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BELGICATHO - Page 6

  • Douze mille pèlerins de Paris à Chartres durant le week-end de la Pentecôte. Max Guazzini était parmi eux

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    Lu sur le site de "Famille chrétienne"

    Chartres.jpg"Parmi les douze mille pèlerins qui ont participé pendant le week-end de Pentecôte au pèlerinage de Chartres organisé par Notre-Dame de Chrétienté, était présent Max Guazzini, chanteur, attaché de presse, avocat, patron de la radio NRJ puis du Stade Français qu’il a portés au faîte du succès. Homme passionné qui fait bouger les lignes, cet intime de Dalida et admirateur de Benoît XVI vient de publier « Je ne suis pas un saint » (Laffont, mars 2017). Rencontre.

    Vous étiez à Chartres hier. Quelles sont vos impressions?

    J’ai fait le pèlerinage quand j’étais étudiant, maintenant je vais plutôt à l’arrivée. C’était une journée radieuse, un moment de grâce et plein d’espérance. Voir tous ces jeunes qui marchent trois jours, bannière au vent ! On a besoin de quelque chose qui nous dépasse et le pélé de Chartres dépasse toutes les personnes qui y participent ! Evidemment les médias n’en parlent pas. J’avais écrit un tweet l’année dernière, qui se tenait en même temps que Nuit Debout : « Pèlerinage de Chartres, 110 km à pied, + de 12000 jeunes qui marchent et ne cassent rien. Pas d’intérêt pour les médias ». Ce tweet a été vu 77 620 fois.

    Votre livre est une fresque vivante des dernières décennies, qui fait passer des coulisses du show-bizz à l’encens des messes extraordinaires. Pourquoi avoir choisi ce titre « Je ne suis pas un Saint ? »

    Cette idée de titre remonte à un article du journal l’Equipe écrit suite au CD que j’avais sorti « les Chants de Marie ». J’avais expliqué à la journaliste que ce n’était pas parce que j’avais fait cet album que j’étais un saint et cela avait fait le titre de l’article. Dans mon livre il y a une trame catholique, malgré tous mes errements. Il commence et finit par ma vie de foi, mais pendant des années je ne suis pas allé à la messe ou seulement épisodiquement.

    Vous êtes-vous perdu au milieu ?

     « Perdu », c’est beaucoup dire ! Je n’ai jamais été antireligieux et continuait même à regarder chaque année la bénédiction Urbi et Orbi.  Je pense plutôt à l’évangile de Marthe et Marie, quand on s’affaire à beaucoup de choses, on est distrait au sens pascalien. Mais cela dit, même quand ma foi était au fond d’un tiroir, j’ai toujours été fier d’être catholique.

    Comment conciliez-vous maintenant des facettes de votre histoire qui semblent contradictoires ?

    C’est vrai qu’il y a beaucoup de facettes très différentes, mais toute vie est un puzzle, avec des zones flamboyantes et des zones d’ombre, que j’aurais été malhonnête de nier.

    A la tête d’NRJ vous avez bouleversé le paysage de la radio libre, puis celui du Rugby français en faisant du Stade Français ce qu’il est devenu. Quel est votre secret pour réussir tout ce que vous entreprenez ?

    Je ne sais pas si j’ai tout réussi ! Mais j’ai toujours agi avec passion. La passion et la création sont mes moteurs. J’étais dans un contexte favorable pour NRJ et comme je suis fou, on a dépassé les limites !

    Des regrets ?

    Oui bien sûr. J’ai des regrets vis-à-vis de certaines personnes envers qui je n’ai pas été assez attentif.

    Quel événement a finalement ravivé votre foi ?

    J’ai toujours su que le Seigneur était présent - je m’étais même posé la question d’être prêtre dans mon enfance, mais j’aurais du renoncer à trop de choses. Je ne sais pas ce qui m’a ramené à la pratique… les voies du Seigneur sont impénétrables. C’était en 2007, j’avais décidé de retourner à la messe le dimanche. Puis j’ai appris qu’une messe en latin était célébrée à Sainte-Jeanne-de-Chantal Porte de Saint-Cloud. Elle est à midi, cet horaire me convient parfaitement car je ne suis pas un lève-tôt. Un jour une jeune femme m'a proposé d’intégrer la chorale quand elle s’est aperçue que je connaissais les chants latins. Je ne suis pas vraiment tradi, mais j’ai été formé dans le rite extraordinaire [à l’école Notre Dame de la Viste à Marseille] je m’y retrouve donc davantage. Je regrette que l’on ait tout envoyé promener.

