du Vatican » participer à la rencontre d’une « société secrète », et aux côtés d’invités dont l’action est parfois très éloignée de la Doctrine sociale de l’Église, l’hebdomadaire anglais Catholic Herald souligne que si « l’Église est profondément engagée dans le dialogue », il lui est parfois « difficile de trouver les bons partenaires pour le dialogue ».

    Populisme, inégalités, intelligence artificielle, post-vérité…

    De fait, les sujets évoqués lors de cette rencontre par les 128 invités réunis sous la présidence du Français Henri de Castries, qui ne cache d’ailleurs pas ses convictions catholiques, sont autant de préoccupations du Saint-Siège : le populisme en Europe, le défi des inégalités, l’avenir du travail, l’intelligence artificielle, la Russie, l’Arabie saoudite et l’Iran, le monde de la « post-vérité »…

    L’occasion donc, pour le cardinal Parolin d’échanger sur ces sujets avec ses interlocuteurs en faisant entendre le point de vue du Saint-Siège et de l’Église catholique dans une enceinte réservée.

  • Modifier la législation sur l'avortement : une campagne purement idéologique basée sur des arguments fallacieux et trompeurs

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    Une opinion de Fernand Keuleneer, avocat au Barreau de Bruxelles, publiée sur le site du Vif :

    La mascarade autour de l'avortement

    Plusieurs partis politiques ont soumis des propositions législatives dans l'optique de modifier la législation sur l'avortement. Ces derniers insistent pour qu'un texte soit voté avant les vacances d'été, à tout le moins au sein de la commission justice de la Chambre des représentants. Il n'est par ailleurs pas à exclure que le gouvernement présente d'ici là son propre projet de texte.

    Le point de départ de toute cette discussion est une erreur. L'avortement doit être soi-disant "dépénalisé". Pourtant, l'avortement est déjà dépénalisé. L'article 350 du Code pénal stipule que : "Toutefois, il n'y aura pas d'infraction lorsque..." et s'en suivent les conditions selon lesquelles l'interruption de grossesse n'est pas considérée comme une infraction. On peut donc difficilement dépénaliser plus que ça ne l'est déjà.

    Oui mais il faut "sortir l'avortement du Code pénal" rétorquent les partisans d'une modification de la loi. Dans ce cas, il est pour le moins étrange de lire dans le projet de loi déposé par l'Open Vld que les sanctions pénales demeurent si les conditions légales ne sont pas respectées. Sortir la matière du Code pénal tout en maintenant des sanctions pénales ailleurs, c'est une des pathologies de notre époque. Les infractions pénales et leur peine sont ainsi éparpillées dans toutes sortes de lois et d'accidents législatifs, mais on ne les retrouve plus dans le Code pénal. Quelle manière paresseuse de légiférer.

    Peut-être que l'intention est en réalité d'abolir toute sanction pénale lorsque les conditions légales de l'avortement ne sont pas remplies ? Mais quelles sanctions demeureraient alors en cas d'enfreinte à la loi ? Aucune, en effet... Et c'est naturellement l'objectif véritable pour lequel on a dupé "les gens".

    Dans la plupart des propositions présentées, l'avortement deviendrait simplement un "droit du patient", repris dans la loi sur le droit des patients, et en outre un "acte médical". C'est une avancée forcée en prévision de la nouvelle loi sur l'exercice de la médecine que prépare la ministre De Block et selon laquelle tout acte réservé à un médecin deviendrait un acte médical, même si cet acte ne poursuit aucun objectif de traitement, de guérison ou de soin.

    Une des conséquences de tout ceci est que l'avortement ferait partie intégrante de l'exercice de la médecine, monopole absolu du médecin, et dans lequel les tiers non-médecins ne peuvent pas interférer. Cela impliquerait également qu'un hôpital perdrait toute possibilité d'interdire ou même restreindre la pratique de l'avortement au sein de son institution.

    Ceci serait valable pour la période au cours de laquelle l'avortement deviendrait pour la femme un droit absolu, indépendamment de l'existence d'un état de détresse, et qui dans certaines des propositions serait étendue à 5 mois, mais cela vaudrait également pour les avortements autorisés par la loi jusqu'en fin de grossesse, lorsque le foetus est atteint par exemple du syndrome de Down ou lorsque la "santé" de la mère est compromise.

