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BELGICATHO - Page 3

  • L'aide médicale à mourir : "un nihilisme ayant en plus le culot de se présenter comme l'ultime accomplissement de la démocratie et de l'humanisme"

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    AIDE MÉDICALE À MOURIR : « UN NIHILISME AYANT EN PLUS LE CULOT DE SE PRÉSENTER COMME L’ULTIME ACCOMPLISSEMENT DE LA DÉMOCRATIE ET DE L’HUMANISME »

    05 décembre 2019

    Dans une tribune pour le Journal de Montréal, l’essayiste Mathieu Bock-Côté revient sur l’évolution « facile à prévoir » de la loi sur le suicide assisté. Il réagissait aux propos de Luc Ferrandez[1] qui suggère d’élargir l’aide médicale à mourir pour « des raisons environnementales, sociales et économiques », afin de « ne pas constituer un fardeau pour notre famille et la société en général ».

    Au départ, « une mesure se présentant comme un geste nécessaire d’empathie », uniquement « réservée aux personnes en fin de vie, victimes d’une maladie incurable et souffrant de douleurs extrêmes ». Un droit nouveau certes, mais dont la société « savait la gravité ». Puis, une fois voté, « les réserves se sont dissipées » et l’objectif est devenu de « faire tomber les limites » qui l’avaient d’abord encadré. Finalement, c’est « une révolution philosophique » qui a eu lieu. L’essayiste le déplore : « C’est moins le suicide assisté qui nous révolte, aujourd’hui, que l’idée même de l’encadrer ». Il analyse : « L’homme de notre temps se veut absolument maître de lui-même ». Ainsi, « mourir doit devenir un acte volontaire, et le système de santé, dans la mesure du possible, doit aider l’individu à réaliser ses volontés ».

    Face à ces évolutions, Mathieu Bock-Côté interroge : « Suffira-t-il un jour de simplement se présenter dans une clinique pour en finir, à condition de remplir le formulaire administratif de consentement approprié ? » Le patient « devra-t-il au moins ajouter un motif ? Par exemple, à la raison du suicide, devra-t-il répondre : ‘ je ne veux plus être un fardeau pour mes enfants’ ? Ou encore : ‘je ne veux plus contribuer aux changements climatiques’ ? » Finalement l’essayiste se demande : « Comment ne pas y voir le triomphe d’un nihilisme ayant en plus le culot de se présenter comme l’ultime accomplissement de la démocratie et de l’humanisme ? »  

    Pour aller plus loin :

    ____________________________________

    [1] Ex-maire du Plateau-MontRoyal au Québec.

    Sources: Journal de Montréal, Mathieu Bock-Côté (04/12/2019)

  • "Saint-Père, Vous êtes en train d’encourager un schisme. Vous êtes en train de légitimer les schismatiques en Chine"

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    De Sandro Magister (Settimo Cielo) en traduction française sur le site Diakonos.be :

    Église au bord du schisme en Chine.  Le cri d’alarme du cardinal ZenCe 3 décembre, « New Bloom », un magazine en ligne en ligne de Taïwan, a publié une longue interview du cardinal Joseph Zen Zekiun, l’évêque émérite de Hong Kong.

    Cette interview s’est déroulée à Hong Kong et est signée par Nicholas Haggerty.  On peut la lire dans son intégralité en anglais sur cette page de « New Bloom » :

    > Interview : Cardinal Joseph Zen

    Le Cardinal retrace avec beaucoup de détails la politique du Saint-Siège envers la chine durant les trois derniers pontificats.  Et il pointe du doigt les principaux responsables de la capitulation face au régime communiste formalisée par l’accord secret du 22 septembre 2018 : le cardinal indien Ivan Dias, avant-dernier préfet de « Propaganda Fide », et surtout le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin, qui était auparavant le sous-secrétaire chargé du dossier chinois.

    Ce qui suit est la partie de l’interview concernant le pontificat de François.

    Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

    *

    Zen : François n’a que peu de respect pour ses prédécesseurs.  Il fait table rase de tout ce qui a été fait par Jean-Paul II et par le Pape Benoît.  Et naturellement, pour faire bonne contenance, on dit tout le temps : « En continuité avec… » mais c’est une insulte.  Une insulte.  Il n’y a pas de continuité.