    Vous avez même rassemblé des chants grégoriens dans le CD Credo.

    C’était il y a cinq ans, il a été Disque d’Or. Ce CD rassemble 46 chants populaires grégoriens. Les chants grégoriens constituaient un fond commun que tout le monde connaissait et qui maintenant a disparu. C’est regrettable, car maintenant, d’une paroisse à l’autre, le répertoire peut varier énormément et on est à la merci de celui qui choisit les chants sans forcément les connaître. Je pense que les gens ont besoin de sacré, de beaux chants et de ne pas subir des chansonnettes ! Pourquoi mettre de côté notre patrimoine, pourquoi abandonner le Salve Regina ? Faire table rase du passé n’a pas rempli nos églises. On aspire au sacré et le rite fait partie de la foi.

    Mais le grégorien est difficile et pas à la portée de tous.

    Je parle du grégorien populaire. Il est universel et beaucoup plus complet. En fait je suis pour un équilibre intelligent. On pourrait au moins mixer les chants dans nos liturgies.

    D’où vient votre dévotion pour Marie ?

    Dans la maison de mes grands-parents à Marseille il y avait une niche avec une statue de Notre-Dame de Lourdes. J’ai une grande dévotion pour elle et suis allé plusieurs fois à Lourdes.

    Vous préparez un nouvel album ?

    Oui, avec Universal, pour janvier 2018 mais je ne peux pas en dire plus.

    Irez-vous au Puy du Fou pour les 40 ans ?

    Je suis invité et espère pouvoir y aller. Moi qui suis binational, je pense que chaque pays doit cultiver sa culture ancestrale. L’histoire actuellement est écrite à sens unique. Par exemple au Séminaire des Carmes il pourrait au moins y avoir une reconnaissance officielle du massacre à l’arme blanche de 191 religieux, deux par deux, seulement pour avoir refusé de faire allégeance à la constitution civile du clergé. Finalement Daech n’a rien inventé ! 

    Etes-vous toujours en chemin ?

    Oui je suis toujours en chemin. Je vais à la messe tous les dimanches par foi, tradition, identité catholique. Il ne faut pas avoir peur de se revendiquer catholique !

    J’ai cette phrase du Christ qui dit « Viens et suis moi »  et je repense à ce vieux péplum Quo vadis ? où l’on voit Pierre qui a une vision du Christ alors qu’il s’enfuyait de Rome. L’apôtre Lui demande « quo vadis Domine », où vas-tu Seigneur ? et Jésus lui répond « je vais à Rome mourir à ta place ». Moi je n’ai pas encore répondu à la question de savoir où je vais.

    Anne-Claire de Castet"

    Max Guazzini : « Chartres, un moment de grâce »

    JPSC

  • Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, sur KTO

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    Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège depuis 2013 s´exprime sur le plateau de la Vie des Diocèses. Il revient sur la translation du corps de la Bienheureuse Mère Marie-Thérèse Haze, fondatrice de la congrégation des Filles de la Croix. Cet événement historique a suscité un grand enthousiasme le 29 avril dernier à Liège et 1500 personnes ont suivi le cortège. Celle qui fut béatifiée en 1991 par le Pape Jean-Paul II a marqué d´une empreinte indélébile la ville wallonne. Au 19ème siècle, elle s´est occupée des plus pauvres, des sans-abris, des orphelins et a fondé hôpitaux et écoles. Aujourd´hui, 750 religieuses sont réparties dans le monde pour perpétuer son oeuvre. Mgr Jean-Pierre Delville revient par ailleurs sur la consultation diocésaine sur la catéchèse dans le diocèse ainsi que sur ses visites pastorales qu´il vient d´achever .

  • Troisième lunch débat 2017 de l'Union des étudiants catholiques à l'Ulg: la crise de l'Union Européenne et la chute de la République Romaine, par le Pr. David Engels le 15 juin à 18h00

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    La crise de l’Union européenne

     

    et la chute de la République romaine

    A l’Ulg, le jeudi 15 juin 2017 à 18h00 : troisième lunch débat du cycle organisé par l’Union des étudiants catholiques de Liège sur le thème : « L’Europe, ses fondements, aujourd’hui et demain »

    Après Mgr Delville, le 17 janvier ( « Le Christianisme médiéval, creuset de l’Europe ») et Madame Annie Laurent le 4 avril (« Immigration, identité et multiculturalité »), l’Union et le groupe éthique sociale accueillent ce jeudi 15 juin à 18h un nouveau conférencier à la Salle des Professeurs de l’Ulg. L’invité est cette fois le professeur David Engels, professeur ordinaire à l’université libre de Bruxelles et titulaire de la chaire d’histoire romaine. A travers une étude comparative de textes, il établit un parallèle troublant entre la crise de l’Union européenne et la chute de la République romaine  tardive (au 1er siècle avant J.-C).