    Si on fait un parallèle avec la loi sur l'euthanasie, il serait naïf de croire que le "bien-être psychique" ne fait pas partie de la "santé". Un hôpital ne pourrait donc plus s'opposer à ce que l'un de ses médecins se spécialise dans les avortements de foetus atteints du syndrome de Down ou dans les avortements justifiés par des raisons de bien-être psychique, même si cela va à l'encontre des principes et de l'identité philosophique d'une institution. Que reste-il alors de la liberté d'association et de la liberté d'entreprendre ?

    Tous les projets de loi présentés contiennent une disposition stipulant que les médecins, les membres du personnel médical ou les infirmiers peuvent refuser de participer à un avortement si leur conscience leur dicte de ne pas le faire. Ce n'est qu'un os à ronger car cette faculté est en pratique illusoire à tel point que ça en est risible. Comment peut-on être assez naïf pour croire qu'un infirmier ou une infirmière ayant des objections de conscience pourrait se permettre d'invoquer à cinq reprises un cas de conscience dans le contexte actuel de réduction des coûts et de pénurie de personnel ? Ne devrions-nous pas créer un "safe space" pour ces personnes ? Mais plus fondamentalement encore, pourquoi laisserait-on à un médecin, une infirmière ou un aide-soignant la faculté de soulever une objection de conscience si l'avortement devient un acte médical ordinaire ? Pour décider de poser ou de ne pas poser un acte médical ordinaire, le médecin procède à une analyse médicale qui est basée sur son expertise médicale ; sa conscience n'entre pas en ligne de compte. Ainsi, avez-vous déjà vu un médecin qui ne voyait pas d'objection de nature médicale à traiter une pneumonie mais qui aurait néanmoins refusé de soigner le patient en raison d'une objection de conscience ? Sincèrement, de qui se moque-t-on ?

    La campagne qui est menée pour modifier la législation sur l'avortement est purement idéologique et utilise des arguments fallacieux et trompeurs. La médecine classique a pour objet de soigner et de guérir, et non pas de mettre fin intentionnellement à la vie ou d'empêcher la naissance d'un enfant sur simple demande. Pour cette raison, on observe un mouvement de pression pour que la définition de la médecine soit modifiée afin de servir de lubrifiant aux eugénistes et autres bricoleurs du "transhumanisme" pour lesquels il n'y a pas de place pour le caractère unique de l'homme et de la vie humaine. Et derrière ça, bien entendu, des montagnes d'argent à encaisser qui justifient que tous les obstacles soient éliminés. C'est de ça qu'il est question, et de rien d'autre.

  • Quand les idéologies nouvelles menacent les fondements de la famille

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    De zenit.org (Hélène Ginabat) :

    ONU: le fondement de la famille menacé par les nouvelles idéologies, par Mgr Jurkovic (traduction complète)

    Encourager la solidarité au sein de la famille

    Mgr Jurkovic a averti que la base anthropologique de la famille, « sa constitution fondée sur l’engagement mutuel “libre et complet” d’un homme et d’une femme, sa dynamique intergénérationnelle et sa finalité de générer, nourrir et chérir la vie » sont menacées « voire carrément refusée » par des idéologies nouvelles.

    Mgr Ivan Jurkovič, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies et d’autres organisations internationales à Genève (Suisse), est intervenu lors d’un séminaire d’une journée sur « le rôle de la famille dans la protection et la promotion des droits de l’homme des personnes âgées ».

    Il a pris la parole sur le thème : « Vers une plus grande protection de la famille et des droits de l’homme des personnes âgées », à Genève, le 11 juin 2018 (panel 4).

    Le représentant du Saint-Siège a fait valoir que la famille est « une communauté de personnes », « la cellule fondamentale de la société, où le principe de la solidarité est vécu au quotidien. Par conséquent, afin de défendre les droits humains des individus, la propre identité de la famille doit, de la même manière, être protégée ».

    Voici notre traduction de la déclaration de Mgr Jurkovič, faite en anglais.

    HG

    Déclaration de Mgr Ivan Jurkovič

    Monsieur le Président,

    Comme l’indique la Déclaration politique de Madrid, nous devons « renforcer la solidarité entre les générations […] en encourageant des relations mutuellement réceptives entre » les personnes âgées et les plus jeunes (1). C’est le rôle unique et irremplaçable de la famille, où se vit « l’amour de tous ses membres – des tout-petits aux aînés » (2).

