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BELGICATHO - Page 6

  • L'Eglise des Pays-Bas profondément divisée autour de la succession à l'évêché de Roermond

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    Schisme au sein de la conférence des évêques néerlandais (source)

    La procédure entourant la succession de l'évêque Frans Wiertz de Roermond est dans l'impasse.

    Il y a huit mois, l'évêque Frans Wiertz de Roermond annonçait son départ à la retraite; la recherche d'un successeur commençait alors. La procédure est la suivante: le chapitre du diocèse de Roermond prépare une liste de candidats avec trois noms. Ce qui y figure reste secret. Cette liste de noms va à la conférence des évêques des Pays-Bas pour consultation. Ensuite, c'est à la conférence des évêques de s'exprimer. Diverses sources bien informées confirment qu'il existe une très grande division parmi les évêques à propos du profil du nouvel évêque. Car parmi les douze évêques hollandais, il n'y a pas de majorité pour l'un des candidats à l'épiscopat proposés par le diocèse de Roermond. Et là, il y a la situation cruciale : les évêques néerlandais sont divisés entre eux sur la direction qui devrait être suivie dans le Limbourg.

    Les souhaits du chapitre Roermond et la vision des évêques sont alors communiqués au nonce, le représentant du pape aux Pays-Bas. Il est autorisé à déterminer quel nom sera transmis à Rome. Il n'a pas à s'en tenir à la liste du chapitre et peut donc aussi présenter un autre candidat. Néanmoins, le nonce préfère généralement quelqu'un bénéficiant d'un large soutien parmi les évêques. Ce soutien semble à présent faire défaut. On ne sait pas si le nonce a déjà transmis ses conclusions à Rome.

    Le fait que la nomination du nouvel évêque de Roermond soit si sensible pour les évêques hollandais est lié aux divisions profondes existant au sein de la Conférence des évêques néerlandais. Selon diverses sources, la division entre évêques conservateurs et progressistes est 6-6. Le nouvel évêque de Roermond donnera donc la majorité numérique à l'un des deux camps. En bref: celui qui gagne Roermond gagne les Pays-Bas.

    Il est clair, cependant, que les réformateurs seraient plus du côté des perdants. Toutefois, ils ne semblent pas vouloir se donner perdants car ils se sentent soutenus par les politiques ultra-libérales poursuivies par le pape François. D'autre part, on peut se demander ce que les réformistes veulent encore pouvoir modifier au sein de l'Eglise au vu de tout ce qui a déjà été réformé au cours des 50 dernières années au point de la rendre méconnaissable. (...)

  • A Bruxelles : un trésor condamné à disparaître

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    Une pétition sur AVAAZ.org

    Pourquoi c'est important

    Il y a un trésor à Bruxelles.

    Unique. Inestimable.

    Ce trésor va disparaître.

    C’est un trésor belge. Un des fleurons de notre capitale. Il rayonne partout en Europe et dans le monde, et beaucoup nous l’envient. Créée il y a 50 ans, à deux pas du quartier européen, la faculté de théologie des jésuites (Institut d’Etudes Théologiques - IET) a annoncé qu’elle envisageait de fermer ses portes sous peu. Ensemble, y ont été formés des laïcs et des prêtres, des religieux et des intellectuels venus de tous les continents. C’est pourquoi des personnalités de nombreux pays se sont déjà émues et inquiétées en plus haut lieu d’une telle fermeture. Or paradoxalement, sans doute car elle n’a pas pris la mesure des choses, la Belgique, est restée silencieuse. Qu’il soit chrétien ou non, tout citoyen de bonne volonté devrait se sentir interpellé. Car ce choix aurait pour notre ville et pour notre pays des conséquences graves. 

    C’est un trésor unique. Unique dans sa nature et unique dans sa méthode. De nombreuses facultés de théologie existent dans le monde, mais aucune ne lui ressemble. La grande originalité de l’IET tient d’abord à la pluralité des vocations et des expériences qu’elle met en commun. Par une formule de séminaires et de travail en groupe, professeurs et étudiant(e)s de tous les niveaux et de tous les états de vie étudient ensemble, favorisant l’écoute mutuelle, l’esprit de collaboration, la responsabilité dans les prises de position et l’investissement intellectuel, avec un grand respect de la culture, du parcours et de la vocation de chacun. Dans l’esprit de Vatican II, l’IET fonde par ailleurs son enseignement sur l’étude de l’Écriture Sainte, comprise comme « l’âme de la théologie ». Le travail de recherche y est donc d’abord un travail d’écoute de la Parole que Dieu adresse aux hommes, et qu’il les envoie partager pour renouveler le visage de l’Église et du monde. En formant des théologiens, l’IET forme des témoins et des pasteurs.