    De la question de la citoyenneté, des frontières et des flux migratoires à celles de la morale, de religion, ou de l’art, cette époque antique qui débouche sur l’absolutisme de l’empire « universel » d’Auguste apparaît stupéfiante d’actualité et de modernité. Le livre que David Engels a publié sur ce sujet brûlant aux éditions du Toucan sous le titre "Le Déclin" est devenu un bestseller du genre:  il vient de faire l’objet d’une réédition. Des exemplaires de l’ouvrage seront mis à la disposition du public lors de la conférence. 

    La réunion a lieu le jeudi 15 juin 2017 de 18h00 à 20h30 à la Salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, Place du 20 Août, 7, 1er étage (accès par l’entrée principale). Horaire apéritif à 18h00 ; exposé suivi d’un lunch-débat : de 18h15 à 20h30. (P.A.F : 15 € par réunion buffet compris – 5 € pour les étudiants).

    Inscription obligatoire trois jours à l’avance par tel. 04.344.10.89 ou par  e-mail info@ethiquesociale.org ou via le site internet  www.ethiquesociale.org

    lunch_debat_juin2017.jpg 

    Union  des étudiants catholiques de Liège –Jean-Paul Schyns – Quai Churchill, 42/7 - 4020  Liège - Tél 04.344.10.89 – jpschyns@skynet.be

    Groupe de réflexion sur l’éthique sociale – Elio Finetti – Quai Orban, 34 – 4020 Liège – Tel. 0475 83 61 61 – finetti@ethiquesociale.org

    Calpurnia – Forum de conférences – Philippe Deitz – Rue Henri Maus, 92 – 4000 Liège – Tel. 04.253.25.15 – calpurnia.musee@gmail.com 

    JPSC

  • L'Esprit Saint est Seigneur et Il donne la Vie

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    LETTRE ENCYCLIQUE DOMINUM ET VIVIFICANTEM DU SOUVERAIN PONTIFE JEAN-PAUL II SUR L'ESPRIT SAINT DANS LA VIE DE L'ÉGLISE ET DU MONDE

    Vénérables Frères, chers Fils et Filles,
    Salut et Bénédiction Apostolique!

    INTRODUCTION

    1. Dans sa foi en l' Esprit Saint, l'Eglise proclame qu'il «est Seigneur et qu'il donne la vie». C'est ce qu'elle proclame dans le Symbole de la foi, dit de Nicée-Constantinople, du nom des deux Conciles - de Nicée (325) et de Constantinople (381) -, où il fut formulé ou promulgué. Il y est dit aussi que l'Esprit Saint «a parlé par les prophètes».

    Ces paroles, l'Eglise les reçoit de la source même de la foi, Jésus Christ. En effet, selon l'Evangile de Jean, l'Esprit Saint nous est donné avec la vie nouvelle, comme Jésus l'annonce et le promet au grand jour de la fête des Tentes: «Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive, celui qui croit en moi! Selon le mot de l'Ecriture: De son sein couleront des fleuves d'eau vive»1. Et l'évangéliste explique: «Il parlait de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui avaient cru en lui»2. C'est la même comparaison de l'eau que Jésus emploie dans le dialogue avec la Samaritaine, quand il parle de la «source d'eau jaillissant en vie éternelle»3, et dans le dialogue avec Nicodème, quand il annonce la nécessité d'une nouvelle naissance «d'eau et d'Esprit» pour «entrer dans le Royaume de Dieu»4.

    Par conséquent, l'Eglise, instruite par la parole du Christ, puisant dans l'expérience de la Pentecôte et dans son histoire apostolique, proclame depuis le début sa foi en l'Esprit Saint, celui qui donne la vie, celui par qui le Dieu un et trine, insondable, se communique aux hommes, établissant en eux la source de la vie éternelle.