    Ce que les personnes âgées peuvent donner et recevoir de l’environnement familial est au cœur de la vie d’une société florissante où les droits de l’homme sont précieux. De plus, en tant qu’unité naturelle et fondamentale de la société, la famille a droit à la protection de la société et de l’État (3).

    Trop souvent, cependant, nous voyons que la base même anthropologique de la famille, sa constitution fondée sur l’engagement mutuel « libre et complet » (4) d’un homme et d’une femme, sa dynamique intergénérationnelle et sa finalité de générer, nourrir et chérir la vie, sont constamment menacées, voire même carrément refusées.

    Sans aucune évidence dans la nature ou dans l’histoire, malgré les différences de vie familiale en raison de chaque contexte social, les idéologies nouvelles promeuvent une idée de la famille fondée sur l’hypothèse que la famille ne repose pas sur la raison humaine et l’amour, « comme une forme de simple satisfaction émotionnelle qui peut être construite de n’importe quelle manière ou modifiée à volonté » (5)

    Pourtant, une société basée uniquement sur les besoins se transformera inévitablement en une société égoïste, qui n’est certainement pas l’environnement où la vie est accueillie et protégée, surtout quand elle est faible et a besoin d’aide, comme à un âge avancé.

    Monsieur le Président,

    Le Saint-Siège considère la famille comme une communauté de personnes, comme la cellule fondamentale de la société, où le principe de la solidarité est vécu au quotidien. Par conséquent, afin de défendre les droits humains des individus, la propre identité de la famille doit, de la même manière, être protégée.

    La famille, après tout, est, à bien des égards, la première école sur la manière d’être humain et le centre et le cœur d’une « civilisation de l’amour » (6).

    Merci, Monsieur le Président.

    ***

    NOTES

    1. Deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement, Madrid, Espagne, 8-12 avril 2002, Déclaration politique, article 16.
    2. Pape François, Lettre encyclique, Amoris Laetitia, n. 88
    3. Cf. Déclaration universelle des droits de l’homme, Art. 16,3.
    4. Déclaration universelle des droits de l’homme, Art. 16,2.
    5. Pape François, Lettre encyclique, Evangelii Gaudium, n. 66.
    6. Pape Paul VI, Message pour la Journée mondiale de la Paix, 1er janvier 1977.
  • Le développement du catholicisme en Afrique compense son déclin partout ailleurs

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    D'Arnaud Bevilacqua sur le site du journal La Croix :

    Porté par l’Afrique, le nombre de catholiques continue d’augmenter

    Les catholiques continuent de croître dans le monde, notamment en Afrique, d’après les derniers chiffres du Vatican publiés dans L’Osservatore Romano le 12 juin.

    La hausse du nombre de catholiques dans le monde se poursuit. En 2016, 1,299 milliard de personnes avaient reçu le baptême dans l’Église catholique contre 1,285 milliard en 2015, soit une hausse de 1,1 %.

    Cette croissance annuelle est toutefois légèrement moins soutenue que durant la période 2010-2015. Elle est aussi un peu moins vigoureuse que la hausse de la population mondiale. Ainsi, la part des catholiques dans le monde est en très léger retrait passant à 17,67 % de la population mondiale contre 17,7 % en 2015.

    228 millions de catholiques en Afrique

    La hausse du nombre de catholiques est largement portée par celle – très sensible – du continent africain qui rassemble 17,6 % de l’ensemble des baptisés dans le monde.

    Les catholiques africains étaient 185 millions en 2010, 222 millions en 2015 et, désormais, 228 millions en 2016. Soit une augmentation vigoureuse de plus de 23 % en six ans. C’est en République démocratique du Congo qu’ils sont les plus nombreux (44 millions) devant le Nigeria (28 millions).

    Près de la moitié des catholiques (48,6 %) vivent sur le continent américain, 22 % en Europe, un chiffre quasi stable depuis 2010 (+ 0,2 %), 11 % en Asie (85 millions aux Philippines et 22 millions en Inde). En Océanie, les fidèles – 10 millions – sont en hausse de 10 % environ par rapport à 2010.