    C’est un trésor inestimable. C’est pourquoi, avec les hommes et les femmes de la société belge qui y ont été diplômés, plus de cinquante diocèses de France et d’ailleurs ont envoyé à Bruxelles des futurs prêtres en formation. Depuis plus de 30 ans, des dizaines de jeunes qui ont entendu l’appel de Dieu se préparent au milieu de nous. Par un suivi personnel, communautaire, ecclésial, ils font un chemin généreux de vérité, de confiance et de don d’eux-mêmes, dans des « séminaires » adossés à l’IET. Or, pour former des prêtres, c’est toute une humanité qui doit s’épanouir, c’est pourquoi ils sont aussi envoyés dans notre ville, nos paroisses, nos familles, nos hôpitaux, nos prisons. Chaque jour, en plus d’étudier la théologie, ils se mettent au service des pauvres de nos rues, des jeunes de nos mouvements, des personnes vulnérables. Nous les recevons dans nos familles et les croisons dans nos quartiers. C’est à nous aussi, hommes et femmes de cette cité, qu’est confiée une part de leur formation. Tout le monde devrait avoir la chance de rencontrer des hommes qui se préparent à devenir prêtre, car leur parcours est une lumière pour notre vie, notre foi, notre propre vocation. La présence de ces jeunes est un miracle pour les bruxellois. Fermer la faculté, c’est vider la ville de tous ses séminaristes. C’est une âme que l’on perd. 

    Comment combler ce vide à venir dans la Capitale de l’Europe ? Une fois la faculté de l’IET fermée, il sera trop tard pour prendre conscience qu’un tel centre ne se refonde pas avant des décennies. A l’heure où la peur de l’autre est grande et où beaucoup cherchent leur chemin et leur identité, nous ne pouvons pas déserter. Nous sommes responsables de promouvoir des lieux de recherche, de dialogue et de formation dans le monde contemporain. L’IET, en associant dans une unique faculté la formation des futurs prêtres à celle des laïcs de notre pays, est un de ces lieux d’excellence. Un trésor.

    Un trésor qu’on ne peut pas laisser disparaître. 
    Plusieurs solutions viables sont possibles. 
    Dans un sursaut salutaire, saisissons cette chance ! 

  • Trois cents mille fidèles à Fatima

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    C'est ici : https://www.lorientlejour.com/article/1115275/300000-fideles-prient-a-fatima-un-an-apres-le-centenaire-des-apparitions.html

  • Pourquoi cette obsession médiatique pour l’euthanasie ?

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    Bertrand Vergely est interrogé sur atlantico.fr :

    Un Australien de 104 ans vient mourir en Suisse et fait les Unes partout : mais pourquoi cette obsession médiatique pour l’euthanasie ?

    Scientifique australien âgé de 104 ans, David Goodall est venu jusqu'en Suisse pour bénéficier d'un suicide assisté. Une affaire qui montre une fois de plus l’intérêt de notre société moderne pour euthanasie... alors que les sociétés pré-modernes, vivre longtemps était une grâce.

    Atlantico : David Goodall, âgé de 104 ans, a fait le choix de se rendre en Suisse afin de mettre fin à ses jours légalement, ce qui, dans son pays, l’Australie, n’est pas autorisé. Alors que notre société  se passionne pour la question de l’euthanasie, elle ne s’intéresse nullement à la condition des personnes âgées dans les EHPAD. Comment expliquer cette attitude ?

    Bertrand Vergely : Un homme de 104 ans décide d’aller en Suisse se faire euthanasier. Pour une partie de nos contemporains, celui-ci est un héros. La vieillesse étant considérée comme une horreur, cet homme qui met fin à ses jours afin de mettre fin à la vieillesse dit la vérité de l’existence en attendant qu’un jour la science mette fin à la vieillesse avant de mettre fin à la mort. Dans les sociétés pré-modernes, vivre longtemps était une grâce. Et l’on honorait ceux et celles qui vivaient longtemps. La vieillesse était non pas signe de caducité mais de force  Avec la modernité tout change.