    2. Cette foi, professée sans interruption par l'Eglise, doit être sans cesse ravivée et approfondie dans la conscience du Peuple de Dieu. Depuis un siècle, cela a été proposé plusieurs fois: de Léon XIII , qui publia l'Encyclique Divinum illud munus (1897) entièrement consacrée à l'Esprit Saint, jusqu'à Pie XII qui, dans l'Encyclique Mystici Corporis (1943), présentait l'Esprit Saint comme le principe vital de l'Eglise où il est à l'œuvre en union avec le Chef du Corps Mystique, le Christ5; et jusqu'au Concile Œcuménique Vatican II qui a fait comprendre qu'une attention renouvelée à la doctrine sur l'Esprit Saint était nécessaire, comme le soulignait Paul VI : « A la christologie et spécialement à l'ecclésiologie du Concile, doivent succéder une étude nouvelle et un culte nouveau de l'Esprit Saint, précisément comme complément indispensable de l'enseignement du Concile»6.

    Ainsi, à notre époque, la foi de l'Eglise, la foi ancienne qui demeure et qui est toujours neuve, nous appelle à renouveler notre approche de l'Esprit Saint comme celui qui donne la vie. En cela, nous sommes aidés et encouragés par notre héritage commun avec les Eglises orientales, qui ont conservé jalousement les richesses extraordinaires de l'enseignement des Pères sur l'Esprit Saint. C'est pourquoi on peut dire aussi que l'un des événements ecclésiaux les plus importants de ces dernières années a été le XVIe centenaire du Premier Concile de Constantinople, célébré simultanément à Constantinople et à Rome en la solennité de la Pentecôte de l'année 1981. Dans la méditation sur le mystère de l'Eglise, l'Esprit Saint est alors mieux apparu comme celui qui ouvre les voies conduisant à l'unité des chrétiens, comme la source suprême de l'unité qui vient de Dieu lui-même et que saint Paul a exprimée particulièrement par les paroles prononcées fréquemment au début de la liturgie eucharistique: «La grâce de Jésus notre Seigneur, l'amour de Dieu le Père et la communion de l'Esprit Saint soient toujours avec vous»7.

    C'est dans une telle orientation que les précédentes Encycliques Redemptor hominis et Dives in misericordia ont trouvé en quelque sorte un point de départ et une inspiration: elles célèbrent l'événement de notre salut accompli dans le Fils envoyé par le Père dans le monde «pour que le monde soit sauvé par lui»8 et «que toute langue proclame, de Jésus Christ, qu'il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père»9. A cette même orientation répond aujourd'hui la présente Encyclique sur l'Esprit Saint qui procède du Père et du Fils; avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire: Personne divine, il est au cœur de la foi chrétienne et il est la source et la force dynamique du renouveau de l'Eglise10. Cette Encyclique découle du plus profond de l'héritage du Concile. En effet, les textes conciliaires, par leur enseignement sur l'Eglise elle-même et sur l'Eglise dans le monde, nous invitent à pénétrer toujours mieux le mystère trinitaire de Dieu, en suivant la voie évangélique, patristique, liturgique: au Père, par le Christ, dans l'Esprit Saint.

    De cette manière, l'Eglise répond aussi à certains désirs profonds qu'elle pense lire dans le cœur des hommes d'aujourd'hui: une découverte nouvelle de Dieu dans sa réalité transcendante d'Esprit infini, tel que Jésus le présente à la Samaritaine; le besoin de l'adorer «en esprit et en vérité»11; l'espoir de trouver en lui le secret de l'amour et la puissance d'une «création nouvelle»12: oui, vraiment celui qui donne la vie.

    L'Eglise se sent appelée à cette mission d'annoncer l'Esprit alors qu'avec la famille humaine, elle arrive au terme du second millénaire après le Christ. Devant un ciel et une terre qui «passent», elle sait bien que «les paroles qui ne passeront point»13revêtent une éloquence particulière. Ce sont les paroles du Christ sur l'Esprit Saint, source inépuisable de l'«eau jaillissant en vie éternelle»14, vérité et grâce du salut. Elle veut réfléchir sur ces paroles, elle veut rappeler ces paroles aux croyants et à tous les hommes, tandis qu'elle se prépare à célébrer - comme on le dira en son temps - le grand Jubilé qui marquera le passage du deuxième au troisième millénaire chrétien.

    Naturellement, les réflexions qui suivent n'ont pas pour but d'examiner de manière exhaustive la très riche doctrine sur l'Esprit Saint, ni de privilégier telle ou telle solution des questions encore ouvertes. Elles ont comme objectif principal de développer dans l'Eglise la conscience que «l'Esprit Saint la pousse à coopérer à la réalisation totale du dessein de Dieu qui a fait du Christ le principe du salut pour le monde tout entier»15.