    À lire aussi :Le catholicisme en Afrique, entre croissance et défis

    Cette hausse numérique globale ne doit pas masquer une baisse du nombre de prêtres. Déjà en diminution – légère – entre 2014 et 2015, leur nombre passe de 415 656, en 2015, à 414 969, en 2016, (67,9 % de prêtres diocésains). Les baisses concernent essentiellement l’Amérique du Nord (-2,7 %), l’Europe (-2,8 %) et le Moyen-Orient (-1,7 %). L’Afrique et l’Asie compensent en grande partie ces diminutions.

    Crise des vocations

    La crise des vocations se fait aussi sentir sur le nombre de séminaristes qui passe de 116 843, en 2015, à 116 160, en 2016, soit une baisse de 0,6 %. Sur la période 2010-2016, la tendance à la baisse est plus accentuée (-2,4 %).

    En Afrique, en revanche, le nombre de séminaristes a crû de 13,1 % avec des hausses sensibles dans certains pays comme l’Ouganda (+ 22, 1 %), le Cameroun (+ 31,2 %), la Tanzanie (+ 39,5 %) et surtout Madagascar (+ 65,6 %).

    Sur la même période, l’Amérique du Sud connaît une diminution forte de 17,4 %. Les diacres permanents sont, eux, en hausse passant à 46 312, en 2016, contre 39 564 en 2010, soit une croissance de 17 %.

    En ce qui concerne les religieuses, leur nombre continue de baisser toujours plus fortement – 659 000, en 2016, contre 722 000 en 2010.

    Si l’Afrique et l’Asie enregistrent une hausse de leur nombre, respectivement de 9,2 % et 4,2 % sur la même période, il connaît une chute brutale en Amérique du Nord (-21 %), en Europe (-16 %) et en Amérique du Sud (-11,8 %).

    Les religieux non prêtres sont aussi en baisse pour la quatrième année consécutive, 52 625, en 2016, contre 54 229, en 2015.

  • France : le samedi 23 juin prochain, 8 prêtres seront ordonnés dans la Communauté Saint-Martin

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    JPSC

  • Tous les neuf jours, un prêtre est assassiné dans le monde

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    De Paul de Dinechin sur le site aleteia.org :

    Depuis le début de l’année, un prêtre est assassiné tous les neuf jours dans le monde 

    Pour la 18e fois depuis le début de l'année, un prêtre catholique a été assassiné ce dimanche 10 juin. Un nouveau meurtre qui confirme l'accroissement des menaces sur les prêtres en 2018.

    L′attaque a eu lieu dimanche 10 juin. Il était aux alentours de 17 heures, dans le diocèse de Cabanatuan, aux Philippines, quand au moins trois coups de feu ont été tirés par la fenêtre d’une petite église de la province de Nueva Ecija, dans le nord de l′archipel. La messe dominicale allait commencer, célébrée par le père Richmnond Nilo, curé de la paroisse Saint-Vincent Ferrier à Saragosse (Philippines). À 43 ans, le ministre de Dieu est mort sur le champ. Les assassins, eux, ont fui immédiatement.

    Le père Nilo avait consacré sa vie à Dieu à travers le sacerdoce. Depuis dix-sept ans, il servait le diocèse avec la même fidélité. Ce jour-là, il allait s′approcher de l′autel pour célébrer la messe dominicale, comme il l’avait toujours fait depuis son ordination. Son dernier Sacrifice. En plus de remplir un poste-clé dans le diocèse — administrateur financier du diocèse — il était également connu pour son engagement actif dans l’apostolat envers les sourds-muets dans son diocèse.

    Ce prêtre catholique est le troisième assassiné par balles ces derniers mois aux Philippines, après le père Mark Anthony Yuaga Ventura, 37 ans, en avril et le père Marcelito Paez en décembre dernier. Quatre jours à peine avant cette dernière attaque, le père Rey Urmeneneta, un ancien aumônier, avait été blessé lors d’une tentative d’assassinat dans la ville de Calamba, au sud de Manille. Selon les chiffres des Missions étrangères de Paris, les Philippines comptent 85 millions de fidèles catholiques, soit 80% de la population. L′archipel se place ainsi en troisième position des pays à majorité catholique, après le Brésil et le Mexique.