    En 2010, Parolin et Dias se sont mis d’accord avec les Chinois sur un avant-projet.  Alors, tout le monde a commencé à s’exclamer : « Oh, maintenant un accord arrive, il arrive, il arrive ».  Et tout d’un coup, plus rien.

    Je n’ai pas de preuve, mais je crois que c’est le Pape Benoît qui a dit non.  Il ne pouvait pas signer cet accord.  Et je pense que l’accord actuel qui a été signé doit être exactement le même, celui que le Pape Benoît a refusé de signer.

    Haggerty : Vous n’avez pas vu cet accord, on ne vous l’a pas montré ?

    Zen : Non !  Et je vous pose la question : est-ce que c’est correct ?  Je suis l’un des deux cardinaux chinois en vie et je n’ai pas pu voir cet accord, pourtant je me suis rendu à Rome à trois reprises.

    Haggerty : Comment étaient vos relations avec François au début de son pontificat.  Ont-elles toujours été compliquées ?

    Zen : J’ai personnellement de très bonnes relations avec François, même aujourd’hui.  Et début juillet de cette année, j’ai eu un dîner avec le Pape.  Mais il ne répond pas à mes lettres.  Et tout ce qui s’est passé est allé à l’encontre de ce que j’ai suggéré.

    Il y a trois choses.  Un accord secret, tellement secret qu’on ne peut rien dire.  On ne sait pas ce qu’il contient.  Ensuite la réhabilitation de sept évêques excommuniés.  C’est incroyable, tout bonnement incroyable.  Mais le dernier acte est encore plus incroyable : la mise à mort de l’Église souterraine.

    Maintenant, ils ont achevé leur travail.  Le 28 juin, le Saint-Siège a publié un document – le Saint Siège ! Aucun document ne provient directement du Saint-Siège mais toujours d’un département en particulier, avec les signatures.  Là, il n’y avait aucun département mentionné et aucune signature…  du Saint-Siège.  Incroyable.  Quelqu’un n’ose pas prendre ses responsabilités.

    Je suis à nouveau retourné à Rome.  Pour la troisième fois.  J’y suis allé l’an dernier en janvier, en octobre l’an dernier et ensuite en juin de cette année.  J’ai envoyé une lettre à la résidence papale qui disait : « Saint-Père, je suis ici à Rome, je voudrais savoir qui a rédigé ce document.  Les soi-disant orientations pastorales.  Et je voudrais en discuter avec lui en votre présence.  Je suis ici à Rome pour quatre jours, vous pouvez m’appeler n’importe quand, de jour comme de nuit. »

    Après un jour, rien.  Donc j’ai envoyé un autre message, mais cette fois avec toutes mes objections au document.  J’ai écrit : « Je suis toujours ici à attendre ».  Donc après un autre jour, quelqu’un est venu me dire : « Le Saint-Père a dit, quoi que vous ayez à dire, dites-le au Secrétaire d’État, le cardinal Parolin. »  J’étais furieux.

    J’ai dit : « Non !  Je n’ai pas envie de perdre me temps avec ce type. »  Une réelle perte de temps parce que je n’arriverai jamais à le convaincre et lui n’arrivera jamais à me convaincre.  Je voudrais que le Saint-Père soit présent.  Mais comme ça semble impossible, tant pis, je retourne à la maison les mains vides.

    Le dernier jour, j’étais allé prier dans une basilique et rendre visite à des amis.  […] Je suis rentré à ma résidence à cinq heures.  On m’a dit : « Oh, le Saint-Père t’invite à dîner ensemble avec Parolin. »

    Je me suis rendu au dîner.  Très simple, juste nous trois.  J’ai pensé qu’un dîner n’était pas l’endroit pour se disputer, et donc que je devais être aimable pendant le dîner.  Donc je n’ai parlé que de Hong Kong et Parolin n’a pas dit un mot.  Donc à la fin, j’ai dit : « Saint-Père, qu’en est-il de mes objections à ce document ? ».  Il m’a répondu : « Oh, oh, je vais m’occuper de ce problème. »  Et il m’a montré la porte.

    Et alors, je ne suis pas rentré les mains vides.  J’ai la claire impression que Parolin est en train de manipuler le Saint-Père.

    Haggerty : Que veut Parolin ?