    Lire la suite sur le site du Vatican

  • Pentecôte : hymne et séquence au Saint Esprit

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    Esprit Saint, Esprit Créateur (Benoît XVI)

    Qui est ou qu'est-ce que l'Esprit Saint ? Comment pouvons-nous le reconnaître ? De quelle façon allons-nous à Lui et Lui vient-il à nous ? Qu'est-ce qu'il fait ?

    Une première réponse nous est donnée par le grand hymne de Pentecôte de l'Eglise :

    "Veni, Creator Spiritus... - Viens, Esprit Créateur...".

    L'hymne fait ici référence aux premiers versets de la Bible qui évoquent, en ayant recours à des images, la création de l'univers. Il y est tout d'abord dit qu'au-dessus du chaos, sur les eaux des abîmes, l'Esprit de Dieu planait.

    Le monde dans lequel nous vivons est l'œuvre de l'Esprit Créateur.

    La Pentecôte n'est pas seulement l'origine de l'Eglise et donc, de manière particulière, sa fête; la Pentecôte est aussi une fête de la création.

    Le monde n'existe pas tout seul; il provient de l'Esprit créateur de Dieu, de la Parole créatrice de Dieu. C'est pourquoi il reflète également la sagesse de Dieu.


    Benoît XVI, veillée de Pentecôte, 3 juin 2006

  • L'amour et l'unité attirent l'Esprit Saint : Pentecôte; prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine

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    Prédication du Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine pour la fête de la Pentecôte (archive du 8 juin 2014) (Jn 20, 19-23).

    http://www.delamoureneclats.fr / http://www.unfeusurlaterre.org

    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,19-23.

    C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
    Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
    Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
    Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
    À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

  • Stavelot, 7 juin : l'Empereur Charles d'Autriche et l'Impératrice Zita; conférence par l'Archiduc Rudolf d'Autriche

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    La Fondation Belge pour la béatification de l'Impératrice Zita organise une soirée le mercredi 7 juin 2017 à Stavelot avec une célébration eucharistique présidée par Mgr Jean-Pierre Delville à 18h00 en l'église Saint-Sebastien, suivi d'une conférence donnée par SAIR l'Archiduc Rudolf d'Autriche au Centre culturel de Stavelot à 20h00. Une réception clôtura la soirée. Inscription souhaitée jusqu'au mardi, 30 mai 2017.

  • Le fils du Premier ministre polonais Beata Szydlo a été ordonné prêtre le 27 mai

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    D'Aleksandra Galka sur aleteia.org :

    Quand le fils d’un Premier ministre devient prêtre

    Tymoteusz, le fils du Premier ministre polonais Beata Szydlo a été ordonné prêtre ce samedi 27 mai. ll a célébré sa toute première messe dans l'église de sa ville natale, où il fut baptisé. Sa mère, à qui il a donné la bénédiction à la fin de l'office, a témoigné sa fierté.

    « C’est un jour exceptionnel pour notre famille ainsi qu’une grande joie. Nous sommes incroyablement heureux et fiers ! » Tels ont été les premiers mots du Premier ministre polonais Beata Szydlo aux journalistes alors qu’elle sortait de l’église après la première messe dite par son fils.

    Il n’est pas fréquent de voir le fils d’un chef de gouvernement accéder au sacerdoce, ce que les journalistes polonais et internationaux — venus en nombre — n’ont pas manqué de remarquer. Néanmoins, cette situation n’est pas inédite dans l’histoire contemporaine : Paul Adenauer, le fils du chancelier de la République fédérale d’Allemagne Konrad Adenauer, qui dirigea le pays de 1949 à 1963, fut également prêtre catholique. C’est en revanche la première fois qu’un dirigeant européen voit l’un de ses enfants ordonné alors qu’il est en fonction.

    Âgé de 25 ans, Tymoteusz Szydlo a reçu le sacrement de l’ordre en la cathédrale Saint-Nicolas de Bielsko-Biala, dans le sud du pays, à quelques kilomètres des frontières tchèques et slovaques. Dès le lendemain, il a célébré sa première messe, dans sa ville natale de Przecieszyn, dans l’ouest du pays, à la frontière allemande.

    Comme les douze autres jeunes prêtres de la « promotion Jean Paul II » ordonnés ce jour-là dans le diocèse, Tymoteusz s’est préparé pendant plus de six ans au séminaire de l’archidiocèse de Cracovie.

    « Priez pour moi ! »

    À l’occasion de sa première messe, Tymoteusz Szydlo a exprimé sa profonde gratitude à Dieu. « Le langage humain ne saurait exprimer la gratitude que je ressens envers vous, mon Dieu. Je ne peux en conséquence que vous demander avec la plus profonde humilité de me faire demeurer à votre très saint service », a-t-il déclaré.