    Lire la suite sur aleteia.org

     

  • Quand le pape évoque "gnostiques" et "pélagiens"

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    Un article de Sandro Magister traduit sur le site diakonos.be :

    Gnosticisme, hérésie antique. Mais voici comment elle réapparaît aujourd’hui

    Le langage du Pape François a déjà fait l’objet de nombreuses analyses qui s’accordent pour lui reconnaître une grande efficacité dans sa communication. Il y a cependant ces deux qualificatifs dont il affuble souvent ses adversaires au sein de l’Église mais qui restent incompréhensibles au plus grand nombre : « gnostique » et « pélagien ».

    Mais ce n’est pas tout. Même les rares personnes qui connaissent le sens premier de ces deux qualificatif trouvent que bien souvent Jorge Mario Bergoglio les utilise à contre-emploi.

    L’exemple le plus flagrant se trouve dans le livre-entretien avec le sociologue français Dominique Wolton où il va jusqu’à traiter de « pélagien » Blaise Pascal, le mathématicien, philosophe et homme de foi du dix-septième siècle qui était exactement aux antipodes et qui avait rédigé ce chef-d’œuvre que sont « Les Provinciales » précisément pour démasquer le pélagianisme, bien réel celui-là, de tant de jésuites de son époque.

    Dans le document programmatique de son pontificat l’exhortation « Evangelii gaudium », François a consacré un paragraphe entier, le 94, à ce que ces deux qualificatifs signifient pour lui.

    Mais par la suite, il les a toujours employés de façon si désinvolte et à contre-emploi que même la Congrégation pour la doctrine de la foi – dans la récente lettre « Placuit Deo » aux évêques – a dû remettre un peu d’ordre en la matière en expliquant en quoi consistaient réellement les deux « déviations » présentes aujourd’hui dans l’Église « qui ressemblent à certains égards à deux hérésies antiques : le pélagianisme et le gnosticisme ».

    Mais à nouveau sans impact notable sur le vocabulaire du Pape Bergoglio qui ne cite jamais les noms de ceux qu’il vise par ses invectives mais qui laisse chacun les deviner, comme par exemple le cardinal Robert Sarah qu’il a également à une occasion accusé à mots couverts de « gnosticisme » et à une autre reprise « pélagianisme », de la même manière – complètement injustifiée et infondée – qu’il l’avait fait pour Pascal.

    Dans l’article qui suit, un théologien américain essaye de clarifier l’usage de l’un de ces deux termes, le « gnosticisme ». Il s’agit du P. Thomas G. Weinandy, bien connu des lecteurs de Settimo Cielo qui ont pu apprécier la lettre ouverte qu’il avait adressée au Pape François l’été dernier.  Il est membre de la Commission théologique internationale intégrée à la Congrégation pour la doctrine de la foi.

    Le P. Weinandy montre comment la controverse sur le « néo-gnosticisme » n’est en rien marginale parce qu’elle affecte la transition en cours dans l’Église catholique, une transition lancée par le Pape François, et que certains critiquent et craignent tandis que d’autres la soutiennent avec ardeur.

    Cet article est paru le 7 juin sur le site américain « The Catholic Thing » et a été intégralement traduite ci-dessous.

    A lire sur diakonos.be

  • Ecosse : l'archevêque d'Edimbourg inaugure un centre "pro-life" pour coordonner une campagne anti-avortement

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    De Corentin Cnudde sur le site du journal la Croix :

    L’archevêque d’Édimbourg inaugure le premier « centre pro-life » d’Écosse

    L’archevêque de Saint-Andrew et Édimbourg (Écosse), Mgr Leo Cushley, a inauguré, mardi 5 juin, un « centre pro-life » destiné à coordonner une campagne anti-avortement menée par le diocèse.

    Une première dans un pays sensible aux débats qui ont agité l’Irlande ces dernières semaines.

    Le sujet de l’avortement et du respect de la vie avait été abordé lors de la réforme des services diocésains réalisée l’année dernière par Mgr Leo Cushley, archevêque de Saint-Andrew et Édimbourg. Un an après, le désir de l’évêque s’est concrétisé via la création d’un « centre pro-life » diocésain, le premier dans le pays, inauguré en présence d’une centaine de représentants des différentes paroisses.

