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BELGICATHO - Page 3

  • Quand, du front, Eugenio Corti écrivait aux siens

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    Du site de l'Homme Nouveau (Philippe Maxence) :

    Paroles du front

    Paroles du front

    Auteur du monumental Cheval rouge, l’écrivain Eugenio Corti a rendu son âme à Dieu en 2014, laissant derrière lui une œuvre superbe, appuyée sur une foi solide et une formation philosophique qui lui permettait de n’être pas dupe de la modernité. La parution de ce nouveau livre est une surprise. Et, une bonne surprise ! Elle nous permet de découvrir le futur écrivain avant même qu’il ait vécu la grande expérience fondatrice que fut pour lui la guerre sur le Front de l’Est. Jeune officier d’artillerie, Eugenio Corti est envoyé en 1941 en Russie pour se battre contre le bolchevisme. Anti-­communiste, il veut voir sur le terrain la réalité de cette immense machine anti-chrétienne. Comme beaucoup de soldats, il écrit à ses parents, sa famille et ses amis.

    Ce sont ses lettres que l’on peut découvrir dans ce volume. Parfaitement maîtrisées (Corti tient à ne pas affoler les siens), elles permettent de découvrir la réalité de cette campagne italienne en Russie. Elles témoignent aussi de son intérêt pour les populations rencontrées. Mais c’est la foi de Corti, surtout qui impressionne. Dès le départ, il assure qu’il reviendra, étant confiant en la Providence. Et il revint ! Pour témoigner de cet enfer et des enjeux réels de cette guerre.

    Eugenio Corti, Je reviendrai, Éd. des Syrtes, 240 p., 17 €.

  • De la Wehrmacht au Goulag : les mémoires d'Aloysius Pappert, un Allemand catholique et antinazi

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    Du site de l'Homme Nouveau (Stephen Vallet) :

    Mémoires d’un Allemand catholique et antinazi : de la Wehrmacht au Goulag

    Mémoires d’un Allemand catholique et antinazi : <br> de la Wehrmacht au Goulag

    Les mémoire de guerre d’Aloysius Pappert n’ont certainement pas la portée d’Orages d’acier d’Ernst Jünger qui su, avec force et profondeur, retracer la Première Guerre mondiale des soldats allemands. Il y avait dans ce récit un aspect suffisamment universel pour que les Poilus eux-mêmes se reconnussent dans ce livre et, au-delà, pour qu’il touchât des générations qui n’avaient pas connu ce conflit ni tout simplement la guerre. Puissance incroyable de la grande littérature !

    Aloysius Pappert n’a certainement pas l’ambition d’égaler pour le second conflit mondial, son éminent compatriote. D’ailleurs bien des ouvrages sont parus qui évoquent la vision des combattants de la Seconde Guerre mondiale. Le soldat oublié de Guy Sajer, par exemple, fut au moment de sa sortie un grand succès. Dans un autre genre, les livres d’August von Kageneck en constituent un autre exemple, jusques et y compris son livre de dialogue avec Hélie de Saint Marc, déporté en Allemagne et survivant des camps de concentration avant de reprendre le combat en Indochine et en Algérie.

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  • Liturgie : le pape émérite rend hommage à l’humble cardinal Sarah

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    Lu sur « diakonos.be » :

     Silence Sarah.png« Avec le cardinal Sarah, la liturgie est entre de bonnes mains ». Signé : Benoît XVI. Ce qui à première vue peut sembler un simple acte d’estime est en réalité une véritable bombe. Elle signifie en fait que le Pape émérite – avec le style discret qu’on lui connaît – entre en scène pour prendre la défense du cardinal Robert Sarah qui, en tant que Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, est désormais isolé et mis à l’écart par les nouvelles nominations du pape François qui l’a d’ailleurs désavoué en public.

     Ce geste retentissant de Benoît XVI a pris la forme d’une postface rédigée pour le livre du cardinal Sarah « La force du silence ». Le texte de Benoît XVI devrait être publié dans les prochaines éditions du livre mais a déjà été rendu public hier soir par le site américain First Things.

     Dans cette postface, Benoît XVI fait un éloge appuyé du livre du cardinal Sarah et de l’auteur lui-même qu’il considère comme un « maître spirituel qui parle du profond du silence avec le Seigneur, expression de son union intérieure avec Lui et pour cela, il a quelque chose à dire à chacun d’entre nous ».