    À la fin de l’Eucharistie, le jeune prêtre a béni les fidèles présents en nombre, dont ses parents. L’image a de quoi marquer : le Premier ministre polonais agenouillée près de son mari et recevant la bénédiction de son fils.

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  • Les chrétiens pakistanais contraints à faire le Ramadan

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    Du site "Portes Ouvertes" :

    Pakistan : les chrétiens se voient imposer le ramadan

    Les autorités pakistanaises imposent le ramadan à toute la population. Pour les chrétiens, c’est un poids supplémentaire dans leur vie où la discrimination est quotidienne.

    Désormais au Pakistan, durant les heures du jeûne du ramadan (de 4h à 19h), quiconque mange, boit ou fume en public risque une peine de trois mois de prison. Les restaurants et les hôtels qui enfreignent la loi sont taxés d’une amende d’environ 250 € et les cinémas risquent une amende de 5 000 € s’ils sont ouverts dans la journée.

    Les chrétiens privés de repas

    Les chrétiens, déjà fortement discriminés, doivent en plus se plier à ces restrictions. « Un chauffeur de taxi chrétien m’a dit qu’il n’avait rien mangé de la journée, faute d’avoir pu trouver de la nourriture en ville. Chacun vit dans la crainte et doit vraiment veiller sur son comportement », dit un responsable d’église de Peshawar. Beaucoup s’inquiètent des conséquences physiques que cela peut entraîner : « Des gens vont mourir de déshydratation à cause de cette loi ridicule », disent-ils.

    Un amendement discriminatoire

    Shams Shamaun, défenseur des droits de l’homme dans le Sud du pays, fait part de son inquiétude face à cet amendement injuste pour les minorités religieuses. Certaines personnalités d’opposition s’élèvent « contre cette loi hypocrite et préjudiciable ».

    La loi sur le ramadan renforcée

    Avec ses mesures répressives, cet amendement décidé début mai vient durcir la loi sur le « respect du ramadan » introduite en 1981, qui interdit de vendre ou de consommer publiquement toute nourriture et boisson du lever au coucher du soleil durant cette période.

    Une autre loi, dite « anti-blasphème », a été décrétée en 1986. Ces législations très sévères placent toute la population, et notamment les chrétiens, sous un joug impitoyable. Portes Ouvertes aide les chrétiens pakistanais au moyen de projets comme l’alphabétisation afin qu’ils sachent se protéger et qu’ils soient mieux considérés dans la société.

  • 14-24 ans : Instagram et Snapchat sont les pires applis en matière de bien-être et de santé mentale

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    Du site "signis.net" :

    Instagram : pire réseau social pour le bien-être des jeunes

    Londres, 24 mai 2017 (Numerama). D'après les retours des utilisateurs de réseaux sociaux entre 14 et 24 ans, Instagram et Snapchat sont les pires applis en matière de bien-être et de santé mentale. En cause : le culte de l'image (souvent retouchée) et l'impression de ne pas bénéficier d'une vie aussi animée que celle d'autrui.

    De tous les réseaux sociaux à la mode, lequel exerce le pire impact sur le bien-être des adolescents ? Instagram est marqué de ce triste attribut — suivi de près par Snapchat — à en croire l’étude menée par la Royal Society for Public Health (RSPH), une association caritative britannique dédiée à la santé publique.

    Les sondés, 1 479 adolescents (ou jeunes adultes) entre 14 et 24 ans, devaient répondre à 14 questions concernant la santé et le bien-être (niveau d’anxiété, dépression, solitude…) sur ces plateformes pour attribuer une note à chacune. YouTube est considéré comme la plateforme à l’impact le plus positif sur la santé mentale, suivi par Twitter puis par Facebook. Viennent ensuite seulement Snapchat en quatrième position et Instagram en bout de piste.

    Pour Shirley Cramer, directrice du RSPH, les mauvais scores de ces deux applis — la première assumant son plagiat de la seconde — ne sont pas une coïncidence : « Il est intéressant de voir que Snapchat et Instagram sont bons derniers […] — ces deux plateformes sont focalisées sur l’image » Le RSPH va jusqu’à s’inquiéter d’une potentielle  «  crise de santé mentale provoquée par les réseaux sociaux » chez les jeunes.