    Zen : Oh, personne ne peut en être sûr.  Comment un homme d’Église tel que lui, avec toute sa connaissance de la Chine et des Communistes, peut faire ce qu’il est en train de faire aujourd’hui, c’est un mystère.  La seule explication n’est pas la foi.  C’est un succès diplomatique.  La vaine gloire.

    À présent, le dernier acte est tout bonne incroyable.  Le document dit : « Pour exercer votre ministère publiquement, vous devez vous enregistrer auprès du gouvernement. »  Et ensuite vous devez signer.  Signer quelque chose qui vous engage à soutenir l’Église indépendante.  […]  Ce document contient quelque chose contre notre orthodoxie mais ils sont encouragés à signer.  On ne se ment plus seulement à soi-même.  On ne ment plus seulement aux Communistes.  C’est au monde entier qu’on ment.  On ment aux fidèles.  Signer ce document, ce n’est pas signer une simple déclaration.  Quand vous signez, vous acceptez de devenir un membre de cette église qui est sous domination du parti communiste.  C’est terrible, vraiment terrible.

    Récemment, j’ai appris que le Saint-Père, dans un vol de retour (je ne me souviens plus d’où) a déclaré : « Bien sûr, je ne voudrais pas assister à un schisme.  Mais je n’ai pas peur d’un schisme. »  Et moi je vais lui répondre : « Vous êtes en train d’encourager un schisme.  Vous êtes en train de légitimer les schismatiques en Chine. »  C’est incroyable.

  • Témoigner ou nous dérober? Il faut choisir...

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    De Kerknet.be :

    Frère René Stockman: profilage ou nivellement, quelle attitude choisissons-nous?

    6 DÉCEMBRE 2019

    Le Supérieur général des Frères de la Charité se demande si les chrétiens devraient se laisser entraîner passivement dans le courant sociétal

    Cependant, la question est de savoir si nous disposons encore d'un espace pour être actif en tant que chrétien aujourd'hui et si nous ne sommes pas confrontés à des dilemmes qui rendent la croyance vraiment difficile et parfois la rendent pratiquement impossible, écrit le frère René Stockman, supérieur général des Frères de la Charité, dans un article récemment publié. En d'autres termes, pouvons-nous encore nous présenter comme chrétiens dans le monde? Ou sommes-nous obligés de niveler encore plus notre foi, avec le danger de se retrouver dans une atmosphère de relativisme, à l'égard de laquelle le pape Benoît XVI a si souvent mis en garde les croyants?

    Profilage ou nivellement: quelle attitude choisissons-nous?

    Un nouveau type de trinité

    La question est de savoir si, en tant que chrétien, nous subissons et acceptons passivement ce qui est largement accepté dans la société et est généralement devenu juridiquement possible? Ou restons-nous fidèles à notre foi et offrons-nous de la résistance par tous les moyens qui nous sont offerts dans une démocratie? (...) Ne nous laissons pas trop décourager par certains qui nous présentent comme des extrémistes parce que nous voulons seulement donner forme au message évangélique de manière cohérente et radicale dans le respect des autres croyances.

    D'autres sont beaucoup moins réticents à se présenter avec leur message radical et à ridiculiser les valeurs évangéliques.

    Leur objectif est de donner forme, de manière orchestrée, à un nouveau type de trinité que personne ou quoi que ce soit ne peut toucher: la liberté absolue, l'autonomie et l'autodétermination. Celles-ci semblent être les ingrédients d'une religion sociale nouvellement professée aujourd'hui.

    Débats éthiques

    Le nivellement signifie souvent que nous devrons faire des compromis avec des visions et des valeurs qui sont complètement incompatibles avec le message évangélique, avec les valeurs chrétiennes, avec la vision chrétienne de l'homme et de la société. Nous pensons ici aux nombreux débats éthiques qui se déroulent aujourd'hui et où la dignité intrinsèque inaliénable de toute vie est touchée, du tout début à la fin naturelle. Si nous restons accrochés au radicalisme auquel le message évangélique nous appelle, nous atteindrons très rapidement une frontière intouchable. Si nous nous en tenons à cela, nous serons bientôt exclus ou nous devrons nous fermer à ces débats.