     A la fin de la lettre, il remercie le pape François d’avoir « nommé un tel maître spirituel à la tête de la congrégation pour la célébration de la liturgie dans l’Eglise ». Il s’agit d’une note qui ressemble davantage à une défense qu’à de la simple gratitude. Ce n’est un mystère pour personne qu’au cours de l’année dernière, le cardinal Sarah a été de fait évincé, d’abord par une série de nouvelles nomination à la Congrégation dans le but d’entourer le cardinal Sarah de membres progressistes ouvertement hostiles à la « réforme de la réforme » que Benoît XVI appelait de ses vœux et que le cardinal guinéen tentait de réaliser. Puis par le désaveu ouvert du Pape [actuel] au sujet de la position des autels ; ensuite par la nouvelle traduction des textes liturgiques qui ferait l’objet d’une étude par une commission créée à l’insu et contre le cardinal Sarah ; enfin par les manœuvres pour étudier la possibilité d’une messe « œcuménique » en passant outre la Congrégation elle-même.

     Il s’agit d’une dérive qui frappe au cœur le pontificat même de Benoît XVI qui plaçait la liturgie au centre de la vie de l’Eglise. Et dans le document qui vient d’être publié, le Pape émérite lance un nouvel avertissement : « Tout comme pour l’interprétation des Ecritures Saintes, la liturgie aussi requiert une connaissance spécifique. Mais en ce qui concerne la liturgie, il est également vrai que la spécialisation peut manquer l’essentiel à moins qu’elle ne soit enracinée dans une union intérieure et profonde avec l’Eglise orante qui apprend sans cesse du Seigneur lui-même ce qu’est l'adoration ». D’où l’affirmation finale qui résonne comme un avertissement : « Avec le cardinal Sarah, maître du silence et de la prière intérieure, la liturgie est entre de bonnes mains ». 

     Cette intervention de Benoît XVI, qui vise à soutenir le cardinal Sarah et à le remettre de fait à la tête de la Congrégation pour la liturgie est sans précédent. Et malgré qu’elle ne se manifeste que sous la forme « innocente » d’un commentaire d’un livre, la signification ecclésiale d’une telle démarche n’échappera à personne et révèle la préoccupation du Pape émérite au sujet de ce qui est en train de se passer au cœur de l’Eglise.

     Benoît XVI intervient aujourd’hui sur ce qui a sans doute le plus caractérisé son pontificat : « La crise de l’Eglise est une crise de la liturgie » disait-il, et ce jugement a été relayé par le cardinal Sarah. Mais il ne faut pas oublier ce que Mgr Georg Gänswein a affirmé dans une récente interview d’une façon en apparence innocente: en répondant à une question au sujet de la confusion qui règne dans l’Eglise et sur les divisions qui se sont créées, il a déclaré que Benoît XVI suivant avec attention tout ce qui était en train de se passer dans l’Eglise. Et aujourd’hui nous constatons qu’il commence discrètement à réagir.

     Source : Riccardo Cascioli, LNBQ

     Traduction: Diakonos.be .

    LE PAPE ÉMÉRITE VOLE AU SECOURS DU CARDINAL SARAH

    Le pape Benoît XVI a lui-même exprimé son point de vue paisiblement, sans ambages ni polémique inutile.  Sed tandem, qui aures habet, audiat. Un hommage mérité au silence de l’humble cardinal.

    JPSC

  • Aider le pèlerinage du diocèse de Liège à Lourdes

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    Un appel du chanoine Eric de Beukelaer que nous relayons bien volontiers :

    Aider à Lourdes cet été, pourquoi pas ?
    Le pèlerinage du diocèse de Liège à Lourdes, qui se déroule du 17 au 23 août 2017, souhaite renforcer son équipe d’hospitaliers/ières pour accompagner, soigner et seconder les pèlerins moins valides, que ceux-ci résident en accueil hospitalier ou à l’hôtel.
    Agés de 18 ans au moins et encadrés par des professionnels de la santé, ces bénévoles (eux-mêmes professionnels ou non) s’engagent à vivre la semaine au service des moins valides en accomplissant toutes les tâches quotidiennes (du lever au coucher), en ce compris divers moments de détente.
    Il s’agit d’une expérience humaine unique qui permet également aux hospitaliers/ières de se retrouver de manière conviviale en-dehors de la mission qu’ils ont à assurer.

    Infos et prix : Bernadette Charlier, 04 367 72 39,

     bernacharlier@skynet.be
    www.liegealourdes.be

     

    JPSC

  • La condamnation pour « blasphème » du gouverneur de Djakarta et la montée d'un populisme islamique en Indonésie

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    Du site "Eglises d'Asie" (Agence d'Information des Missions Etrangères de Paris) :

    De quoi la condamnation pour « blasphème » du gouverneur de Djakarta est-elle le prélude ?

    Près d’une semaine après la condamnation pour « blasphème » à deux ans de prison du gouverneur de Djakarta, les commentaires et les analyses sur l’état de la jeune démocratie indonésienne sont nombreux. Plus qu’une simple mesure destinée à apaiser les éléments les plus radicaux de la scène musulmane indonésienne, le verdict prononcé par les juges Tribunal de Djakarta-Nord le 9 mai dernier inquiète et augure de difficultés profondes à l’approche des élections présidentielles de 2019, analysent certains.