    « Promouvoir une culture de la vie »

    L’objectif de ce centre est explicite : coordonner la campagne menée par les organismes catholiques contre l’avortement et contre l’assouplissement de ses conditions en Écosse, comme l’explique sur la page Facebook du diocèse le frère Jeremy Milne, vicaire épiscopal pour le mariage et la famille. En centralisant l’ensemble des informations, l’archevêché espère ainsi fédérer les différents acteurs dont les paroisses elles-mêmes, créant ainsi le lien et la fluidité nécessaires à une campagne efficace.

    Ces missions se doublent d’un accueil des femmes « en situation de vulnérabilité », en proposant, selon les termes de l’évêque, un « soin pastoral efficace ».

    L’enjeu est en effet de taille selon les responsables diocésains. Dans les pages de l’Herald Scotland, l’évêque explique ainsi la finalité d’une telle campagne : « créer un consensus démocratique » précédant un changement législatif. L’opération vise donc à sensibiliser à la « culture de la vie », impliquant notamment la reconnaissance des « droits inaliénables » des enfants à naître. Des droits placés en opposition à l’avortement, « jamais la meilleure solution » selon l’évêque.

    Un débat tendu

    L’ouverture de ce centre a cependant provoqué de vives réactions dans les milieux pro-avortement, ceux-ci dénonçant une initiative offensive et un discours « stigmatisant » pour les femmes concernées. Jillian Merchant, porte-parole d’une association écossaise pro-avortement, dénonce ainsi le « complet décalage de l’Église avec la société ».

    Depuis l’Abortion Act de 1967, l’avortement est autorisé au Royaume-Uni pour des raisons médicales ou sociales déterminées par la femme elle-même, excepté en Irlande du Nord où celui-ci est beaucoup plus restreint, n’étant accessible qu’en cas de danger pour la femme ou l’enfant.

    La question reste cependant fortement sujette à controverse notamment concernant le délai légal, passé de 28 à 24 semaines en 1990. En 2016, un projet de loi avait remis la question en débat, provoquant une forte mobilisation de la part des associations engagées contre l’avortement ainsi que des évêques.

    L’inauguration intervient en outre quelques jours après le référendum irlandais qui a fait apparaître que 66,4 % des votants étaient favorables à un changement de législation permettant l’IVG. Dans le même temps, une procédure d’appel lancée contre la politique restrictive de l’Irlande du Nord a été rejetée par la Cour suprême.

    Et à Bruxelles, ce sera quand ?

     
  • Mgr De Kesel sur KTO

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    De KTO :

    Entretien avec le cardinal Jozef De Kesel, archevêque de Malines-Bruxelles (Belgique)

    La chaîne de télévision catholique KTO a rencontré le cardinal Jozef De Kesel chez lui, à l’archevêché de Malines-Bruxelles, pour un entretien exceptionnel. Le président de la Conférence des évêques de Belgique répond sur différents points sensibles de l’actualité : l’avortement, l’euthanasie, vivre en chrétien dans une société sécularisée. Après l’attentat qui a frappé la ville de Liège il y a quelques semaines, il évoque ses attentes dans le dialogue avec les musulmans. Il rappelle aussi la vocation missionnaire de l’Église catholique en Belgique…

    À propos du débat sur l’avortement, le cardinal De Kesel a notamment déclaré :
    « Symboliquement, les conséquences [des propositions de loi seraient] très graves, parce que si l’avortement ne se trouve plus dans le code pénal, il devient un acte médical. Cela deviendra un droit. [Or,] L’acte de d’avortement ne deviendra jamais une intervention anodine. C’est toujours un échec. Il n’y a que des perdants dans cet acte. Je sais bien qu’il y a des femmes qui peuvent se trouver dans des situations extrêmement difficiles. Je comprends la détresse, le désarroi, la souffrance, l’angoisse. Mais dire que ce que les femmes vivent n’est qu’un acte médical va augmenter la solitude et le désarroi, non seulement des femmes mais aussi de ceux qui sont autour. »
    « Si c’est un acte médical, ce sera difficile de [le] refuser ; pour la femme, mais aussi pour les soignants. »
    « Il est très important de ne jamais oublier que c’est une transgression, même dans le cas où on le fait, de ne pas oublier que ce n’est pas un acte quelconque. »
     « Les arguments [de l’Église] ne viennent pas seulement de la foi […] Il faut avoir des arguments qui ne convainquent pas seulement ceux qui sont croyants, mais aussi ceux qui sont de bonnes volontés. Parce qu’il y a aussi des gens qui ne sont pas chrétiens, pas catholiques, qui sont athées et qui ont des objections sur cette proposition de loi. C’est important pour nous de trouver des contacts avec des personnes qui ne sont pas du même milieu idéologique. »