    Si l’on entend vivre on entend bien vivre en ayant pour cela les moyens de vivre. Aussi fat-on de la jeunesse et, derrière elle des moyens de vivre,  le critère de la vie.  Matérialiste, pragmatique, utilitariste, consumériste, notre vision du monde consiste à penser qu’une vie vaut la peine d’être vécue si elle a les moyens de sa propre vie. La vie donne du plaisir parce qu’elle a les moyens d’être vécue ? C’est une vie digne. Caractéristique de la modernité : le plaisir est plus important que la vie. C’est lui qui est sacré. Lui qui donne de la dignité à la vie. Dans Les fondements de la métaphysique des mœurs Kabnt explique qu’on est moral quand on vit non pas parce que la vie donne du plair mais malgré le fait qu’elle n’en proucre aucun. Vivre parce qu’il le faut, vivre parce que la vie est une chose sérieuse, fondamentale, sacrée, passe avant le plaisir de la vie. En ce qui nous concerne, aujourd’hui, c’est l’inverse qui a lieu. Le plaisir de la vie passe avant le sérieux de la vie, le sacré de la vie, le fondamental de la vie. Le plaisir qui est sans morale passe pour plus moral que la morale qui est sans plaisir. Notre monde est devenu un monde d’usagers de la vie, de consommateurs de la vie  qui entendent être satisfaits ou remboursés. L’euthanasie est à comprendre dans cette logique consumériste. La vie ne donne plus de plaisir ? Se faire euthanasier est une façon de se faire rembourser en tant que consommateur non satisfait.

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  • Attentats islamistes contre 3 églises en Indonésie : 11 morts et 41 blessés

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    De RT France :

    11 morts dans des attentats contre des églises en Indonésie, des enfants utilisés pour les attaques

    Pays musulman à majorité sunnite le plus peuplé au monde, l'Indonésie, qui compte de nombreuses minorités, a été frappée par le terrorisme. Des djihadistes de Daesh y ont semé la terreur, le 13 mai, en opérant trois attentats contre des églises.

    Le groupe djihadiste Daesh a revendiqué le 13 mai trois attentats à la bombe ayant visé le même jour plusieurs églises en Indonésie. Le bilan fait état d'au moins 11 morts et de 41 blessés.

    Dans son organe de propagande, le groupe terroriste fait état de «trois attaques kamikazes» qui ont frappé «les gardiens des églises et des chrétiens dans la ville de Surabaya», en Indonésie.

    L'archipel d'Asie du Sud-Est est en état d'alerte depuis une série d'attentats perpétrés ces dernières années, dont certains par l'Etat islamique (EI), sachant que ses minorités religieuses font face à une intolérance de plus en plus marquée.

    La télévision indonésienne a diffusé des images d'une personne conduisant sa moto à proximité d'une église avant qu'une explosion ne se produise.

    Des témoins interrogés par des chaînes de télévision ont affirmé qu'un des attentats avait été commis par une femme voilée qui était accompagnée de deux enfants. La police n'a donné aucune précision sur les suspects et on ignore ce qu'il serait, le cas échéant, advenu des deux enfants. Toutefois, Joko Widodo, le président indonésien, a confirmé que deux enfants avaient bien été utilisés dans le cadre de l'attentat.

    D'autres images montraient un véhicule en feu d'où s'élevait une colonne de fumée noire, ainsi qu'un corps gisant devant une porte de l'église catholique Santa Maria à Surabaya.

    Des démineurs ont par ailleurs désamorcé deux bombes à la Gereja Pantekosta Pusat Surabaya (Eglise pentecôtiste du centre de Surabaya), où a eu lieu l'un des attentats.

    La troisième église qui a été visée est celle de Kristen Indonesia Diponegoro.

    Ces attaques surviennent quelques jours après que cinq policiers et un détenu ont été tués au cours de violents affrontements dans une prison de haute sécurité en banlieue de Jakarta. L'EI avait revendiqué l'incident mais la police indonésienne avait écarté l'implication de l'organisation terroriste, l'attribuant à un autre groupe djihadiste, Jamaah Anshar Daulah.