    Le P. Franz Magnis-Suseno est un jésuite d’origine allemande. Arrivé en Indonésie en 1961, il dirige la faculté de philosophie de l’université catholique Driyarkara de Djakarta. Fervent artisan du dialogue interreligieux, il est une voix discrète mais influente de la vie intellectuelle en Indonésie, ce pays dont il a pris la nationalité en adoptant le nom javanais de Suseno.

    Montée d’un « populisme islamique »

    Interrogé par l’agence Fides, le P. Magnis-Suseno réagit avec vigueur à la condamnation et à l’emprisonnement de Basuki Tjahaja Purnama, connu de tous sous le nom de ‘Ahok’. « Il s’agit d’une décision injuste, prise par les juges à cause des fortes pressions des islamistes », explique-t-il à l’unisson des commentateurs « libéraux » du pays. Le 10 mai, l’éditorialiste du Jakarta Post parlait, lui, de la condamnation d’Ahok comme de « l’équivalent d’une erreur judiciaire ».

    Mais, au-delà du verdict du tribunal, le jésuite met en garde contre la montée d’un « populisme islamique » en Indonésie. Selon lui, « les extrémistes chercheront à poursuivre leur campagne en vue des élections présidentielles de 2019 afin de battre le président Joko Widodo ». Le missionnaire précise que « celui qui en bénéficierait serait Prabowo Subianto, l’homme que l’actuel chef de l’Etat a battu lors des élections de juillet 2014 ».

    Agé de 65 ans, Prabowo est loin d’être un inconnu. Ancien général, ancien chef des forces spéciales de l’armée, les Kopassus à la réputation de violence bien établie, Prabowo a laissé un souvenir cuisant lors de l’occupation du Timor-Oriental par l’Indonésie ou bien encore lors des enlèvements et tortures de manifestants pro-démocratie commis à la chute de Suharto en 1998. Lors de la campagne pour les élections présidentielles de 2014, il est intéressant de noter que la stratégie employée par le camp de Prabowo pour discréditer Joko Widodo, qui était alors gouverneur de Djakarta, a été étrangement similaire à celle mise en œuvre lors de la campagne électorale qui vient de s’achever pour l’élection du gouverneur de la capitale indonésienne. Parti avec, selon les instituts de sondage, une confortable avance sur son adversaire Prabowo, Widodo avait dû faire face à une campagne surgie sur les réseaux sociaux le présentant comme un chrétien d’origine chinoise ou bien encore dénonçant de supposées accointances passées avec les communistes. La manœuvre n’a finalement pas réussi, Widodo ayant été élu, mais ce n’était pas la première fois que l’entourage de Prabowo recourait à des rumeurs visant à disqualifier son adversaire en le désignant comme un chrétien. Dans les dernières années du régime Suharto, alors que Prabowo, longtemps marié à l’une des filles de Suharto, était chargé de courtiser les groupes musulmans conservateurs, des rassemblements furent organisés et des brochures distribuées pour affirmer que la crise financière de 1997-98 faisait partie d’un complot antimusulman orchestré par des intérêts chrétiens, sionistes et chinois ; l’adversaire d’alors de Prabowo était le chef de l’armée, Moerdani, un catholique, et Prabowo était dépeint comme la victime malheureuse d’un complot chrétien ourdi par Moerdani.

    Une coalition silencieuse entre les anciens généraux et les islamistes ?

    Près de vingt ans après la chute de Suharto et la mise en place d’un régime démocratique, les tactiques pour discréditer un adversaire politique représentant une perspective de renouveau ne changent donc pas véritablement. Toutefois, pour le P. Magnis-Suseno, le plus inquiétant n’est pas là. Selon lui, l’aspect le plus préoccupant de la scène politique actuelle est que « depuis plus d’un an, semble se mettre en place une coalition silencieuse faite de généraux à la retraite et de militants islamiques. Une montée des désordres et du chaos social pourrait « contraindre » les militaires à prendre le pouvoir, avec l’appui des islamistes ». Les vieux généraux n’ont jamais accepté les réformes démocratiques mises en œuvre après la chute du dictateur Suharto, au pouvoir de 1967 à 1998, explique encore le jésuite.

    Des élections qui viennent d’avoir lieu pour le gouvernorat de Djakarta, élections pour lesquelles les instituts de sondage donnaient le gouverneur sortant Ahok grand favori au départ, on peut tirer deux leçons pour les mois et les années à venir, continue le P. Magnis-Suseno. « La première est que l’extrémisme islamique a été sous-évalué, même par les grandes organisations musulmanes de masse que sont la Muhammadiyah et le Nahdlatul Ulama. Au cours des six derniers mois, derrière le responsable extrémiste Habib Rizieq Shihab [chef de l’organisation radicale, le Front des défenseurs de l’islam - FPI], se sont groupés de manière enthousiaste de jeunes militants du Nahdlatul Ulama et surtout de la Muhammadiyah. A l’avenir, il est possible que se vérifie un changement auquel nous sommes peut-être en train d’assister dans l’islam indonésien : les radicaux, en se proclamant représentants de l’ensemble de l’islam indonésien et en insistant sur l’identité islamique, vont jouer un rôle central sur la scène politique », analyse le missionnaire, qui rappelle que jusqu’à lors, les partis clairement revendiqués comme islamistes n’ont jamais dépassés, ensemble, les 13-14 % de suffrages aux élections nationales.