    Les débats en cours se réfèrent à une toute nouvelle échelle de valeurs, à des prémisses qui ne peuvent pas être conciliées avec les fondements sur lesquels se fondent nos valeurs chrétiennes et rendent donc tout dialogue ultérieur tout simplement impossible. Lorsqu'on ne peut plus discuter du fond, le dialogue sur les modalités possibles n'a plus de sens et n'est même pas approprié .

    Ne serait-ce pas aujourd'hui un témoignage de courage que de continuer à nous profiler comme chrétiens, avec un radicalisme auquel le message évangélique nous appelle, et donc à nous tenir prophétiquement dans le monde?

    Lisez l'article complet du frère René Stockman.

  • "Quel sens a la vie?" : êtes-vous inscrit(e) à l'Université pour la Vie ?

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    Inscrivez-vous à l'Université de la vie : 4 lundis soirs consécutifs, dès janvier 2020

    Quatre lundis soirs (20h15 - 22h15) les 13, 20, 27 janvier et 3 février 202

    Grossesse, tests génétiques, avortement, soins palliatifs, euthanasie et démence, handicap, ... Face à toutes ces questions de bioéthique ... et aussi l'actualité en Belgique, pouvons-nous faire l'impasse sur la question du sens de la vie ?

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    Avec :
    Eric Vermeer, infirmier éthicien en soins palliatifs à Namur.
    Jean-Noel Dumont, philosophe
    Gilles Hériard Dubreuil, président du Courant pour une écologie Humaine
    Esther Pivet, polytechnicienne, spécialiste de la question du genre
    Jean-Guilhem Xerri, psychanalyste et biologiste médical
    Dr Laure Lallemand, médecin, logothérapeuthe et praticienne naprotechnologie
    Yves Meaudre, vice-président d'Enfants du Mékong

    Tugdual Derville, Caroline Roux, Blanche Streb, Valérie Boulanger, François-Xavier Pérès d'Alliance VITA … et d'autres invités et témoins exceptionnels à découvrir chaque soir !

    Porté par Vita International et l'Institut Européen de Bioéthique

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  • Se faire débaptiser : est-ce possible?

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    De Philip Kosloski sur aleteia.org :

    Un catholique peut-il être débaptisé ?

    04 décembre 2019

    Ces dernières années, des personnes cherchent à être « débaptisées » et retirées des registres paroissiaux, « reniant » ainsi officiellement leur éducation et coupant les liens avec l’Église catholique. Est-ce possible ?

    La puissance spirituelle du baptême ne peut être effacée. Le Catéchisme de l’Église catholique dispose qu’incorporé au Christ par le baptême, le baptisé est configuré au Christ (cf. Rm 8, 29). Le baptême scelle le chrétien d’une marque spirituelle indélébile (character) de son appartenance au Christ. Cette marque n’est effacée par aucun péché, même si le péché empêche le baptême de porter des fruits de salut. Donné une fois pour toutes, le baptême ne peut pas être réitéré. » (n°1272)

    Cela signifie que même si une personne pèche contre Dieu en le « reniant » de manière formelle, cette action ne peut effacer la marque spirituelle laissée par le baptême. Le Catéchisme ajoute que « le “sceau du Seigneur” (Dominicus character) est le sceau dont l’Esprit saint nous a marqués “pour le jour de la rédemption”. “Le baptême, en effet, est le sceau de la vie éternelle”. Le fidèle qui aura “gardé le sceau” jusqu’au bout, c’est-à-dire qui sera resté fidèle aux exigences de son baptême, pourra s’en aller “marqué du signe de la foi.” » (n°1274)

    Le sceau du baptême ne garantit pas un « ticket » pour le Ciel, mais il marque l’âme d’une personne, et celle-ci sera jugée par Dieu selon cette marque. Sachant cela, un prêtre ne peut retirer une personne du registre paroissial du fait de la nature permanente du sacrement du baptême. Certains baptisés en font néanmoins la demande. En France, des mentions marginales peuvent être ajoutées au registre. Mais la justice estime que l’inscription ne porte pas atteinte à la vie privée et qu’il n’y pas lieu de supprimer purement et simplement le nom d’un baptisé des registres.