    L'intolérance religieuse a augmenté ces dernières années en Indonésie, pays de 260 millions d'habitants dont près de 90% sont de confession musulmane, mais qui compte aussi des minorités chrétienne, hindoue et bouddhiste.

  • L'unité au sein de l'Eglise catholique en péril

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    ALERTE SUR LA COMMUNION DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

    Alerte générale dans l'Eglise. Mais François la laisse retentir dans le vide | Diakonos.be

  • "Corps célestes" : le défilé du blasphème à New York lors du Met Gala 2018... avec l'approbation des autorités ecclésiastiques

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    De Jeanne Smits sur "réinformation.tv" :

    Le Met Gala 2018 à New York : le défilé du blasphème sur le thème « Corps célestes »

    Met Gala 2018 New York défilé blasphème Corps célestes

    Nouveau scandale catholico-culturel ! Un gala de vernissage et de bienfaisance a marqué le début de l’exposition Heavenly Bodies (« Corps célestes ») au Metropolitan Museum of New York, qui ouvrira officiellement ses portes à l’Ascension sur le thème : « La mode et l’imagination catholique. » Le monde du showbiz était amplement représenté, les stars faisant leur entrée à la Met Gala 2018 revêtues de vêtements inspirés d’ornements liturgiques et de l’iconographie catholique détournés d’une manière qu’il faut bien qualifier d’infernale. Un véritable défilé du blasphème, en présence du cardinal Timothy Dolan – mais oui ! L’incontournable père jésuite James Martin, consulteur de la salle de presse du Vatican et grand ami de la communauté LGBT, était lui aussi présent. Car c’est avec l’autorisation du Vatican, qui a prêté de nombreux vêtements et objets exposés dans Heavenly Bodies, que le thème « catholique » a été proposé aux participants.

    Couvrant mal des kilomètres de chair fraîche, jupes fendues jusqu’à la taille et décolletés peu gourmands en tissu, les robes richement ornées se sont succédé sur leurs portemanteaux du monde du spectacle. Visages d’icônes de la Très Sainte Vierge Marie sur le corps sculptural de Stella Maxwell : la robe bustier était un scandale en soi… Croix brodées sur robe de cardinal découpées aux endroits stratégiques pour Ruby Rose… Fausses robes de religieuses, avec chapelets sur latex… Blake Lively avait choisi une robe rouge rebrodée avec une auréole de type Vierge espagnole et des kilomètres de jambes dénudées. Irina Shayh, en doré, aurait été plus sincère en ne portant rien du tout. Croix et médailles, fausse mitre sur mini-mini-robe pour Rihanna, pendentif Saint-Esprit en sautoir, et même une crèche miniature sur la tête de Sarah Jessica Parker, qui, elle, avait au moins une robe décente.

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  • Succès de foule pour la mobilisation pro-vie en Irlande

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    https://www.irishtimes.com/news/social-affairs/thousands-gather-for-love-both-rally-in-dublin-1.3493432

    En français : la dépêche parue sur le site de Libération

  • L'Eglise de France dans la tourmente de mai 68 par l'historien Yves Chiron sur RCF

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    De RCF :

    L'Eglise de France dans la tourmente de mai 68 par l'historien Yves Chiron

    Présentée par Thomas Cauchebrais

    MERCREDI 9 MAI À 19H35

    DURÉE ÉMISSION : 25 MIN

    L'Eglise de France dans la tourmente de mai 68 par l'historien Yves Chiron

    © Yves Chiron

    Pour l'historien vendéen qui publie «L'Eglise dans la tourmente de 1968» chez Artège, Mai 68 est un choc qui a aggravé la crise de l'Eglise et dont les conséquences se ressentent toujours.

    INVITE : Yves Chiron , historien specialiste de l'Eglise catholique

  • La "nouvelle messe" injustement appelée "messe de Paul VI"...

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    Pour rétablir la vérité sur la réforme liturgique...

      la nouvelle messe injustement appelée "Messe Paul VI" !!!

    (Par Mgr J. Masson, le 1er octobre 2009)

    Mgr Masson commence par le témoignage du Père Louis Bouyer...

    Le Père Bouyer (1913 – 2004) fut pasteur luthérien jusqu'à la seconde guerre mondiale. Puis converti au catholicisme, il est devenu prêtre de l'Oratoire.