    La seconde leçon concerne la minorité chrétienne, une minorité représentant 10 % des 240 millions d’Indonésiens. « Les paroles de Basuki Tjahaja Purnama [qui ont conduit à une plainte contre lui pour « blasphème » déposée par le FPI] et sa présence même en tant que candidat [issu d’une double minorité, chrétienne et d’origine chinoise] ont représenté depuis le départ une provocation. » A l’agence Fides, le missionnaire précise que « le temps n’est pas encore venu pour l’Indonésie d’avoir un chrétien comme responsable national, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’un chrétien d’origine chinoise – attendu qu’il existe un sentiment antichinois latent au sein de la société ». Le P. Magnis-Suseno ajoute que la personnalité de Basuki Tjahaja Purnama n’a pas aidé : sûr de lui, ce dernier n’a pas pris la mesure du danger en expliquant aux musulmans que ceux qui utilisaient la sourate al maidah du Coran leur mentaient lorsqu’ils leur disaient qu’il était illicite pour eux de voter pour un non-musulman.

    Dans l’immédiat, conclut le P. Magnis-Suseno, les Indonésiens chrétiens ont « offert à Ahok un appui pacifique ; en signe de solidarité, ils l’ont accompagné jusqu’aux portes de la prison, en chantant l’hymne national et en lançant ce message : les baptisés ne sont pas prêts à laisser l’Indonésie tomber entre les mains des fanatiques et des extrémistes ». Ailleurs dans le pays, des musulmans, des chrétiens, des hindous et des bouddhistes ont manifesté pour demander la révision du procès du gouverneur de Djakarta.

    Avant les présidentielles de 2019, le prochain test électoral sera celui des élections locales d’avril 2018 : les habitants de la province de Java-Ouest, la province la plus peuplée du pays et celle qui entoure la capitale Djakarta, seront appelés à élire leur gouverneur. Après deux mandats, Ahmad Heryawan, appartenant au Parti de la Justice et de la Prospérité, un parti islamiste, ne peut pas se représenter, mais sa femme pourrait le faire à sa place ; son adversaire sera l’actuel maire de Bandoung, le très populaire architecte et progressiste Ridwan Kamil. Ces derniers jours, les réseaux sociaux ont colporté l’information – fausse – selon laquelle Ridwan Kamil, qui est musulman, a autorisé en tant que maire de Bandoung la construction de 300 lieux de culte destinés à d’autres religions que l’islam. La campagne électorale est lancée…

  • Pour les députés roumains, le mariage consacre l'union d'un homme et d'une femme

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    Lu sur le site "Orthodoxie" :

    La Chambre des députés de Roumanie vote à une majorité écrasante la définition constitutionnelle du mariage comme étant celui d’un homme et d’une femme

    La Chambre des députés de Roumanie, chambre basse du Parlement roumain, a voté à une majorité écrasante en faveur de l’amendement de la Constitution nationale, définissant explicitement le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. Son vote, par 232 voix sur 270, incluait également le renforcement des droits parentaux. Ce vote a eu lieu suite à la récolte de 3,1 millions de signatures sur l’initiative du mouvement « Coalition pour la famille », alors que seulement 500.000 signatures sont requises pour soumettre un projet législatif au parlement. « C’est un moment historique » a déclaré Mihai Gheorghiu, l’un des leaders de cette initiative, laquelle était soutenue par l’Église. « C’est une manifestation de solidarité sans précédent. Trois millions de Roumains ont signé l’amendement proposé », a-t-il ajouté. L’amendement concerné modifie l’article 48,1 de la Constitution roumaine qui dispose dans sa nouvelle rédaction : « La famille est fondée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme, leur pleine égalité et le droit et le devoir des parents d’assurer l’éducation et l’instruction des enfants ». La Cour constitutionnelle de Roumanie a approuvé la proposition législative de révision de la Constitution initiée par la Coalition pour la Famille le 20 juillet 2016, mentionnant que celle-ci était conforme à toutes les exigences constitutionnelles. L’initiative a trouvé un large soutien auprès de l’Église orthodoxe roumaine, les Églises catholique-romaine et évangélique, de même que des groupes juridiques internationaux comme ADF International, Liberty Counsel et European Center for Law and Justice. Toutefois, afin que l’amendement soit entériné, il faut encore l’approbation du Sénat. Si celui-ci se prononce en faveur de l’amendement, un référendum aura lieu automatiquement le dernier dimanche de la période de trente jours suivant le vote sénatorial.