    Dieu est d’une patience infinie

    De la même façon une personne ne peut pas être baptisée une deuxième fois. Si tant est que le premier baptême est valide, un catholique qui aurait renoncé officiellement à la foi n’a pas besoin de recevoir à nouveau le baptême pour redevenir chrétien. Demander avec sincérité à recevoir le sacrement de réconciliation (et accomplir toute forme de pénitence en lien avec les péchés commis) a le pouvoir de laver la personne de tous ses péchés et de restaurer son innocence baptismale.

    De la même façon, les athées et les satanistes qui se repentent de leurs péchés sont à nouveau accueillis avec joie dans la famille des chrétiens et n’ont pas besoin d’être rebaptisés. Dieu est d’une patience infinie et même quand nous nous aventurons loin des promesses de notre baptême, il ne nous abandonne pas. Il est le « Berger du Ciel » et ne cessera jamais de partir à notre recherche. Il ne tient qu’à nous de décider si nous lui donnons la possibilité de nous retrouver et d’accepter son amour dans nos vies.

  • Saint Ambroise (7 décembre)

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    466-santambrogio_mosaicosacello.jpgLors de l'audience générale du mercredi 24 octobre 2007, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à saint Ambroise :

    Chers frères et sœeurs,

    Le saint Evêque Ambroise - dont je vous parlerai aujourd'hui - mourut à Milan dans la nuit du 3 au 4 avril 397. C'était l'aube du Samedi Saint. La veille, vers cinq heures de l'après-midi, il s'était mis à prier, étendu sur son lit, les bras ouverts en forme de croix. Il participait ainsi, au cours du solennel triduum pascal, à la mort et à la résurrection du Seigneur. "Nous voyions ses lèvres bouger", atteste Paulin, le diacre fidèle qui, à l'invitation d'Augustin, écrivit sa Vie, "mais nous n'entendions pas sa voix". Tout d'un coup, la situation parut se précipiter. Honoré, Evêque de Verceil, qui assistait Ambroise et qui se trouvait à l'étage supérieur, fut réveillé par une voix qui lui disait:  "Lève-toi, vite! Ambroise va mourir...". Honoré descendit en hâte - poursuit Paulin - "et présenta le Corps du Seigneur au saint. A peine l'eut-il pris et avalé, Ambroise rendit l'âme, emportant avec lui ce bon viatique. Ainsi, son âme, restaurée par la vertu de cette nourriture, jouit à présent de la compagnie des anges" (Vie 47). En ce Vendredi Saint de l'an 397, les bras ouverts d'Ambroise mourant exprimaient sa participation mystique à la mort et à la résurrection du Seigneur. C'était sa dernière catéchèse:  dans le silence des mots, il parlait encore à travers le témoignage de sa vie.

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  • Mgr Léonard : que penser des expériences de mort imminente?

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    Du site Marie de Nazareth.com :

    La Question du Mardi

    En association avec Une Minute avec Marie et les Questions de fond d'Aleteia

     

    Que penser des expériences de mort imminente ?

    Mgr André-Joseph Léonard
    Archevêque émérite de Malines-Bruxelles, il est né à Jambes (Namur) le 6 mai 1940, il est le dernier d'une famille de quatre fils, tous devenus prêtres.
    Il est aujourd'hui retiré en France et chapelain auxiliaire de Notre-Dame du Laus.

    Les EMI nous rappellent que notre perception quotidienne est très en deçà de la réalité, et leurs éléments caractéristiques sont très cohérents avec la foi chrétienne.

    1. Les EMI (« Near Death Experience » - NDE - en anglais) sont des expériences aujourd’hui bien connues, attestées dans toutes les cultures et sur tous les continents, et sur lesquelles on a maintenant de nombreuses études et plusieurs milliers de témoignages convergents. En savoir +

    2. Les témoignages reprennent en général une partie des éléments caractéristiques suivants : « sortie » du corps, rencontre d’âmes de défunts et reconnaissance de visages connus, « passage » dans un tunnel sombre au bout duquel rencontre très attirante avec « une lumière », décision de retour « difficile » tant le passage ressenti comme « définitif » et sans retour semble attirant. En savoir +

    3. Ces phénomènes étonnants ont beaucoup d’intérêt car ils rappellent que notre perception du quotidien est très en deçà de la réalité : après la science qui a montré que nous n’avons accès qu’à une partie infime du cosmos, et la foi qui enseigne que le Paradis terrestre et le Paradis céleste nous échappent aussi, les EMI confirment l’existence d’un réel élargi à l’approche de la mort. En savoir +