    Professeur à l'Institut catholique de Paris jusqu'en 1963, il a ensuite enseigné en Angleterre, en Espagne et aux USA.

    Deux fois nommé par le pape à la Commission internationale de théologie, il a été consultant au concile de Vatican II pour la Liturgie, la Congrégation pour le Culte et le Secrétariat pour l'unité des chrétiens.

    Il a écrit de nombreux ouvrages dont :

    Architecture et liturgie ; Autour d'Érasme ; La Bible et l'Évangile ; Le Consolateur ; Cosmos ; Du Protestantisme à l'Église ; L'Église de Dieu ; Figures mystiques féminines ; Le Fils éternel ; Gnôsis ; L'Incarnation et l'Église-Corps du Christ ; Le Mystère pascal ; Le Père invisible ; Le Rite et l'homme ; Sophia ou le Monde en Dieu ; Le Trône de la Sagesse ; La Vie de la liturgie ; La spiritualité du Nouveau Testament et des Pères.

    Le Père Louis Bouyer, de l’Oratoire a participé au concile Vatican II comme consulteur.

    Personnalité marquante du Mouvement liturgique (Le Mystère pascal, 1945) et promoteur de la réforme, il en dénonce violemment les déviations et les malfaçons dans les dérives postconciliaires (La Décomposition du catholicisme, 1968 ; Religieux et clercs contre Dieu, 1975) :

    « Ils ont alors en pratique substitué à la liturgie de l'Église et à la tradition vivante avec laquelle ils voulaient renouer une pseudo-liturgie quasiment fabriquée de toutes pièces...». II fustige la perte du sens des origines, du sens du sacré, et le mépris des clercs pour les fidèles :

    « Même ce qu'il y avait de bon dans la réforme liturgique a été appliqué d'une manière qui ne l'était nullement. »

    « Jamais on n'a imposé aux laïcs d'une manière aussi impertinente la religion des prêtres ou leur absence de religion... ».

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  • L'islam, religion ou idéologie ?

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    D'Annie Laurent, paru sur Clarifier, La Petite Feuille Verte, 6 avril 2018

    L'Islam n'est-il qu'une religion ?

    Le Figaro daté du 20 mars 2018 a publié une tribune intitulée "Non au séparatisme islamiste". Signée par 100 intellectuels, parmi lesquels plusieurs sont de souche musulmane, ce texte s’alarme du "ségrégationnisme" qui accompagne le développement de l’islam en France. "Le nouveau séparatisme avance masqué. Il veut paraître bénin, mais il est en réalité l’arme de la conquête politique et culturelle de l’islamisme".

    Ce texte pose en filigrane la question de l’identité réelle de l’islam. Est-il seulement une religion, à considérer comme les autres, ainsi que le répète le discours officiel, ou bien doit-on le définir comme une idéologie ? A l’heure où le gouvernement cherche à organiser un "islam de France", cette question doit être posée en toute clarté. C’est à une réflexion sur ce thème difficile qu’Annie Laurent vous invite aujourd’hui.

    Après un XXème siècle marqué par l’émergence d’idéologies totalitaires prétendant imposer leurs systèmes au monde, le XXIème siècle s’est ouvert sur l’apparition d’un autre projet dominateur : celui de l’islam conquérant. Les attentats spectaculaires et très meurtriers commis le 11 septembre 2001 contre les Tours jumelles de New-York ont inauguré cette nouvelle forme de totalitarisme paré de couleurs religieuses qui, depuis lors, se répand dans tout l’univers, perturbant un monde largement touché par la sécularisation. Face à cette situation imprévue et déroutante, une interrogation revient de plus en plus souvent : l’islam est-il vraiment une religion ? N’est-il pas plutôt une idéologie ?