    L’étude cite le témoignage de plusieurs sondés, dont l’une qui affirme : « Instagram amène facilement les filles et les femmes à penser que leurs corps sont loin d’être suffisamment beaux puisque les gens utilisent des filtres et modifient leurs photos pour paraître « parfaits ». » Un autre témoigne ainsi : « Cela a augmenté mon niveau d’anxiété […] Je m’inquiète toujours de savoir ce que les autres pensent de mes publications et de mes photos. »

    La RSPH constate un phénomène plus insidieux : « Le fait de voir en permanence des amis en vacances ou sortir peut amener les jeunes à se sentir exclus alors que d’autres profitent de la vie. Ces sentiments peuvent provoquer une attitude de « désespoir par comparaison » chez les jeunes ». L’étude analyse ainsi : « Les attentes irréalistes provoquées par les réseaux sociaux peuvent pousser les jeunes à des sentiments de gêne, de mauvaise estime de soi et une recherche de perfection qui peut prendre la forme de troubles d’anxiété. »

    Pour autant, l’association ne cite pas seulement l’impact négatif des réseaux sociaux : elle souligne aussi que certaines peuvent avoir un impact positif sur l’expression individuelle. Elle appelle surtout à adopter des mesures pour lutter contre ces dérives. Outre l’identification, par les réseaux sociaux, des utilisateurs à risque pour les guider vers un service d’aide approprié, elle appelle aussi ces plateformes à signaler les photos de personnes qui ont été retouchées, par exemple en intégrant un pictogramme dédié.

    La RSPH suggère aussi des campagnes de sensibilisation, dans le cadre scolaire, à une bonne utilisation des réseaux sociaux, et le lancement de fenêtres pop-up indiquant qu’on passe trop de temps sur la plateforme — une mesure soutenue par 70 % des sondés, conscients du phénomène d’addiction qui peut vite voir le jour.

    Instagram affirme que sa priorité est de garder la plateforme sécurisée pour les ados, rappelant qu’il fournit déjà des conseils pour gérer le harcèlement ou des avertissements avant l’accès à certains contenus. De son côté, Facebook a récemment multiplié les initiatives pour lutter contre le suicide, mais les récentes  révélations sur sa politique interne de modération interrogent sur sa régulation réelle du contenu.

  • "Sous le siège où vous priez, il y a une bombe"

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    De Marc Fromager (Aide à l'Eglise en Détresse) :

    Chers amis,

    Il y a une semaine jour pour jour, en Égypte, vingt-neuf pèlerins, dont plusieurs enfants, ont été tués et trente autres blessés, alors qu'ils étaient en route pour le monastère Saint-Samuel. Ils s'ajoutent à la longue liste des martyrs de ce pays. L'État islamique a déclaré la guerre aux chrétiens d'Égypte.

    Le Père Rafic Greiche, porte-parole de la conférence des évêques d'Égypte, s'est entretenu avec l'AED à la suite de cet attentat :

    Quelles sont les causes de l'augmentation des attaques contre les chrétiens en Egypte ces derniers mois ?
    P. Rafic GreichePlusieurs raisons expliquent l'augmentation des attaques contre les chrétiens. D'abord, il s'agit de représailles contre le président Al Sissi, qui lutte contre le terrorisme de toutes ses forces. D'autre part, les terroristes cherchent à rompre le lien entre chrétiens et musulmans qui vivent en harmonie comme des voisins ou des frères. Ils veulent créer des problèmes "sectaires" entre ces deux communautés. Enfin la dernière raison est que ces terroristes n'agissent pas seuls. Il y a un projet pour que les chrétiens disparaissent du Moyen-Orient, comme cela est arrivé auparavant au Liban, en Irak, en Syrie et dans d'autres pays. Maintenant, cela se passe en Egypte, car c'est le plus grand pays islamique du monde et c'est aussi là que vivent les plus grandes communautés chrétiennes du Moyen-Orient avec 17 millions de baptisés. Ils veulent que nous ayons peur et que nous quittions le pays pour aller en Europe ou en Occident. Cette idéologie est en train de se répandre dans le pays."

    Comment la visite du pape a-t-elle influencé la société égyptienne ?
    "Tous les Égyptiens, qu'ils soient ou non chrétiens, ont été heureux de la visite du Pape, en particulier les catholiques. Les musulmans ont su apprécier sa visite, la valeur de ses discours, et beaucoup disent qu'il est comme un ange du ciel. La venue du Pape a construit des ponts et a apporté la paix et l'espoir aux personnes qui ont subi des attaques terroristes."