  • Emmanuel Macron et Dieu

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    De Denis Sureau sur son blog "Chrétiens dans la Cité":

    Macron, la foi et la laïcité

    Né dans une famille de médecins soixante-huitards non croyants, Emmanuel Macron a rencontré la foi dans le collège jésuite d’Amiens, la Providence, à l’âge de 12 ans :

    « C’est lorsque je suis entré au collège que j’ai sollicité le baptême : familialement, cela n’avait pas été une priorité. Pendant ces années, j’ai été au contact de la foi catholique dans sa dimension intellectuelle, parfois plus que dans sa dimension proprement spirituelle. Il est néanmoins évident que les Exercices d’Ignace de Loyola qui sont au cœur de la spiritualité jésuite imprègnent la démarche intellectuelle de cet ordre et leur zèle d’enseignants. J’ai été très fasciné par ce mélange d’intelligence et de foi, par la fécondité et la sûreté de l’alliage entre réflexion libre et respect de la règle. Aujourd’hui encore, je crois qu’il faut toujours à l’exercice de la liberté une armature qu’on peut appeler foi, mais qui peut aussi être la recherche d’un sens. »

    Interrogé sur la présence de Dieu dans sa vie actuellement, il répond :

    « Je suis revenu depuis quelque temps à un certain agnosticisme. Mais pour autant je reste réceptif à la présence de la transcendance dans nos vies. Elle peut prendre plusieurs visages. Elle ne se résume pas nécessairement à l’appareil d’une foi construite. Mais il est certain que nos vies sont enrichies par la quête d’un absolu qui nous dépasse, que nous trouvons une plus grande satisfaction dans la quête de sens que dans le relativisme complet. La transcendance peut du reste être une impérieuse immanence, un germe qu’on porte en soi et qu’on épanouit. Il y a dans cette immanence-là aussi une part de mystère » (propos rapportés par Samuel Pruvot, Les candidats à confesse, Salvator).

    À la question « Parlez-vous à Dieu ? » posée par un journaliste de La Vie, il répond : « Pas actuellement. Mais j’ai une réflexion permanente sur la nature de ma propre foi. Et j’ai suffisamment d’humilité pour ne pas prétendre aujourd’hui parler à Dieu. Mon rapport à la spiritualité continue de nourrir ma pensée mais je n’en fais pas un élément de revendication. »

    Le candidat Macron a multiplié comme des clins d’œil à l’électorat chrétien : rencontre avec Philippe de Villiers au Puy-du-Fou, participation à la fête de sainte Jeanne d’Arc à Orléans, affirmant dans un entretien au Journal du dimanche que « la politique, c’est mystique », et inclut une « dimension christique » et une « transcendance » (un mot qu’il utilise souvent) au-dessus de la loi et du pouvoir. Sa vision de la France fait irrésistiblement penser à celle de Péguy : elle ne commence pas à la Révolution. Lors de son entrée en campagne, il s’est rendu en la basilique Saint-Denis. Pourquoi ? Réponse :

    "parce que je crois fondamentalement que l’histoire de France ne se limite pas à l’histoire de la République. La première plonge ses racines dans un passé beaucoup plus lointain, malheureusement moins connu, mais qui fait partie de ce que nous sommes, de ce que nous avons en commun. L’histoire de France est un bloc et je veux l’assumer entièrement. Les racines chrétiennes de la France marquent encore nos paysages, elles imprègnent encore une large part de notre morale commune. Mais je veux également assumer toutes les strates qui sont venues enrichir notre histoire. La sève de notre pays, ce sont aussi ces générations d’immigrés qui sont venus en France, ces Français athées ou d’autres confessions qui apportent eux aussi leurs bagages culturels. De fait, la force de la République, c’est de dépasser nos différences et de mettre la lumière sur ce que nous avons en commun : une langue, une culture, un patrimoine, une ambition universelle. C’est cela, la force et la beauté du projet français » (Famille chrétienne, 5/4/2017). Se démarquant des hommes de gauche, il a déclaré : « Sens commun fait partie des hommes et des femmes qui sont fiers de leur pays, attachés à leurs traditions, pour lesquels j’ai beaucoup de respect » (16/4/2017).

    Cohérente avec cette certaine idée de la France, sa conception de la laïcité est différente du laïcisme fermé d’un Manuel Valls :

    « On entend parfois que la religion devrait, au nom précisément du principe de laïcité, être confinée à l’espace privé. Je pense que c’est une conception erronée du principe de laïcité. Depuis la loi de séparation de 1905, nous vivons dans l’idée que je crois très féconde, d’une laïcité qui n’est pas l’ennemie des religions. Chacun, en France, a le droit de croire dans le Dieu qu’il s’est choisi, ou de ne pas y croire, ou de ne plus y croire. Chacun a le droit de le dire et de le manifester, y compris en dehors de son domicile ou des lieux purement privés » (ibid.)