    4. Les EMI qui se situent « au seuil » de la mort, et non « après », ne disent pas tout de notre destin au-delà de la vie présente, mais l’ensemble de leurs caractéristiques recoupent parfaitement la doctrine chrétienne sur la mort qui enseigne la séparation de l’âme et du corps, l’immortalité de l’âme, la communion des saints et un jugement particulier dans l’amour et la vérité. En savoir +

    5. On constate de très bons fruits spirituels à ces expériences et la majorité des personnes ayant vécu des NDE se convertit en général dans les semaines ou les mois qui suivent, et n’ont plus peur de la mort. En savoir +

    6. Il faut cependant bien se garder d’assimiler ces EMI avec l’expérience authentique de la foi, qui n’a nullement besoin d’expériences extraordinaires pour être forte, grande et vraie. En savoir +

  • Bruxelles (église royale Sainte-Marie), 15 décembre : Concert de chants de Noël par la chorale de la Communauté Roumaine Catholique de Bruxelles

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  • Bruxelles (église royale Sainte-Marie), 14 décembre - 10 mai : Expo Marian Furtuna "Sous le signe de l'icône"

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    Sous le signe de l'icône

    Vivez une soirée exceptionnelle dans ce cadre plein d'histoire offert par l'Eglise Royale Sainte Marie ! Nous vous proposons une exposition de peinture réalisée par l’artiste roumain Marian Furtuna de Cluj-Napoca.

    Par son travail, l’artiste transpose le visiteur dans un monde spirituel et immatériel. Ses tableaux créatifs et travaillés sont une invitation à la découverte du monde chrétien avec un œil ouvert. La mixité et l’intemporel de ces œuvres trouveront place devant le regard admiratif des visiteurs de notre église, une église du patrimoine national belge, un monument, de style romano byzantin. Par sa beauté et ouverture, l’église sera le théâtre d’un évènement exceptionnel, où les œuvres de Marian Furtuna seront mises sous la lumière des beaux vitraux tout en restant sous l’écho d’une forte spiritualité.

    Mot de l’artiste :
    ‘’La spiritualisation vue comme prolongation, verticalité ou écoulement est né étant l’expression de signes à l’intérieur desquels la plasticité et l’expressivité de la couleur, du dessin, de la composition, de la belle symphonie s’opèrent en permanence. ‘’

    Vernissage le 14 décembre à 17h – lors du concert annuel des chants de Noel de la communauté roumaine catholique de Bruxelles

    Pour plus d’information : prêtre Filip CHERESI 0472 438 509

    Entrée gratuite

  • Saint Nicolas (6 décembre)

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    san-nicolas-de-bari.jpgSaint Nicolas de Myre, évêque - 6 décembre (source)

    Né à Patare en Lycie1 vers 270 de parents chrétiens : son père, Euphémius, était un homme riche, pieux et charitable ; sa mère, Anne, était la sœur de Nicolas l’Ancien, évêque de Myre.  Nicolas fit présager dès l’enfance sa fidélité à la pratique du jeûne : les imagiers médiévaux ont reproduit sur nos vitraux le nourrisson repoussant d’un geste décidé le sein maternel. nombreux sont les traits analogues qui ont rendu saint Nicolas si populaire. La peste ayant enlevé ses parents et l’ayant laissé jeune à la tête d'un riche héritage, Nicolas consacra sa fortune à de bonnes œuvres. Un homme veuf de son voisinage ayant trois filles nubiles et, par suite de revers de fortune, ne pouvant leur assurer une honnête situation, résolut de les prostituer ; Nicolas se fit à leur égard l'instrument de la Providence en leur procurant une riche dotation. On dit que son oncle l’ordonna prêtre et le fit supérieur du monastère de Sainte-Sion, près de Myre.

    Quand l'évêque de Myre vint à mourir, Dieu fit connaître aux évêques de la province que Nicolas était l’homme de son choix pour cet office. Contraint d'accepter l’épiscopat, Nicolas réalisa tout ce qu on attendait de l'évêque en ces temps primitifs ; il fut le guide doctrinal de son peuple, son défenseur dans les périls des persécutions, le sage administrateur des biens de la communauté chrétienne, un organisateur zélé des œuvres charitables. Jeté en prison durant les dernières années de la persécution de Dioclétien, il fut délivré à l'avènement de Constantin et revint à Myre. L'idolâtrie était encore vivace : l'évêque la combattit, renversant le temple de Diane qui était le centre de la réaction païenne dans la ville de Myre ; en un temps de famine, il s'ingénia pour procurer les vivres nécessaires à son peuple.