    Il convient d’abord de situer la question dans l’ordre général, comme le fait le philosophe Rémi Brague dans son dernier ouvrage, Sur la religion (Flammarion, 2018), où il développe une pensée puissante sur ce thème, en accordant à l’islam une place importante. Observant le foisonnement de réalités que le terme "religion" recouvre (panthéon de dieux, monothéisme, religion séculière, etc.), l’auteur refuse d’y voir un concept unique qui répondrait à une seule et même définition. En fait, écrit-il, "le christianisme est la seule religion qui ne soit qu’une religion et rien d’autre". Et de remarquer : "Toutes les autres religions ajoutent au religieux une dimension supplémentaire" (p. 40). C’est pourquoi "la nature exclusivement religieuse du christianisme explique le fait que le concept de religion, appliqué à des phénomènes aussi divers que le bouddhisme, l’islam, le confucianisme, le shinto, etc. – bref, ce que nous avons pris l’habitude d’appeler “des religions” – ait été forgé dans un contexte intellectuel chrétien et s’applique mal aux autres “religions” » (p. 42).  L’auteur exprime bien la complexité de la question posée. Il ne nie pas la dimension religieuse de l’islam mais il sait que celle-ci n’est pas exclusive.

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  • Le témoignage d’un jeune séminariste belge étudiant au séminaire de Wigratzbad en Bavière

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    Témoignage d’un séminariste : « Cela ne venait pas de moi mais de Dieu »

    30176238_223152514930379_1179081814_o (1).jpgJeune séminariste à Wigratzbad, en Bavière, Alexis Piraux a accepté de répondre à quelques questions à propos de son parcours. Etant belge, il a d’abord étudié la théologie à l’UCL avant d’entrer au séminaire de la Fraternité Saint-Pierre (FSSP).

    Quand avez-vous su que vous vouliez devenir prêtre ? Y a-t-il eu une sorte de déclic ?

    Sans doute y a-t-il eu un jour un « déclic », un jour où pour la première fois j’ai pris conscience que je portais en moi le désir de devenir prêtre. Mais je n’ai pas de souvenir de ce jour. Ce qui est sûr, c’est que le temps passant, la conviction que Dieu m’appelait au sacerdoce s’est ancrée de plus en plus profondément dans mon esprit.

    Quelles ont été les grandes étapes de votre parcours ?

    Je voulais rentrer au séminaire dès la fin de mes études secondaires. Mes parents m’ont alors encouragé à aller d’abord à l’université, pour prendre le temps de discerner davantage. J’ai étudié la théologie pendant cinq ans à Louvain-la-Neuve. Je ne cache pas que pendant ces années, pour diverses raisons, parmi lesquelles la vie étudiante et un manque de formation spirituelle, le désir de devenir prêtre a été plus ou moins fort. Je dois cependant reconnaître que, même au creux d’une terrible crise spirituelle et d’un certain relâchement moral, triomphait toujours cette conviction d’être appelé au sacerdoce. C’est alors que j’ai vraiment compris que cela ne venait pas de moi mais de Dieu. Après mes études, j’ai pris la décision d’entrer au séminaire interdiocésain de Namur.

    C’est au cours de mon passage à Namur que, suite à des lectures, je me suis intéressé à la liturgie traditionnelle, ou forme extraordinaire du rite romain. J’ai assisté de temps en temps à la messe traditionnelle en semaine et certains dimanches. Rapidement j’ai senti ma vocation sacerdotale s’enraciner et se développer dans le cadre de la liturgie traditionnelle.

    Mon essai au séminaire ayant pris fin après quelques mois, j’ai travaillé un an comme professeur de religion dans l’enseignement spécialisé ; et en même temps, je suivais l’année d’agrégation à l’UCL. Cette année « de transition » a été l’occasion d’approfondir non seulement ma connaissance et mon attachement à la liturgie traditionnelle, mais également ma foi et ma vie de prière. Je découvrais davantage la richesse de la foi et de la spiritualité catholiques. Je me suis également reposé la question de la vocation. J’avais été quelque peu déstabilisé par la fin de mon essai au séminaire. Dieu voulait-il vraiment que je sois prêtre ? En plus, je faisais à l’époque la connaissance de jeunes femmes catholiques pieuses et sérieuses … J’ai sérieusement envisagé le mariage ! J’ai pu faire un bon discernement, avec l’aide de mon directeur spirituel, et d’une retraite d’une semaine à l’abbaye du Barroux en France. Je suis ensuite allé visiter le séminaire de la Fraternité Saint-Pierre à Wigratzbad (Bavière), où j’ai pu rencontrer les prêtres formateurs et des séminaristes. J’ai rempli le dossier de candidature … Et maintenant je suis en troisième année. Et tout va bien, grâce à Dieu.

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