    À La Vie il déclare : « Chaque individu est libre de croire de manière très intense. Je ne demande à personne d’être discret dans sa pratique religieuse, ou modéré dans ses convictions intimes Mais en tant que citoyen, l’attachement aux règles républicaines est un préalable. C’est notre socle commun. […] Ceux qui veulent réduire l’histoire de France à l’affrontement entre un monothéisme et d’autres religions font fausse route, tout comme ceux qui veulent lutter contre toute forme de spiritualité. Je ne crois ni à la République érigée en croyance religieuse ni à l’éradication des religions. » Et il ajoute : « À travers l’école, l’État doit aussi former les enfants au fait religieux tout en mettant les jeunes esprits à l’abri d’une emprise trop forte des religions. C’est la raison pour laquelle je suis favorable à la législation actuelle sur les signes religieux ostensibles à l’école. »

    Denis Sureau

  • Un télégramme de félicitation du pape à Emmanuel Macron

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    Du site de l'Eglise catholique en France :

    Le Pape François félicite Emmanuel Macron, président de la République

    Son excellence Monsieur Emmanuel Macron, président de la république française,
    A l’occasion de votre investiture comme président de la république française, je vous adresse mes vœux très cordiaux pour l’exercice de vos hautes fonctions au service de tous vos compatriotes. je prie dieu de vous soutenir pour que votre pays, en fidélité à la riche diversité de ses traditions morales et de son héritage spirituel marqué aussi par la tradition chrétienne, porte toujours le souci de l’édification d’une société plus juste et fraternelle. dans le respect des différences et l’attention aux personnes en situation de précarité et d’exclusion, qu’il contribue à la coopération et à la solidarité entre les nations. que la France continue à favoriser, au sein de l’Europe et dans le monde, la recherche de la paix et du bien commun, le respect de la vie ainsi que la défense de la dignité de chaque personne et de tous les peuples. sur votre personne et sur tous les habitants de la France, j’appelle de grand cœur la bénédiction du Seigneur

    François

  • Les étranges paroles du pape à Fatima

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    Vendredi soir, à Fatima, avant la récitation du chapelet, le pape a tenu ces propos qui ne manquent pas d'intriguer :

    ... chaque fois que nous récitons le Rosaire, en ce lieu béni ou en n’importe quel autre lieu, l’Évangile reprend sa route dans la vie de chacun, dans la vie des familles, des peuples et du monde. Pèlerins avec Marie… Quelle Marie ? Une Maîtresse de vie spirituelle, la première qui a suivi le Christ sur la “voie étroite” de la croix, nous donnant l’exemple, ou au contraire une Dame “inaccessible” et donc inimitable ? La “Bienheureuse pour avoir cru” toujours et en toutes circonstances aux paroles divines (cf. Lc 1, 42.45), ou au contraire une “image pieuse” à laquelle on a recours pour recevoir des faveurs à bas coût ? La Vierge Marie de l’Évangile, vénérée par l’Église priante, ou au contraire une Marie affublée d’une sensibilité subjective qu’on voit tenir ferme le bras justicier de Dieu prêt à punir : une Marie meilleure que le Christ, vu comme un juge impitoyable ; plus miséricordieuse que l’Agneau immolé pour nous ?

    Lorsque le pape se demande "Quelle Marie?" et évoque "une Dame inaccessible et inimitable", ou une "image pieuse prodiguant des faveurs à bas coût", ou encore une "Marie affublée d'une sensibilité subjective retenant le bras justicier de Dieu", on peut s'interroger sur la cible visée. Certains y voient des allusions claires au message de Fatima lui-même évoquant de possibles châtiments et insistant sur la pénitence et la conversion, message que le pape actuel est peu enclin à relayer. De même, cette fameuse consécration de la Russie et du monde au Coeur immaculé de Marie demandée expressément a-t-elle jamais été faite ? Peut-on reconnaître, dans la prière du pape, le 13 octobre 2013, une formule de consécration satisfaisante ? Les affirmations péremptoires du cardinal Parolin à Fatima vendredi soir assurant que "Le peuple, les Évêques, le Pape ne sont pas restés sourds aux demandes de la Mère de Dieu et des hommes : le monde entier lui a été consacré" dissipent-elles les doutes légitimes de ceux qui affirment qu'une consécration solennelle faite par le pape en communion avec tous les évêques du monde n'a jamais été formellement accomplie ?

  • Benoît XVI à propos du jugement dernier, du ciel, du purgatoire et de l’enfer

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    Dans les discours que le pape actuel vient de prononcer à Fatima,  on ne trouve guère d’invitation  à la conversion, à la pénitence et au sacrifice pour la réparation des péchés, ni à la vision de l'enfer, ni aux conséquences historiques du péché qui appartiennent néanmoins clairement au centre du message délivré aux petits voyants par la Vierge Marie. Cette omission est étrange.