  • Les enjeux du Synode sur l'Amazonie dépassent largement celle-ci

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    De Jeanne Smits sur Reinformation.tv :

    Décryptage : le Synode pour l’Amazonie sera un vecteur pour la « théologie indienne »

    A lire distraitement le document préparatoire du Synode pour l’Amazonie qui se tiendra à Rome en octobre 2019 sur décision du pape François, on pourrait croire qu’il s’agit d’une réflexion sur la protection de la nature en Amazonie et de la promotion des droits des indigènes qui l’habitent. Certes, avançant le manque de prêtres dans la région, il a déjà été dit (par le cardinal Beniamino Stella) que ce synode pourrait servir à remettre sur le tapis l’idée de l’ordination des hommes mariés, les fameux viri probati. Et lors de la présentation du document à Rome en la fête du Sacré-Cœur, vendredi dernier, la presse a beaucoup remarqué qu’il y était question du rôle accru à donner aux femmes à travers un « ministère » ecclésial spécial. Mais pourquoi ? Pourquoi l’Amazonie ? La lecture attentive du document préparatoire, elle, permet de beaucoup mieux comprendre la dynamique fondamentale de ce texte : elle se trouve dans le troisième chapitre, « Agir » (qui fait suite aux deux autres consacrés aux thèmes « Voir » et « Discerner ») en une phrase suivie d’une note. Il n’est pas exagéré de dire que ce qui est projeté est un véritable bouleversement, une révolution théologique, à travers le nouveau droit de cité donné à la « théologie indienne ». Décryptage…

    La « théologie indienne », un élément clef du document préparatoire

    Après avoir longuement parlé des traditions et de la « cosmovision » des indigènes appelés tour à tour « autochtones », « aborigènes » ou « peuples natifs », voici en effet au paragraphe 15 d’Amazonie : nouveaux chemins pour l’Eglise et pour une écologie intégralele sous-chapitre intitulé « Nouveaux chemins », sûrement le plus important de ces nouveaux lineamenta. Il affirme : « Dans le processus consistant à penser une Eglise au visage amazonien, nous rêvons de poser les pieds sur la terre de nos ancêtres et, les yeux ouverts, nous imaginons comment sera l’Eglise à partir de l’expérience de la diversité culturelle des peuples. »

    Puis vient cette phrase clef : « Les nouveaux chemins auront une incidence sur les ministères, la liturgie et la théologie (théologie indienne) », avec un renvoi à une note en fin de document.

    Cette note renvoie elle-même au VIe symposium de théologie indienne tenue par la conférence des évêques d’Amérique latine à Asunción au Paraguay du 18 au 23 septembre 2017. Qu’est-ce que la théologie indienne ? Eh bien, c’est celle dont, manifestement (car on sait depuis Amoris laetitia le rôle, le poids et la mécanique des notes de bas de page dans le cadre de ce pontificat), la promotion est recherchée. Si les histoires de prêtres mariés sont évoquées depuis la convocation du synode en octobre 2017 à la faveur d’une réflexion sur la région pan-amazonienne, ce n’est absolument pas un hasard.

    Pour comprendre, on peut se référer à la littérature, puisqu’on trouve même en français de nombreux livres sur le thème. Ou, plus simplement encore, remonter douze ans en arrière vers l’article d’un père dominicain du couvent de la Tourette, Alain Durand. Le site alterinfo.org publiait alors en langue française une présentation succincte de « la théologie indienne latino-américaine » par ce Dominicain très peu scolastique. Le site altermondialiste laissait la parole à celui qui était alors directeur de la revue DIAL (Diffusion de l’information sur l’Amérique latine), aujourd’hui membre de la commission Justice et Paix France. Son texte explique les différents traits de cette théologie distincte de la théologie de la libération, mais finalement, peut-on constater aujourd’hui, extrêmement proche de la « théologie du peuple » affectionnée par le pape François. Ses développements semblent faire écho aux longs textes du document pré-synodal : ils sont simplement un peu moins jargonnants, un peu plus clairs. L’importance de la terre – la Pachamama ou la Terre-Mère –, et de la communauté y sont affirmés.

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