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  • La recherche sur les embryons en Belgique : jusqu'aux modifications génétiques héréditaires et aux chimères?

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    Du Bulletin d'Information de l'Institut Européen de Bioéthique :

    La recherche sur les embryons en Belgique : jusqu'aux modifications génétiques héréditaires et aux chimères?

    05/12/2019

    Qu'est-ce que l'embryon humain ? Quelles recherches sont menées sur les embryons ? Comment se positionne la Belgique sur la recherche sur les embryons par rapport aux autres pays européens ? Les résultats des essais cliniques utilisant des cellules souches embryonnaires sont-ils concluants ? Autant de questions qui furent abordées lors du quatrième colloque organisé par la Commission Fédérale pour la recherche médicale et scientifique sur les Embryons in vitro (CFE), le 29 novembre dernier au Parlement.

    Sophie Debrock, embryologue à la KULeuven, a notamment cité les finalités de la recherche sur les embryons : à savoir, l'amélioration des techniques de fécondation in vitro, l'étude du développement de l'embryon, l'utilisation de cellules souches embryonnaires, la génétique, ainsi que les modifications du génome de l'embryon. Ce sont d'une part les embryons surnuméraires (après une procréation médicalement assistée) qui font l'objet de ces recherches lorsque les parents y consentent. Ceux-ci peuvent aussi autoriser que leurs embryons servent de matériau de laboratoire pour la formation du personnel médical, bien que la Commission ne contrôle pas l'utilisation des embryons dans ce cas-là.

    D'autre part, la loi belge autorise les chercheurs à créer des embryons expressément pour la recherche. Depuis que la commission évalue la pratique (2006) et jusqu'en 2017, cela concerne 2.832 embryons (Voir le Dossier de l'IEB pour une analyse des chiffres). Se réjouissant du fait que la Belgique n'ait pas signé la Convention d'Oviedo en 1997, les chercheurs n'ont aucune contrainte pour créer ces embryons, ou pour lancer des recherches qui apportent des modifications génétiques héréditaires chez l'embryon. Ce qui fait de la Belgique un des pays du monde les plus permissifs en la matière.

    On a aussi appris à ce colloque que des cellules souches embryonnaires ont été transplantées dans des cerveaux de souris. C'est l'objet des recherches de Pierre Vanderhaeghen, chercheur à l'ULB qui viserait à développer des traitements contre certaines déficiences intellectuelles chez l'homme. Le chercheur a toutefois admis que la recherche sur base de cellules souches embryonnaires contient « beaucoup plus de potentiel que de réalisations ». Rappelons en effet que seuls trois essais cliniques ont pour l'instant été menés à terme. Les promesses appuyées par les promoteurs de la recherche sur l'embryon sont d'autant plus surprenantes que la pratique existe depuis plus de 20 ans, et qu'au niveau international, les résultats des premiers essais cliniques ne laissent entrevoir qu'une légère amélioration de la vision chez moins de dix patients atteints de dégénérescence maculaire.

    L'alternative des cellules souches pluripotentes induites, qui ont l'avantage de provenir du corps humain sans entraîner la destruction d'un embryon, fit l'objet de bien peu d'attention lors du colloque (malgré l'intérêt croissant qu'y portent certains pays comme le Japon), si ce n'est pour en dire que ce domaine nécessite plus de recherches, et n'est pas aussi proéminent que le « golden standard » (sic) des cellules souches embryonnaires.

    Le biologiste Charles Susanne (ULB), membre de la Commission, a clôturé le colloque en encourageant à développer la recherche fondamentale sur les modifications génétiques héréditaires chez l'embryon, et en appelant à “approfondir” la question des chimères*, autorisées depuis 2007 au Royaume-Uni, mais interdites de création en Belgique...

    *chimère : être provenant à la fois d'une espèce animale et de l'espèce humaine.

  • Comment espérer encore quand les cathédrales brûlent et les sociétés vacillent?

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    Une réflexion à lire sur cath.ch