    Peut-être le moment est-il opportun de rappeler ici ce qu’écrivait, sur ce thème, le pape Benoît XVI dans l’encyclique « Spe salvi » (2007). C’est aux numéros 41 à 50 qui traitent du jugement dernier comme lieu d’apprentissage et d’exercice de l’espérance : un texte magistral dont la lecture requiert une attention soutenue mais ô combien féconde pour celui qui demeure attentif :

    1. Dans le grand Credo de l'Église, la partie centrale, qui traite du mystère du Christ à partir de sa naissance éternelle du Père et de sa naissance temporelle de la Vierge Marie pour arriver par la croix et la résurrection jusqu'à son retour, se conclut par les paroles: « Il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts ». Déjà dès les tout premiers temps, la perspective du Jugement a influencé les chrétiens jusque dans leur vie quotidienne en tant que critère permettant d'ordonner la vie présente, comme appel à leur conscience et, en même temps, comme espérance dans la justice de Dieu. La foi au Christ n'a jamais seulement regardé en arrière ni jamais seulement vers le haut, mais toujours aussi en avant vers l'heure de la justice que le Seigneur avait annoncée plusieurs fois. Ce regard en avant a conféré au christianisme son importance pour le présent. Dans la structure des édifices sacrés chrétiens, qui voulaient rendre visible l'ampleur historique et cosmique de la foi au Christ, il devint habituel de représenter sur le côté oriental le Seigneur qui revient comme roi – l'image de l'espérance –, sur le côté occidental, par contre, le jugement final comme image de la responsabilité pour notre existence, une représentation qui regardait et accompagnait les fidèles sur le chemin de leur vie quotidienne. Cependant, dans le développement de l'iconographie, on a ensuite donné toujours plus d'importance à l'aspect menaçant et lugubre du Jugement, qui évidemment fascinait les artistes plus que la splendeur de l'espérance, souvent excessivement cachée sous la menace.

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  • Medjugorge, les "lefebvristes", Trump : les propos du pape dans l'avion au retour de Fatima

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    De Jean-Marie Guénois sur le site du Figaro :

    Le pape François récuse les «apparitions» actuelles de Medjugorge

    Pour la première fois, le souverain pontife a publiquement fait part de ses doutes sur ces phénomènes d'apparitions mariales qui suscitent beaucoup d'irritations et d'interrogations dans l'Église catholique.

    De notre envoyé spécial à Fatima (Portugal)

    Dans l'avion qui le ramenait du Portugal à Rome, samedi 13 mai au soir, le pape François a donné comme à son habitude une conférence de presse. Répondant sur plusieurs thèmes, il a notamment abordé la question de Medjugorge, en Bosnie-Herzégovine. Depuis 1981, s'y déroulent des phénomènes sur lesquelles l'Église est restée d'une extrême prudence. Pour la première fois - et comme aucun de ses prédécesseurs - le pape François a publiquement fait part de ses doutes, en particulier sur ces phénomènes d'apparitions qui continueraient chaque jour. Le Pape a également abordé la question des relations avec les Lefebvristes. Et son prochain rendez-vous avec le président américain, Donald Trump, fixé le 24 mai.

    • Medjugorge: «La madone n'est pas un chef de service»

    «Toutes les apparitions ou les présumées apparitions appartiennent à la sphère privée. Elles ne font pas partie du magistère public et ordinaire de la foi. Quant à Medjugorge, Benoît XVI a lancé une commission présidée du cardinal Ruini. Fin 2013, début 2014, j'ai reçu les résultats de la part de ce cardinal. C'était une très bonne commission, formée de bons cardinaux et de théologiens. Mais il y a eu ensuite des doutes émanant de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Cette Congrégation a jugé opportun d'envoyer toute la documentation aux membres de son conseil. Y compris des documents qui semblaient contraires aux résultats de la commission Ruini. Cela ne m'a pas paru juste. C'était comme mettre à la vente aux enchères l'enquête de la commission Ruini qui était très bien faite. J'ai aussitôt écrit au préfet de la congrégation pour la Doctrine de la foi de m'envoyer désormais tous ces éléments d'opinion à moi, personnellement. Finalement tout ce que j'ai reçu soulignait la densité de la commission d'enquête de Ruini.

    Mais il faut distinguer trois choses en principe: les premières apparitions qui ont concerné des enfants. L'enquête dit, plus ou moins, qu'il faut continuer à enquêter là-dessus.

    Ensuite, les apparitions… Les présumées apparitions actuelles. L'enquête de la commission a ses doutes. Moi, personnellement, je suis plus méchant: je préfère la madone mère, notre mère, et non la madone chef de service avec des graphiques et qui envoie des messages tous les jours: “Et donc, à partir de maintenant…” Cette femme n'est pas la maman de Jésus! C'est clair: ces présumées apparitions n'ont pas tant de valeurs, je le dis comme une opinion personnelle. Qui pense, en effet, que la vierge dirait «Venez demain à partir de telle heure, je dirai un message à tel voyant»? Non… Distinguons donc les deux types apparitions.