    Quelle a été la réaction des coptes, orthodoxes ou catholiques, après cette dernière attaque ?
    "Tous les chrétiens, catholiques, orthodoxes ou protestants, sont restés unis, nous prions tous les uns pour les autres, en dépit des différences. Parce que nous pensons que nous sommes menacés. Ces dix dernières années, aller à l'église pour prier, cela peut signifier que sous le siège où vous priez, il y a une bombe. Mais les chrétiens n'ont pas peur, ils sont conscients du risque, mais ne vivent pas dans la crainte. Tout cela maintient l'unité de la population et des chrétiens de différentes confessions : ils sont solidaires contre le terrorisme."

    Un message pour les chrétiens en Europe ?
    "Nous demandons aux chrétiens d'Europe de prier pour les chrétiens du Moyen-Orient et de continuer à faire pression sur leurs gouvernements, afin qu'ils reconnaissent la menace à l'encontre des chrétiens du Moyen-Orient. Leur objectif est que tous les chrétiens quittent le pays : nous ne devons pas le permettre."

    Cette terrible exécution de coptes vient nous rappeler dans quel environnement les chrétiens vivent en Égypte. Ils représentent 15% de la population égyptienne, et ne sont pas tous exposés au martyre. Il n'en demeure pas moins qu'à tout instant, il peut leur être demandé de choisir entre le Christ et la vie. 

    Ce sont les témoins de notre temps et ils méritent notre vénération.

    Chers amis, je vous invite à prier pour nos frères en Égypte, et d'avance je vous souhaite une belle fête de la Pentecôte.

    Marc Fromager

    Directeur de l'AED

    PS : Grâce à vous, l'AED soutient les chrétiens d'Egypte avec plusieurs centaines de milliers d'euros chaque année. Cette aide sera poursuivie, surtout dans ces moments terribles.

    Tatouage copte en solidarité avec les chrétiens d'Egypte (taille réelle plus grande)Tatouage copte en solidarité avec les
chrétiens d'Egypte

  • Le bilan de 15 ans de pratique de l'euthanasie en Belgique

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    Alliance Vita fait le point sur 15 ans de pratique de l'euthanasie dans notre pays :

    Euthanasie en Belgique : bilan de 15 ans de pratique

    Le 15ème anniversaire de la loi du 28 mai 2002 légalisant l’euthanasie en Belgique a été l’occasion pour la presse belge de faire un bilan quantitatif de ce dispositif : 14 753 personnes ont été euthanasiées entre 2002 et 2016, selon les données officielles de la Commission fédérale de contrôle.

    Ce nombre important suscite des interrogations multiples, auxquelles la présente note cherche à répondre. Quelle est la législation applicable, et les débats actuels pour en élargir l’application ? Quelles sont les données statistiques plus précises ? Quelles sont les dérives constatées dans l’application de la loi, et quelles réactions ces dérives éthiques suscitent-elles ?

    I – SYNTHESE 

    La Belgique a dépénalisé l’euthanasie en 2002 pour les personnes majeures. En 2014, la loi a été étendue aux mineurs sans limite d’âge. Depuis 15 ans, le nombre d’euthanasies n’a cessé d’augmenter rapidement, et les propositions de loi se sont multipliées pour faciliter et pour élargir les conditions de la pratique de l’euthanasie.

    De fait, les informations disponibles mettent en lumière de multiples dérives dans l’interprétation et dans l’application de la loi : persistance de nombreuses euthanasies clandestines, interprétation de plus en plus large des critères à respecter (notamment sur la notion de « souffrance physique ou psychique constante, insupportable et inapaisable »), rôle discutable de la commission fédérale de contrôle, évolution vers des suicides assistés médiatisés, utilisation des euthanasies pour des dons d’organes, pressions pour supprimer la clause de conscience, etc.

    Les mentalités, surtout dans les régions néerlandophones, évoluent rapidement vers une banalisation de l’euthanasie, au nom de l’autonomie et de « la liberté de l’individu à disposer de sa vie et de sa mort », dans une vision utilitariste anglo-saxonne de l’existence. L’euthanasie est progressivement considérée comme un droit dont on peut réclamer l’application pour soi-même ou pour des proches, même si les conditions ne sont pas clairement réunies.

    Pour autant, face à ces dérives, une réelle opposition commence à se faire entendre. A titre d’exemple : des professionnels de la santé témoignent des dérives dans leur service, des documentaires et films sur les conditions d’euthanasies se multiplient, les représentants religieux s’unissent pour défendre la dignité des personnes fragilisées, sans oublier l’activité des réseaux sociaux qui ne cessent d’informer et d’alerter, spécialement au niveau international.

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