    Enfin, troisièmement - et c'est le noyau de l'enquête Ruini - il y a le fait spirituel et pastoral. Des gens se rendent là, se convertissent, ils rencontrent Dieu et changent de vie. Il n'y a pas de baguette magique là-bas. On ne peut donc pas nier ce fait spirituel et pastoral.

    Il faut maintenant voir ces choses avec toutes ces données et avec les réponses que les théologiens m'ont envoyées. J'ai nommé un bon évêque qui a cette expérience pour voir comment se déroule l'aspect pastoral. Je me prononcerai à la fin.»

    • Lefebvristes: «Je ne veux pas brusquer les choses»

    «J'écarterai toute forme de triomphalisme, totalement. Il y a quelques jours, la Feria IV de la congrégation pour la Doctrine de la foi - on l'appelle la Feria IV car ce conseil se réunit le mercredi - a étudié un document. Et le document n'est pas encore abouti. J'ai étudié le document.

    Par ailleurs les rapports actuels sont fraternels. L'année dernière, j'ai leur donné (aux prêtres de la Fraternité Saint Pie X, NDLR) à tous, la permission pour la confession. J'ai aussi accordé une forme de juridiction pour les mariages.

    Mais avant tout cela, la congrégation pour la Doctrine de la foi traitait tous les problèmes de sa compétence et qui devaient être résolus. Par exemple, les abus (sexuels, NDLR): les abus chez eux, ils nous en référaient. Idem pour Pénitencerie (le tribunal du Vatican, NDLR) et la réduction à l'état laïc d'un prêtre.

    Il y a des rapports fraternels. Avec Mgr Fellay, j'ai de bons rapports. Nous avons parlé quelques fois. Je ne veux pas brusquer les choses. Il faut cheminer, cheminer, cheminer… Et après, on verra.

    Pour moi, ce n'est pas un problème de gagnants ou de perdants mais de frères qui doivent cheminer ensemble cherchant la formule qui permet de faire des pas en avant.»

    • Trump: «L'estime mutuelle est artisanale»

    «Je ne porte jamais un jugement sur une personne sans l'écouter. Je crois qu'il n'est pas possible de faire cela. Je dirai ce que je pense, il dira ce qu'il pense… Je n'ai jamais jugé sans écouter la personne. Et il y a toujours des portes qui ne sont pas fermées… Il faut chercher les portes qui sont, au moins, un peu ouvertes… Et y entrer pour parler des choses communes et ainsi aller de l'avant, pas à pas.

    La paix est artisanale, elle se fait chaque jour comme l'amitié entre les personnes. La connaissance mutuelle, l'estime sont artisanales, elles se font tous les jours. Il faut aussi le respect de l'autre, dire la vérité de ce que chacun pense. Mais dans le respect… Il faut cheminer ensemble et être très sincère avec ce que chacun pense. Vouloir le change? Ce serait un calcul politique que je ne me permettrai pas de faire. Sur le plan religieux non plus je ne fais pas de prosélytisme.»

  • L’ancien gouverneur chrétien de Djakarta condamné pour blasphème – le communiqué de presse de Mgr Pascal Gollnisch

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    L’ancien gouverneur chrétien de Djakarta est condamné pour blasphème – le communiqué de presse de Mgr Pascal Gollnisch

    Basuki Tjahaja Purnama, ancien gouverneur de Sjkarta (Indonésie), a été condamné à deux ans de prison pour blasphème à l’égard du Coran. Il avait estimé que l'interprétation par certains oulémas (théologiens musulmans) d'un verset du Coran, selon lequel un musulman ne doit élire qu'un dirigeant musulman, était erronée.

    Ces condamnations pour blasphème, dont les chrétiens sont les principales victimes, sont inacceptables et contraires au droit international. Elles fragilisent les minorités religieuses. Au Pakistan, de nombreux chrétiens ont été condamnés, dont Asia Bibi, dans le couloir de la mort depuis novembre 2010.

    L’Œuvre d’Orient invite les organisations de défense des droits de l’Homme à agir contre cette atteinte à la liberté religieuse et à la liberté d’expression.

    L’Œuvre d’Orient appelle les musulmans de bonne volonté à réagir également contre cette image archaïque de l’Islam, dans la dynamique de ce que de nombreux savants musulmans du monde entier ont proposé ces dernières années, en particulier lors des Conférences internationales de Marrakech (25-27 janvier 2016) et du Caire (28 février et 1er mars 2017 ; 27 et 28 avril 2017).

    Mgr Pascal Gollnisch - Paris, le 12 mai 2017